scholarly journals La géographie est-elle une science? Introduction aux problèmes de codification dans le traitement automatique de l’information géographique

2005 ◽  
Vol 14 (32) ◽  
pp. 157-169
Author(s):  
Marc Boyé

Le présent article est à la fois une introduction épistémologique à la géographie et une approche sémantique du langage, fort complexe, qu'emploient les géographes. Son but est d'inviter à la réflexion sur les problèmes que pose la codification de l'information géographique pour un traitement automatique. Comme toutes les disciplines chargées de gérer et de présenter un « corps de savoir », la géographie est aujourd'hui confrontée à l'accumulation accélérée de la masse documentaire qu'elle utilise. Les éléments qui composent son corps de savoir viennent pour la plupart d'autres sciences et d'autres disciplines, d'un degré de complexité moindre, qui lui fournissent des informations concernant la Terre et les Hommes. Le rôle du géographe est de synthétiser ces apports en vue de rendre compte de la répartition des faits physiques ou humains considérés à la surface du globe et d'en produire une expression cartographique ; son point de vue est celui d'un généraliste. Toutefois, la géographie ne s'intéresse pas aux faits sur le seul plan statistique ; elle considère encore leurs rapports et leur genèse, voire leur devenir en ce qu'ils sont, eux aussi, susceptibles de représentation cartographique. Il n'y a donc pas, à proprement parler, d'information géographique, mais une manière géographique de dresser la synthèse d'informations de provenances diverses. Or, chaque source d'information a son langage propre, de sorte que le langage géographique procède pour une grande part d'emprunts et ne dispose d'un langage spécifique qu'à partir d'un certain degré de synthèse. Il en résulte que, n'étant ni une science ni une discipline scientifique, même lorsqu'elle s'équipe de méthodes pour « percevoir et pénétrer » du nouveau, la géographie ne peut pas se plier à une codification unique, sous la forme d'un thésaurus de mots-clés. Il lui faut au moins trois ordres de codes aptes à un jeu de combinaisons : 1 — Un code géographique, pour la localisation à la surface du globe ; un système de coordonnées par exemple ; 2 — Un code taxonomique, c'est-à-dire un vocabulaire des « maîtres-mots » qui portent l'esprit même de la préoccupation géographique et constituent la classification typologique propre à la discipline ; 3 — Un code syntaxique, où notamment les emprunts faits à d'autres langages seraient à faire jouer comme des données grammaticales. Par la logique même de l'argumentation, des notions comme science, discipline, connaissance, corps de savoir ont trouvé l'occasion d'être précisées.

2003 ◽  
Vol 24 (2) ◽  
pp. 13-33 ◽  
Author(s):  
Raymond Massé

Résumé RÉSUMÉ Les limites d'une approche essentialisie des ethnoéthiques Pour un relativisme éthique critique Le relativisme éthique repose sur une série d'hypothèses acceptées comme vraies : la morale est un tout homogène partagé par l'ensemble d'un groupe ethnique à la suite d'un processus d'enculturation; tous sont soumis à un seul système de principes moraux: les morales ne font l'objet d'aucun usage social ou politique. Ces postulats ont été largement critiqués. Le présent article fera donc un retour sur la notion de relativisme culturel et, de là. de relativisme éthique, pour en identifier les limites dans le contexte des soins de santé. Nous soutiendrons que pour transcender à la fois les biais essentialistes du relativisme et les risques de décontextualisation liés à une éthique universaliste normative, il nous faut redéfinir l'éthique comme le lieu de résolutions de « dilemmes » qui évoluent, non dans un univers philosophique désincarné, mais bien dans le cadre de l'imposition à l'ensemble d'une population de principes édictés par des autorités religieuses, professionnelles ou politiques. Nous analyserons ensuite les retombées des courants de pensée postmodemes sur la place à reconnaître au relativisme éthique pour réfléchir ensuite sur les contributions et les limites du concepts de tolérance. L'article se veut un plaidoyer pour une tolérance limitée et un relativisme éthique critique qui ne sera plus utilisé comme prétexte pour justifier le non-respect des droits de l'homme. Mots clés : Massé, relativisme éthique critique, tolérance, ethnoéthique


2003 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 103-123 ◽  
Author(s):  
Michel Audet ◽  
Richard Déry
Keyword(s):  

