nouveaux arrivants
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2021 ◽  
Vol 21 ◽  
Author(s):  
Stanisław Rabiej
Keyword(s):  

L'objectif de cet article est de montrer les différences et les similitudes existantes dans l'approche de la dynamique de la crise de l'immigration survenant dans les pays du "Triangle de Weimar" après 2015. Les méthodes de recherche suivantes ont été utilisées : descriptive, comparative et analyse des documents et des sources disponibles. Il se compose de trois parties - une introduction à la question, une analyse des problèmes locaux face à la vague d'émigration en France, en Allemagne et en Pologne, une indication des stratégies différenciées face à la crise de l'immigration et son cours après 2015, et dans la conclusion indiquant la possibilité d'appliquer des actions positives envers les nouveaux arrivants en Europe. Il s'ensuit, premièrement, que les États de l'UE doivent abandonner les stéréotypes qui dégradent l'image des émigrants/réfugiés, deuxièmement, que la crise de l'immigration peut en fait contribuer à l'intensification des activités d'intégration dans l'Union, et troisièmement, qu'une politique migratoire commune à l'ensemble de l'Union européenne est nécessaire.


2021 ◽  
Vol 76 (3) ◽  
pp. 489-529
Author(s):  
Anne Friedrichs

Tracer les limites des sociétés dans une perspective transeuropéenne Les « Polonais de la Ruhr » à la fin du xixe et au début du xxe siècleCet article se penche sur les travailleurs germano-polonais, principalement originaires des régions orientales de la Prusse, de l’Autriche-Hongrie et de l’Empire russe, dans la vallée de la Ruhr au tournant des xixe et xxe siècles. À partir de cette étude de cas, nous cherchons à faire valoir un point méthodologique plus général permettant de repenser notre conception des sociétés, en étudiant les processus par lesquels la démarcation et l’appartenance ont été produites aux niveaux local, national et transeuropéen lorsqu’un nombre croissant de personnes sont venues, restées et parfois parties de nouveau. La figure intellectuelle et sociale des « Polonais de la Ruhr » est particulièrement révélatrice en ce qu’elle met au jour des attributions spatiales concurrentes dont les significations ont changé en fonction du monde social et du contexte. L’analyse des processus de différenciation et d’évaluation imbriqués dans lesquels ces migrants étaient impliqués donne un aperçu de l’influence exercée par les acteurs régionaux à travers les pratiques administratives de catégorisation. Elle met également en évidence les différentes manières dont les nouveaux arrivants se sont représentés et ont réglementé les relations sociales. Enfin, nous discutons des conséquences de ces processus interactifs dans la classification légale et académique d’individus qui se déplaçaient au-delà de la grille de lecture de l’État-nation – et entre des espaces multiples tels que la vallée de la Ruhr et les régions polonophones. L’article montre que même à une époque où l’idéal de l’État-nation devenait prédominant dans les discours universitaires et publics en Europe, différentes constructions de l’appartenance, fondées sur l’origine, la réussite et des visions de l’humanité commune des sujets se côtoyaient dans la région de la Ruhr en tant que zone économique façonnée par les mobilités.


2021 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 61-78
Author(s):  
Preston Jones

At the end of the nineteenth century the Arctic was a region of potential conflict. A primary cause of conflict is uncertainty. In the Arctic and near Arctic during the Klondike and Nome rushes, a degree of certainty came from two key sources: predictable US shipping and widely-respected Canadian law enforcement. A common culture among many newcomers to the region played an important role but, drawing on Abraham Maslow’s well-known “hierarchy of needs” theory, this paper argues that generally reliable shipping and generally respected law enforcement laid the foundation for a culture of cooperation described in numerous gold rush memoirs. À la fin du 19e siècle, l’Arctique était une région de conflits potentiels. L’incertitude constitue l’une des principales causes des conflits. Dans l’Arctique et les régions voisines de l’Arctique pendant les ruées vers le Klondike et Nome, un certain degré de certitude provenait de deux sources clés : la prévisibilité du transport maritime américain et le grand respect accordé à l’application de la loi au Canada. Bien que la culture commune à bon nombre des nouveaux arrivants dans la région ait joué un grand rôle, l’auteur s’appuie sur la théorie bien connue de la « hiérarchie des besoins » d’Abraham Maslow pour soutenir qu’un transport généralement fiable et une application de la loi généralement respectée ont jeté les bases d’une culture de collaboration décrite dans plusieurs mémoires de la ruée vers l’or.


