mécanismes sociaux
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2021 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
Author(s):  
Kouassi Koffi Bertin ◽  
Adon Kouadio Patrick

Cet article vise à analyser les mécanismes de réussite et de rupture d’avec les pratiques non viables, de la mise en œuvre des projets de développement durable dans la ville d’Abidjan. Il s’agit de mécanismes sociaux dont le rôle dans les projets s’accroit avec la vision globale du grand Abidjan. Ensemble de stratégies et de moyens de contournement, ces mécanismes sont souvent inefficaces et inadaptés pour affronter les résistances sociales face au développement durable. En lieu et place des mécanismes institutionnels dans les actions publiques, ont été élaborés des mécanismes sociaux et d’arrangement entre les opérateurs économiques et les agents publics chargés de mettre en œuvre le développement durable. Cette situation freine les initiatives des villes durables en Côte d’Ivoire.


2020 ◽  
Vol 29 (1) ◽  
pp. 53-64
Author(s):  
Marco Alberio

Dans des régions rurales côtières, telles que la Gaspésie et la Côte-Nord, la pêche joue un rôle fondamentaldu point de vue social et économique. Le cas de la pêche nous semble intéressant en raison de la proximitéexistante entre l’exploitant (le pêcheur, capitaine propriétaire), la famille, le territoire et sa communauté. Contrairement à d’autres types d’exploitations naturelles, le capitaine propriétaire du Québec est un petit entrepreneur de type familial lui-même fortement enraciné dans une communauté territoriale. En vertu de cette proximité, les dynamiques entrepreneuriales (y compris celles associées à la relève) sont fortement imbriquées à celles de la communauté et de la famille. Après avoir présenté des données du recensement sur l’évolution du secteur (volumes de capture et marché de l’emploi) à travers les résultats d’une recherche qualitative, par le biais de 2 groupes de discussion avec des experts du secteur et 85 entrevues avec les capitaines propriétaires et leur famille, nous observerons comment et à travers quels mécanismes sociaux la famille, la communauté locale et la communauté professionnelle peuvent contribuer à façonner la trajectoire professionnelle et entrepreneuriale des pêcheurs capitaines propriétaires, plus spécifiquement le phénomène du transfert d’entreprise et de sa relève. La relève est, selon nous, un élément fondamental ayant un rôle central sur la pérennité des entreprises dans un secteur clé pour cette région. Dans ce contexte, la pérennité de ce métier et de ces entreprises devient essentielle pour la vitalité sociale et économique de la région de la Gaspésie, qui expérimente plusieurs difficultés d’ordre démographique, social et économique.


2019 ◽  
pp. 63-79
Author(s):  
Pierre Debeaudrap ◽  
Myriam De Loenzien ◽  
Gervais Beninguisse

Inégalité et handicap sont deux notions si étroitement liées l’une à l’autre que leur mise en relation nécessite paradoxalement un effort conceptuel qui à la fois les distingue et clarifie leurs liens. Dans le domaine des études de population, ce besoin se double de la nécessité d’opérationnaliser les concepts. Le handicap a progressivement été défini comme un processus socialement construit, ouvrant la voie à une analyse des inégalités et particulièrement des situations d’iniquité. Des relations de causalité réciproques entre handicap et inégalité ont été explorées, accordant une place centrale à la notion de participation sociale. Celle-ci se heurte à la variabilité de sa définition. Plusieurs modèles ont mis en évidence des mécanismes sociaux sous-jacents à ces relations, proposant de nouvelles perspectives comme l’a fait l’approche des capabilités. Ces réflexions toujours en cours témoignent du dynamisme de ce champ de recherche novateur que constituent les « disability studies ». Celui-ci, porteur d’un idéal d’égalité, jette une lumière spécifique sur la notion d’inégalité.


