scholarly journals Accrochage scolaire et alliances éducatives : vers une intégration des approches scolaires et communautaires

2012 ◽  
Vol 39 (2) ◽  
pp. 227-249 ◽  
Author(s):  
Catherine Blaya ◽  
Jean-Luc Gilles ◽  
Ghislain Plunus ◽  
Chantal Tièche Christinat

À partir d’une revue des facteurs de risque du décrochage scolaire et en vue d’illustrer le caractère multidimensionnel de la problématique, le présent texte montre l’importance des facteurs scolaires et en particulier la prégnance des effets de l’étiquetage et du climat scolaire sur le phénomène du décrochage. Si l’école peut générer de l’exclusion, elle peut aussi, dans certains cas, cultiver des facteurs de protection, par exemple par des relations de soutien, d’empathie et d’accompagnement individualisé, qui peuvent faciliter l’accrochage scolaire de jeunes à risque. Dans ce contexte, nous illustrons l’approche scolaire du traitement du décrochage en décrivant des structures qui permettent aux élèves en difficulté de sortir, pour des périodes plus ou moins courtes, d’un environnement scolaire avec lequel ils entretiennent des interactions problématiques pour les amener à se reconstruire dans des lieux qui offrent des possibilités de réinvestissement affectif et cognitif. À côté de cette approche scolaire, se développe depuis une quinzaine d’années une autre approche qualifiée de communautaire, car elle mobilise un ensemble très large d’acteurs de toutes les sphères de la société qui peuvent contribuer à l’accrochage scolaire et à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Cette approche est illustrée à travers l’exemple de la recherche collaborative menée en Communauté française de Belgique et qui vise la mise en place d’un dispositif de concertation intersectorielle de lutte contre le décrochage scolaire. Enfin, dans la dernière partie de ce texte nous avançons quelques propositions pour une approche qualité dans la mise en place, l’analyse et la régulation de nouvelles alliances éducatives incorporant les approches scolaire et communautaire.

L Autre ◽  
2007 ◽  
Vol 8 (3) ◽  
pp. 75
Author(s):  
J. Martin Maldonado-Durán ◽  
Deborah Steinberg ◽  
François Giraud

2007 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 21-39 ◽  
Author(s):  
Sophie Paquin

Le sentiment d’insécurité en milieu urbain est une crainte multiforme basée sur la criminalité, les incivilités et les actes d’intimidation et de violence dans les espaces publics. Le sentiment d’insécurité dans un lieu public est déterminé par une évaluation personnelle du risque. Ce processus d’évaluation permet aux personnes, à la suite d’un indice d’alerte, d’analyser l’environnement global d’un espace public urbain. Cette évaluation personnelle du risque s’effectue grâce à un patron d’organisation de l’information sur l’environnement externe composé de trois pôles : les générateurs microsociaux de l’insécurité, la disponibilité de l’aide et la présence de témoins ; les caractéristiques du milieu bâti ; auxquelles s’ajoutent les variables personnelles de même que le contexte macrosociologique. L’évaluation personnelle du risque permet de reconnaître les facteurs de risque, mais aussi les facteurs de protection dans l’environnement physique et social, comme l’aide disponible, et de les mobiliser pour rétablir la sécurité.


Author(s):  
Margot Shields ◽  
Lil Tonmyr ◽  
Andrea Gonzalez ◽  
Murray Weeks ◽  
Su-Bin Park ◽  
...  

Introduction Depuis le début de la pandémie de COVID 19, de nombreuses études à l’échelle mondiale ont fait état d’une détérioration de la santé mentale. Toutefois, la plupart de ces études sont de qualité faible ou moyenne, et bon nombre d’entre elles s’appuient sur des échantillons de commodité ou utilisent des mesures de la santé mentale à faible validité, voire les deux. Par conséquent, il est difficile d’en tirer des conclusions. Méthodologie L’Enquête sur la COVID 19 et la santé mentale (ECSM) de 2020 et l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (2015-2019) ont toutes les deux utilisé le Questionnaire en 9 points sur la santé du patient pour dépister le trouble dépressif majeur (TDM) chez les adultes de 18 ans et plus. On a comparé la prévalence du TDM dans l’ECSM et dans l’ESCC. Dans l’ECSM, on a étudié les facteurs de risque de TDM et les facteurs de protection par analyses bivariées à l’aide de régressions logistiques. Résultats Selon les données de l’ECSM, 15,2 % (IC à 95 % : 14,2 à 16,2 %) des Canadiens ont obtenu un résultat positif au dépistage du TDM. La prévalence du TDM était plus de deux fois plus élevée dans l’ECSM (durant la COVID 19) que dans l’ESCC (avant la COVID 19). Dans l’analyse bivariée, les Canadiens ayant déclaré avoir au moins cinq facteurs de risque liés à la COVID 19 étaient environ 30 fois plus susceptibles d’avoir un TDM que ceux ayant déclaré n’avoir aucun facteur de risque. Le sentiment de maîtrise et le sentiment d’appartenance à la communauté se sont révélés des facteurs de protection contre le TDM. Conclusion Après être demeurée stable pendant 20 ans, la prévalence de la dépression chez les Canadiens a considérablement augmenté depuis le début de la pandémie de COVID 19. Il est essentiel de surveiller de façon continue ce trouble courant qui est associé à une morbidité importante, afin de déterminer si les taux élevés de TDM vont persister pendant et après les différentes vagues de COVID 19.


