scholarly journals Déficience intellectuelle et résilience

Frontières ◽  
2010 ◽  
Vol 22 (1-2) ◽  
pp. 99-107 ◽  
Author(s):  
Yves Boisvert

Vouloir situer le concept de résilience dans la philosophie d’intervention en « déficience intellectuelle » peut apparaître, à première vue, un objectif assez inusité, car nous reconnaissons peu à ces personnes les capacités nécessaires pour relever le défi que représente leur intégration ou leur participation sociale. Concevoir la résilience comme un processus au lieu d’une capacité permet de considérer ce concept dans le réseau de la déficience intellectuelle à travers trois sens particuliers : historique, théorique et clinique. Le recours à une adaptation clinique du Processus de production du handicap (PPH) favorise une compréhension au quotidien des interactions entre les facteurs de risque et les facteurs de protection qui placent la personne présentant des incapacités intellectuelles en situation de vulnérabilité ou de résilience.

2018 ◽  
Vol 47 (1) ◽  
pp. 23-52
Author(s):  
Daphné Rouillard-Rivard ◽  
Francine Julien-Gauthier ◽  
Marie-Hélène Poulin ◽  
Sarah Martin-Roy

Bien que la participation sociale soit un des objectifs des services éducatifs offerts lors de la scolarisation, peu de recherches se sont penchées sur cet enjeu, et ce, plus particulièrement pour les adolescents et les jeunes adultes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Cette recension des écrits porte sur la participation sociale de ces adolescents et jeunes adultes (14 à 21 ans) dans une perspective de résilience. Elle a pour but d’identifier des facteurs de risque susceptibles d’entraver leur participation sociale et des facteurs de protection qui peuvent la favoriser. Pour la réalisation de l’étude, 31 articles scientifiques et un chapitre de livre ont été recensés. À la lumière des résultats obtenus, la période développementale de l’adolescence représente une fenêtre d’occasions pour le développement de la participation sociale, car les adolescents et les jeunes adultes côtoient quotidiennement leurs pairs dans le milieu scolaire. À l’adolescence, le jeune se distancie de la cellule familiale pour construire son identité personnelle en établissant des liens avec ses pairs; dans cette perspective les habiletés sociales sont étroitement liées à la participation sociale. Les résultats obtenus confirment l’importance de la participation sociale pour les jeunes ayant un TSA, de même que la nécessité de soutenir cette participation sociale par l’apprentissage d’habiletés sociales et la multiplication des occasions de les mettre en pratique à l’école et dans leur collectivité. Des stratégies d’intervention à mettre en place pour accroitre la participation sociale de ces jeunes sont proposées.


L Autre ◽  
2007 ◽  
Vol 8 (3) ◽  
pp. 75
Author(s):  
J. Martin Maldonado-Durán ◽  
Deborah Steinberg ◽  
François Giraud

2007 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 21-39 ◽  
Author(s):  
Sophie Paquin

Le sentiment d’insécurité en milieu urbain est une crainte multiforme basée sur la criminalité, les incivilités et les actes d’intimidation et de violence dans les espaces publics. Le sentiment d’insécurité dans un lieu public est déterminé par une évaluation personnelle du risque. Ce processus d’évaluation permet aux personnes, à la suite d’un indice d’alerte, d’analyser l’environnement global d’un espace public urbain. Cette évaluation personnelle du risque s’effectue grâce à un patron d’organisation de l’information sur l’environnement externe composé de trois pôles : les générateurs microsociaux de l’insécurité, la disponibilité de l’aide et la présence de témoins ; les caractéristiques du milieu bâti ; auxquelles s’ajoutent les variables personnelles de même que le contexte macrosociologique. L’évaluation personnelle du risque permet de reconnaître les facteurs de risque, mais aussi les facteurs de protection dans l’environnement physique et social, comme l’aide disponible, et de les mobiliser pour rétablir la sécurité.


Author(s):  
Margot Shields ◽  
Lil Tonmyr ◽  
Andrea Gonzalez ◽  
Murray Weeks ◽  
Su-Bin Park ◽  
...  

