scholarly journals Les limites d'une approche essentialiste des ethnoéthiques

2003 ◽  
Vol 24 (2) ◽  
pp. 13-33 ◽  
Author(s):  
Raymond Massé

Résumé RÉSUMÉ Les limites d'une approche essentialisie des ethnoéthiques Pour un relativisme éthique critique Le relativisme éthique repose sur une série d'hypothèses acceptées comme vraies : la morale est un tout homogène partagé par l'ensemble d'un groupe ethnique à la suite d'un processus d'enculturation; tous sont soumis à un seul système de principes moraux: les morales ne font l'objet d'aucun usage social ou politique. Ces postulats ont été largement critiqués. Le présent article fera donc un retour sur la notion de relativisme culturel et, de là. de relativisme éthique, pour en identifier les limites dans le contexte des soins de santé. Nous soutiendrons que pour transcender à la fois les biais essentialistes du relativisme et les risques de décontextualisation liés à une éthique universaliste normative, il nous faut redéfinir l'éthique comme le lieu de résolutions de « dilemmes » qui évoluent, non dans un univers philosophique désincarné, mais bien dans le cadre de l'imposition à l'ensemble d'une population de principes édictés par des autorités religieuses, professionnelles ou politiques. Nous analyserons ensuite les retombées des courants de pensée postmodemes sur la place à reconnaître au relativisme éthique pour réfléchir ensuite sur les contributions et les limites du concepts de tolérance. L'article se veut un plaidoyer pour une tolérance limitée et un relativisme éthique critique qui ne sera plus utilisé comme prétexte pour justifier le non-respect des droits de l'homme. Mots clés : Massé, relativisme éthique critique, tolérance, ethnoéthique

2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 88-88
Author(s):  
A. Hajri ◽  
W. Homri ◽  
S. Ben Alaya ◽  
S. Charradi ◽  
R. Labbane

Introduction.La sectorisation en psychiatrie réalise l’organisation administrative gérant la maladie mentale et les répartitions des structures de soins de santé mentale. Elle est née en France en 1960 sous l’action de psychiatres désaliénistes et elle a réalisé un effondrement de l’asile psychiatrique en faveur d’une structure de soins communautaire.Objectif.Évaluer l’apport et les limites de la sectorisation instaurée en Tunisie en 2000.Méthodologie.Revue de la littérature en utilisant les mots clés : « sectorisation », « psychiatrie ».Résultats.La sectorisation a réalisé une désinstitutionalisation progressive ; elle a favorisé la prise en charge dans des structures de soins régionales ce qui a permis d’éviter la chronicisation des patients en institution fermée. Ceci a contribué considérablement à la lutte contre la marginalisation du malade mental, lui offrant une meilleure qualité de vie et une meilleure insertion sociale. Par ailleurs, un tel système réalise une proximité de soins et par conséquent un bénéfice en matière de précocité du traitement. Il cible une meilleure continuité des soins ce qui réduit le nombre de nouvelles admissions. Toutefois, la sectorisation soulève encore quelques contestations. En effet, les secteurs géographiques se caractérisent par d’importantes disparités en matière de ressources matérielles et humaines. Par ailleurs, ce système réalise une contrainte par rapport à la possibilité par le patient de choisir librement son médecin traitant ou l’hôpital de référence (les limites géographiques sont parfois interprétées abusivement).Conclusion.La sectorisation a réalisé une révolution dans l’histoire de la psychiatrie en termes de lutte contre la stigmatisation du malade mental. Encore faut-il réviser certaines modalités afin que ce système s’adapte au mieux à la demande de soins.