Revista Trace ◽  
2018 ◽  
pp. 11 ◽  
Author(s):  
Maurizio Gribaudi
Keyword(s):  

Dans les images évoquées par l’opposition « micro/macro » et auxquelles on fait appel dans les débats pour mettre en regard les deux démarches, ou pour défendre l’une plutôt que l’autre, on peut presque toujours déceler la connotation d’une irréductibilité d’échelle. L’approche micro-analytique est supposée renvoyer inévitablement à des espaces et à des mécanismes sociaux qui se situent à l’échelle de la réalité même, comme dans la célèbre fiction de Borges. Le « macro » est perçu, en revanche, comme le niveau de la globalité, de la généralité -au moins le 1 : 250 000 des cartographies régionales, voire le 1 : 500 000 de la carte nationale ou même le 1 : 2 000 000 de la carte du continent. Dans ce cadre, le débat se développe sur deux fronts. Il porte d’une part sur les capacités de généralisation ou de spécification propres à l’une ou à l’autre aproche ; d’autre part, sur la nature différente des phénomènes sociaux que chaque niveau d’échelle est supposé apte à faire ressortir. Bernard Lepetit, dans ce même volume, se situe à l’intérieur de ce débat en développant les implications liées à cette opposition de base.


2018 ◽  
Vol Épistémologies du pluriel (Articles) ◽  
Author(s):  
Emmanuelle Bruneel

