scholarly journals Varsovie - Berlin - Paris au bord d'une nouvelle vague de migration

2021 ◽  
Vol 21 ◽  
Author(s):  
Stanisław Rabiej
Keyword(s):  

L'objectif de cet article est de montrer les différences et les similitudes existantes dans l'approche de la dynamique de la crise de l'immigration survenant dans les pays du "Triangle de Weimar" après 2015. Les méthodes de recherche suivantes ont été utilisées : descriptive, comparative et analyse des documents et des sources disponibles. Il se compose de trois parties - une introduction à la question, une analyse des problèmes locaux face à la vague d'émigration en France, en Allemagne et en Pologne, une indication des stratégies différenciées face à la crise de l'immigration et son cours après 2015, et dans la conclusion indiquant la possibilité d'appliquer des actions positives envers les nouveaux arrivants en Europe. Il s'ensuit, premièrement, que les États de l'UE doivent abandonner les stéréotypes qui dégradent l'image des émigrants/réfugiés, deuxièmement, que la crise de l'immigration peut en fait contribuer à l'intensification des activités d'intégration dans l'Union, et troisièmement, qu'une politique migratoire commune à l'ensemble de l'Union européenne est nécessaire.

2001 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 109-122 ◽  
Author(s):  
Jean-François Mamdy ◽  
Véronique Roussel

2011 ◽  
Vol 21 (1-2) ◽  
pp. 329-355 ◽  
Author(s):  
Nathalie Piquemal ◽  
Bathélemy Bolivar ◽  
Boniface Bahi

Les écoles francophones du Manitoba connaissent depuis quelques années une augmentation notable du nombre d’immigrants dans leur population scolaire. Ces nouveaux arrivants viennent de divers pays et de divers contextes de migration, qui font varier le profil des élèves, du point de vue tant ethnoculturel que sociolinguistique. Par ailleurs, un regard plus appuyé sur le paysage scolaire montre une tendance migratoire majoritairement africaine et relevant de la catégorie d’immigration dite «humanitaire». La recherche présentée dans cet article est axée autour des deux aspects suivants: connaître les perspectives des enseignants de la communauté francophone de Winnipeg par rapport à l’inclusion des nouveaux arrivants en milieu scolaire; comprendre les expériences qu’ils ont vécues, les défis auxquels ils sont confrontés dans le développement de pratiques pédagogiques inclusives et les divers ordres de facteurs qui caractérisent leurs comportements. En ce qui concerne les facteurs personnels, un sentiment d’accomplissement peut être dégagé; par contre, les enseignants, confrontés à de nombreux défis, avouent ressentir un sentiment d’insuffisance. En ce qui concerne les facteurs contextuels, les enseignants dans leur quasi-totalité décrivent le cadre idéologique et politique relatif à l’inclusion des nouveaux arrivants comme étant un facteur positif; par contre, ils se questionnent quant à la faisabilité d’une intégration scolaire réussie et sont préoccupés par l’isolement social, voire la marginalisation, qu’éprouvent certains jeunes nouveaux arrivants. Les enjeux de leur inclusion sont en effet multidimensionnels, dans la mesure où les discontinuités touchent au social, à l’identitaire, au langage, à l’affectif et au pédagogique. L’article, qui montre que les enseignants ne sont pas, à l’évidence, indifférents en ce qui concerne l’intégration scolaire des nouveaux arrivants, se termine par quelques implications, qui touchent, entre autres, à la mise en oeuvre de la politique d’inclusion, à la formation initiale et continue au personnel enseignant, aux pratiques pédagogiques exemplaires et à la mise sur pied au Manitoba d’un forum sur l’intégration scolaire des élèves immigrants.


2010 ◽  
Vol 16 (2) ◽  
pp. 202-213 ◽  
Author(s):  
Aurélie Lacassagne

Organisme communautaire du Nord de l’Ontario, le Contact interculturel francophone de Sudbury (CIFS) a pour mandat l’intégration des nouveaux arrivants francophones ainsi que la promotion de la diversité culturelle francophone. Après dix ans d’existence, son bilan apparaît positif dans la mesure où il a su éviter la réémergence de divisions de type communautariste et atténuer les problèmes de double minorisation. Tous les francophones, quelle que soit leur origine, y ont leur place. En outre, le CIFS, en tant qu’organisme culturel, a su tisser des liens et des partenariats avec les institutions culturelles franco-ontariennes établies. Par là même, il participe au développement d’une culture et d’une identité franco-ontarienne métissée. Cependant, un travail important reste à faire, en particulier envers certaines femmes isolées de tout réseau social ainsi que dans les écoles francophones de la ville qui passent sous silence la diversité culturelle. Pour faire face à ces deux défis, nous proposons le développement d’une garderie parentale interculturelle originale.


Oxymag ◽  
2015 ◽  
Vol 28 (145) ◽  
pp. 23-25
Author(s):  
Jérome Chevillotte ◽  
Stéphanie Delorme ◽  
Hélène Kerbrat ◽  
Marie-Emmanuelle Gaisne ◽  
Sylvia Garino ◽  
...  
Keyword(s):  

2007 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 75-99
Author(s):  
Michèle Kérisit

Résumé Cet article explore les tensions qui président à l’insertion des nouveaux arrivants de languefrançaise dans la communauté franco-ontarienne et leur impact sur la façon dont on peutaborder l’intervention interculturelle en milieu minoritaire francophone en Ontario. Les défisde l’intervention naissent d’une part d’une logique politique forgée dans l’histoire des relationsentre anglophones et francophones nés au Canada, logique sur laquelle les nouveaux arrivantsont peu de prise; d’autre part, une logique proprement identitaire qui tend à créer des «forteresses»difficilement accessibles aux nouveaux venus. Pourtant, selon l’auteure, nous sommes tousmultiples et devrions utiliser la multiplicité de nos identités — en particulier notre expériencede minoritaires - afin de créer des ponts.


