scholarly journals Le sentiment d’insécurité dans les lieux publics urbains et l’évaluation personnelle du risque chez des travailleuses de la santé

2007 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 21-39 ◽  
Author(s):  
Sophie Paquin

Le sentiment d’insécurité en milieu urbain est une crainte multiforme basée sur la criminalité, les incivilités et les actes d’intimidation et de violence dans les espaces publics. Le sentiment d’insécurité dans un lieu public est déterminé par une évaluation personnelle du risque. Ce processus d’évaluation permet aux personnes, à la suite d’un indice d’alerte, d’analyser l’environnement global d’un espace public urbain. Cette évaluation personnelle du risque s’effectue grâce à un patron d’organisation de l’information sur l’environnement externe composé de trois pôles : les générateurs microsociaux de l’insécurité, la disponibilité de l’aide et la présence de témoins ; les caractéristiques du milieu bâti ; auxquelles s’ajoutent les variables personnelles de même que le contexte macrosociologique. L’évaluation personnelle du risque permet de reconnaître les facteurs de risque, mais aussi les facteurs de protection dans l’environnement physique et social, comme l’aide disponible, et de les mobiliser pour rétablir la sécurité.

L Autre ◽  
2007 ◽  
Vol 8 (3) ◽  
pp. 75
Author(s):  
J. Martin Maldonado-Durán ◽  
Deborah Steinberg ◽  
François Giraud

2011 ◽  
Vol 5 (3) ◽  
pp. 330-335 ◽  
Author(s):  
A. Fontbonne ◽  
A. Cournil ◽  
C. Cames ◽  
S. Mercier ◽  
A. Ndiaye Coly ◽  
...  

Author(s):  
Margot Shields ◽  
Lil Tonmyr ◽  
Andrea Gonzalez ◽  
Murray Weeks ◽  
Su-Bin Park ◽  
...  

Introduction Depuis le début de la pandémie de COVID 19, de nombreuses études à l’échelle mondiale ont fait état d’une détérioration de la santé mentale. Toutefois, la plupart de ces études sont de qualité faible ou moyenne, et bon nombre d’entre elles s’appuient sur des échantillons de commodité ou utilisent des mesures de la santé mentale à faible validité, voire les deux. Par conséquent, il est difficile d’en tirer des conclusions. Méthodologie L’Enquête sur la COVID 19 et la santé mentale (ECSM) de 2020 et l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (2015-2019) ont toutes les deux utilisé le Questionnaire en 9 points sur la santé du patient pour dépister le trouble dépressif majeur (TDM) chez les adultes de 18 ans et plus. On a comparé la prévalence du TDM dans l’ECSM et dans l’ESCC. Dans l’ECSM, on a étudié les facteurs de risque de TDM et les facteurs de protection par analyses bivariées à l’aide de régressions logistiques. Résultats Selon les données de l’ECSM, 15,2 % (IC à 95 % : 14,2 à 16,2 %) des Canadiens ont obtenu un résultat positif au dépistage du TDM. La prévalence du TDM était plus de deux fois plus élevée dans l’ECSM (durant la COVID 19) que dans l’ESCC (avant la COVID 19). Dans l’analyse bivariée, les Canadiens ayant déclaré avoir au moins cinq facteurs de risque liés à la COVID 19 étaient environ 30 fois plus susceptibles d’avoir un TDM que ceux ayant déclaré n’avoir aucun facteur de risque. Le sentiment de maîtrise et le sentiment d’appartenance à la communauté se sont révélés des facteurs de protection contre le TDM. Conclusion Après être demeurée stable pendant 20 ans, la prévalence de la dépression chez les Canadiens a considérablement augmenté depuis le début de la pandémie de COVID 19. Il est essentiel de surveiller de façon continue ce trouble courant qui est associé à une morbidité importante, afin de déterminer si les taux élevés de TDM vont persister pendant et après les différentes vagues de COVID 19.


