approche dimensionnelle
Recently Published Documents


TOTAL DOCUMENTS

13
(FIVE YEARS 0)

H-INDEX

3
(FIVE YEARS 0)

2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S57-S57
Author(s):  
C. Henry ◽  
S. Choppin ◽  
E. Henry

Face aux difficultés persistantes pour traiter efficacement la dépression bipolaire et à la complexité des guidelines, il est indispensable d’identifier des prédicteurs de réponse aux traitements médicamenteux afin d’améliorer le pronostic fonctionnel des patients. Des études cliniques avec une approche dimensionnelle ont montré que les dépressions bipolaires pouvaient être caractérisées par la réactivité émotionnelle , celle-ci pouvant constituer un marqueur d’intérêt de réponse aux traitements pharmacologiques. Dans cette perspective, l’utilisation de modèles statistiques de trajectoire pour différencier des profils cliniques de réponses aux traitements a permis de montrer que l’hyperréactivité émotionnelle serait un facteur prédictif d’une bonne réponse aux antipsychotiques atypiques. Cependant, certaines dépressions bipolaires avec une hyporéactivité émotionnelle semblent résister aux traitements classiques. De ce fait, plusieurs études ont testé l’intérêt de thérapeutiques moins conventionnelles dans le traitement des dépressions bipolaires résistantes aux traitements habituels . Le pramipexole est un agoniste dopaminergique dont la particularité est d’avoir une affinité sélective pour les récepteurs D3 de la voie mésolimbique. Les données actuelles concernant l’efficacité antidépressive de ce traitement dans les dépressions bipolaires résistantes semblent en faveur de taux de réponses et de rémission significativement plus importants et plus précoces (dès la 3e semaine) en comparaison à des antidépresseurs classiques ou d’un placebo, et d’une bonne tolérance . Une série d’observations cliniques chez 64 patients souffrant de dépression (uni ou bipolaire) suivis en ambulatoire a montré une efficacité du pramipexole sur les symptômes de dépression dans un délai de 3 à 17 jours à des doses moyennes de 1,4 mg/j. L’hyporéactivité émotionnelle pourrait être un indicateur d’une meilleure efficacité du traitement. Nous proposons dans ce symposium de mettre en perspective les caractéristiques cliniques des dépressions bipolaires qui pourraient orienter le choix du clinicien entre antipsychotiques atypiques, antidépresseurs et thérapeutiques innovantes.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S64-S65
Author(s):  
P. Hum

La clinique a évolué et cette évolution prend des formes variées. Citons par exemple la nouvelle place occupée aujourd’hui par les troubles de l’humeur et les addictions, les réflexions concernant une préférence pour une approche dimensionnelle (en remplacement d’une classification catégorielle), la transformation du vocabulaire psychiatrique ou bien encore l’intérêt porté aujourd’hui au suicide. Ces exemples montrent que des influences extrêmement différentes peuvent faire évoluer le regard du clinicien. Certes, le médecin tente de décrire les différentes pathologies et ce savoir prend appui sur une pratique clinique antérieure ainsi que sur le développement des connaissances (notamment épidémiologiques, sur les résultats issues des études cliniques). Cependant, d’autres facteurs participent aussi à cette évolution. Certains semblent résulter d’un choix effectué par la communauté des psychiatres (par exemple choisir entre une classification catégorielle ou dimensionnelle). En revanche, d’autres influences proviennent du champ social au sens large, notamment l’évolution du lien social, les nouvelles attentes ou exigences des patients, les manières dont se posent les questions de responsabilité, les changements de la législation concernant les pratiques de soin, sans oublier le rôle des acteurs économiques, publics et privés. Nous proposons donc, dans cette session, de rechercher, d’identifier et d’interroger les différentes forces qui poussent la nosographie à évoluer. Plusieurs questions se posent alors. Comment se décide si un signe clinique est pertinent ? Comment se construit un diagnostic ? Ces processus sont-ils différents en médecine et en psychiatrie ? Et surtout, parmi les influences qui font évoluer la clinique, quelles sont celles que l’on veut garder et celles dont on ne veut pas ? Quelles sont celles dont on ignore la réalité et la portée ? Quelles sont celles sur lesquelles le praticien peut-il espérer garder la maîtrise ?


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S57-S58
Author(s):  
S. Choppin ◽  
C. Henry

Face aux difficultés persistantes pour traiter efficacement la dépression bipolaire et à face à la complexité des guidelines, il est indispensable d’identifier des prédicteurs de réponse aux traitements médicamenteux. Les dépressions bipolaires sont plus difficiles à traiter que les dépressions unipolaires en raison d’une moins bonne réponse aux traitements pharmacologiques et du risque de virage de l’humeur. Dans les recommandations internationales, on observe depuis quelques années une évolution qui donne une place plus importante aux thymorégulateurs classiques (lithium et valproate), puis une apparition des antipsychotiques et enfin une régression des antidépresseurs . Rien cependant n’indique dans ces recommandations comment orienter son choix, notamment en fonction de caractéristiques cliniques de la dépression. Des études cliniques avec une approche dimensionnelle ont montré que les dépressions bipolaires pouvaient être caractérisées par la réactivité émotionnelle mesurée par la Multidimensional Assessment of Thymic States Scale (MAThyS) , celle-ci pouvant constituer un marqueur d’intérêt de réponse aux traitements pharmacologiques. Dans cette perspective, l’utilisation de modèles statistiques originaux de trajectoire pour différencier des profils cliniques de réponses aux traitements a permis de montrer que l’hyperréactivité émotionnelle serait un facteur prédictif d’une bonne réponse aux antipsychotiques atypiques. La force de cette étude réalisée sur six semaines consécutives est de pouvoir observer la réponse aux traitements quel que soit l’épisode en cours sur un grand nombre de sujets, et l’une des limites était le faible effectif des patients sous antidépresseurs. Au vu de ces résultats prometteurs, nous prévoyons d’élargir l’échantillon et d‘utiliser la MAthyS pour suivre les réponses thérapeutiques.


2014 ◽  
Vol 26 (3-4) ◽  
pp. 213-221
Author(s):  
A. Braitman ◽  
V. Dauriac-Le Masson ◽  
F. Beghelli ◽  
E. Gallois ◽  
E. Guillibert ◽  
...  

L Encéphale ◽  
2014 ◽  
Vol 40 (3) ◽  
pp. 247-254 ◽  
Author(s):  
A. Braitman ◽  
V. Dauriac-Le Masson ◽  
F. Beghelli ◽  
E. Gallois ◽  
E. Guillibert ◽  
...  

Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document