2003 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 103-123 ◽  
Author(s):  
Michel Audet ◽  
Richard Déry
Keyword(s):  

Résumé La science réfléchie. Quelques empreintes de l'épistémologie des sciences de l'administration Envisagée comme l'étude de la constitution des connaissances, l'épistémologie a pour objet une activité humaine et ses conséquences : pour cette raison, elle met en jeu la double herméneutique inhérente à toute étude de l'humain ou du social. Il ne faut donc pas s'étonner que l'épistémologie laisse quelques empreintes sur ses objets. Dans le présent article, c'est précisément ce type d'empreinte qui nous intéresse; notre propos sera consacré au cas des usages et effets sociaux d'une épistémologie locale particulière, celle des sciences de l'administration. Dans un premier temps, nous campons le décor en esquissant les traits saillants du champ contemporain de l'épistémologie et les linéaments de la structuration du champ des sciences de l'administration au cours du présent siècle. Ensuite, nous caractérisons l'émergence et le développement de l'épistémologie des sciences de l'administration en mettant au jour les quatre couches sédimentaires qui ponctuent son développement. Enfin. nous consacrons une section à chacune de ces quatre couches en explorant chaque fois la forme nouvelle que prend le travail épistémologique. en particulier ses fondements, ses champs d'appui, ses objets et ses méthodes, puis la représentation du champ qui accompagne cette forme nouvelle de travail et. enfin, les incidences principales de ce travail sur la structuration du champ des sciences de l'administration. Mots clés : Audet. Déry. épistémologie. réflexivité. pratiques scientifiques, sciences de l'administration.


FRANCISOLA ◽  
2016 ◽  
Vol 1 (1) ◽  
Author(s):  
Gisèle PIEBOP

<p><strong>RÉSUMÉ.</strong><strong> </strong>Motivé par la forte différenciation ethnico-linguistique d’un pays caractérisé par un profil sociolinguistique pléthorique et complexe du fait de ses 283 unités linguistiques, l’Etat camerounais opte au lendemain des indépendances pour une politique linguistique érigeant l’anglais et le français comme langues officielles. A ce titre, ces deux langues des anciennes puissances coloniales bénéficient de privilèges de premiers rangs, au détriment des langues nationales qui se contentent de statuts et fonctions secondaires. Le français en ce qui le concerne se retrouve ainsi sur un territoire où les diversités ethnique, géographique et culturelle détermineront ses modalités d’appropriation et d’expansion, et surtout les variations sociolinguistiques auxquelles il est soumis. Se pose alors la question du développement et du devenir de cette langue importée et le présent article vient apporter des éléments de réponse à ce sujet. Ainsi, le travail analysera à partir de l’approche variationniste, les usages du français camerounais qui évolue et s’enrichit chaque jour un peu plus de tournures morpho-syntaxiques, d’emprunts, de nouvelles graphies, de calques, de nouveaux sens, etc.</p><p><strong> </strong></p><p><strong>Mots-clés:</strong> <em>appropriation, diversité, français camerounais, statuts, variations.</em></p><p><em><br /></em></p><p><strong>ABSTRACT.</strong><strong> </strong>Motivated by the strong ethno-linguistic differentiation of a country with a bloated and complex sociolinguistic profile due to its 283 linguistic units, the Cameroon government after independence opted for a language policy erecting English and French as official languages. As such, the two languages of former colonial powers receive forefront of privileges at the expense of national languages which merely secondary status and functions. As well as it is concerned, the French language finds it self in a territory where ethnic, geographic and cultural diversities determine its terms of appropriation and expansion, especially sociolinguistic variations to which it is subjected. This raises the question of the development and the future of this imported language, and this article just provides answers to this. The variationist approach is the framework through which the Cameroonian French, that evolves and grows each day a little more through morphosyntactic turns, loans, new spellings, layers, new meanings, etc. is analyzed.</p><p><strong> </strong></p><p><strong>Keywords: </strong><em>appropriation, Cameroon French, diversity, statutes changes.</em><em></em></p><p><em><br /></em></p>


