scholarly journals Louky Bersianik, Nicole Brossard, Louise Cotnoir, Louise Dupré, Gail Scott et France Théoret, La théorie, un dimanche, Montréal, Éditions du Remue-ménage, 1988, 214 p.

Urgences ◽  
1988 ◽  
pp. 106
Author(s):  
Danielle Fournier
2006 ◽  
Vol 21 (3) ◽  
pp. 429-451
Author(s):  
Estelle Dansereau

Résumé Depuis toujours, le parler des femmes s'est vu décrire en termes de bavardage et de commérage, échanges verbaux insensés. Ce côté futile du bavardage soulignait, pour une conscience féministe, l'impuissance de la femme à diriger son propre destin. En théorisant ces formes dévaluées du parler-femme sous le signe du bavardage, Suzanne Lamy et Luce Irigaray les réinscrivent par contre dans un discours transgressif celui qui s'entend dans quelques romans québécois s'attaquant aux structures linguistico-politiques de la société, tels Les Nuits de l'Underground, de Marie-Claire Biais, Le Pique-nique sur l'Acropole, de Louky Bersianik, ou Nous parlerons comme on écrit, de France Théoret. En outre, Nous avons tous découvert l'Amérique, de Francine Noël, publié dix ans après le roman de Théoret, nous montre que le bavardage est un instrument indispensable pour toute société pluraliste dans laquelle la femme veut devenir un sujet à part entière. Dans ces romans, le bavardage est une pratique verbale de choix puisqu'il fait entendre toutes les voix de femmes que l'histoire a toujours marginalisées, ou tues.


2003 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 65-101 ◽  
Author(s):  
Barbara Godard

Résumé S'inspirant de la théorie de Pierre Bourdieu de la stratification violente du « champ de production culturelle » et de la théorie d'André Lefevere de la médiation hégémonique du patronage dans la survivance des oeuvres littéraires, cet essai analyse la ré-écriture de la littérature québécoise au Canada anglais par le biais des pratiques de traduction. Toronto (et New York) contribuent à la légitimation de la littérature québécoise : les maisons d'éditions anglophones choisissent ce que l'on traduit et qui le traduit — des processus de séléction qui ont féminisé la culture québécoise comme alternative au matérialisme américain. Les romans de Gabrielle Roy, Anne Hébert, et Marie-Claire Blais ont été intégrés pleinement au système littéraire anglo-Canadien où, ré-écrits comme « réalistes » et présentant une image d'un Québec unilingue anglais, ils ne circulent que dans le champ de grande production ou le champ de la production restreinte, addressés à la bourgeoisie. En dépit de l'hypothèse de Carolyn Perkes, cependant, l'écriture d'une génération féministe plus jeune (Nicole Brossard, France Théoret, etc.) n'a pas transformé les normes du champ littéraire cannadien-anglais. Un nouveau genre de « fiction/théorie» s'est développé au Canada anglais, mais il ne circule que dans le champ de production marginale (les presses féministe et d'avant-garde) sans la reconnaissance d'autres positions dans le champ culturel. En effet, dans cette fiction/théorie, la thématique du langage, qui met en relief l'asymétrie du pouvoir entre l'anglais et le français, a été fortement critiquée parce qu'elle enfreint les normes de la purété linguistique et du sens transparent qui structurent le champ de la production restreinte. Un dialogue entre féministes à travers les langues a influencé l'écriture des écrivaines québécoises pour qui le motif de la traduction informe quelques romans récents. Répondant par un jeux de variations à la violence d'une subordination symbolique, ces romans entreprennent le travail du deuil pour l'objet perdu (la mère absente, la langue unique) en employant la traduction comme une figure de perlaboration. La traduction n'implique pas la tragédie d'une perte de la langue, mais un excès carnavalesque de la répétition dans beaucoup de langues potentielles. La traduction constitue alors un accès privilégié à une créativité autre.


2004 ◽  
Vol 40 (1) ◽  
pp. 11-28
Author(s):  
Lise Gauvin

Résumé S’appuyant sur le fait que le phénomène de la réécriture est un effet de lecture lié à la reconnaissance du modèle d’une part et, d’autre part, à la complicité créée par la double conscience — celle de l’auteur et du lecteur — de son détournement, l’article propose quelques pistes en vue d’une configuration possible de la réécriture au féminin. Les figures du palimpseste ainsi examinées s’articulent autour de trois axes principaux : le contre-discours ou la contre-diction, la co-scénarisation ou l’adaptation, le déplacement ou la reprise. Des exemples tirés des oeuvres de diverses écrivaines, de Louky Bersianik à Nicole Brossard, de Pierrette Fleutiaux à Maryse Condé, Muriel Spark et Assia Djebar, sont convoqués pour illustrer les modalités de ces fictions « au second degré ». Ainsi envisagée sous l’angle de sa fonctionnalité et de sa visée pragmatique, la réécriture permet de déployer autrement la cartographie de l’écriture au féminin et d’en explorer les enjeux.


2011 ◽  
Vol 80 (2) ◽  
pp. 544-547
Author(s):  
Estelle Dansereau
Keyword(s):  

ASAP/Journal ◽  
2016 ◽  
Vol 1 (2) ◽  
pp. 247-259
Author(s):  
Nicole Brossard ◽  
Judith Roof ◽  
Melissa Bailar
Keyword(s):  

2014 ◽  
pp. 84-98
Author(s):  
Julie St-Laurent
Keyword(s):  

Cet article s’intéresse au rôle de la photographie dans un court récit autobiographique de Nicole Brossard. Alors que les archives visuelles du texte semblent confiner l’auteure au réel auquel elle tente d’échapper dans son oeuvre en entier, Brossard utilise ces images pour renforcer la rhétorique du soi qu’elle met en place, qui est au coeur de son projet féministe. Néanmoins, l’écrivaine ne peut tout à fait assujettir ce que reproduit la photographie, si bien que cet art ouvre plus que jamais son écriture à différentes formes d'altérité, d’où un dialogue constant entre le réel et l’imaginaire.


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