Praxis ◽  
2003 ◽  
Vol 92 (17) ◽  
pp. 801-808
Author(s):  
Marty ◽  
Hurni ◽  
Zoller ◽  
Steiger ◽  
Steurer ◽  
...  

En dépit de l'évidence établie que l'anticoagulation orale diminue de façon importante les accidents vasculaires cérébraux chez les patients présentant une fibrillation auriculaire et des facteurs de risque, en pratique quotidienne seule une certaine partie de ces patients sont effectivement anticoagulés. Le but de cette étude transversale est d'évaluer à quel point les directives existantes pour le traitement de la fibrillation auriculaire sont appliquées dans un réseau de médecins zurichois dans la «réalité quotidienne» de la médecine de premier recours en milieu urbain. La grande partie des patients avec une fibrillation auriculaire (88.4 %) avaient un risque élevé de thromboembolie et ainsi répondaient aux critères d'une anticoagulation. Le taux d'anticoagulation était élevé pour un collectif de patients de premier recours: 74.1% de tous les patients étaient anticoagulés de façon prophylactique, 89% de ces patients avaient un INR stable avec des valeurs-cibles de 2.5 à 3.5. La plupart des raisons de l'absence d'anticoagulation étaient les suivantes dans un ordre décroissant : âge avancé (17.5%, précisé généralement avec d'autres raisons), risque de chute (16.5%), absence d'indication médicale (16.5%). Les recommandations des directives sont ainsi suivies chez la plus grande partie des patients. Une augmentation supplémentaire des taux d'anticoagulation ne devrait être que difficilement atteinte dans ce programme de qualité d'un réseau de médecins et n'est à l'heure actuelle pas un sujet d'actualité.


2012 ◽  
Vol 39 (2) ◽  
pp. 227-249 ◽  
Author(s):  
Catherine Blaya ◽  
Jean-Luc Gilles ◽  
Ghislain Plunus ◽  
Chantal Tièche Christinat

À partir d’une revue des facteurs de risque du décrochage scolaire et en vue d’illustrer le caractère multidimensionnel de la problématique, le présent texte montre l’importance des facteurs scolaires et en particulier la prégnance des effets de l’étiquetage et du climat scolaire sur le phénomène du décrochage. Si l’école peut générer de l’exclusion, elle peut aussi, dans certains cas, cultiver des facteurs de protection, par exemple par des relations de soutien, d’empathie et d’accompagnement individualisé, qui peuvent faciliter l’accrochage scolaire de jeunes à risque. Dans ce contexte, nous illustrons l’approche scolaire du traitement du décrochage en décrivant des structures qui permettent aux élèves en difficulté de sortir, pour des périodes plus ou moins courtes, d’un environnement scolaire avec lequel ils entretiennent des interactions problématiques pour les amener à se reconstruire dans des lieux qui offrent des possibilités de réinvestissement affectif et cognitif. À côté de cette approche scolaire, se développe depuis une quinzaine d’années une autre approche qualifiée de communautaire, car elle mobilise un ensemble très large d’acteurs de toutes les sphères de la société qui peuvent contribuer à l’accrochage scolaire et à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Cette approche est illustrée à travers l’exemple de la recherche collaborative menée en Communauté française de Belgique et qui vise la mise en place d’un dispositif de concertation intersectorielle de lutte contre le décrochage scolaire. Enfin, dans la dernière partie de ce texte nous avançons quelques propositions pour une approche qualité dans la mise en place, l’analyse et la régulation de nouvelles alliances éducatives incorporant les approches scolaire et communautaire.


Frontières ◽  
2010 ◽  
Vol 22 (1-2) ◽  
pp. 99-107 ◽  
Author(s):  
Yves Boisvert

Vouloir situer le concept de résilience dans la philosophie d’intervention en « déficience intellectuelle » peut apparaître, à première vue, un objectif assez inusité, car nous reconnaissons peu à ces personnes les capacités nécessaires pour relever le défi que représente leur intégration ou leur participation sociale. Concevoir la résilience comme un processus au lieu d’une capacité permet de considérer ce concept dans le réseau de la déficience intellectuelle à travers trois sens particuliers : historique, théorique et clinique. Le recours à une adaptation clinique du Processus de production du handicap (PPH) favorise une compréhension au quotidien des interactions entre les facteurs de risque et les facteurs de protection qui placent la personne présentant des incapacités intellectuelles en situation de vulnérabilité ou de résilience.