2005 ◽  
Vol 14 (32) ◽  
pp. 157-169
Author(s):  
Marc Boyé

Le présent article est à la fois une introduction épistémologique à la géographie et une approche sémantique du langage, fort complexe, qu'emploient les géographes. Son but est d'inviter à la réflexion sur les problèmes que pose la codification de l'information géographique pour un traitement automatique. Comme toutes les disciplines chargées de gérer et de présenter un « corps de savoir », la géographie est aujourd'hui confrontée à l'accumulation accélérée de la masse documentaire qu'elle utilise. Les éléments qui composent son corps de savoir viennent pour la plupart d'autres sciences et d'autres disciplines, d'un degré de complexité moindre, qui lui fournissent des informations concernant la Terre et les Hommes. Le rôle du géographe est de synthétiser ces apports en vue de rendre compte de la répartition des faits physiques ou humains considérés à la surface du globe et d'en produire une expression cartographique ; son point de vue est celui d'un généraliste. Toutefois, la géographie ne s'intéresse pas aux faits sur le seul plan statistique ; elle considère encore leurs rapports et leur genèse, voire leur devenir en ce qu'ils sont, eux aussi, susceptibles de représentation cartographique. Il n'y a donc pas, à proprement parler, d'information géographique, mais une manière géographique de dresser la synthèse d'informations de provenances diverses. Or, chaque source d'information a son langage propre, de sorte que le langage géographique procède pour une grande part d'emprunts et ne dispose d'un langage spécifique qu'à partir d'un certain degré de synthèse. Il en résulte que, n'étant ni une science ni une discipline scientifique, même lorsqu'elle s'équipe de méthodes pour « percevoir et pénétrer » du nouveau, la géographie ne peut pas se plier à une codification unique, sous la forme d'un thésaurus de mots-clés. Il lui faut au moins trois ordres de codes aptes à un jeu de combinaisons : 1 — Un code géographique, pour la localisation à la surface du globe ; un système de coordonnées par exemple ; 2 — Un code taxonomique, c'est-à-dire un vocabulaire des « maîtres-mots » qui portent l'esprit même de la préoccupation géographique et constituent la classification typologique propre à la discipline ; 3 — Un code syntaxique, où notamment les emprunts faits à d'autres langages seraient à faire jouer comme des données grammaticales. Par la logique même de l'argumentation, des notions comme science, discipline, connaissance, corps de savoir ont trouvé l'occasion d'être précisées.


2018 ◽  
Vol 7 (3) ◽  
pp. 70-79
Author(s):  
Richard Arina Okonda

Le présent article traite de la question de l’autonomie d’apprentissage du français sur objectifs spécifiques (FOS) chez les apprenants dans le milieu universitaire au Kenya et précisément à l’université Moi. Malgré plusieurs défis, le FOS commence à trouver sa place dans les universités kenyanes. Un apprenant du FOS dans une université kenyane est un apprenant qui est devenu dépendant à son maître. La question qu’on se pose est celle de savoir s’il existe la possibilité d’autonomiser l’apprentissage du FOS chez ces apprenants, avec l’objectif de complémenter son apprentissage en FOS via les initiatives prises hors classe. Cette étude a pour objectif d’identifier les moyens qu’utilisent déjà ces apprenants pour rendre autonome leur apprentissage, déterminer les contraintes de l’autonomie d’apprentissage chez eux, et dévoiler combien s’y met l’apprenant dans un réseau d’échange afin de favoriser son autonomie d’apprentissage. Cette étude se borne sur l’approche théorique du constructivisme, et distingue surtout quatre types d’autonomie: l’autonomie physique, sociale, linguistique et cognitive. La recherche a été menée auprès des apprenants du français sur objectifs spécifiques en tourisme, hôtellerie, restauration et voyage, de l’Université Moi au Kenya, où un échantillon aléatoire de 40 étudiants a été sélectionné pour répondre aux questionnaires. Après l’analyse des données, nous avons établi plusieurs conclusions qui concernent la nature hétérogène des apprenants, les initiatives déjà employées par certains apprenants pour assurer une autonomie physique, le manque d’interaction chez les apprenants, le besoin d’assistance pour améliorer l’apprentissage, et les obstacles qui empêchent l’apprenant de rendre autonome son apprentissage. Nous recommandons la disposition des matériels du FOS, l’évaluation des sites internet que consulte l’apprenant, la favorisation des échanges entre les apprenants, le besoin de catégoriser des apprenants selon leur niveau en français, et l’importance d’encourager des apprenants à « apprendre à apprendre ».Mots clés: Autonomie d’apprentissage, français sur objectifs spécifiques, français langue étrangère, didactique des languesEnglish AbstractThis article looks at the question of the learner’s autonomy in learning French for Specific Objectives (FSO) in Kenyan universities, notably at Moi University. Despite several challenges, FSO has started to find its place in Kenyan universities. Learners in FSO in Kenyan universities have become dependent to their teachers. We ask ourselves questions concerning the ability of the learner to make autonomous his learning experience in order to complement what he has learnt in class, via initiatives done outside class. The objectives of this study concern identifying the means that the learner is using already in order to be autonomous, to determine the constraints in regard to learner autonomy, and to find out how much the learner interacts with other learners in order to be more autonomous. This study employs the constructivist theory, and distinguishes four types of autonomy: physical, social, linguistic and cognitive. The research was carried out amongst learners in the School of Tourism, Hospitality and Events Management of Moi University in Kenya, whereby a random sample of 40 subjects was chosen to respond to questionnaires. After data analysis, several conclusions were established in relation to the heterogeneous nature of the learners, the initiatives already used by certain learners in order to be physically autonomous, lack of interaction amongst learners, the need for assistance in order to improve learning, and the obstacles preventing the learner from being autonomous. We recommend equipping the learner with enough learning materials in FSO, evaluating the websites used by the learner to learn French, encouraging learner interactions, categorizing learners according to their level in French, and the importance of encouraging the learners to “learn how to learn”.Keywords: learner’s autonomy, French for Specific Objectives, French as a Foreign Language, language didactics