International audience This article aims to report on the way «diversity’s contemporary rhetoric» is considering the issue of social plurality and, doing so, reconfiguresthe ins and outs. Its recurrent uses in different sorts of public discourses (the one about «corporate social and environmental responsibility») allows us to examine «diversity» in terms of what that concept intends to focus on. Our analysis is a political one and is situated within the field of information and communication sciences insofar as it aims to approach the mediations of «diversity» as a social concept.Thus, our intention is to seize the contemporary social sayings about «diversity» and to characterize the concept within its discursive and visual existence. Conveyed by several institutional discourses via expressions such as «promote», «respect» or even «include diversity», this formulation seems ambiguous. It appears as a desire to gather the plurality of all «differences» and it aims to represent the plurality ofsociety while trying not to separate different members who compose it. It includes several themes which are, moreover, equivocal: it is used in heterogeneous contexts to talk about anti-discrimination, tolerance, parity, anti-homophobia, or anti-sexism, anti-racism, disability, secularism, etc. Nevertheless, all these evocations crystallize the idea of variety, plurality, dissimilarities, and non-identity between all. We willquestion discourses which aim to reflect an enchanted «diversity» as rhetorical content according to a semiotic approach to discursive forms and editorial formats. We will be focusing on grasping what epistemology of the plural the French «diversity’s rhetoric» is dealing with. Wondering which kind of pluralities «diversity» is intended to represented, we will point out that it is a discursive modality supporting semantic positive themes such as «combating discrimination» and «promoting differences» and «otherness» and linked to a multicultural conception of society.Globally, we would like to show that the French «diversity’s rhetoric» qualifies the «plural being» of society in a way that renews social mechanisms stereotyping alterity. El objetivo de este trabajo es dar cuenta de la forma en la cual la noción de “diversidad” lleva en Francia a la cuestión del pluralismo social. Setrata de demostrar que la retórica de “la diversidad” configura los entresijos de las “diferencias” raciales. El empleo frecuente de la denominación “a diversidad” dentro de distintos discursos sociales que circulan en el espacio público francés (en particular los discursos de “responsabilidad social y ambiental”) permite examinar “la diversidad” en cuanto a lo que pretende representar. El análisis semiopolítico propuesto se sitúa en el campo de las Ciencias de la información y la comunicación y pretende hacerse carga de los refranes sociales y de las mediaciones de cuales “la diversidad” es objeto. Empleada en los discursos institucionales mediante expresiones tales como “promover”, “respetar” o incluso “incluir la diversidad”, esta formulación parece ambigua. Este concepto quiere recoger la pluralidad de todas las “diferencias” y representar la calidad plural y unificada de la sociedad. Los temas que incluye son, además, ambiguos: esta utilizada en contextos heterogéneos para hablar tanto delucha contra la discriminación, de tolerancia, de paridad, como de lucha contra la homofobia, el sexismo, o el racismo, también de discapacidad, de laicismo, etc. Sin embargo, todas estas evocaciones cristalizan una idea de variedad, de pluralidad, de diferencias entre cada uno. Queremos cuestionar los discursos que lo utilizan para reflejar una “diversidad” encantada y eufemista, según un enfoque semiológicoa formas discursivas y formatos editoriales que desarrollan la retórica francesa de “la diversidad”. Este enfoque permite de restituir lo que está en juego, al nivel comunicacional, con respecto a la epistemología del plural. Preguntándonos: “¿Que pluralidad «la diversidad» pretende representar?”, la vamos a ver como una modalidad discursiva de despolitización empleada para aludir positivamente a temas como la “lucha contra la discriminación”, las “diferencias” y la “alteridad” y como concepción multicultural de la sociedad. Globalmente, veremos que la retórica de“la diversidad” califica la “sociedad plural” de tal modo que vuelven los mecanismos sociales de estereotipia de la alteridad. L’objectif de cet article est de rendre compte de la manière dont la notion de « diversité » est utilisée en France afin de traiter de la problématiquede la pluralité sociale. Il s’agit en particulier de montrer en quoi la rhétorique de « la diversité » reconfigure les tenants et les aboutissants des questions relatives aux « différences » ethno-raciales. L’analyse de discours de « responsabilité sociétale et environnementale » (RSE) d’organisations qui la mobilisent permet d’interroger « la diversité » à l’aune de ce qu’elle entend représenter. L’analyse sémio-politique proposée s’inscrit en sciences de l’information et de la communication et vise à mettre au jour certaines énonciations sociales et certaines médiations dont « la diversité » fait l’objet. Mobilisée dans les discours institutionnels via des expressions telles que « promouvoir », « respecter » ouencore « inclure la diversité », cette formule ambiguë semble prendre en charge l’idée de pluralité « des différences » et dire la qualité plurielle mais unifiée de la société. Les thématiques qu’elle inclut sont, par ailleurs, équivoques : on l’emploie dans des contextes hétérogènes pour parler d’anti-discrimination, de tolérance, de parité, d’antihomophobie, d’antisexisme, d’antiracisme, de handicap, de laïcité, etc. Néanmoins, toutes ces évocations cristallisent l’idée de variété, de pluralité, de dissemblances, de non-identité des uns et des autres. Des discours qui l’emploient émane une teneur enchantée mais aussi euphémique que l’on tentera de saisir à partir d’une approche sémiologique des formes discursives etdes formats éditoriaux qui font exister cette rhétorique de « la diversité ». Cette approche permet de resituer ce qui s’y joue, sur le plan communicationnel, en matière d’épistémologie du pluriel. En se demandant : « Quelle pluralité la notion de «diversité» ainsi mobilisée entend-elle représenter ? », on en arrive à l’envisager comme une modalité discursive dépolitisante utilisée pour évoquerpositivement des thèmes tels que « la lutte contre les discriminations », les « différences » et « l’altérité » et comme une conception multiculturaliste de la société. Globalement, cette rhétorique de « la diversité » opère une qualification de « l’être pluriel de la société française » propre à réenclencher des mécanismes sociaux de stéréotypie de l’altérité.


2010 ◽  
Vol 65 (2) ◽  
pp. 345-374
Author(s):  
Sebastian Veg

RésuméLe mouvement du 4 mai 1919 est généralement associé aux appels en faveur de « Monsieur Science et Monsieur Démocratie » d’activistes comme Chen Duxiu, dont les théories restent souvent prisonnières d’une vision à la fois scientiste et instrumentale, conduisant directement du darwinisme social au marxisme. L’appel à la littérature comme vecteur de diffusion des idées nouvelles a cependant donné naissance à un autre courant de réflexion dont Lu Xun est le représentant central. Cet article cherche à montrer comment Lu Xun, dans ses nouvelles, a rejeté l’instrumentalisation aussi bien de la littérature que du savoir sur l’homme que celle-ci véhicule. Se détournant de la morale comme du culturalisme biologique, il traite les difficultés rencontrées par la démocratie en Chine à travers une analyse des mécanismes sociaux qui entravent une plus grande autonomie individuelle. Par ce tournant épistémologique, et par sa volonté de thématiser de façon réflexive la position de l’écrivain comme observateur du social, Lu Xun peut être considéré comme un pionnier dans l’émergence du discours des sciences sociales modernes en Chine.


