scholarly journals Canevas pour évaluer et stimuler des compétences socio-émotionnelles d’enfants ayant une déficience intellectuelle, avec autisme ou trouble de comportement

2012 ◽  
Vol 23 ◽  
pp. 34-42
Author(s):  
Nathalie Nader-Grosbois

Cet article propose l’intégration de plusieurs axes d’évaluation et d’intervention ciblant les compétences socio-émotionnelles chez des enfants et adolescents à développement atypique, sur base d’un récent modèle heuristique du fonctionnement social de Yeates et al. (2007), inspiré des travaux menés en neuroscience sociale et en psychologie du développement. Il crée des articulations entre trois niveaux de fonctionnement social d’enfants et d’adolescents atypiques : en l’occurrence, le traitement de l’information sociale (Théorie de l’Esprit, traitement socio-perceptif, connaissances sociales), les interactions sociales (avec pairs et adultes), l’adaptation sociale et la qualité des relations. Pour chaque niveau spécifique, cet article propose des types d’instruments d’évaluation et des indications utiles pour soutenir leurs compétences ou pour limiter leurs déficits particuliers.

2016 ◽  
Vol 41 (1) ◽  
pp. 163-181
Author(s):  
Alexis Lafleur ◽  
Isabelle Soulières ◽  
Baudoin Forgeot d’Arc

Le sens de l’agentivité (SdA) consiste à détecter que l’on est la cause d’une action (Gallagher, 2000). Il est lié au contrôle moteur, mais également à la conscience de soi et pourrait jouer un rôle important dans l’interaction sociale. Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est caractérisé par une altération des interactions sociales et de la communication (DSM-5 ; APA, 2013), et est souvent perçu comme relevant d’un déficit primaire de fonctions spécifiques à la cognition sociale. Pourtant, le contrôle moteur est également altéré dans le TSA. Nous faisons l’hypothèse que les symptômes moteurs et l’atteinte de l’interaction sociale pourraient relever d’une même atteinte du SdA. Nous présentons d’abord les modèles explicatifs généraux et les bases neurofonctionnelles du SdA implicite et explicite (Synofzik et al., 2008), puis les manifestations de ses perturbations dans d’autres troubles neuropsychiatriques comme la schizophrénie. Dans le TSA, la formation atypique des modèles internes de l’action lors de l’apprentissage moteur (Haswell et al., 2009) pourrait être à l’origine de l’altération du SdA implicite. Le manque de fidélité des indices d’agentivité sensorimoteurs (Zalla et al., 2015) pourrait de façon concomitante entraîner l’altération du SdA explicite. Nous discutons les principales manifestations cliniques du TSA qui seraient reliées aux altérations du SdA (difficultés dans la théorie de l’esprit et l’imitation, déficits de la coordination et des praxies, etc.)


2017 ◽  
Vol 27 ◽  
pp. 127-140
Author(s):  
Émilie Jacobs ◽  
Charline Léonard ◽  
Nathalie Nader-Grosbois ◽  
Marine Houssa ◽  
Stéphanie Mazzone

Cette étude investigue la possibilité de modifier les compétences socio-émotionnelles d’enfants présentant une déficience intellectuelle (DI) grâce à un entrainement de la Théorie de l’esprit (ToM) ou du Traitement de l’information sociale (TIS). Dix-huit enfants présentant une DI sont répartis aléatoirement dans le groupe contrôle ou dans un des deux groupes expérimentaux, entrainant grâce à une séance, soit la ToM, soit le TIS. Avant et après ceux-ci, une évaluation de l’âge développemental, des compétences en compréhension des états mentaux, en résolution de problèmes sociaux, en adaptation sociale et en régulation émotionnelle des enfants est réalisée. La comparaison entre les trois groupes montre que certaines performances en ToM ou en TIS peuvent être améliorées.


2007 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 115-129 ◽  
Author(s):  
Nathalie Poirier

RÉSUMÉ La théorie de l'esprit est la capacité de se représenter les désirs, croyances et intentions des autres. Cette capacité est acquise chez l'enfant vers l'âge de sept ans. Toutefois, cette théorie est déficitaire chez les personnes autistes ayant un âge mental équivalent ou supérieur à sept ans. Cette difficulté semble s'expliquer par un délai développemental spécifique au niveau du mécanisme de la pensée (Baron-Cohen, 1989a). Ce délai serait associé chez les personnes autistes à leurs critères diagnostiques propres, soit à leurs difAcuités cognitives (Baron-Cohen 1989b), à leurs habiletés langagières déficitaires (Sparrevohn et Howie, 1995) et à leurs altérations des interactions sociales (Holroyd et Baron-Cohen, 1993). Cet article propose une recension des écrits sur la problématique de la théorie de l'esprit ainsi qu'une description de deux autres approches, soit celles des fonctions executives et de la cohérence centrale.


2016 ◽  
Vol 26 ◽  
pp. 72-87
Author(s):  
Anna Rita Galiano ◽  
Mathilde Pétron

Cette recherche s’intéresse à la relation entre la Théorie de l’Esprit (ToM) et le psychodrame de groupe chez un groupe d’adolescents présentant une déficience intellectuelle (DI moyenne ; QI entre 45 et 55) en Institut Médico-Educatif (IME). L’étude teste l’hypothèse que la pratique du psychodrame de groupe permet une amélioration de la Théorie de l’Esprit. Pour cela les chercheurs réalisent une évaluation en deux temps (T0 avant la mise en place du psychodrame et T1 après 12 séances) de la ToM d’un groupe expérimental, composé de six adolescents participants aux groupes « psychodrame », à celle d’un groupe contrôle, composé de neuf jeunes de la même structure ne bénéficiant pas de cette prise en charge. L’étude met en évidence que, sur certains aspects, le psychodrame peut contribuer au développement de la ToM, notamment dans la compréhension des émotions d’autrui.


Réseaux ◽  
1988 ◽  
Vol 6 (29) ◽  
pp. 75-91 ◽  
Author(s):  
Louis Quéré

2004 ◽  
Vol 15 (2) ◽  
pp. 120-136 ◽  
Author(s):  
Suzanne Carrier ◽  
Daniel Fortin

Dans le but de cerner la pratique en sites réguliers, cette étude qualitative1 examine les interventions que 40 éducateurs de Centres de réadaptation en déficience intellectuelle ont faites dans le suivi de 118 personnes en milieu non institutionnel. Elle analyse la nature des interventions rapportées ainsi que les motifs de celles-ci. Cela permet de clarifier la contribution de ces interventions dans l’ajustement mutuel et continu entre la personne et son entourage – au coeur de la pratique. Cet apport s’articule à l’intérieur de quatre fonctions : 1) planification-évaluation ; 2) amélioration des compétences des acteurs ; 3) compensation des limites des acteurs ; 4) fonction connexe.


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