scholarly journals Caractérisation d'anticorps monoclonaux dirigés contre les virus de la peste bovine et de la peste des petits ruminants : identification d'épitopes conservés ou de spécificité stricte sur la nucléoprotéine

1997 ◽  
Vol 50 (3) ◽  
pp. 181-190
Author(s):  
Geneviève Libeau ◽  
J.T. Saliki ◽  
Adama Diallo

Vingt-neuf anticorps monoclonaux (ACM) dirigés contre les souches virales vaccinales RPV-RBOK et RPVL de peste bovine (RPV) et la souche PPRV NIG 75/3 de la peste des petits ruminants (PPRV) ont été caractérisés par radioimmunoprécipitation (RIPA), immunofluorescence ((FI) et immunoenzymologie (ELISA). Vingt-sept d'entre eux étaient dirigés contre la nucléoprotéine (N); deux ACM étaient spécifiques de la protéine de fusion (F) et de la protéine de matrice (M) du virus homologue. Pour ceux qui n'étaient pas précipitants, la réactivité au regard de la protéine de structure était confirmée par (FI et ELISA. La réactivité en (FI de ces ACM a permis de classer des souches RPV et PPRV d'origine géographique différente et de les comparer à deux autres morbillivirus, la rougeole (MV) et la maladie de Carré (CDV). L'ACM dirigé contre la M n'a pas indiqué de variations épitopiques au sein des souches PPRV et l'AcM anti-Fl a délimité un site unique sur l'ensemble des souches RPV et PPRV tout en les distinguant de MV et de CDV. Les ACM anti-N ont été purifiés, biotinylés et analysés par compétition réciproque au regard des souches RPV-RBOK et PPRV-NIG 75/1 utilisées comme antigène de l'ELISA. Ils ont défini sur la nucléoprotéine de ces virus respectivement 6 et 7 sites antigéniques. Sur l'ensemble des sites délimités, certains étaient uniques à RPV (2 sites) et d'autres à PPRV (3 sites). Les ACM qui les reconnaissaient ont permis de distinguer les deux virus sans ambiguïté. Quatre sites se chevauchant sur les virus RPV et PPRV étaient conservés sur l'ensemble des morbillivirus et les sites restants étaient communs à 2 morbillivirus au moins. Trois ACM caractérisés dans cette étude sont de bons candidats pour des tests de diagnostic différentiel.

Author(s):  
P. Bourdin ◽  
M.P. Doutre

Les auteurs rapportent l'apparition d'une importante épizootie de peste des petits ruminants au Sénégal lors de la saison des pluies 1974. Depuis cette date, la maladie provoque des pertes considérables dans différentes régions du pays. L'épidémiologie et l'aspect clinique, les techniques de virologie mises en oeuvre dans le diagnostic de routine, les complications d'origine microbienne sont décrites. En raison de la valeur commerciale élevée des ovins et des caprins, la nécessité d'une action prophylactique efficace, menée en temps voulu (fin de saison sèche) est soulignée. Le diagnostic différentiel est facilité par le recours au laboratoire


1996 ◽  
Vol 49 (4) ◽  
pp. 273-277
Author(s):  
K. Tounkara ◽  
Aboubacar Traoré ◽  
A.P. Traoré ◽  
Souleymane Sidibé ◽  
Kassim Samake ◽  
...  

Dans le cadre de l'épidémiosurveillance de la peste bovine au Mali, une enquête sérologique a été conduite dans 58 troupeaux de petits ruminants. Sur 567 sérums analysés pour la détection des anticorps anti-peste bovine, deux seulement se sont révélés positifs. Ils proviennent de deux animaux âgés de plus de 6 ans et donc probablement contaminés lors de la dernière épidémie de peste bovine survenue en 1986. Il est probable que le virus bovipestique ne circule plus au Mali depuis cette date. En revanche, l'infection des chèvres et des moutons avec le virus de la peste des petits ruminants semble être importante : 74 % des troupeaux ont déjà été contaminés. La prévalence de l'infection individuelle est de 32 %. Une enquête sérologique similaire conduite chez 450 bovins dépourvus d'anticorps anti-peste bovine a montré que 1,78 % de ces animaux a été en contact avec le virus PPR. Avec un taux si faible d'infection de bovins, le virus PPR n'a probablement pas d'incidence sur l'épidémiologie de la peste bovine au Mali.


Author(s):  
P. Bourdin

La peste des petits ruminants est une maladie bien connue dans les pays de l'Ouest africain. Elle atteint surtout les caprins; après un rappel sur les principaux vaccins utilisés pour lutter contre cette affection, il est fait état des expérimentations sur l'efficacité du vaccin utilisé pour lutter contre la peste bovine et préparé sur culture cellulaire; le choix de ce vaccin étant guidé par la facilité de sa préparation et son innocuité pour les chèvres. Si les résultats expérimentaux n'ont pas toujours été concluants, les résultats sur le terrain sont satisfaisants. L'appréciation de l'état immunitaire acquis ou naturel par le titrage des anticorps neutralisant le virus de la peste bovine pose des problèmes d'ordre immunologique


Author(s):  
A. Ngangnou ◽  
N. Zoyem ◽  
M. Hamet ◽  
S. Abdoulkadiri

Le Laboratoire national vétérinaire (LANAVET) de Garoua (Cameroun) exécute le volet séro-surveillance dans le cadre de la Campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine (PARC) depuis 1989. En 1993, l'enquête a porté sur 8 517 sérums prélevés dans 286 troupeaux bovins âgés de 0 à 3 ans. La prévalence observée a été de 54 %. Deux mille dix sérums issus de 68 troupeaux à faible taux d'anticorps bovipestiques ont été testés par la technique ELISA de compétition, adaptée à la peste des petits ruminants (PPR). Seuls, 91 des sérums (4,5 %) ont présenté des anticorps anti-virus de la PPR, ce qui n'augmente pas de manière significative le niveau de protection du cheptel vis-à-vis de la peste bovine. D'autre part, la faiblesse de l'immunité post-vaccinale contre la peste bovine n'est vraisemblablement pas due à l'infection des bovins par le virus de la PPR.