Author(s):  
Mila DRAGOVIC

Pour les élèves allophones nouveaux arrivants en collège, dont les histoires personnelles s’inscrivent dans les mouvements migratoires récents, l’accueil et l’inclusion scolaires sont les conditions indispensables de l’insertion sociale, laquelle passe en premier lieu par la maîtrise de la langue de scolarisation. Cet article, basé sur l’expérience d’une douzaine d’années d’enseignement de français dans autant de collèges publics en région parisienne, examine la faisabilité pédagogique des préconisations théoriques et réglementaires et témoigne de l’intérêt porté à ces apprenants en tenant compte de la nécessité de leur assurer les conditions d’une scolarité obligatoire réussie, l’innovation pédagogique découlant de la situation de leur inclusion rapide en classes ordinaires.


Author(s):  
Guillaume Deschênes-Thériault ◽  
Christophe Traisnel

Les communautés acadiennes de la région Atlantique au Canada, tout comme les autres communautés francophones en situation minoritaire dans ce pays, s’investissent depuis le début des années 2000 dans l’accueil d’immigrants francophones. Cet intérêt pour l’immigration s’inscrit dans un contexte d’une immigration qui ne reflète pas le paysage linguistique canadien d’un point de vue démographique et une décroissance démographique des francophones dans l’ensemble des provinces canadiennes. L’immigration francophone en Acadie est un enjeu à la convergence d’expériences individuelles, de volontés politiques et d’espoirs communautaires autour d’une cause commune : réussir la rencontre entre les nouveaux arrivants et les sociétés d’accueil. L’objectif de cet article est de mieux comprendre les conditions dans lesquelles s’opère cette rencontre entre l’immigrant et sa communauté d’accueil dans le contexte particulier de l’Acadie. Le nouvel arrivant fait face à des défis d’intégration sociale et économique rencontrés par un grand nombre d’immigrants, sans différenciation linguistique prononcée. Il rencontre aussi des problématiques liées au fait d’immigrer dans une communauté francophone en situation minoritaire. Nous cherchons à cerner les facteurs qui influencent l’expérience migratoire des francophones nés à l’étranger qui décident de s’installer dans l’une des quatre provinces de l’Atlantique, avec un accent particulier sur les facteurs linguistiques associés à cette insertion. Pour ce faire, nous avons effectué une dizaine d’entretiens informatifs avec des intervenants communautaires engagés dans l’accueil d’immigrants francophones. Nous avons aussi mené une cinquantaine d’entretiens auprès de francophones nés à l’étranger et installés au Canada Atlantique. Lors de ce terrain d’enquête, réalisé de juillet à novembre 2018, nous avons rencontré des immigrants dans l’ensemble des quatre provinces atlantiques. Cette démarche qualitative vise à enrichir notre compréhension du processus migratoire, en particulier des moments clés de la rencontre entre un individu et sa communauté d’accueil, à partir des expériences personnelles ou familiales des nouveaux arrivants. Nous cherchons à sortir d’une vision linéaire des parcours migratoires au profit d’un récit des expériences telles que racontées par les immigrants eux-mêmes.


2020 ◽  
Vol 29 (2) ◽  
pp. 185-196
Author(s):  
Marc-André Bonneau ◽  
Sophie Dupéré

Cet article a pour objectif de présenter et de discuter certains facteurs facilitant la participation sociale, selon la perspective de personnes donnant de leur temps dans une petite communauté rurale. Cette implication est particulièrement importante pour les communautés situées dans une région dévitalisée sur les plans social et économique. Les résultats découlent d’une recherche qualitative effectuée auprès de 12 personnes engagées dans une communauté rurale située dans la région du Centre-du-Québec, au Québec. L’analyse thématique a fait ressortir six éléments facilitant la participation : 1) le besoin de revitaliser la communauté, 2) la présence de soutien municipal, 3) le dynamisme lié à la présence de nouveaux arrivants, 4) un climat de confiance, de réciprocité et d’entraide, 5) l’utilisation des réseaux sociaux et 6) un désir d’autonomie collective. À partir de ces résultats, nous discutons de l’importance de soutenir la participation sociale pour le développement socioéconomique de communautés rurales et pour la réduction des inégalités sociales.


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