2008 ◽  
Vol 32 (1-2) ◽  
pp. 65-83 ◽  
Author(s):  
Florina Gaborean

RésuméÀ la suite d’une enquête de terrain réalisée dans un village de Transylvanie, cet article explore la mutation des pratiques successorales et des principes qui gouvernent la transmission du patrimoine dans le contexte de la transition postcommuniste. Il vise à identifier les mécanismes sociaux générés par la reprivatisation des propriétés foncières. Pour ce faire, les changements postcommunistes sont analysés dans une perspective historique qui distingue trois périodes allant de 1940 jusqu’à 2005 (l’avant, le pendant et l’après collectivisation).Le travail fait voir que la rétrocession des terres aux anciens propriétaires s’est produite à travers la transmission des propriétés foncières. Ce double processus amène une recomposition des stratégies successorales qui ravive l’opposition entre la norme juridique et les pratiques coutumières. Le conflit entre ces deux types de légitimité est un facteur qui a considérablement ralenti le processus de décollectivisation en Roumanie.Après avoir examiné l’évolution des mécanismes de la reproduction sociale en Roumanie, l’article met en lumière les impacts sociaux de la transition post-communiste et les nombreuses contradictions qu’elle engendre.


2007 ◽  
Vol 50 (2-3) ◽  
pp. 172-211 ◽  
Author(s):  
Gagan Sood

AbstractThis article details the social and cultural mechanisms by which correspondence in Arabic- and Latin-script languages was written, understood and preserved in mid-eighteenth-century Islamic Eurasia. Aside from two major differences in letter-writing culture, which were embodied in the choice of script, the resident communities of Islamic Eurasia approached correspondence in a similar fashion. Perhaps surprisingly, there is no correlation between these practices and the author's ethnicity or nationality. This is strong evidence for the autonomy and universality of custom in a region on the cusp of massive changes in its relationship to Europe. Cette contribution détaille les mécanismes sociaux et culturels par lesquels la correspondance en langues et caractères arabes et latins fut rédigée, comprise et préservée en Eurasie Islamique au milieu du dix-huitième siècle. À l'exception de deux différences clés dans les pratiques épistolaires – exprimées dans le choix de l'écriture utilisée – les communautés de l'Eurasie Islamique abordèrent la correspondance d'une manière semblable. Qu'il n'y ait aucune corrélation entre ces pratiques et l'ethnicité ou la nationalité de l'auteur surprend; mais c'est une preuve notable de l'autonomie et de l'universalité des coutumes dans une région qui parvenait à l'apogée de transformations majeures dans ses relations avec l'Europe.


2006 ◽  
Vol 12 (1) ◽  
pp. 14-19
Author(s):  
Pierre Morissette

Résumé Le comportement suicidaire, envisagé sous l'angle de la communication et en tant que message à l'environnement, découle d'une perspective récente du phénomène. En effet, traditionnellement, on a documenté les composantes individuelles ou intrapsychiques du suicide ou encore, on a tenté de faire certaines relations avec des facteurs sociaux ou économiques. Or, intuitivement ou par expérience personnelle, on sait que le suicide a souvent un impact sur l'environnement et sur les personnes significatives du suicidaire; les tabous et la peur entourant le phénomène en sont la manifestation la plus probante. Ainsi, on a émis l'hypothèse que les mythes sur le suicide agissent comme mécanismes sociaux de défense et de rationalisation pour contrer les impacts du message très violent que transmet le comportement suicidaire. De plus en plus, on commence à envisager le suicide en tant que communication et cette hypothèse ouvre des possibilités intéressantes de recherche et d'intervention.


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