scholarly journals Psychodrame de groupe et développement de la Théorie de l’Esprit chez les adolescents présentant une déficience intellectuelle

2016 ◽  
Vol 26 ◽  
pp. 72-87
Author(s):  
Anna Rita Galiano ◽  
Mathilde Pétron

Cette recherche s’intéresse à la relation entre la Théorie de l’Esprit (ToM) et le psychodrame de groupe chez un groupe d’adolescents présentant une déficience intellectuelle (DI moyenne ; QI entre 45 et 55) en Institut Médico-Educatif (IME). L’étude teste l’hypothèse que la pratique du psychodrame de groupe permet une amélioration de la Théorie de l’Esprit. Pour cela les chercheurs réalisent une évaluation en deux temps (T0 avant la mise en place du psychodrame et T1 après 12 séances) de la ToM d’un groupe expérimental, composé de six adolescents participants aux groupes « psychodrame », à celle d’un groupe contrôle, composé de neuf jeunes de la même structure ne bénéficiant pas de cette prise en charge. L’étude met en évidence que, sur certains aspects, le psychodrame peut contribuer au développement de la ToM, notamment dans la compréhension des émotions d’autrui.

2017 ◽  
Vol 27 ◽  
pp. 127-140
Author(s):  
Émilie Jacobs ◽  
Charline Léonard ◽  
Nathalie Nader-Grosbois ◽  
Marine Houssa ◽  
Stéphanie Mazzone

Cette étude investigue la possibilité de modifier les compétences socio-émotionnelles d’enfants présentant une déficience intellectuelle (DI) grâce à un entrainement de la Théorie de l’esprit (ToM) ou du Traitement de l’information sociale (TIS). Dix-huit enfants présentant une DI sont répartis aléatoirement dans le groupe contrôle ou dans un des deux groupes expérimentaux, entrainant grâce à une séance, soit la ToM, soit le TIS. Avant et après ceux-ci, une évaluation de l’âge développemental, des compétences en compréhension des états mentaux, en résolution de problèmes sociaux, en adaptation sociale et en régulation émotionnelle des enfants est réalisée. La comparaison entre les trois groupes montre que certaines performances en ToM ou en TIS peuvent être améliorées.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 22-22
Author(s):  
E. Peyroux

La cognition sociale, définie par Penn et al. [3] comme : « la faculté de comprendre soi-même et autrui dans le monde social » est déficitaire chez la plupart des personnes souffrant de schizophrénie [2]. Cette composante est pourtant d’une importance fondamentale pour le fonctionnement social, professionnel et interpersonnel [1]. Dans la schizophrénie, 5 processus du domaine de la cognition sociale sont régulièrement altérés : la théorie de l’esprit, la perception sociale, les connaissances sociales, le style attributionnel et les processus émotionnels. Dans le champ de la remédiation cognitive, plusieurs équipes ont développé des programmes afin de cibler les déficits de cognition sociale. On peut décomposer ces interventions en fonction de leur base théorique. Certaines procédures, qualifiées de « larges », reposent sur l’idée que les compétences neurocognitives renforcent les aptitudes relationnelles des patients, d’autres programmes « ciblés », plus restrictifs, permettent d’améliorer efficacement une composante de la cognition sociale, enfin, plus récemment, des interventions « globales », tenant compte de l’ensemble des processus de la cognition sociale altérés dans la schizophrénie ont été développés [4]. Le programme RC2S (Remédiation Cognitive de la Cognition Sociale) mis au point à Lyon est ainsi le premier programme en langue française entrant dans le champ des interventions globales. Cette intervention est individualisée et repose en partie sur l’outil informatique par le biais de situations de réalité virtuelle. Ce type de technologie offre en effet la possibilité de construire des environnements réalistes en 3D où toutes les composantes d’une interaction sociale réelle peuvent être mises en jeu. Des études de cas uniques multiples sont aujourd’hui en cours afin d’évaluer la pertinence de cet outil pour la prise en charge des déficits de cognition sociale chez les personnes souffrant de schizophrénie ou de troubles associés.


2020 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 41-48
Author(s):  
S. Lonchampt ◽  
F. Gerber ◽  
J.-M. Aubry ◽  
J. Desmeules ◽  
M. Kosel ◽  
...  

Devant faire face quotidiennement aux problèmes de prescription chez les adultes présentant une déficience intellectuelle en contexte hospitalier et étant fréquemment confrontés à la question de la prescription d’un antalgique, nous avons mené une réflexion sur les spécificités à prendre en compte dans cette population sur la base des données de la littérature, de considérations pharmacologiques et de notre expérience clinique. Cette réflexion s’organise en trois étapes : sources de douleurs fréquentes dans cette population, méthodes d’évaluation de la douleur et spécificités pharmacologiques de cette population.


2015 ◽  
Vol 22 (3) ◽  
pp. 223-234 ◽  
Author(s):  
M. David ◽  
A. Billette de Villemeur ◽  
F. Devillard ◽  
K. Dieterich ◽  
P.-S. Jouk ◽  
...  

2012 ◽  
Vol 23 ◽  
pp. 34-42
Author(s):  
Nathalie Nader-Grosbois

Cet article propose l’intégration de plusieurs axes d’évaluation et d’intervention ciblant les compétences socio-émotionnelles chez des enfants et adolescents à développement atypique, sur base d’un récent modèle heuristique du fonctionnement social de Yeates et al. (2007), inspiré des travaux menés en neuroscience sociale et en psychologie du développement. Il crée des articulations entre trois niveaux de fonctionnement social d’enfants et d’adolescents atypiques : en l’occurrence, le traitement de l’information sociale (Théorie de l’Esprit, traitement socio-perceptif, connaissances sociales), les interactions sociales (avec pairs et adultes), l’adaptation sociale et la qualité des relations. Pour chaque niveau spécifique, cet article propose des types d’instruments d’évaluation et des indications utiles pour soutenir leurs compétences ou pour limiter leurs déficits particuliers.


2018 ◽  
Vol 17 (132) ◽  
pp. 16-19
Author(s):  
Laurence Foix-L’hélias ◽  
Pascal Boileau
Keyword(s):  

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