Frontières ◽  
2010 ◽  
Vol 22 (1-2) ◽  
pp. 99-107 ◽  
Author(s):  
Yves Boisvert

Vouloir situer le concept de résilience dans la philosophie d’intervention en « déficience intellectuelle » peut apparaître, à première vue, un objectif assez inusité, car nous reconnaissons peu à ces personnes les capacités nécessaires pour relever le défi que représente leur intégration ou leur participation sociale. Concevoir la résilience comme un processus au lieu d’une capacité permet de considérer ce concept dans le réseau de la déficience intellectuelle à travers trois sens particuliers : historique, théorique et clinique. Le recours à une adaptation clinique du Processus de production du handicap (PPH) favorise une compréhension au quotidien des interactions entre les facteurs de risque et les facteurs de protection qui placent la personne présentant des incapacités intellectuelles en situation de vulnérabilité ou de résilience.


2014 ◽  
Vol 11 (2) ◽  
pp. 18-39
Author(s):  
Maria Antonia Gomila ◽  
Carmen Orte ◽  
Lluís Ballester

L’approche familiale s’avère la plus efficace dans la prévention de la consommation abusive d’alcool et de drogues, de troubles mentaux et de comportements problématiques chez les enfants et les adolescents, et ses effets sur les familles et leurs enfants sont importants. Cette perspective permet un type d’intervention orienté vers la promotion des facteurs de protection et la réduction des facteurs de risque et des modèles de comportement problématiques. Ce travail rapporte l’adaptation du Strengthening Families Program en Espagne (Orte et al., 2006), les résultats de l’application du Programme de compétences familiales jusqu’à 2011 ainsi que les résultats de l’analyse longitudinale réalisée en 2012, qui permet d’attester du maintien des effets à moyen terme de la participation au programme.


2017 ◽  
Vol 29 (2) ◽  
pp. 491-519
Author(s):  
Nathalie Piquemal

L’objectif global de la présente étude est, à la lumière de la théorie de la résilience et des facteurs de protection et de risque liés à la notion de résilience (Leroux et Théorêt, 2014; Théorêt, 2005), d’offrir une interprétation critique de données qualitatives recueillies auprès d’éducateurs et d’éducatrices au sein d’une école élémentaire de la DSFM sur les récentes initiatives pédagogiques, sociales et structurelles relatives à l’intégration des nouveaux-arrivants. L’analyse des données montre une prédominance des facteurs de protection par rapport aux facteurs de risque, tant internes qu’externes, suggérant l’existence d’un personnel résilient, c’est-à-dire faisant preuve de persévérance, de résistance et de compétence dans des situations de défis. Les ressources individuelles (confiance en soi, sentiment d’accomplissement, sentiment de responsabilité personnelle, auto-efficacité et motivation intrinsèque) ainsi que les ressources environnementales (ressources humaines, opportunités de participation active, climat de collaboration) constituent des facteurs d’épanouissement et de persévérance et réduisent les facteurs de stress dans des situations rendues difficiles par les disparités de tous genres des élèves.


2018 ◽  
Vol 47 (1) ◽  
pp. 23-52
Author(s):  
Daphné Rouillard-Rivard ◽  
Francine Julien-Gauthier ◽  
Marie-Hélène Poulin ◽  
Sarah Martin-Roy

Bien que la participation sociale soit un des objectifs des services éducatifs offerts lors de la scolarisation, peu de recherches se sont penchées sur cet enjeu, et ce, plus particulièrement pour les adolescents et les jeunes adultes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Cette recension des écrits porte sur la participation sociale de ces adolescents et jeunes adultes (14 à 21 ans) dans une perspective de résilience. Elle a pour but d’identifier des facteurs de risque susceptibles d’entraver leur participation sociale et des facteurs de protection qui peuvent la favoriser. Pour la réalisation de l’étude, 31 articles scientifiques et un chapitre de livre ont été recensés. À la lumière des résultats obtenus, la période développementale de l’adolescence représente une fenêtre d’occasions pour le développement de la participation sociale, car les adolescents et les jeunes adultes côtoient quotidiennement leurs pairs dans le milieu scolaire. À l’adolescence, le jeune se distancie de la cellule familiale pour construire son identité personnelle en établissant des liens avec ses pairs; dans cette perspective les habiletés sociales sont étroitement liées à la participation sociale. Les résultats obtenus confirment l’importance de la participation sociale pour les jeunes ayant un TSA, de même que la nécessité de soutenir cette participation sociale par l’apprentissage d’habiletés sociales et la multiplication des occasions de les mettre en pratique à l’école et dans leur collectivité. Des stratégies d’intervention à mettre en place pour accroitre la participation sociale de ces jeunes sont proposées.


