scholarly journals Emergence de la peste des petits ruminants chez des moutons et des chèvres à l’est de l’Arabie saoudite

Author(s):  
F. M.T. Housawi ◽  
E. M.E. Abu Elzein ◽  
G. E. Mohamed ◽  
A. A. Gameel ◽  
A. I. Al Afaleq ◽  
...  

Au début d’avril 2002, un foyer important de maladie a été rapporté chez des moutons et des chèvres de la province d’Al- Hasa, commune de Hofuf (25° de lat. N, 47° de long. E), dans la région de l’est de l’Arabie saoudite. Le troupeau concerné était composé de 70 moutons et chèvres adultes. L’apparition de cette maladie a été soudaine. Les manifestations cliniques ont été le larmoiement, du jetage, de la salivation, des diarrhées abondantes, suivis d’un décubitus et de la mort. La durée de la maladie chez les animaux affectés a été de trois à quatre jours. Sur les 70 animaux du troupeau, 30 ont été affectés et le taux de mortalité chez ces derniers a été de 100 p. 100. Un virus a été isolé en culture de cellules Vero et identifié par neutralisation avec un sérum de référence hyperimmun contre la peste des petits ruminants (PPR) et la peste bovine. Le virus a bien été identifié comme étant celui de la PPR. L’épidémiologie de cette maladie en Arabie saoudite et dans la péninsule arabe est discutée.

1993 ◽  
Vol 46 (4) ◽  
pp. 545-547
Author(s):  
A.I. Al Afaleq ◽  
E.M.E. Abu Elzein ◽  
A.A. Gameel ◽  
M. Awaad ◽  
M.M. Hassanein

Une pathologie neurologique grave a frappé les pigeons d'agrément pour la première fois en Arabie Saoudite en février-mars 1992. Le taux de morbidité était de 60 p. 100 et le taux de mortalité de 40 p. 100. On a isolé un paramyxovirus-1 aviaire chez les pigeons malades. La maladie a pu être reproduite expérimentalement chez les pigeons, chez qui le virus a été réisolé et identifié.


1996 ◽  
Vol 49 (4) ◽  
pp. 273-277
Author(s):  
K. Tounkara ◽  
Aboubacar Traoré ◽  
A.P. Traoré ◽  
Souleymane Sidibé ◽  
Kassim Samake ◽  
...  

Dans le cadre de l'épidémiosurveillance de la peste bovine au Mali, une enquête sérologique a été conduite dans 58 troupeaux de petits ruminants. Sur 567 sérums analysés pour la détection des anticorps anti-peste bovine, deux seulement se sont révélés positifs. Ils proviennent de deux animaux âgés de plus de 6 ans et donc probablement contaminés lors de la dernière épidémie de peste bovine survenue en 1986. Il est probable que le virus bovipestique ne circule plus au Mali depuis cette date. En revanche, l'infection des chèvres et des moutons avec le virus de la peste des petits ruminants semble être importante : 74 % des troupeaux ont déjà été contaminés. La prévalence de l'infection individuelle est de 32 %. Une enquête sérologique similaire conduite chez 450 bovins dépourvus d'anticorps anti-peste bovine a montré que 1,78 % de ces animaux a été en contact avec le virus PPR. Avec un taux si faible d'infection de bovins, le virus PPR n'a probablement pas d'incidence sur l'épidémiologie de la peste bovine au Mali.


Author(s):  
P. Bourdin

La peste des petits ruminants est une maladie bien connue dans les pays de l'Ouest africain. Elle atteint surtout les caprins; après un rappel sur les principaux vaccins utilisés pour lutter contre cette affection, il est fait état des expérimentations sur l'efficacité du vaccin utilisé pour lutter contre la peste bovine et préparé sur culture cellulaire; le choix de ce vaccin étant guidé par la facilité de sa préparation et son innocuité pour les chèvres. Si les résultats expérimentaux n'ont pas toujours été concluants, les résultats sur le terrain sont satisfaisants. L'appréciation de l'état immunitaire acquis ou naturel par le titrage des anticorps neutralisant le virus de la peste bovine pose des problèmes d'ordre immunologique


Author(s):  
A. Ngangnou ◽  
N. Zoyem ◽  
M. Hamet ◽  
S. Abdoulkadiri

Le Laboratoire national vétérinaire (LANAVET) de Garoua (Cameroun) exécute le volet séro-surveillance dans le cadre de la Campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine (PARC) depuis 1989. En 1993, l'enquête a porté sur 8 517 sérums prélevés dans 286 troupeaux bovins âgés de 0 à 3 ans. La prévalence observée a été de 54 %. Deux mille dix sérums issus de 68 troupeaux à faible taux d'anticorps bovipestiques ont été testés par la technique ELISA de compétition, adaptée à la peste des petits ruminants (PPR). Seuls, 91 des sérums (4,5 %) ont présenté des anticorps anti-virus de la PPR, ce qui n'augmente pas de manière significative le niveau de protection du cheptel vis-à-vis de la peste bovine. D'autre part, la faiblesse de l'immunité post-vaccinale contre la peste bovine n'est vraisemblablement pas due à l'infection des bovins par le virus de la PPR.