2020 ◽  
Vol 78 ◽  
pp. 07022
Author(s):  
Anne Sardier

L’enseignement du lexique est un incontournable des acquisitions à l’école maternelle. Il fait l’objet d’ateliers dits ‘’de langage’’ auprès des jeunes élèves. C’est alors souvent un lexique nominal et concret qui leur est enseigné via des cartes-images. Le verbe, pivot de la phrase, est ainsi peu étudié (excepté certains verbes d’action). C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité travailler sur ce matériau lexical. Par ailleurs, il s’avère que la dimension syntagmatique du lexique, si elle participe à la construction sémantique de l’unité lexicale, est également peu mobilisée dans l’enseignement. La compétence lexicale se construisant au vu de l’accroissement du lexique disponible, mais aussi au vu des habiletés des élèves et des stratégies qu’ils peuvent mettre en place, nous supposons que le fait d’enseigner des stratégies de précision du sens des verbes va les aider à s’approprier ce lexique. À partir de l’analyse de verbes sélectionnés avec deux enseignants de grande section (5 ans), le présent article présente un dispositif d’exploration des verbes et de leur entour via la paraphrase, habileté essentielle dans les acquisitions lexicales, afin de favoriser la compréhension et le réemploi des verbes étudiés. Trois tests émaillent la mise en oeuvre, les séances ont été enregistrées et retranscrites. Leurs analyses tendent à montrer que les élèves comprennent mieux les verbes étudiés et qu’ils se les sont appropriés au point de pouvoir les réemployer. Mots clés : lexique, paraphrase, acquisition