Introduction Depuis le début de la pandémie de COVID 19, de nombreuses études à l’échelle mondiale ont fait état d’une détérioration de la santé mentale. Toutefois, la plupart de ces études sont de qualité faible ou moyenne, et bon nombre d’entre elles s’appuient sur des échantillons de commodité ou utilisent des mesures de la santé mentale à faible validité, voire les deux. Par conséquent, il est difficile d’en tirer des conclusions. Méthodologie L’Enquête sur la COVID 19 et la santé mentale (ECSM) de 2020 et l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (2015-2019) ont toutes les deux utilisé le Questionnaire en 9 points sur la santé du patient pour dépister le trouble dépressif majeur (TDM) chez les adultes de 18 ans et plus. On a comparé la prévalence du TDM dans l’ECSM et dans l’ESCC. Dans l’ECSM, on a étudié les facteurs de risque de TDM et les facteurs de protection par analyses bivariées à l’aide de régressions logistiques. Résultats Selon les données de l’ECSM, 15,2 % (IC à 95 % : 14,2 à 16,2 %) des Canadiens ont obtenu un résultat positif au dépistage du TDM. La prévalence du TDM était plus de deux fois plus élevée dans l’ECSM (durant la COVID 19) que dans l’ESCC (avant la COVID 19). Dans l’analyse bivariée, les Canadiens ayant déclaré avoir au moins cinq facteurs de risque liés à la COVID 19 étaient environ 30 fois plus susceptibles d’avoir un TDM que ceux ayant déclaré n’avoir aucun facteur de risque. Le sentiment de maîtrise et le sentiment d’appartenance à la communauté se sont révélés des facteurs de protection contre le TDM. Conclusion Après être demeurée stable pendant 20 ans, la prévalence de la dépression chez les Canadiens a considérablement augmenté depuis le début de la pandémie de COVID 19. Il est essentiel de surveiller de façon continue ce trouble courant qui est associé à une morbidité importante, afin de déterminer si les taux élevés de TDM vont persister pendant et après les différentes vagues de COVID 19.


2017 ◽  
Vol 62 (2) ◽  
pp. 15-32
Author(s):  
Raphaëlle Beaudoin ◽  
Émilie Raymond

Cet article présente les résultats d’une évaluation d’intervention manifestant la volonté de contribuer au renouvellement des pratiques en faveur d’une plus grande participation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI). Si d’importantes avancées ont eu lieu dans l’intégration sociale de cette population depuis l’époque de la désinstitutionnalisation, ces citoyens voient encore fréquemment leurs droits et leur autonomie remis en question, ce qui fait obstacle à la pleine réalisation de leurs habitudes de vie. S’adressant à ces défis, le projet d’intervention réalisé prenait la forme d’une démarche d’éducation à la citoyenneté menée avec un groupe d’adultes ayant une DI. Ce projet visait à mettre en lumière les perspectives d’intervention, inspirées de l’empowerment, les plus susceptibles de soutenir ces personnes afin qu’elles puissent mener une vie participative. S’appuyant sur le modèle du processus de production du handicap (PPH), le projet intervenait à la fois sur les facteurs personnels et environnementaux, des éléments reconnus comme incontournables pour favoriser la participation sociale. Ce faisant, il se démarquait de la plupart des programmes d’intervention créés jusqu’à ce jour, qui ont tendance à mettre l’accent sur les expériences individuelles des personnes, en omettant l’influence des conditions structurelles. Les résultats de l’intervention confirment pourtant la pertinence de miser sur l’interaction entre ces facteurs, illustrée à travers trois principes d’intervention prometteurs : miser sur un processus d’apprentissage actif, créer une nouvelle distribution du pouvoir et rechercher un équilibre entre soutien et liberté. Cet article invite les professionnels du social à réfléchir à l’impact de leur intervention sur l’autodétermination des personnes dans une perspective de pleine participation sociale, et cherche à les outiller afin qu’ils évitent de reproduire les dynamiques d’oppression et deviennent de véritables facilitateurs de la participation sociale des personnes ayant une DI.


2018 ◽  
Vol 28 ◽  
pp. 1-10
Author(s):  
Élise Milot ◽  
Raphaëlle Beaudoin ◽  
Fanny Leblanc ◽  
Marie Gagnon ◽  
Marie Grandisson ◽  
...  

Au cours des dernières décennies, l’espérance de vie des personnes présentant une déficience intellectuelle a grandement augmenté. La croissance constante de cette population soulève l’importance de bien connaître leur réalité pour répondre à leurs besoins de participation sociale. Cette recension des écrits vise à décrire les points de vue des personnes aînées présentant une déficience intellectuelle (PADI) sur le sujet. L’analyse des 19 articles retenus soutient que l’avancée en âge est une période remplie de promesses pour certaines, et une expérience marquée par la rupture, le conflit et le déracinement pour d’autres. Les PADI souhaitent se sentir utiles, participer activement aux prises de décision les concernant et être soutenues dans le développement de relations significatives avec des membres de leur communauté.


Author(s):  
Édith Jolicoeur ◽  
Sylvain Letscher ◽  
Francine Julien-Gauthier ◽  
Pauline Beaupré ◽  
Mathieu Point ◽  
...  

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