scholarly journals Développer les stratégies d’apprentissage et le raisonnement clinique à l’aide d’un wiki : une étude de cas

2013 ◽  
Vol 41 (1) ◽  
pp. 147-172
Author(s):  
Marie-Paule Lachaîne ◽  
Chantal Provost ◽  
Danielle Duchesneau ◽  
Bruno Poellhuber

Cette recherche porte sur l’utilisation d’un wiki auprès d’étudiants de niveau collégial en soins infirmiers. Longitudinale et de nature mixte à forte composante qualitative, cette recherche a pour objectif général de comprendre l’évolution des stratégies cognitives et métacognitives de huit étudiants (étude multicas) au cours des trois premiers trimestres de la formation. L’étude a permis de répertorier les stratégies d’apprentissage utilisées dans des situations de transfert ainsi que dans un contexte de résolution de problèmes à l’aide d’un wiki. Dans cet article, les résultats de deux cas sont contrastés. Le premier cas suggère qu’une certaine autonomie dans la régulation des apprentissages (stratégie métacognitive) est de nature à favoriser une compréhension optimale (monitoring) des différents concepts et, par le fait même, à influencer positivement la capacité de transfert. Le deuxième cas illustre plutôt l’absence de stratégies métacognitives telles que le monitoring et la régulation, ce qui influence négativement la prise de décision en situation de transfert. Dans les deux cas, des lacunes liées aux stratégies cognitives de haut niveau, comme la discrimination et la pensée critique, ont été relevées. Enfin, l’étude suggère qu’un usage combiné du wiki et du rappel stimulé (protocole verbal à la suite de la situation de transfert) s’avère une avenue prometteuse pour les recherches futures et pour l’enseignement.

2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 108-109
Author(s):  
C. Isaac ◽  
D. Fouques ◽  
S. Braha Zeitoun ◽  
D. Januel

IntroductionLe trouble bipolaire est une maladie psychiatrique caractérisée par une alternance d’épisodes de dépression et/ou de manie, ainsi que de périodes de rémission plus ou moins partielles. Des études ont observé des déficits cognitifs chez les patients bipolaires, qui seraient présents dès le premier épisode et qui persisteraient tout au long de leur vie [4]. Ces troubles auraient un impact sur le fonctionnement psychosocial des patients [1]. Il n’existe actuellement aucune thérapie ciblant les déficits cognitifs des patients bipolaires. La remédiation cognitive est une thérapie permettant un entraînement des capacités cognitives et un apprentissage de stratégies de résolution de problèmes. Plusieurs études concluent à un effet bénéfique persistant de la thérapie chez les patients schizophrènes [3]. De nombreux auteurs suggèrent que la thérapie de remédiation cognitive pourrait également être bénéfique aux patients bipolaires [2].MéthodologieNotre étude a pour objectif d’observer l’intérêt que peut présenter la remédiation cognitive pour les patients bipolaires, à travers l’étude du parcours de Monsieur V., un patient bipolaire de type I, qui a suivi une thérapie individuelle de remédiation cognitive durant trois mois. Nous avons administré avant et après la thérapie un bilan clinique, un bilan neuropsychologique et le test de Rorschach.RésultatsLes résultats indiquent une amélioration des capacités cognitives et fonctionnelles du patient. Nous avons observé des améliorations comportementales, mais également un changement plus profond dans la manière dont le patient mobilise des capacités cognitives.ConclusionCes résultats suggèrent que des patients bipolaires pourraient bénéficier d’une thérapie de remédiation cognitive, et nécessiteraient d’être reproduits sur une plus large population.


2018 ◽  
Vol N° 133 (2) ◽  
pp. 70
Author(s):  
Christine Kaci ◽  
Cyril Crozet ◽  
Claire Gillard-Berthod ◽  
Geneviève Van Rooj ◽  
Claire Marchand

2018 ◽  
Vol 5 ◽  
Author(s):  
Anne-Isabelle Cloutier ◽  
Jean-Christophe Bélisle-Pipon ◽  
Louise Ringuette ◽  
Victoria Doudenkova ◽  
Bryn Williams-Jones

Au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, des comités consultatifs d’experts conseillent et orientent les décideurs gouvernementaux dans le choix de nouveaux médicaments, de vaccins à utiliser ou encore d’interventions à mettre en place. Parallèlement, ces experts bénéficient d’un appui de plus en plus important d’entreprises privées pour réaliser leurs recherches ou en diffuser les résultats. Cette situation les met à risque de conflits d’intérêts et peut, éventuellement, miner la confiance de la population envers la prise de décision publique. Cette étude de cas suscite des réflexions pertinentes quant à ce qui constitue une gestion saine et optimale des situations de conflits d’intérêts par les membres experts et les organisations dans lesquelles ils ont un rôle-conseil.