Author(s):  
B. Abbas ◽  
A. A. Al Qarawi ◽  
A. Al Hawas

Une enquête a été effectuée sur 38 troupeaux de dromadaires dans la région de Qassim en Arabie saoudite afin d'étudier les paramètres de production et de reproduction, les différentes stratégies de conduite, l'exploitation et les contraintes de la production cameline. Les taux et les causes de mortalité dans les troupeaux enquêtés ont également été enregistrés sur une période d'une année. Quatre types distincts de stratégies de conduite ont pu être observés. Dans le premier, les troupeaux étaient de grande taille (en moyenne 1260 dromadaires par troupeau), appartenaient à des sociétés ou à des marchands qui pratiquaient l'élevage semi-intensif et vendaient de manière régulière le lait, la viande et de jeunes dromadaires. Dans le type 2, les troupeaux étaient de taille moyenne (86 dromadaires en moyenne) et appartenaient à des marchands non-spécialistes qui les élevaient pour l'usage de la famille et apparemment sans but commercial. Dans le troisième type, les troupeaux étaient plus petits (14 dromadaires en moyenne) et appartenaient à des pastoralistes ou à des agropastoralistes qui possédaient toujours par ailleurs d'autres animaux (principalement des moutons et des chèvres et parfois des bovins). Dans le quatrième type, les troupeaux étaient aussi relativement de petite taille (17 dromadaires en moyenne) et appartenaient à des marchands de dromadaires typiques, c'est-à-dire qu'ils étaient élevés dans des lots d'engraissement et vendus avec profit à la première occasion. Le taux de mise bas a été de 68 p. 100, l'âge moyen à la première mise bas de quatre ans et quatre mois et l'intervalle moyen entre mises bas de vingt mois. Le taux de mortalité le plus élevé a été enregistré dans la période de la naissance à un an. Pour l'ensemble, des animaux le taux de mortalité relevé a été de 17 p. 100. Dans les grands troupeaux commerciaux, une mortalité élevée (9 p. 100) a également été enregistrée chez les femelles âgées de deux à trois ans. La plupart des dromadaires mâles étaient vendus pour leur viande à environ un an d'âge et seulement 4,3 p. 100 des mâles restaient dans les troupeaux.


1997 ◽  
Vol 50 (3) ◽  
pp. 181-190
Author(s):  
Geneviève Libeau ◽  
J.T. Saliki ◽  
Adama Diallo

Vingt-neuf anticorps monoclonaux (ACM) dirigés contre les souches virales vaccinales RPV-RBOK et RPVL de peste bovine (RPV) et la souche PPRV NIG 75/3 de la peste des petits ruminants (PPRV) ont été caractérisés par radioimmunoprécipitation (RIPA), immunofluorescence ((FI) et immunoenzymologie (ELISA). Vingt-sept d'entre eux étaient dirigés contre la nucléoprotéine (N); deux ACM étaient spécifiques de la protéine de fusion (F) et de la protéine de matrice (M) du virus homologue. Pour ceux qui n'étaient pas précipitants, la réactivité au regard de la protéine de structure était confirmée par (FI et ELISA. La réactivité en (FI de ces ACM a permis de classer des souches RPV et PPRV d'origine géographique différente et de les comparer à deux autres morbillivirus, la rougeole (MV) et la maladie de Carré (CDV). L'ACM dirigé contre la M n'a pas indiqué de variations épitopiques au sein des souches PPRV et l'AcM anti-Fl a délimité un site unique sur l'ensemble des souches RPV et PPRV tout en les distinguant de MV et de CDV. Les ACM anti-N ont été purifiés, biotinylés et analysés par compétition réciproque au regard des souches RPV-RBOK et PPRV-NIG 75/1 utilisées comme antigène de l'ELISA. Ils ont défini sur la nucléoprotéine de ces virus respectivement 6 et 7 sites antigéniques. Sur l'ensemble des sites délimités, certains étaient uniques à RPV (2 sites) et d'autres à PPRV (3 sites). Les ACM qui les reconnaissaient ont permis de distinguer les deux virus sans ambiguïté. Quatre sites se chevauchant sur les virus RPV et PPRV étaient conservés sur l'ensemble des morbillivirus et les sites restants étaient communs à 2 morbillivirus au moins. Trois ACM caractérisés dans cette étude sont de bons candidats pour des tests de diagnostic différentiel.


Author(s):  
Alain Laurent

L'effet cytopathogène du virus PPR se traduit par des syncytiums, des inclusions nucléaires et cytoplasmiques sur des cellules de différentes origines. Il est inactivé par l'éther et à pH 3. Sa synthèse n'est pas bloquée par la 5-iodo-déoxyuridine. Sa structure étudiée au microscope électronique est semblable à celle du virus de la peste bovine, quoique son diamètre soit plus grand. La morphologie de sa multiplication examinée au microscope électronique n'a pas permis de connaître son mode de pénétration, mais la sortie se fait par le bourgeonnement de la membrane cellulaire. Son étude, du point de vue cyto-chimique permet de supposer qu'il effectue un transit par le nucléole, et que les inclusions nucléaires et cytoplasmiques sont formées d'ARN. L'ensemble des résultats obtenus définit le virus PPR comme un Paramyxovirus et amène des hypothèses intéressant son cycle de multiplication


Author(s):  
P. Mornet ◽  
Y. Gilbert ◽  
J. Orue ◽  
G. Thiéry

Aucun résumé disponible en français.


2021 ◽  

La peste des petits ruminants (PPR) est une maladie animale des petits ruminants domestiques et des artiodactyles sauvages, très répandue, virulente et dévastatrice, causée par le virus de la peste des petits ruminants, un morbillivirus. Le taux de mortalité peut dépasser 90 %, en particulier dans les populations naïves au plan immunologique, souffrant de malnutrition et soumises à des stress. Ces lignes directrices sont destinées à aider les pays à élaborer et à mettre en œuvre leur programme d’éradication de la PPR ; elles incluent des objectifs, des politiques et des stratégies qui sont adaptables à l’ensemble des besoins nationaux et qui favorisent l’intégration du secteur en charge de la faune sauvage dans le plan stratégique national.


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