Author(s):  
Alain Laurent

L'effet cytopathogène du virus PPR se traduit par des syncytiums, des inclusions nucléaires et cytoplasmiques sur des cellules de différentes origines. Il est inactivé par l'éther et à pH 3. Sa synthèse n'est pas bloquée par la 5-iodo-déoxyuridine. Sa structure étudiée au microscope électronique est semblable à celle du virus de la peste bovine, quoique son diamètre soit plus grand. La morphologie de sa multiplication examinée au microscope électronique n'a pas permis de connaître son mode de pénétration, mais la sortie se fait par le bourgeonnement de la membrane cellulaire. Son étude, du point de vue cyto-chimique permet de supposer qu'il effectue un transit par le nucléole, et que les inclusions nucléaires et cytoplasmiques sont formées d'ARN. L'ensemble des résultats obtenus définit le virus PPR comme un Paramyxovirus et amène des hypothèses intéressant son cycle de multiplication


Author(s):  
P. Mornet ◽  
Y. Gilbert ◽  
J. Orue ◽  
G. Thiéry

Aucun résumé disponible en français.


Author(s):  
F. M.T. Housawi ◽  
E. M.E. Abu Elzein ◽  
G. E. Mohamed ◽  
A. A. Gameel ◽  
A. I. Al Afaleq ◽  
...  

Au début d’avril 2002, un foyer important de maladie a été rapporté chez des moutons et des chèvres de la province d’Al- Hasa, commune de Hofuf (25° de lat. N, 47° de long. E), dans la région de l’est de l’Arabie saoudite. Le troupeau concerné était composé de 70 moutons et chèvres adultes. L’apparition de cette maladie a été soudaine. Les manifestations cliniques ont été le larmoiement, du jetage, de la salivation, des diarrhées abondantes, suivis d’un décubitus et de la mort. La durée de la maladie chez les animaux affectés a été de trois à quatre jours. Sur les 70 animaux du troupeau, 30 ont été affectés et le taux de mortalité chez ces derniers a été de 100 p. 100. Un virus a été isolé en culture de cellules Vero et identifié par neutralisation avec un sérum de référence hyperimmun contre la peste des petits ruminants (PPR) et la peste bovine. Le virus a bien été identifié comme étant celui de la PPR. L’épidémiologie de cette maladie en Arabie saoudite et dans la péninsule arabe est discutée.


Praxis ◽  
2002 ◽  
Vol 91 (4) ◽  
pp. 129-132 ◽  
Author(s):  
Sierro ◽  
Suter ◽  
Vetter

La pathogenèse de l'«adiposis dolorosa» (maladie de Dercum), décrite pour la première fois en 1892, demeure aujourd'hui encore énigmatique. Après description d'un cas souffrant de ce syndrome, une courte revue de la littérature est proposée, avec un accent particulier sur les hypothèses physiopathologiques, le diagnostic différentiel et le traitement chirurgical de cette lipomatose.


Swiss Surgery ◽  
2003 ◽  
Vol 9 (6) ◽  
pp. 315-319 ◽  
Author(s):  
Peloponissios ◽  
Gillet ◽  
Halkic

L'agénésie isolée de la vésicule biliaire (AVB) est une anomalie rare. Vingt-trois pour cents des porteurs de cette malformation présentent des douleurs de l'hypochondre droit accompagnées de nausées et d'intolérance aux graisses dont l'étiologie reste souvent inexpliquée. Que la méthode d'investigation initiale soit un ultrason ou une cholangiographie intraveineuse, le diagnostic retenu à tort est dans la grande majorité des cas celui d'une vésicule exclue ou scléro-atrophique. Il résulte de cette erreur une indication chirurgicale inutile avec un risque accru de lésion des voies biliaires. Le but de ce travail et de déterminer s'il est possible, malgré les pièges de l'imagerie radiologique, d'obtenir un diagnostic préopératoire et de préciser la marche à suivre en cas de découverte pré ou peropératoire d'une AVB. A partir de deux cas isolés que nous présentons dans ce travail, nous avons effectué une revue de la littérature. C'est en fait la méconnaissance de cette pathologie et sa non-évocation dans le diagnostic différentiel qui conduit à une prise en charge chirurgicale inutile et dangereuse. L'absence de structures anatomiques normales et l'impossibilité de réaliser une traction sur l'infundibulum afin de mener la dissection du triangle de Calot représente un risque accru de lésion des voies biliaires. L'évocation de ce diagnostique par le radiologue ou le chirurgien est essentielle lors de l'interprétation de l'imagerie radiologic. En cas de doute on réalisera une cholangiographie-IRM. Une transmission héréditaire de l'AVB a été observée. Les membres d'une même famille doivent être investigués.


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