scholarly journals Pratiques éducatives pour accroitre la participation sociale des adolescents et des jeunes adultes ayant un trouble du spectre de l’autisme

2018 ◽  
Vol 47 (1) ◽  
pp. 23-52
Author(s):  
Daphné Rouillard-Rivard ◽  
Francine Julien-Gauthier ◽  
Marie-Hélène Poulin ◽  
Sarah Martin-Roy

Bien que la participation sociale soit un des objectifs des services éducatifs offerts lors de la scolarisation, peu de recherches se sont penchées sur cet enjeu, et ce, plus particulièrement pour les adolescents et les jeunes adultes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Cette recension des écrits porte sur la participation sociale de ces adolescents et jeunes adultes (14 à 21 ans) dans une perspective de résilience. Elle a pour but d’identifier des facteurs de risque susceptibles d’entraver leur participation sociale et des facteurs de protection qui peuvent la favoriser. Pour la réalisation de l’étude, 31 articles scientifiques et un chapitre de livre ont été recensés. À la lumière des résultats obtenus, la période développementale de l’adolescence représente une fenêtre d’occasions pour le développement de la participation sociale, car les adolescents et les jeunes adultes côtoient quotidiennement leurs pairs dans le milieu scolaire. À l’adolescence, le jeune se distancie de la cellule familiale pour construire son identité personnelle en établissant des liens avec ses pairs; dans cette perspective les habiletés sociales sont étroitement liées à la participation sociale. Les résultats obtenus confirment l’importance de la participation sociale pour les jeunes ayant un TSA, de même que la nécessité de soutenir cette participation sociale par l’apprentissage d’habiletés sociales et la multiplication des occasions de les mettre en pratique à l’école et dans leur collectivité. Des stratégies d’intervention à mettre en place pour accroitre la participation sociale de ces jeunes sont proposées.

Frontières ◽  
2010 ◽  
Vol 22 (1-2) ◽  
pp. 99-107 ◽  
Author(s):  
Yves Boisvert

Vouloir situer le concept de résilience dans la philosophie d’intervention en « déficience intellectuelle » peut apparaître, à première vue, un objectif assez inusité, car nous reconnaissons peu à ces personnes les capacités nécessaires pour relever le défi que représente leur intégration ou leur participation sociale. Concevoir la résilience comme un processus au lieu d’une capacité permet de considérer ce concept dans le réseau de la déficience intellectuelle à travers trois sens particuliers : historique, théorique et clinique. Le recours à une adaptation clinique du Processus de production du handicap (PPH) favorise une compréhension au quotidien des interactions entre les facteurs de risque et les facteurs de protection qui placent la personne présentant des incapacités intellectuelles en situation de vulnérabilité ou de résilience.


L Autre ◽  
2007 ◽  
Vol 8 (3) ◽  
pp. 75
Author(s):  
J. Martin Maldonado-Durán ◽  
Deborah Steinberg ◽  
François Giraud

1996 ◽  
Vol 63 (3) ◽  
pp. 183-191 ◽  
Author(s):  
Anne Bouchard ◽  
Sylvie Tétreault ◽  
Renée Bourbonnais

Le travail joue un rôle primordial dans la vie de tous les individus. Pourtant, les jeunes adultes atteints d'une déficience sont confrontés â plusieurs situations de handicap lorsqu'ils quittent le milieu scolaire pour accéder au milieu du travail. Dans la région de Québec, un certain nombre d'entre eux se retrouvent devant aucune possibilité, et ce, dès l'âge de vingt et un ans. Le présent article vise â recenser les principaux écrits portant sur l'intégration au travail des personnes présentant une déficience. Les thèmes suivants sont abordés: l'importance du travail dans la population en géénéral et chez les individus vivant avec une déficience, les facteurs influençant l'intégration au travail, les différents programmes favorisant l'accès au marché du travail et le rôle de l'ergothérapeute face au travail. À la fin du texte, différentes pistes de recherche dans ce domaine sont proposées.


2007 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 21-39 ◽  
Author(s):  
Sophie Paquin

Le sentiment d’insécurité en milieu urbain est une crainte multiforme basée sur la criminalité, les incivilités et les actes d’intimidation et de violence dans les espaces publics. Le sentiment d’insécurité dans un lieu public est déterminé par une évaluation personnelle du risque. Ce processus d’évaluation permet aux personnes, à la suite d’un indice d’alerte, d’analyser l’environnement global d’un espace public urbain. Cette évaluation personnelle du risque s’effectue grâce à un patron d’organisation de l’information sur l’environnement externe composé de trois pôles : les générateurs microsociaux de l’insécurité, la disponibilité de l’aide et la présence de témoins ; les caractéristiques du milieu bâti ; auxquelles s’ajoutent les variables personnelles de même que le contexte macrosociologique. L’évaluation personnelle du risque permet de reconnaître les facteurs de risque, mais aussi les facteurs de protection dans l’environnement physique et social, comme l’aide disponible, et de les mobiliser pour rétablir la sécurité.


Author(s):  
Margot Shields ◽  
Lil Tonmyr ◽  
Andrea Gonzalez ◽  
Murray Weeks ◽  
Su-Bin Park ◽  
...  