Résumé La science réfléchie. Quelques empreintes de l'épistémologie des sciences de l'administration Envisagée comme l'étude de la constitution des connaissances, l'épistémologie a pour objet une activité humaine et ses conséquences : pour cette raison, elle met en jeu la double herméneutique inhérente à toute étude de l'humain ou du social. Il ne faut donc pas s'étonner que l'épistémologie laisse quelques empreintes sur ses objets. Dans le présent article, c'est précisément ce type d'empreinte qui nous intéresse; notre propos sera consacré au cas des usages et effets sociaux d'une épistémologie locale particulière, celle des sciences de l'administration. Dans un premier temps, nous campons le décor en esquissant les traits saillants du champ contemporain de l'épistémologie et les linéaments de la structuration du champ des sciences de l'administration au cours du présent siècle. Ensuite, nous caractérisons l'émergence et le développement de l'épistémologie des sciences de l'administration en mettant au jour les quatre couches sédimentaires qui ponctuent son développement. Enfin. nous consacrons une section à chacune de ces quatre couches en explorant chaque fois la forme nouvelle que prend le travail épistémologique. en particulier ses fondements, ses champs d'appui, ses objets et ses méthodes, puis la représentation du champ qui accompagne cette forme nouvelle de travail et. enfin, les incidences principales de ce travail sur la structuration du champ des sciences de l'administration. Mots clés : Audet. Déry. épistémologie. réflexivité. pratiques scientifiques, sciences de l'administration.


FRANCISOLA ◽  
2016 ◽  
Vol 1 (1) ◽  
Author(s):  
Gisèle PIEBOP

<p><strong>RÉSUMÉ.</strong><strong> </strong>Motivé par la forte différenciation ethnico-linguistique d’un pays caractérisé par un profil sociolinguistique pléthorique et complexe du fait de ses 283 unités linguistiques, l’Etat camerounais opte au lendemain des indépendances pour une politique linguistique érigeant l’anglais et le français comme langues officielles. A ce titre, ces deux langues des anciennes puissances coloniales bénéficient de privilèges de premiers rangs, au détriment des langues nationales qui se contentent de statuts et fonctions secondaires. Le français en ce qui le concerne se retrouve ainsi sur un territoire où les diversités ethnique, géographique et culturelle détermineront ses modalités d’appropriation et d’expansion, et surtout les variations sociolinguistiques auxquelles il est soumis. Se pose alors la question du développement et du devenir de cette langue importée et le présent article vient apporter des éléments de réponse à ce sujet. Ainsi, le travail analysera à partir de l’approche variationniste, les usages du français camerounais qui évolue et s’enrichit chaque jour un peu plus de tournures morpho-syntaxiques, d’emprunts, de nouvelles graphies, de calques, de nouveaux sens, etc.</p><p><strong> </strong></p><p><strong>Mots-clés:</strong> <em>appropriation, diversité, français camerounais, statuts, variations.</em></p><p><em><br /></em></p><p><strong>ABSTRACT.</strong><strong> </strong>Motivated by the strong ethno-linguistic differentiation of a country with a bloated and complex sociolinguistic profile due to its 283 linguistic units, the Cameroon government after independence opted for a language policy erecting English and French as official languages. As such, the two languages of former colonial powers receive forefront of privileges at the expense of national languages which merely secondary status and functions. As well as it is concerned, the French language finds it self in a territory where ethnic, geographic and cultural diversities determine its terms of appropriation and expansion, especially sociolinguistic variations to which it is subjected. This raises the question of the development and the future of this imported language, and this article just provides answers to this. The variationist approach is the framework through which the Cameroonian French, that evolves and grows each day a little more through morphosyntactic turns, loans, new spellings, layers, new meanings, etc. is analyzed.</p><p><strong> </strong></p><p><strong>Keywords: </strong><em>appropriation, Cameroon French, diversity, statutes changes.</em><em></em></p><p><em><br /></em></p>


