peste bovine
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2021 ◽  
Vol 74 (4) ◽  
pp. 213-224
Author(s):  
Adam Hassane Deye ◽  
Guillaume Duteurtre ◽  
Mahamat Ouagal

Ce travail de synthèse présente le rôle de l’Institut de recherche en élevage pour le développement (IRED), anciennement Laboratoire de Farcha, dans la lutte contre la peste bovine au Tchad. Créé en 1949 par les autorités coloniales, ce laboratoire implanté à N’Djamena joue dès sa création un rôle déterminant dans les recherches sur la peste bovine en Afrique centrale. Dans la première période, ou « temps des vaccins » (1953–1961), les travaux du laboratoire conduisent notamment à la fabrication de plusieurs générations de vaccins. Dans la deuxième période, ou « temps des campagnes » (1962–1985), ces vaccins sont utilisés à grande échelle pour des programmes d’éradication de la maladie. Les vaccins en culture cellulaire produits à Farcha sont en particulier utilisés lors de la campagne lancée par l’Organisation de l’Unité africaine (1962 1976) sous le nom de Programme conjoint n° 15. Ce programme aboutit à l’éradication temporaire de la peste bovine au Tchad. Malheureusement la persistance de foyers de la maladie dans plusieurs zones d’Afrique et l’arrêt des campagnes de vaccination au Tchad à la fin des années 1970 conduisent à son retour à partir de 1982. Suite au redémarrage de la production de vaccins en 1983 puis à la nationalisation du laboratoire en 1985, Farcha reste actif dans la lutte contre la peste bovine. Au cours de la troisième période, ou « temps de la surveillance » (1986–2007), le laboratoire contribue activement à la Campagne panafricaine contre la peste bovine (PARC), puis au Programme panafricain de contrôle des épizooties (PACE), notamment par des activités d’épidémiosurveillance et de sérosurveillance. Ces programmes conduisent à l’éradication définitive de la maladie dans la région. Depuis 2007, le Tchad est déclaré indemne de peste bovine, ce qui a contribué à l’augmentation rapide des effectifs bovins dans le pays et lui a ouvert des opportunités commerciales, surtout en matière d’exportation de bétail sur pied vers ses voisins.


2010 ◽  
Vol 303 (303) ◽  
pp. 83
Author(s):  
Pierre Poilecot ◽  
Bechir Djimet ◽  
Takene Ngui

Dans les années 1970-1980, la faune du parc national de Zakouma, dans le sud-est du Tchad, avait souffert de périodes instables sur le plan politique, de sécheresses récurrentes et d'une sérieuse épidémie de peste bovine. Les mesures de conservation mises en oeuvre à partir de 1989, avec le soutien de l'Union européenne, avaient permis une rapide reconstitution de la plupart des espèces de grands mammifères. Les résultats obtenus à la suite de récents dénombrements aériens, réalisés entre 2005 et 2009, ont cependant révélé une nette diminution de la population d'éléphants. En effet, estimée à environ 3 900 individus en 2005, elle a commencé à décliner à partir de la saison sèche 2006 où elle ne comptait plus que 3 000 animaux. Les effectifs ont ensuite brutalement régressé de 940 individus en 2008 à seulement 620 en 2009. Cette chute drastique, de près de 70 % de la population d'éléphants, est corrélée à un nombre important de carcasses, correspondant à des éléphants récemment abattus, principalement distribuées dans la partie est de l'aire protégée, au sein des vallées du réseau hydrographique majeur. Le braconnage, qui a toujours constitué une menace pour les éléphants de Zakouma, n'avait jamais atteint une telle intensité et correspond à la reprise du commerce international de l'ivoire en 2006. (Résumé d'auteur)


Author(s):  
M. Sanogo ◽  
B. Cissé ◽  
M. Ouattara ◽  
K. Walravens ◽  
N. Praet ◽  
...  

Lors de l’enquête de sérosurveillance active de la peste bovine organisée en Côte d’Ivoire de juillet à août 2005, 660 sérums ont été collectés dans les régions administratives du N’Zi Comoé et des Lacs, au centre du pays. Ces sérums ont été utilisés pour faire une estimation de la prévalence réelle de la brucellose bovine en utilisant une approche statistique bayésienne avec quatre tests de diagnostic sérologiques : la séro-agglutination lente de Wright (SAW), le test du rose bengale (TRB), l’Elisa indirect (iElisa) et le test de fixation du complément (TFC). Les résultats de ce dernier n’ont pas été pris en compte dans cette étude. Les analyses sérologiques ont donné des séroprévalences individuelles de 6,2 p. 100 à la SAW, 5,1 p. 100 au TRB et 7,0 p. 100 à l’iElisa. L’analyse bayésienne faite avec ces mêmes résultats sérologiques a permis d’obtenir une estimation de la prévalence réelle de la brucellose de 8,8 p. 100 (intervalle de crédibilité à 95 p. 100 : 5,0–16,4). Ces résultats constituent une bonne indication de l’importance de la brucellose dans cette partie de la Côte d’Ivoire et confirment l’attention qui doit être accordée à cette maladie.


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