scholarly journals Aspects biologiques de la multiplication du virus de la peste des petits ruminants ou PPR sur cultures cellulaires

Author(s):  
Alain Laurent

L'effet cytopathogène du virus PPR se traduit par des syncytiums, des inclusions nucléaires et cytoplasmiques sur des cellules de différentes origines. Il est inactivé par l'éther et à pH 3. Sa synthèse n'est pas bloquée par la 5-iodo-déoxyuridine. Sa structure étudiée au microscope électronique est semblable à celle du virus de la peste bovine, quoique son diamètre soit plus grand. La morphologie de sa multiplication examinée au microscope électronique n'a pas permis de connaître son mode de pénétration, mais la sortie se fait par le bourgeonnement de la membrane cellulaire. Son étude, du point de vue cyto-chimique permet de supposer qu'il effectue un transit par le nucléole, et que les inclusions nucléaires et cytoplasmiques sont formées d'ARN. L'ensemble des résultats obtenus définit le virus PPR comme un Paramyxovirus et amène des hypothèses intéressant son cycle de multiplication

1996 ◽  
Vol 49 (4) ◽  
pp. 273-277
Author(s):  
K. Tounkara ◽  
Aboubacar Traoré ◽  
A.P. Traoré ◽  
Souleymane Sidibé ◽  
Kassim Samake ◽  
...  

Dans le cadre de l'épidémiosurveillance de la peste bovine au Mali, une enquête sérologique a été conduite dans 58 troupeaux de petits ruminants. Sur 567 sérums analysés pour la détection des anticorps anti-peste bovine, deux seulement se sont révélés positifs. Ils proviennent de deux animaux âgés de plus de 6 ans et donc probablement contaminés lors de la dernière épidémie de peste bovine survenue en 1986. Il est probable que le virus bovipestique ne circule plus au Mali depuis cette date. En revanche, l'infection des chèvres et des moutons avec le virus de la peste des petits ruminants semble être importante : 74 % des troupeaux ont déjà été contaminés. La prévalence de l'infection individuelle est de 32 %. Une enquête sérologique similaire conduite chez 450 bovins dépourvus d'anticorps anti-peste bovine a montré que 1,78 % de ces animaux a été en contact avec le virus PPR. Avec un taux si faible d'infection de bovins, le virus PPR n'a probablement pas d'incidence sur l'épidémiologie de la peste bovine au Mali.


Author(s):  
P. Bourdin

La peste des petits ruminants est une maladie bien connue dans les pays de l'Ouest africain. Elle atteint surtout les caprins; après un rappel sur les principaux vaccins utilisés pour lutter contre cette affection, il est fait état des expérimentations sur l'efficacité du vaccin utilisé pour lutter contre la peste bovine et préparé sur culture cellulaire; le choix de ce vaccin étant guidé par la facilité de sa préparation et son innocuité pour les chèvres. Si les résultats expérimentaux n'ont pas toujours été concluants, les résultats sur le terrain sont satisfaisants. L'appréciation de l'état immunitaire acquis ou naturel par le titrage des anticorps neutralisant le virus de la peste bovine pose des problèmes d'ordre immunologique


Author(s):  
A. Ngangnou ◽  
N. Zoyem ◽  
M. Hamet ◽  
S. Abdoulkadiri

Le Laboratoire national vétérinaire (LANAVET) de Garoua (Cameroun) exécute le volet séro-surveillance dans le cadre de la Campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine (PARC) depuis 1989. En 1993, l'enquête a porté sur 8 517 sérums prélevés dans 286 troupeaux bovins âgés de 0 à 3 ans. La prévalence observée a été de 54 %. Deux mille dix sérums issus de 68 troupeaux à faible taux d'anticorps bovipestiques ont été testés par la technique ELISA de compétition, adaptée à la peste des petits ruminants (PPR). Seuls, 91 des sérums (4,5 %) ont présenté des anticorps anti-virus de la PPR, ce qui n'augmente pas de manière significative le niveau de protection du cheptel vis-à-vis de la peste bovine. D'autre part, la faiblesse de l'immunité post-vaccinale contre la peste bovine n'est vraisemblablement pas due à l'infection des bovins par le virus de la PPR.


1997 ◽  
Vol 50 (3) ◽  
pp. 181-190
Author(s):  
Geneviève Libeau ◽  
J.T. Saliki ◽  
Adama Diallo