Caderno CRH ◽  
2019 ◽  
Vol 32 (85) ◽  
pp. 33
Author(s):  
Sergio Costa

<p>Neste artigo, estudam-se as tensões e superposições entre desigualdade e diferença a partir de duas questões complementares: Quando diferenças se tornam politicamente relevantes? Como desigualdades e diferenças se correlacionam? O argumento é desenvolvido, primeiramente, mediante a discussão crítica de três abordagens influentes nos debates acadêmicos e políticos contemporâneos, a saber: o paradigma do reconhecimento-redistribuição, como é desenvolvido por N. Fraser e A. Honneth, a abordagem das desigualdades categoriais de C. Tilly e a abordagem das desigualdades horizontais-verticais de F. Stewart. A despeito de suas divergências, essas três abordagens apresentam uma limitação conceitual comum, que é tratar diferenças dinâmicas como categorias binárias e fixas: brancos-negros, homens-mulheres, mestiços-indígenas, etc. Para superar esse déficit, com base no conceito de articulação, desenvolve-se uma matriz analítica segundo a qual diferenças representam posicionalidades ou lugares de enunciação no âmbito de relações sociais hierárquicas. O nexo entre diferenças e desigualdades é ilustrado por meio da articulação recente dos quilombolas no Brasil.</p><p><strong>INEQUALITY, DIFFERENCE, ARTICULATION </strong></p><p>This article studies the tensions and overlaps between inequality and difference starting from two complementary questions: When do differences become politically relevant? How do inequalities and differences correlate? The argument is first developed through a critical discussion of three influential approaches in contemporary academic and political debates: the recognition-redistribution paradigm, as developed by N. Fraser and A. Honneth, the categorical inequalities approach of C. Tilly and the horizontal-vertical inequalities approach of F. Stewart. In spite of their divergences, these three approaches present a common conceptual limitation, which is to treat dynamic differences as binary and fixed categories: black-whites, menwomen, mestizos-indigenous, etc. To overcome this deficit, I develop in the present article, starting from the concept of articulation, an analytical matrix according to which differences represent positionalities or sites of enunciation within hierarchical social relations. The nexus between differences and inequalities is illustrated by the recent articulation of the quilombolas in Brazil.</p><p>Key words: Difference. Inequality. Articulation. Positionality. Quilombolas.</p><p><strong>INÉGALITÉ, DIFFÉRENCE, ARTICULATION </strong></p><p>Cet article étudie les tensions et les chevauchements entre inégalités et différences à partir de deux questions complémentaires: Quand les différences deviennent-elles politiquement pertinentes? Quel est la corrélation entre les inégalités et les différences? L’argument est d’abord développé à travers une discussion critique de trois approches influentes dans les débats académiques et politiques contemporains: le paradigme reconnaissanceredistribution, tel que développé par N. Fraser et A. Honneth, l’approche d’inégalité catégorielle de C. Tilly et l’approche des inégalités horizontaleverticale de F. Stewart. Malgré leurs divergences, ces trois approches présentent une limitation conceptuelle commune, qui consiste à traiter les différences dynamiques comme catégories binaires et fixes: blanc-noir, hommes-femmes, métis-indigènes, etc. Pour surmonter ce déficit, le présent article développe, à partir du concept d’articulation, une matrice analytique selon laquelle les différences représentent des positionalités ou des sites d’énonciation dans des relations sociales hiérarchisées. Le lien entre les différences et les inégalités est illustré par la récente articulation des quilombolas au Brésil.</p><p>Mots-clés: Différence. Inégalité. Articulation. Positionnalité. Quilombolas.</p>


2018 ◽  
Vol 3 (2) ◽  
pp. 95-110
Author(s):  
Anderson Araújo-Oliveira ◽  
Isabelle Chouinard

Résumé: Le 20 mars 2012, l’Équipe de recherche et d’analyse des pratiques professionnelles (ERAPP) fut reconnue comme groupe de recherche en émergence par la Commission des études de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Instaurée par deux professeurs nouvellement engagés au sein de l’institution, Anderson Araújo-Oliveira (UER en sciences de l’éducation, maintenant professeur à l’UQAM) et Isabelle Chouinard (UER en sciences du développement humain et social), l’Équipe aura comme principaux objectifs le développement de la recherche interdisciplinaire sur les pratiques professionnelles, ainsi que la formation de la relève scientifique à l’UQAT. Porteuse d’une vision élargie des pratiques professionnelles, l’Équipe regroupera des chercheurs provenant de différents départements de l’UQAT et d’autres universités québécoises et internationales. Pour mener à bien sa mission, l’ERAPP développe depuis cinq ans une programmation scientifique articulée autour de deux aspects principaux : 1) la production significative de nouvelles connaissances ainsi que leur diffusion dans la communauté scientifique et académique de même qu’auprès des acteurs sur le terrain; 2) la formation scientifique d’étudiants des cycles supérieurs en vue de développer chez ces derniers les compétences nécessaires à la réalisation de leurs travaux de recherche. Le présent article propose de mettre en évidence, en premier lieu, les objectifs et les lignes directrices qui sous‑tendent les activités de recherche menées par les chercheurs associés à l’ERAPP et, en deuxième lieu, certaines des activités développées qui permettent l'opérationnalisation de ces objectifs et lignes directrices. Mots-clés: pratiques professionnelles, métiers relationnels, production et diffusion des savoirs, formation de futurs chercheurs