1992 ◽  
Vol 5 (2) ◽  
pp. 10-16
Author(s):  
Donna Wilson

Les hôpitaux se sont développés à une époque où le positivisme devenait une perception prédominante du monde. Le positivisme se fondait sur quatre tendances occidentales: prépondérance de la hiérarchie et de l'autocratie, expansion de la bureaucratie, application généralisée d'une orientation mécaniste au travail et prédominance de l'enquête «scientifique». La théorie organisationnelle s'est en grande partie développée à partir des constatations tirées des recherches quantitatives découlant d'une perception positiviste du monde. Nous présentons une étude de cas dans laquelle on analyse la structure organisationnelle actuelle des soins infirmiers d'un grand hôpital. On constate que la gestion des soins infirmiers repose sur un paradigme positiviste, à preuve la prédominance de l'orientation mécaniste et une structure autocratique et bureaucratique. On a fait l'essai d'un changement dont l'objet était de passer à la régie partagée, indice d'une évolution vers une structure organisationnelle plus moderne, reposant sur un paradigme différent. L'auteur termine en rappelant que les gestionnaires sont en grande partie responsables de la facilitation du changement, changement qui répondra aux besoins internes de ressources humaines et aux crises de rentabilité des hôpitaux actuels par une utilisation plus efficace des ressources humaines.


1971 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 97-118 ◽  
Author(s):  
Lawrence LeDuc

En 1967 et 1968, phénomène encore trop peu étudié, deux congrès nationaux de partis sont venus offrir aux politologues du Canada la possibilité d'une étude empirique de cet instrument de décision collective au sein des partis politiques canadiens. Comme le mécanisme de sélection des chefs de partis est graduellement passé des mains du caucus parlementaire à celles d'un congrès national, le système de représentation a généralement pu intégrer le désir des effectifs de base de jouer un plus grand rôle dans les organismes des deux principaux partis.Parce que, au Canada, les congrès de partis utilisent le scrutin secret, il y a peu à apprendre en ce qui concerne leurs luttes internes, sauf si l'on emploie la technique des enquêtes. Les données rassemblées dans cet article ont été colligées à partir des réponses d'un échantillon stratifié des délégués libéraux à un questionnaire qui leur fut soumis immédiatement après la tenue du congrès libéral de 1968. Le but de cette recherche était de vérifier certaines hypothèses relatives à la politique interne d'un congrès national de parti, principalement celles relatives aux stratégies des délégués, à leur perception des candidats et à leur vote. L'article ten, e également de dégager l'attitude des délégués à l'égard du leadership de parti et de présenter certains facteurs du vote, surtout ceux relatifs au régionalisme et à la représentation.Cet article étant une étude de cas de la prise de décision intrapartisane, les données rassemblées ne peuyent fournir que des bases théoriques limitées pour la généralisation de l' « univers » des congrès nationaux de partis au Canada. Néanmoins, une telle recherche sur le système des partis au Canada est fondamentalement cumulative. Les problèmes théoriques à longue portée ne peuvent être résolus que par la multiplication appropriée de telles enquêtes.


2014 ◽  
Vol 36 (3) ◽  
pp. 79-108 ◽  
Author(s):  
Émilie Robert ◽  
Valéry Ridde

L’approche réaliste gagne en popularité auprès des chercheurs en sciences sociales, notamment auprès de ceux dont les objets de recherche sont complexes : programmes, projets ou politiques publiques qui visent à améliorer une situation sociale. En effet, l’approche réaliste a été récemment adaptée à la pratique de l’évaluation de programmes et à celle de la revue systématique. Ces pratiques de recherche ancrées dans le réalisme critique semblent mieux adaptées aux exigences du mouvement de la prise de décision ou de l’action fondée sur les preuves scientifiques. Pourtant, l’approche réaliste est encore peu utilisée et connue, particulièrement parmi les étudiants et les chercheurs francophones en évaluation. Le premier objectif de cet article est donc de présenter, de manière didactique, les fondements épistémologiques et les concepts clés de l’approche réaliste pour l’évaluation de programmes et la revue systématique. Le deuxième objectif est d’illustrer, par une étude de cas – celui d’une revue réaliste –, les apprentissages conceptuels et méthodologiques pour la pratique de l’évaluation réaliste. Cette démarche réflexive s’inscrit dans un mouvement de partage de connaissances et de pratiques sur l’approche réaliste.


2006 ◽  
Vol N° 84 (1) ◽  
pp. 118
Author(s):  
Johanne Goudreau ◽  
Marie-Josée Poirier ◽  
Francine de Montigny

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