Vingt-neuf anticorps monoclonaux (ACM) dirigés contre les souches virales vaccinales RPV-RBOK et RPVL de peste bovine (RPV) et la souche PPRV NIG 75/3 de la peste des petits ruminants (PPRV) ont été caractérisés par radioimmunoprécipitation (RIPA), immunofluorescence ((FI) et immunoenzymologie (ELISA). Vingt-sept d'entre eux étaient dirigés contre la nucléoprotéine (N); deux ACM étaient spécifiques de la protéine de fusion (F) et de la protéine de matrice (M) du virus homologue. Pour ceux qui n'étaient pas précipitants, la réactivité au regard de la protéine de structure était confirmée par (FI et ELISA. La réactivité en (FI de ces ACM a permis de classer des souches RPV et PPRV d'origine géographique différente et de les comparer à deux autres morbillivirus, la rougeole (MV) et la maladie de Carré (CDV). L'ACM dirigé contre la M n'a pas indiqué de variations épitopiques au sein des souches PPRV et l'AcM anti-Fl a délimité un site unique sur l'ensemble des souches RPV et PPRV tout en les distinguant de MV et de CDV. Les ACM anti-N ont été purifiés, biotinylés et analysés par compétition réciproque au regard des souches RPV-RBOK et PPRV-NIG 75/1 utilisées comme antigène de l'ELISA. Ils ont défini sur la nucléoprotéine de ces virus respectivement 6 et 7 sites antigéniques. Sur l'ensemble des sites délimités, certains étaient uniques à RPV (2 sites) et d'autres à PPRV (3 sites). Les ACM qui les reconnaissaient ont permis de distinguer les deux virus sans ambiguïté. Quatre sites se chevauchant sur les virus RPV et PPRV étaient conservés sur l'ensemble des morbillivirus et les sites restants étaient communs à 2 morbillivirus au moins. Trois ACM caractérisés dans cette étude sont de bons candidats pour des tests de diagnostic différentiel.


Author(s):  
P. Mornet ◽  
Y. Gilbert ◽  
J. Orue ◽  
G. Thiéry

Aucun résumé disponible en français.


Author(s):  
F. M.T. Housawi ◽  
E. M.E. Abu Elzein ◽  
G. E. Mohamed ◽  
A. A. Gameel ◽  
A. I. Al Afaleq ◽  
...  

Au début d’avril 2002, un foyer important de maladie a été rapporté chez des moutons et des chèvres de la province d’Al- Hasa, commune de Hofuf (25° de lat. N, 47° de long. E), dans la région de l’est de l’Arabie saoudite. Le troupeau concerné était composé de 70 moutons et chèvres adultes. L’apparition de cette maladie a été soudaine. Les manifestations cliniques ont été le larmoiement, du jetage, de la salivation, des diarrhées abondantes, suivis d’un décubitus et de la mort. La durée de la maladie chez les animaux affectés a été de trois à quatre jours. Sur les 70 animaux du troupeau, 30 ont été affectés et le taux de mortalité chez ces derniers a été de 100 p. 100. Un virus a été isolé en culture de cellules Vero et identifié par neutralisation avec un sérum de référence hyperimmun contre la peste des petits ruminants (PPR) et la peste bovine. Le virus a bien été identifié comme étant celui de la PPR. L’épidémiologie de cette maladie en Arabie saoudite et dans la péninsule arabe est discutée.


Author(s):  
Sarsenbay K. Abdrakhmanov ◽  
Yersyn Y. Mukhanbetkaliyev ◽  
Akhmetzhan A. Sultanov ◽  
Gulzhan N. Yessembekova ◽  
Sergey N. Borovikov ◽  
...  

Author(s):  
Shahana Begum ◽  
Mohammed Nooruzzaman ◽  
Azmary Hasnat ◽  
Mst. Murshida Parvin ◽  
Rokshana Parvin ◽  
...  

Viruses ◽  
2021 ◽  
Vol 13 (5) ◽  
pp. 838
Author(s):  
Bryony A. Jones ◽  
Mana Mahapatra ◽  
Daniel Mdetele ◽  
Julius Keyyu ◽  
Francis Gakuya ◽  
...  

Peste des petits ruminants (PPR) is a viral disease of goats and sheep that occurs in Africa, the Middle East and Asia with a severe impact on livelihoods and livestock trade. Many wild artiodactyls are susceptible to PPR virus (PPRV) infection, and some outbreaks have threatened endangered wild populations. The role of wild species in PPRV epidemiology is unclear, which is a knowledge gap for the Global Strategy for the Control and Eradication of PPR. These studies aimed to investigate PPRV infection in wild artiodactyls in the Greater Serengeti and Amboseli ecosystems of Kenya and Tanzania. Out of 132 animals purposively sampled in 2015–2016, 19.7% were PPRV seropositive by ID Screen PPR competition enzyme-linked immunosorbent assay (cELISA; IDvet, France) from the following species: African buffalo, wildebeest, topi, kongoni, Grant’s gazelle, impala, Thomson’s gazelle, warthog and gerenuk, while waterbuck and lesser kudu were seronegative. In 2018–2019, a cross-sectional survey of randomly selected African buffalo and Grant’s gazelle herds was conducted. The weighted estimate of PPRV seroprevalence was 12.0% out of 191 African buffalo and 1.1% out of 139 Grant’s gazelles. All ocular and nasal swabs and faeces were negative by PPRV real-time reverse transcription-polymerase chain reaction (RT-qPCR). Investigations of a PPR-like disease in sheep and goats confirmed PPRV circulation in the area by rapid detection test and/or RT-qPCR. These results demonstrated serological evidence of PPRV infection in wild artiodactyl species at the wildlife–livestock interface in this ecosystem where PPRV is endemic in domestic small ruminants. Exposure to PPRV could be via spillover from infected small ruminants or from transmission between wild animals, while the relatively low seroprevalence suggests that sustained transmission is unlikely. Further studies of other major wild artiodactyls in this ecosystem are required, such as impala, Thomson’s gazelle and wildebeest.


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