2006 ◽  
Vol 11 (2) ◽  
pp. 160-174
Author(s):  
François Leduc

Résumé La médecine officielle, telle que nous la connaissons maintenant, date d'environ cent cinquante ans. Parallèlement, la véritable médecine traditionnelle est celle dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Nous avons assisté depuis plus d'un siècle à des jeux de pouvoirs très importants de la part des médecins formes en faculté universitaire dans une orientation allopathique afin que des lois restrictives sanctionnent leur contrôle et leur quasi-monopole dans la dispensation des soins de santé. Il est donc normal d'être surpris face à d'autres types de médecine qui s'avèrent elles aussi efficaces dans Ie traitement de la maladie et dans le maintien de la santé. Cela demande d'abord une clarification de certains mots clés : médecine douce, médecine traditionnelle, médecine holistique, médecine officielle. Sept grandes idées animent l'approche holistique et cinq grands courants thérapeutiques s'y rattachent : l'énergétique chinoise, l'homéopathie, l'ostéopathie, les stratégies énergétiques et les stratégies psychologiques. Au delà d'informations descriptives, des indications sont proposées pour s'y retrouver quant à leur valeur scientifique et leur valeur de vérité. Enfin, l'application des médecines douces est envisagée dans les centres hospitaliers, en considérant les besoins de la population, l'organisation législative et réglementaire et la compétence des professionnels impliqués.


Author(s):  
Ousmane Younoussa MAIGA ◽  
Babakar SOUMARE

Le présent article fait un focus sur les effets de la pandémie de la COVID-19 à travers les mesures barrières édictées pour stopper sa propagation. Il met en évidence les conséquences de la COVID-19 sur la récession économique, la transition des ménages dans la pauvreté et les stratégies de résilience utilisées contre la COVID-19. En effet, la contraction des industries productives a entrainé une baisse de 7,1 point le niveau de production. Depuis l’apparition du premier cas positif au Mali, la pandémie de la COVID-19 a durement affecté la population à travers ses conséquences notamment sur l’emploi et l’accès aux services de soins de santé et d’éducation. Les conséquences de la COVID-19 ont été plus marquées pour ses effets indirects que directs. Au niveau de l’emploi, la pandémie a entrainé une augmentation brutale des pertes d’emploi, en particulier dans les secteurs tertiaire et secondaire. Au plan de l’éducation la fermeture des écoles a contraint de garder plus de quatre millions d’enfants à la maison. Au niveau de la santé, la mobilisation des acteurs de la santé pour contrer la pandémie a conduit à des conséquences négatives sur des programmes essentiels comme la vaccination et les programmes de lutte contre certaines maladies. Environs 30 à 40% des ménages étaient dans les difficultés d’accès aux services de soins jusqu’en octobre 2020.  A la même période 56% des ménages ruraux ont connues une réduction de leur revenu. Les principales stratégies d'adaptation utilisées par les ménages pour faire face aux effets de la COVID-19 outre les mesures gouvernementales ont été la vente d'actifs, l'engagement dans des activités génératrices de revenus supplémentaires, le recours à l'épargne, l'aide des amis et de la famille, la réduction de la consommation alimentaire et l'emprunt auprès des amis et de la famille. L’approche méthodologique a reposé sur une analyse descriptive des données en coupe transversale. Les données utilisées sont issues d’enquêtes réalisées par les structures relevant du système statistique nationale du Mali et des rapports d’études sur la COVID-19 au Mali.  


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