Introduction Depuis le début de la pandémie de COVID 19, de nombreuses études à l’échelle mondiale ont fait état d’une détérioration de la santé mentale. Toutefois, la plupart de ces études sont de qualité faible ou moyenne, et bon nombre d’entre elles s’appuient sur des échantillons de commodité ou utilisent des mesures de la santé mentale à faible validité, voire les deux. Par conséquent, il est difficile d’en tirer des conclusions. Méthodologie L’Enquête sur la COVID 19 et la santé mentale (ECSM) de 2020 et l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (2015-2019) ont toutes les deux utilisé le Questionnaire en 9 points sur la santé du patient pour dépister le trouble dépressif majeur (TDM) chez les adultes de 18 ans et plus. On a comparé la prévalence du TDM dans l’ECSM et dans l’ESCC. Dans l’ECSM, on a étudié les facteurs de risque de TDM et les facteurs de protection par analyses bivariées à l’aide de régressions logistiques. Résultats Selon les données de l’ECSM, 15,2 % (IC à 95 % : 14,2 à 16,2 %) des Canadiens ont obtenu un résultat positif au dépistage du TDM. La prévalence du TDM était plus de deux fois plus élevée dans l’ECSM (durant la COVID 19) que dans l’ESCC (avant la COVID 19). Dans l’analyse bivariée, les Canadiens ayant déclaré avoir au moins cinq facteurs de risque liés à la COVID 19 étaient environ 30 fois plus susceptibles d’avoir un TDM que ceux ayant déclaré n’avoir aucun facteur de risque. Le sentiment de maîtrise et le sentiment d’appartenance à la communauté se sont révélés des facteurs de protection contre le TDM. Conclusion Après être demeurée stable pendant 20 ans, la prévalence de la dépression chez les Canadiens a considérablement augmenté depuis le début de la pandémie de COVID 19. Il est essentiel de surveiller de façon continue ce trouble courant qui est associé à une morbidité importante, afin de déterminer si les taux élevés de TDM vont persister pendant et après les différentes vagues de COVID 19.


Author(s):  
W. Hovdestad ◽  
M. Shields ◽  
G. Williams ◽  
L. Tonmyr

Introduction Les familles avec une jeune mère sont associées à un risque accru de mauvais traitements envers les enfants et de problèmes sociaux et de santé. Méthodologie Une analyse du chi carré effectuée sur des données combinées des services de protection de l’enfance issues de l’étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants (ECI-2003 et ECI-2008) a permis de comparer 284 mères adolescentes (18 ans et moins) et 800 jeunes mères (19 à 21 ans) et leurs familles à 5 752 familles avec une mère de 22 ans ou plus. Résultats Vingt-six pour cent des jeunes mères avaient 18 ans ou moins. La plupart recevaient de l’aide sociale comme principale source de revenu (68 % des familles avec une mère adolescente et 57 % des familles avec une mère jeune adulte contre 36 % des familles avec une mère de 22 ans ou plus). Les mères adolescentes et les mères jeunes adultes étaient plus susceptibles d’avoir été placées dans leur enfance que les mères de 22 ans ou plus (31 % et 23 % contre 10 %) et présentaient plus fréquemment des facteurs de risque tels que l’alcoolisme (25 % et 23 % contre 18 %) ou un manque de soutien social (46 % et 41 % contre 37 %). Les pourvoyeurs secondaires de soins dans les familles avec de jeunes mères étaient aussi associés à un plus grand nombre de facteurs de risque. Les familles de mères adolescentes ou jeunes adultes couraient un risque plus élevé de décision de placement de l’enfant pendant l’enquête (29 % et 27 % contre 17 %). Les mères couraient toutes le même risque d’être victimes de violence familiale et de présenter des problèmes de santé mentale. Conclusion Dans cet échantillon de familles à risque élevé, les risques étaient plus importants pour les familles avec de jeunes mères que pour les familles auxquelles on les avait comparées. Le jeune âge de la mère pourrait être un bon critère pour repérer les familles nécessitant des interventions ciblées.


2008 ◽  
Vol 33 (3) ◽  
pp. 623-646 ◽  
Author(s):  
Guadalupe Puentes-Neuman ◽  
Marcel Trudel ◽  
Stéphanie Breton

RésuméCette étude exploratoire avait pour but de décrire l’adaptation scolaire et sociale d’élèves dits à risque en raison de leur exposition soutenue à un niveau élevé de stress familial lorsque l’enfant était âgé de 4 et 7 ans. Parmi les 12 familles les plus stressées, deux groupes distincts d’enfants ont été identifiés sur la base d’indices de problématiques de santé mentale à 7 ans. Ces deux groupes se distinguent clairement par la présence de symptômes intériorisés et des conduites d’hyperactivité dans le groupe dit à risque. Des précurseurs intra-individuels et relationnels à 4 ans pouvant avoir agi comme des facteurs de risque et de protection ont été pris en compte. Des variables concomitantes d’adaptation scolaire, d’estime de soi et de sentiments envers l’école à 7 ans ont également été analysées. Les résultats suggèrent l’importance de la qualité de l’attachement en bas âge et d’un équilibre entre les facteurs positifs et négatifs des pratiques éducatives parentales pour l’adaptation ultérieure de l’élève. De plus, à la suite de notre analyse, il apparaît important de tenir compte de la perception de l’élève dans l’évaluation de son adaptation scolaire et sociale. Ainsi, les résultats sont discutés à la lumière de la problématique actuelle de définition de la résilience.


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