Enseigner en français et enseigner le français aux collégiens allophones

Author(s):  
Mila DRAGOVIC

Pour les élèves allophones nouveaux arrivants en collège, dont les histoires personnelles s’inscrivent dans les mouvements migratoires récents, l’accueil et l’inclusion scolaires sont les conditions indispensables de l’insertion sociale, laquelle passe en premier lieu par la maîtrise de la langue de scolarisation. Cet article, basé sur l’expérience d’une douzaine d’années d’enseignement de français dans autant de collèges publics en région parisienne, examine la faisabilité pédagogique des préconisations théoriques et réglementaires et témoigne de l’intérêt porté à ces apprenants en tenant compte de la nécessité de leur assurer les conditions d’une scolarité obligatoire réussie, l’innovation pédagogique découlant de la situation de leur inclusion rapide en classes ordinaires.

1961 ◽  
Vol 16 (6) ◽  
pp. 1053-1065 ◽  
Author(s):  
František Graus
Keyword(s):  

En essayant d'esquisser une histoire des « pauvres » au bas Moyen Age et de son évolution, je me rends compte des écueils qui doivent se dresser et se dresseront sur ma route, du caractère provisoire aussi de la présente tentative. Cependant, si je me suis décidé à persévérer, c'est au moins pour deux raisons. En premier lieu, alors que les historiens examinent avec minutie l'histoire économique du bas Moyen Age et prêtent une très vive attention aux faits politiques, à la doctrine même de l'Etat et aux changements survenus dans la structure de ce même Etat, en contre-partie, il n'est paru aucun travail d'importance sur l'évolution sociale et notamment sur celle des groupes sociaux inférieurs.


1978 ◽  
Vol 33 (4) ◽  
pp. 720-728
Author(s):  
Daniel Roche
Keyword(s):  

Le baron d'Holbach n'a pas eu de chance. On ne dispose pas d'une édition complète, exhaustive et scientifique de son oeuvre ; sa correspondance est dispersée et mal connue. L'étude de ses ouvrages se heurte, bien sûr, au problème complexe des attributions clandestines et de la diffusion cachée ; elle a donné lieu à un débat qui porte sur deux points principaux : en premier lieu, dans quelle mesure peut-on arriver à une identification définitive des travaux personnels de d'Holbach dans des ensembles collectifs — l'Encyclopédie, la Correspondance Littéraire, le Militaire Philosophe — ? Interrogation difficile étant donné les prête-noms ; en second lieu, quels ont été les supports sociaux de la doctrine et des idées holbachiennes ? Cette deuxième question reste tout à fait présente, car elle met en cause le rôle des courants matérialistes dans la pensée des Lumières. Certains, comme P. Naville, voient dans le baron, un rôle premier, fécond et décisif et dans son oeuvre la « terre nourricière » du premier communisme.


1983 ◽  
Vol 38 (4) ◽  
pp. 773-789
Author(s):  
Robert Boyer ◽  
Jacques Mistral
Keyword(s):  

Le premier des deux articles consacrés à la présente crise a plaidé en faveur d'une fécondation réciproque des approches historique et économique pour rendre compte de la spécificité de la période actuelle. En s'appuyant sur le résultat de recherches plus systématiques menées dans cette perspective, le précédent article a permis de dégager trois points principaux.— En premier lieu, la crise actuelle n'est ni un accident passager (33 *)» ni la conséquence de l'abandon des préceptes keynésiens par des gouvernements séduits par le monétarisme (38), encore moins la phase descendante d'un cycle de Kondratieff prévisible de longue date (40) ; elle traduit plutôt l'arrivée à ses limites d'un mode de croissance original dont les succès, depuis la seconde guerre principalement, ont tenu à la conjonction d'un régime d'accumulation (” de type fordiste » pour être bref) et d'une forme de la régulation d'ensemble (” de type administrée »).