Author(s):  
Michelle Ng ◽  
Joanne de Montigny ◽  
Marianna Ofner ◽  
Minh Do

Introduction Le nombre d’enfants chez lesquels on diagnostique un trouble du spectre de l’autisme (TSA) grimpe rapidement depuis une décennie. L’étiologie de ce trouble est toutefois en grande partie inconnue, même si la contribution de l’environnement est importante par rapport à celle de la génétique. Nous avons procédé à une étude de délimitation pour évaluer en détail l’état actuel des connaissances sur les facteurs environnementaux présents depuis le stade de la préconception jusqu’au début de la vie que l’on associe au TSA et pour dégager les lacunes de la recherche. Méthodologie Nous avons cherché dans les bases de données électroniques MEDLINE, PsycINFO et ERIC des articles portant sur des facteurs de risque potentiels ou des facteurs de protection des environnements physiques et sociaux associés au TSA et à ses sous-catégories entre le 1er janvier 2003 et le 12 juillet 2013. Nous avons regroupé les articles en thèmes généraux en fonction de l’exposition environnementale : facteurs chimiques, physiologiques, nutritionnels et sociaux. Résultats Nous avons trouvé plus de 50 000 publications, mais après élimination des études inadmissibles il est resté 315 articles. La plupart de ces études portaient sur les facteurs psychologiques, suivis de près par les facteurs chimiques et, à un degré beaucoup moindre, les facteurs nutritionnels et sociaux associés au TSA. En dépit d’une masse importante de publications et de nombreuses études hétérogènes, quelques facteurs de risque se sont démarqués régulièrement : facteurs chimiques comme les polluants atmosphériques causés par la circulation; facteurs physiologiques, dont l’âge avancé des parents, les naissances prématurées, l’insuffisance de poids à la naissance, l’hyperbilirubinémie et les grappes de complications de la grossesse et enfin le statut de la mère vis-à-vis de l’immigration. En dépit de recherches poussées sur les vaccins, les faits révèlent de façon écrasante que rien n’appuie l’existence d’un lien avec le TSA. Conclusion Le manque d’uniformité, de temporalité et de spécificité des liens entre les facteurs environnementaux et le TSA demeure l’obstacle le plus important dans l’établissement de liens de cause à effet. Une recherche plus robuste s’impose pour supprimer le manque d’uniformité dans les publications. Les recherches futures devraient porter sur des mécanismes sous-jacents des liens entre facteurs de risque que nous avons identifiés et le TSA.


Praxis ◽  
2003 ◽  
Vol 92 (5) ◽  
pp. 168-178
Author(s):  
Baumgartner ◽  
Georgiadis

Ce travail de revue présente la prévention secondaire des accidents vasculaire cérébraux par le traitement des facteurs de risque vasculaire, les inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire, l'anticoagulation ou les thérapies endovasculaires. Deux études publiées récemment (PROtection aGainst Recurrent Stroke Study (PROGRESS) et la Heart Protection Study (HPS) ont pour la première fois pu démontrer l'efficacité d'un traitement contre l'hypertension et par statines dans la prévention secondaire après un accident vasculaire cérébral. PROGRESS a montré que la combinaison de perindopril et d'indapamide permet de réduire de 43% la survenue d'accidents vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques chez les patients hypertendus ou normotendus alors que HPS a mis en évidence une diminution de 20% des accidents vasculaires cérébraux ischémiques chez les patients avec des taux sériques normaux ou élevés de cholestérol. Les sténoses carotidiennes symptomatiques avec un resserrement distal > ou égal à 70% sont opérées par endartérectomie; en cas de sténose distale de 50–69% une décision individuelle est prise; une endartérectomie n'est pas indiquée en cas de sténose < 50%. Les patients chez lesquels une source cardiaque d'embolie est mise en évidence doivent être anticoagulés (INR 2.5, intervalle: 2–3) à l'exception des myxomes cardiaques et des endocardites bactériennes. Si aucune intervention chirurgicale sur une artère cérébrale n'est indiquée ou si le patient ne doit pas être anticoagulé, on traite par un inhibiteur de l'agrégation plaquettaire: 100 mg d'aspirine ou la combinaison d'aspirine et de dipyridamol sont le traitement de choix. En cas de récidive d'ischémie sous aspirine ou d'intolérance à l'aspirine, le clopidogrel est prescrit. Comme alternative au clopidogrel en cas de récidive d'ischémie, une anticoagulation (INR 2.0, intervalle: 1.5–2.5) peut être prescrite.


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