comportement suicidaire
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2020 ◽  
Vol 59 (2) ◽  
pp. 140-147 ◽  
Author(s):  
Brian L. Mishara

Le comportement suicidaire peut être perçu comme une stratégie de coping utilisée pour composer avec des situations très souffrantes, incontournables et inévitables. Les recherches indiquent que les jeunes qui ont fait une tentative de suicide, en comparaison avec des jeunes qui ont vécu des situations difficiles semblables, et qui n’ont pas fait une tentative de suicide, peuvent imaginer moins de stratégies de coping dans des situations négatives hypothétiques, et font preuve d’un moins grand répertoire de stratégies de coping. Il existe actuellement des programmes scolaires pour apprendre aux enfants les stratégies de coping. À titre d’exemple, le programme Les amis de Zippy enseigne aux enfants âgés de cinq à sept ans à élargir leur répertoire de stratégies de coping. Actuellement, plus de 1,8 million d’enfants dans 30 pays ont participé à ce programme et des recherches dans cinq pays montrent que la participation au programme entraîne une amélioration des stratégies de coping. Un nouveau programme nommé Passeport : S’équiper pour la vie et s’adressant aux enfants de 4e et 5e années de l’école primaire (9 à 11 ans), renforce l’utilisation des stratégies de coping. Bref, l’auteur avance que si tous les enfants ont l’occasion d’apprendre à améliorer leur répertoire de stratégies de coping, l’incidence des comportements suicidaires à l’adolescence et à l’âge adulte diminuera significativement.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S79-S79
Author(s):  
L. Jehel ◽  
N. Howard ◽  
M. Pradem ◽  
Y. Simchowitz ◽  
Y. Robert ◽  
...  

La situation de la Guyane-Française, département français d’Amérique, est un exemple fort de l’exigence de prendre en compte les paramètres transculturels pour comprendre et agir sur la prévention du suicide. On distingue, dans cette région, la population vivant sur le littoral ayant accès aux principales ressources et la population vivant dans les communes de l’intérieur. En effet, les peuples de la Guyane sont irrégulièrement répartis sur 84 000 km2. Certains villages sont éloignés des structures de soins et de santé parfois de plusieurs jours de pirogues. Les dernières études de l’OMS démontrent que les risques du suicide croissent avec l’éloignement des centres urbanisés. La population résidant sur les deux fleuves de la Guyane et à l’Intérieur (espace forestier amazonien) présente une vulnérabilité au suicide supérieure à tous les autres segments de la société guyanaise et française. Ces suicides sont essentiellement le fait de jeunes. La question du suicide chez les populations autochtones de la Guyane révèle un mal être profond qui dépasse la simple conception médicopsychologique du risque de passage à l’acte. Les causes de ce phénomène sont pluridimensionnelles et regroupent entre autres des facteurs psychologiques, sociaux, anthropologiques, écologiques et politiques. Si les passages à l’acte sont dans la majorité des cas liés à une consommation excessive d’alcool et déclenchés par des motifs au premier abord anodins (différends familiaux, obstacle à l’achat de produits de consommation), ils résultent plutôt de la manifestation extrême d’un mal-être bien plus profond. Pertes de repères liés à la modification brutale des modes de vie, déstructuration de la cellule familiale, inactivité en particulier chez les jeunes, échecs scolaires, absence de perspectives d’avenir et isolement sont des motifs qui peuvent expliquer le comportement suicidaire. Un partenaire majeur dans cette réflexion est le CCPAB (Conseil consultatif des populations amérindiennes et Bushininge de Guyane), instance auprès de la future collectivité unique, siégeant à la Préfecture, spécifique aux DOM, qui fait du suicide des autochtones un axe prioritaire de lutte. C’est une démarche intégrative de ces dimensions pour une évaluation globale avec des outils spécifiques que nous construisons au sein de l’équipe Inserm (Ipsom) à laquelle est adossée la CeRMEPI (cellule régionale pour le mieux être des populations de l’intérieur) créée par le préfet. Cette prise en charge holistique permettra d’aider le travail plus spécifiquement médical de prévention et de soins qui est actuellement effectué par les services de psychiatrie de Guyane grâce aux équipes mobiles et à la CUMP (cellule d’urgence médicopsychologique).


Author(s):  
André Cellard ◽  
Élise Chapdelaine ◽  
Patrice Corriveau

RésuméDepuis l’époque où le suicide était traité par la justice canadienne au même titre qu’un meurtre prémédité jusqu’à la décriminalisation de la tentative de suicide en 1972, l’évolution de la réaction sociale à l’endroit du comportement suicidaire a connu un renversement spectaculaire. À l’aide d’une analyse des procès pour tentative de suicide au Québec entre 1892 et 1972, nous analyserons dans cet article le déplacement de l’interprétation de la tentative de suicide dans les cours de justice. Nous verrons que si le droit et la science médicale s’opposent à l’occasion pour imposer leur explication de la tentative de suicide, ils ne s’excluent pas mutuellement, se renforçant parfois l’un l’autre. En outre, nous constaterons que la réaction sociale au comportement suicidaire avait commencé à migrer du judiciaire au médical au sein même des cours de justice appelées à juger les personnes accusées de tentative de suicide, procédant ainsi de facto à une décriminalisation avant l’heure.


