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2006 ◽  
Vol 21 (3) ◽  
pp. 429-451
Author(s):  
Estelle Dansereau

Résumé Depuis toujours, le parler des femmes s'est vu décrire en termes de bavardage et de commérage, échanges verbaux insensés. Ce côté futile du bavardage soulignait, pour une conscience féministe, l'impuissance de la femme à diriger son propre destin. En théorisant ces formes dévaluées du parler-femme sous le signe du bavardage, Suzanne Lamy et Luce Irigaray les réinscrivent par contre dans un discours transgressif celui qui s'entend dans quelques romans québécois s'attaquant aux structures linguistico-politiques de la société, tels Les Nuits de l'Underground, de Marie-Claire Biais, Le Pique-nique sur l'Acropole, de Louky Bersianik, ou Nous parlerons comme on écrit, de France Théoret. En outre, Nous avons tous découvert l'Amérique, de Francine Noël, publié dix ans après le roman de Théoret, nous montre que le bavardage est un instrument indispensable pour toute société pluraliste dans laquelle la femme veut devenir un sujet à part entière. Dans ces romans, le bavardage est une pratique verbale de choix puisqu'il fait entendre toutes les voix de femmes que l'histoire a toujours marginalisées, ou tues.


2005 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 85-92
Author(s):  
Marie Couillard
Keyword(s):  

L'auteure étudie, à la lumière de l'essai de France Théoret « Éloge de la mémoire des femmes », les huit récits du recueil L'homme qui peignait Staline de cette même écrivaine. Les femmes de ces récits ressentent, chacune à sa façon, le besoin de « s'individuer » par rapport au passé qui leur tient lieu de mémoire. Faute de modèles, faute d'une mémoire qui leur soit propre, elles demeurent en deçà de l'identification à d'autres femmes, passées et présentes, seule voie d'accès, selon France Théoret, à la prise de conscience nécessaire à l'engagement collectif, à l'idéal du moi, quel qu'il soit.


2005 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 1-12 ◽  
Author(s):  
Micheline Dumont ◽  
Nadia Fahmy-Eid

Dans ce numéro consacré au temps des femmes et à la participation des femmes à la construction de la mémoire collective, une réflexion générale suggère que le rapport des femmes à l'histoire pose des problèmes à la fois épistémologiques et politiques. Par la suite, les articles mettent en évidence le défi de découvrir une réalité des femmes dont les traces sont presque invisibles (Collin); une analyse critique de l'historiographie américaine du féminisme (Toupin); le choix politique que représente l'histoire orale pour les femmes (Baillargeon); la présentation d'un nouvel imaginaire des romancières de l'histoire (Simard) et l'examen de l'identité inaccessible, faute de mémoire, des héroïnes de France Théoret (Couillard). Trois notes de recherche examinent enfin les apports de trois groupes de femmes, les infirmières de colonie (Daigle et al.), les vieilles femmes (Charles) et les cinéastes de l'ONF (Denault) à la constitution de la mémoire des femmes.


2003 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 65-101 ◽  
Author(s):  
Barbara Godard

Résumé S'inspirant de la théorie de Pierre Bourdieu de la stratification violente du « champ de production culturelle » et de la théorie d'André Lefevere de la médiation hégémonique du patronage dans la survivance des oeuvres littéraires, cet essai analyse la ré-écriture de la littérature québécoise au Canada anglais par le biais des pratiques de traduction. Toronto (et New York) contribuent à la légitimation de la littérature québécoise : les maisons d'éditions anglophones choisissent ce que l'on traduit et qui le traduit — des processus de séléction qui ont féminisé la culture québécoise comme alternative au matérialisme américain. Les romans de Gabrielle Roy, Anne Hébert, et Marie-Claire Blais ont été intégrés pleinement au système littéraire anglo-Canadien où, ré-écrits comme « réalistes » et présentant une image d'un Québec unilingue anglais, ils ne circulent que dans le champ de grande production ou le champ de la production restreinte, addressés à la bourgeoisie. En dépit de l'hypothèse de Carolyn Perkes, cependant, l'écriture d'une génération féministe plus jeune (Nicole Brossard, France Théoret, etc.) n'a pas transformé les normes du champ littéraire cannadien-anglais. Un nouveau genre de « fiction/théorie» s'est développé au Canada anglais, mais il ne circule que dans le champ de production marginale (les presses féministe et d'avant-garde) sans la reconnaissance d'autres positions dans le champ culturel. En effet, dans cette fiction/théorie, la thématique du langage, qui met en relief l'asymétrie du pouvoir entre l'anglais et le français, a été fortement critiquée parce qu'elle enfreint les normes de la purété linguistique et du sens transparent qui structurent le champ de la production restreinte. Un dialogue entre féministes à travers les langues a influencé l'écriture des écrivaines québécoises pour qui le motif de la traduction informe quelques romans récents. Répondant par un jeux de variations à la violence d'une subordination symbolique, ces romans entreprennent le travail du deuil pour l'objet perdu (la mère absente, la langue unique) en employant la traduction comme une figure de perlaboration. La traduction n'implique pas la tragédie d'une perte de la langue, mais un excès carnavalesque de la répétition dans beaucoup de langues potentielles. La traduction constitue alors un accès privilégié à une créativité autre.


diacritics ◽  
1993 ◽  
Vol 23 (3) ◽  
pp. 91
Author(s):  
Catherine Den Tandt
Keyword(s):  

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