2014 ◽  
Vol 138 (1) ◽  
pp. 45-55
Author(s):  
Lydia Querrec ◽  
Réginald Auger ◽  
Louise Filion

Cette synthèse, regroupant documents d’archives, récits historiques et interprétations d’historiens et de chercheurs, a pour but de dégager les perceptions environnementales des premiers explorateurs européens à avoir foulé les terres de la Nouvelle-France et, en particulier, celles de la région de Québec. Aux xviie et xviiie siècles, les Européens ont cherché à acquérir des connaissances sur leur nouvel environnement, souvent au contact de populations amérindiennes. L’établissement des nouveaux arrivants passait par l’acclimatation au territoire afin d’en exploiter les ressources naturelles, en vue de faire de la France une grande puissance au sein de l’Europe. Cette découverte de la Nouvelle-France reflète un engouement pour les sciences naturelles et une certaine sensibilité à la nature. L’appropriation du territoire et l’installation des Européens passaient par une modification de l’environnement dans toute la vallée du Saint-Laurent. Les documents concernant la période historique en Nouvelle-France sont nombreux, mais néanmoins difficiles à repérer et à lire du fait de l’utilisation du vieux français. En réunissant en un seul et même document le fruit de lectures et de réflexions, cet article permet une sensibilisation du lecteur aux étapes initiales de la colonisation et de l’adaptation des premiers occupants européens à leur environnement.


2006 ◽  
Vol 34 (1) ◽  
pp. 149-172
Author(s):  
Jean-François Godin ◽  
Jean Renaud

Au Québec, on soumet les nouveaux immigrants à une évaluation serrée du niveau de leurs compétences linguistiques (en français ou en anglais), dans le but de sélectionner des candidats susceptibles de réussir leur établissement socio-économique. Pour des raisons sociales et politiques, on accorde une attention particulière à la connaissance du français à l’arrivée, dans le but de favoriser une meilleure participation au marché du travail. Dans cet article, les auteurs examinent l’effet à moyen et à long terme de la connaissance du français et (ou) de l’anglais sur la performance des nouveaux immigrants sur le marché de l’emploi. Pour les analyses, ils ont recours à une enquête longitudinale sur l’établissement des nouveaux immigrants (ENI), décrivant leurs parcours biographiques. L’ENI présente, sur une période de dix ans, les principaux gestes d’établissement (logement, cours, emploi, etc.) de 429 nouveaux arrivants ayant comme destination la grande région de Montréal. On constate essentiellement que la connaissance pré-migratoire du français et (ou) de l’anglais est un facteur temporaire donnant accès aux emplois qualifiés ou mieux rémunérés, mais qu’elle n’a aucune incidence sur la participation au marché du travail.


2017 ◽  
pp. 62-85
Author(s):  
Koreen Geres

English as an Additional Language (EAL) teachers o en become the trusted confidants of students who experienced forced migration. Although teachers are not typically trained to be counsellors or encouraged to take that role, what they do in the classroom can have a great influence on their students’ well-being (Pipher, 2002). In fact, teachers and schools can be major factors in building resilience and creating opportunities for adjustment (Pike, Cohen, & Pooley, 2008). When teachers provide strategies for well-being, youth are more likely to have the capacity to cope with tremendous social, educational, and emotional change. One classroom strategy to promote resilience is storytelling. In addition to storytelling being a viable strategy to encourage language learning (Freeman, Freeman, & Mercuri, 2002) and address emotionally diffcult issues for the writer (Hong Kingston, 2006), hearing youths’ stories can build community support (Theron et al., 2011). This article describes a study to explore how teachers of secondary students who were new to Canada used storytelling and what stories the students wanted to tell. The results of the study are discussed in regard to teachers’ reflections on storytelling with EAL students. Les enseignants d’anglais langue additionnelle (ALA) deviennent souvent les con dents dèles des élèves qui ont subi un déplacement forcé. Même si typique- ment les enseignants ne reçoivent pas de formation ou d’incitation pour devenir conseillers, ce qu’ils font en classe peut avoir une grande influence sur le bienêtre de leurs élèves (Pipher, 2002). En fait, les enseignants et les écoles peuvent constituer des facteurs importants dans l’accroissement de la résilience et la création d’occasions pour l’adaptation (Coventry, Guerra, MacKenzie, & Pinkney, 2003; Ingleby & Watters, 2002; Pike, Cohen, & Pooley, 2008). Quand les enseignants o rent des stratégies visant le bienêtre, les jeunes sont plus aptes à avoir la capacité de faire face aux changements profonds sur les plans social, éducationnel et affectif. Une stratégie pédagogie qui améliore la résilience, c’est celle de raconter des histoires. En plus de représenter une stratégie viable pour stimuler l’apprentissage des langues (Freeman, Freeman, & Mercuri, 2002) et aider le raconteur à affronter des questions difficiles (Hong Kingston, 2006), le partage de récits peut accroitre le soutien de la communauté (Theron et al., 2011). Cet article décrit une étude portant sur l’emploi de récits par des enseignants au secondaire et sur les histoires que leurs élèves, de nouveaux arrivants au Canada, ont choisi de partager. Les résultats de l’étude sont discutés en fonction des réflexions des enseignants sur le partage de récits avec des élèves d’ALA. 


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