1983 ◽  
Vol 38 (3) ◽  
pp. 735-768 ◽  
Author(s):  
Jean Vassort
Keyword(s):  

Mobilité et enracinement : tel est le thème central de l'enquête dont on trouvera rassemblées ici les principales conclusions, et qui a cherché à mesurer, à partir des migrations (de faible comme de grande ampleur) et de la mobilité professionnelle, quels sont dans une société provinciale de l'extrême fin du XVIII e siècle, le poids relatif du mouvement et de la stabilité, les rapports entre ces deux tendances et leur influence réciproque. Pour essayer de répondre à ces questions, trois choix : celui d'un terrain d'observation, celui d'une source, celui d'une méthode.Le territoire du Vendômois, dans le cadre duquel s'inscrit cette étude, peut apparaître restreint : constitué depuis le début de la Révolution des districts de Vendôme et de Mondoubleau réunis sous le Consulat pour former l'arrondissement de Vendôme, il ne couvre en effet que 1718 km 2 et ne compte en 1801 que 68 971 habitants. Mais il compense cette relative exiguïté par deux caractéristiques précieuses. En premier lieu, cette petite région présente une structure de population analogue à celle qui se retrouve alors en bien d'autres secteurs de la province française.


2001 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 109-122 ◽  
Author(s):  
Jean-François Mamdy ◽  
Véronique Roussel

2011 ◽  
Vol 21 (1-2) ◽  
pp. 329-355 ◽  
Author(s):  
Nathalie Piquemal ◽  
Bathélemy Bolivar ◽  
Boniface Bahi

Les écoles francophones du Manitoba connaissent depuis quelques années une augmentation notable du nombre d’immigrants dans leur population scolaire. Ces nouveaux arrivants viennent de divers pays et de divers contextes de migration, qui font varier le profil des élèves, du point de vue tant ethnoculturel que sociolinguistique. Par ailleurs, un regard plus appuyé sur le paysage scolaire montre une tendance migratoire majoritairement africaine et relevant de la catégorie d’immigration dite «humanitaire». La recherche présentée dans cet article est axée autour des deux aspects suivants: connaître les perspectives des enseignants de la communauté francophone de Winnipeg par rapport à l’inclusion des nouveaux arrivants en milieu scolaire; comprendre les expériences qu’ils ont vécues, les défis auxquels ils sont confrontés dans le développement de pratiques pédagogiques inclusives et les divers ordres de facteurs qui caractérisent leurs comportements. En ce qui concerne les facteurs personnels, un sentiment d’accomplissement peut être dégagé; par contre, les enseignants, confrontés à de nombreux défis, avouent ressentir un sentiment d’insuffisance. En ce qui concerne les facteurs contextuels, les enseignants dans leur quasi-totalité décrivent le cadre idéologique et politique relatif à l’inclusion des nouveaux arrivants comme étant un facteur positif; par contre, ils se questionnent quant à la faisabilité d’une intégration scolaire réussie et sont préoccupés par l’isolement social, voire la marginalisation, qu’éprouvent certains jeunes nouveaux arrivants. Les enjeux de leur inclusion sont en effet multidimensionnels, dans la mesure où les discontinuités touchent au social, à l’identitaire, au langage, à l’affectif et au pédagogique. L’article, qui montre que les enseignants ne sont pas, à l’évidence, indifférents en ce qui concerne l’intégration scolaire des nouveaux arrivants, se termine par quelques implications, qui touchent, entre autres, à la mise en oeuvre de la politique d’inclusion, à la formation initiale et continue au personnel enseignant, aux pratiques pédagogiques exemplaires et à la mise sur pied au Manitoba d’un forum sur l’intégration scolaire des élèves immigrants.