2014 ◽  
Vol 11 (2) ◽  
pp. 18-39
Author(s):  
Maria Antonia Gomila ◽  
Carmen Orte ◽  
Lluís Ballester

L’approche familiale s’avère la plus efficace dans la prévention de la consommation abusive d’alcool et de drogues, de troubles mentaux et de comportements problématiques chez les enfants et les adolescents, et ses effets sur les familles et leurs enfants sont importants. Cette perspective permet un type d’intervention orienté vers la promotion des facteurs de protection et la réduction des facteurs de risque et des modèles de comportement problématiques. Ce travail rapporte l’adaptation du Strengthening Families Program en Espagne (Orte et al., 2006), les résultats de l’application du Programme de compétences familiales jusqu’à 2011 ainsi que les résultats de l’analyse longitudinale réalisée en 2012, qui permet d’attester du maintien des effets à moyen terme de la participation au programme.


2016 ◽  
Vol 64 ◽  
pp. S181-S182
Author(s):  
M. Barba-Vasseur ◽  
S. Pujol ◽  
N. Bernard ◽  
A. Eckman ◽  
D. Riethmuller ◽  
...  

2014 ◽  
Vol 34 (2/3) ◽  
pp. 131-142
Author(s):  
SC Kaai ◽  
SR Manske ◽  
ST Leatherdale ◽  
KS Brown ◽  
D Murnaghan

Introduction Il est essentiel de comprendre les caractéristiques du tabagisme expérimental chez les jeunes pour élaborer des programmes de prévention. Dans cette étude, nous avons analysé, à partir d'un échantillon représentatif des élèves canadiens de la 9e à la 12e année, les facteurs relatifs aux élèves et les facteurs relatifs aux écoles qui différenciaient les fumeurs à titre expérimental des élèves n'ayant jamais fumé. Méthodologie Des données relatives aux écoles recueillies dans le cadre du Recensement de 2006 ainsi qu'une caractéristique relative au milieu bâti (densité des détaillants de produits du tabac) ont été reliées à des données relatives aux élèves du secondaire tirées de l'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes de 2008-2009 et ont été soumises à une série d'analyses par régression logistique multiniveaux. Résultats Le taux de tabagisme expérimental variait d'une école à l'autre (p $lt; 0,001). Après ajustement en fonction des caractéristiques des élèves, on a observé une association entre l'emplacement (rapport de cotes ajusté = 0,66, intervalle de confiance à 95 % : 0,49 à 0,89) de l'école (milieu urbain ou rural) et le risque qu'un élève soit fumeur à titre expérimental plutôt qu'élève n'ayant jamais fumé. Les élèves étaient plus susceptibles d'être fumeurs à titre expérimental s'ils étaient d'un niveau scolaire inférieur, s'ils avaient un faible sentiment d'appartenance à leur école, s'ils consommaient de l'alcool ou de la marijuana, s'ils croyaient que le tabagisme avait un effet apaisant, s'ils recevaient de l'argent de poche chaque semaine et si un membre de leur famille ou un de leurs amis intimes fumait des cigarettes. Conclusion Les programmes de prévention du tabagisme en milieu scolaire doivent à la fois être adaptés au niveau scolaire et exhaustifs, comprendre des stratégies visant à accroître le sentiment d'appartenance des élèves à leur école et tenir compte du phénomène de polyconsommation, des croyances relatives au tabagisme et de l'utilisation qui est faite de l'argent de poche. Ces programmes devraient également cibler les élèves dont un ami ou un membre de la famille fume. Par ailleurs, les écoles situées en milieu rural pourraient avoir besoin de ressources supplémentaires.


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