Criminologie ◽  
2007 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 57-83 ◽  
Author(s):  
Joel Harvey ◽  
Alison Liebling

Résumé Malgré L'attention considérable des politiques dans ce domaine, le nombre de suicides dans les prisons d'Angleterre et du pays de Galles continue de poser un problème. Suite à la prolifération des études entreprises, d'importants progrès ont été réalisés. Nous allons ici revoir les conclusions clés de différentes études menées dans plusieurs pays au cours des dix dernières années. De plus en plus, le suicide en prison est considéré comme un problème de vulnérabilité et d'adaptation, et l'on croit qu'en améliorant les politiques et les relations on pourra offrir aux prisonniers ce soutien dont ils ont un si grand besoin. Les liens entre la capacité à résoudre des problèmes, l'adaptation, le soutien social et le comportement suicidaire en prison sont évidents ; le présent article soutient donc qu'il faut aborder le suicide dans le cadre des relations sociales interpersonnelles pour arriver à le comprendre. La recherche devrait s'appuyer sur la littérature sociologique facilement disponible et qui insiste sur l'importance des réseaux sociaux au sein de la communauté carcérale. Les détenus qui constituent un risque de suicide sont souvent les plus démunis quand il s'agit d'obtenir du soutien social ou de réagir aux rares sources de soutien disponible. Parallèlement aux méthodes psychologiques et aux tests psychométriques, la recherche devrait s'appuyer sur l'ethnographie et sur les modèles qualitatifs, ainsi que sur l'examen systématique du tissu complexe des relations existantes dans la communauté carcérale. Si cet article sert de tremplin à de plus amples discussions et qu'il génère davantage de recherche, son but aura été atteint.


L Encéphale ◽  
2007 ◽  
Vol 33 (2) ◽  
pp. 156-159 ◽  
Author(s):  
L. Cailhol ◽  
C. Damsa ◽  
L. Marclay ◽  
Y. Burnand ◽  
C. Lazignac ◽  
...  

2006 ◽  
Vol 12 (1) ◽  
pp. 14-19
Author(s):  
Pierre Morissette

Résumé Le comportement suicidaire, envisagé sous l'angle de la communication et en tant que message à l'environnement, découle d'une perspective récente du phénomène. En effet, traditionnellement, on a documenté les composantes individuelles ou intrapsychiques du suicide ou encore, on a tenté de faire certaines relations avec des facteurs sociaux ou économiques. Or, intuitivement ou par expérience personnelle, on sait que le suicide a souvent un impact sur l'environnement et sur les personnes significatives du suicidaire; les tabous et la peur entourant le phénomène en sont la manifestation la plus probante. Ainsi, on a émis l'hypothèse que les mythes sur le suicide agissent comme mécanismes sociaux de défense et de rationalisation pour contrer les impacts du message très violent que transmet le comportement suicidaire. De plus en plus, on commence à envisager le suicide en tant que communication et cette hypothèse ouvre des possibilités intéressantes de recherche et d'intervention.


2006 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
pp. 129-169
Author(s):  
Barrie M. Ratcliffe

Résumé Les tenants de la thèse écologiste en sociologie urbaine considèrent les suicides dans la ville comme des symptômes de pathologie urbaine. Dans leur sillage, les historiens qui ont étudié le problème à Paris au XIXe siècle, assumant que les statistiques officielles reflètent la réalité, ont cherché à expliquer le taux plus élevé dans la capitale qu'ailleurs en France par le déracinement et l'inadaptation des immigrants, des marginaux et même des classes ouvrières. L'objectif de cet article est de tester la validité de ces conclusions. La méthode adoptée consiste, tout d'abord, en la constitution d'une base de données fiable construite à partir de trois sources différentes: les registres de la Morgue, les statistiques publiées tous les ans par le Ministère de la Justice et des compilations faites à partir de dossiers individuels durant les années 1850. Elle consiste, aussi, en une analyse des chiffres bruts et des taux globaux, ainsi que de l'incidence des suicides par sexe, statut civil, groupe d'âge et profession à travers iespace parisien. Les résultats infirment la validité de la thèse écologiste. Les taux naugmentent pas avec le temps et les immigrants, les marginaux et les classes populaires ne sont pas surreprésentés parmi les suicide. Cet article soutient aussi que les méthodes dont on se sert pour mettre fin à ses jours sont plus passives que brutales et que les suicides sont moins importants parmi les causes de décès qu ils ne le seront au XXe siècle quand les taux parisiens seront devenus les moins élevés en France.


2002 ◽  
Vol 47 (5) ◽  
pp. 473-476 ◽  
Author(s):  
Leora Pinhas ◽  
Harriet Weaver ◽  
Pier Bryden ◽  
Nagi Ghabbour ◽  
Brenda Toner

Objective: This study examined whether gender-role conflict influenced the suicidal behaviour of adolescent girls. Method: We designed a checklist and used it to perform a chart review. Results: Gender-role conflict was associated with suicidal behaviour in 26.79% of the adolescent girls, and 2.68% of the adolescent boys, that we studied. Conclusions: Gender-role conflict plays an important role in the suicidal behaviour of girls. At present, there is no published research examining the impact of gender-role conflict on suicidal adolescents. Objectif: Cette étude examine si le conflit entre sexe et rôle influence le comportement suicidaire des adolescentes. Méthode: Nous avons mis au point une liste de vérification et l'avons utilisée pour effectuer une étude de dossiers. Résultats: Le conflit sexe-rôle était associé au comportement suicidaire chez 26,79 % des adolescentes et chez 2,68 % des adolescents que nous avons observés. Conclusions: Le conflit sexe-rôle joue un rôle important dans le comportement suicidaire des filles. À l'heure actuelle, aucune étude n'a été publiée sur l'effet du conflit sexe-rôle sur le suicide des adolescentes.


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