2010 ◽  
Vol 16 (2) ◽  
pp. 202-213 ◽  
Author(s):  
Aurélie Lacassagne

Organisme communautaire du Nord de l’Ontario, le Contact interculturel francophone de Sudbury (CIFS) a pour mandat l’intégration des nouveaux arrivants francophones ainsi que la promotion de la diversité culturelle francophone. Après dix ans d’existence, son bilan apparaît positif dans la mesure où il a su éviter la réémergence de divisions de type communautariste et atténuer les problèmes de double minorisation. Tous les francophones, quelle que soit leur origine, y ont leur place. En outre, le CIFS, en tant qu’organisme culturel, a su tisser des liens et des partenariats avec les institutions culturelles franco-ontariennes établies. Par là même, il participe au développement d’une culture et d’une identité franco-ontarienne métissée. Cependant, un travail important reste à faire, en particulier envers certaines femmes isolées de tout réseau social ainsi que dans les écoles francophones de la ville qui passent sous silence la diversité culturelle. Pour faire face à ces deux défis, nous proposons le développement d’une garderie parentale interculturelle originale.


2005 ◽  
Vol 11 (4) ◽  
pp. 537-554
Author(s):  
F. Denizeau ◽  
A. C. Ricard

Le modèle CHIMIOTOX a été mis au point comme outil de gestion dans le but de réduire de façon importante la quantité de substances toxiques déversées dans le fleuve Saint-Laurent. Ce modèle effectue un calcul dont le résultat est une valeur numérique qui se veut représentative de la charge toxique présente dans un effluent industriel. Pour ce faire, le modèle attribue à chaque substance toxique une constante de toxicité, le facteur de pondération toxique (Ftox), dont la valeur est déterminée à partir des critères de qualité de l'eau du ministère de l'Environnement du Québec. Le Ftox sert à calculer l'unité CHIMIOTOX (UC) qui est le produit de Ftox par la charge journalière du polluant (kg/jour). La sommation des UC de toutes les substances ciblées donne l'indice CHIMIOTOX (IC) qui doit représenter le potentiel toxique de l'effluent. Dans la présente étude, le modèle CHIMIOTOX a été analysé du point de vue de ses implications au plan toxicologique. Les résultats de cette analyse montrent les faits saillants suivants. En premier lieu, le calcul du potentiel toxique théorique se fait selon l'équation d'une droite de pente Ftox. Ceci implique que le potentiel toxique calculé est directement proportionnel à la quantité de la substance, et cela, quel que soit le niveau supposé d'exposition. Cette démarche n'est pas compatible avec le concept fondamental de la dose-réponse, basé sur l'observation expérimentale. À cette étape du modèle, l'estimation du théorique risque de s'écarter considérablement de la réalité. En second lieu, l'UC est calculé en utilsant la charge journalière moyenne de l'effluent à partir de mesures effectuées sur trois jours. Le modèle fait abstraction des variations ponctuelles dans le temps, variations qui peuvent influencer de manière significative le profil d'exposition des organismes, et par conséquent, la toxicité. En troisième lieu, l'IC, qui est la sommation des UC, ne tient pas compte des interactions toxiques pouvant survenir dans le cas d'un mélange de substances, ni de la bioaccumulation dans la chaîne trophique. Une comparaison du CHIMIOTOX avec le modèle des TEF (Toxic Equivalency Factor) développé pour les dibenzo-p-dioxines et les dibenzofurannes polychlorés, a été effectuée afin de souligner la difficulté d'obtenir des valeurs théoriques prédictives de la toxicité de mélanges complexes, même lorsque ses composants possèdent un mécanisme d'action commun, ce qui n'est pas le cas pour la plupart des substances considérées par le CHIMIOTOX. Au total, le modèle CHIMIOTOX génère une incertitude qui s'accroît à chaque étape du calcul. Ceci l'empêche d'avoir une véritable valeur quantitative et limite considérablement son utilité dans l'évaluation du rique environnemental associé aux substances toxiques.


Oxymag ◽  
2015 ◽  
Vol 28 (145) ◽  
pp. 23-25
Author(s):  
Jérome Chevillotte ◽  
Stéphanie Delorme ◽  
Hélène Kerbrat ◽  
Marie-Emmanuelle Gaisne ◽  
Sylvia Garino ◽  
...  
Keyword(s):  

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