2018 ◽  
Vol 7 (3) ◽  
pp. 70-79
Author(s):  
Richard Arina Okonda

Le présent article traite de la question de l’autonomie d’apprentissage du français sur objectifs spécifiques (FOS) chez les apprenants dans le milieu universitaire au Kenya et précisément à l’université Moi. Malgré plusieurs défis, le FOS commence à trouver sa place dans les universités kenyanes. Un apprenant du FOS dans une université kenyane est un apprenant qui est devenu dépendant à son maître. La question qu’on se pose est celle de savoir s’il existe la possibilité d’autonomiser l’apprentissage du FOS chez ces apprenants, avec l’objectif de complémenter son apprentissage en FOS via les initiatives prises hors classe. Cette étude a pour objectif d’identifier les moyens qu’utilisent déjà ces apprenants pour rendre autonome leur apprentissage, déterminer les contraintes de l’autonomie d’apprentissage chez eux, et dévoiler combien s’y met l’apprenant dans un réseau d’échange afin de favoriser son autonomie d’apprentissage. Cette étude se borne sur l’approche théorique du constructivisme, et distingue surtout quatre types d’autonomie: l’autonomie physique, sociale, linguistique et cognitive. La recherche a été menée auprès des apprenants du français sur objectifs spécifiques en tourisme, hôtellerie, restauration et voyage, de l’Université Moi au Kenya, où un échantillon aléatoire de 40 étudiants a été sélectionné pour répondre aux questionnaires. Après l’analyse des données, nous avons établi plusieurs conclusions qui concernent la nature hétérogène des apprenants, les initiatives déjà employées par certains apprenants pour assurer une autonomie physique, le manque d’interaction chez les apprenants, le besoin d’assistance pour améliorer l’apprentissage, et les obstacles qui empêchent l’apprenant de rendre autonome son apprentissage. Nous recommandons la disposition des matériels du FOS, l’évaluation des sites internet que consulte l’apprenant, la favorisation des échanges entre les apprenants, le besoin de catégoriser des apprenants selon leur niveau en français, et l’importance d’encourager des apprenants à « apprendre à apprendre ».Mots clés: Autonomie d’apprentissage, français sur objectifs spécifiques, français langue étrangère, didactique des languesEnglish AbstractThis article looks at the question of the learner’s autonomy in learning French for Specific Objectives (FSO) in Kenyan universities, notably at Moi University. Despite several challenges, FSO has started to find its place in Kenyan universities. Learners in FSO in Kenyan universities have become dependent to their teachers. We ask ourselves questions concerning the ability of the learner to make autonomous his learning experience in order to complement what he has learnt in class, via initiatives done outside class. The objectives of this study concern identifying the means that the learner is using already in order to be autonomous, to determine the constraints in regard to learner autonomy, and to find out how much the learner interacts with other learners in order to be more autonomous. This study employs the constructivist theory, and distinguishes four types of autonomy: physical, social, linguistic and cognitive. The research was carried out amongst learners in the School of Tourism, Hospitality and Events Management of Moi University in Kenya, whereby a random sample of 40 subjects was chosen to respond to questionnaires. After data analysis, several conclusions were established in relation to the heterogeneous nature of the learners, the initiatives already used by certain learners in order to be physically autonomous, lack of interaction amongst learners, the need for assistance in order to improve learning, and the obstacles preventing the learner from being autonomous. We recommend equipping the learner with enough learning materials in FSO, evaluating the websites used by the learner to learn French, encouraging learner interactions, categorizing learners according to their level in French, and the importance of encouraging the learners to “learn how to learn”.Keywords: learner’s autonomy, French for Specific Objectives, French as a Foreign Language, language didactics


2020 ◽  
Vol 78 ◽  
pp. 07022
Author(s):  
Anne Sardier

L’enseignement du lexique est un incontournable des acquisitions à l’école maternelle. Il fait l’objet d’ateliers dits ‘’de langage’’ auprès des jeunes élèves. C’est alors souvent un lexique nominal et concret qui leur est enseigné via des cartes-images. Le verbe, pivot de la phrase, est ainsi peu étudié (excepté certains verbes d’action). C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité travailler sur ce matériau lexical. Par ailleurs, il s’avère que la dimension syntagmatique du lexique, si elle participe à la construction sémantique de l’unité lexicale, est également peu mobilisée dans l’enseignement. La compétence lexicale se construisant au vu de l’accroissement du lexique disponible, mais aussi au vu des habiletés des élèves et des stratégies qu’ils peuvent mettre en place, nous supposons que le fait d’enseigner des stratégies de précision du sens des verbes va les aider à s’approprier ce lexique. À partir de l’analyse de verbes sélectionnés avec deux enseignants de grande section (5 ans), le présent article présente un dispositif d’exploration des verbes et de leur entour via la paraphrase, habileté essentielle dans les acquisitions lexicales, afin de favoriser la compréhension et le réemploi des verbes étudiés. Trois tests émaillent la mise en oeuvre, les séances ont été enregistrées et retranscrites. Leurs analyses tendent à montrer que les élèves comprennent mieux les verbes étudiés et qu’ils se les sont appropriés au point de pouvoir les réemployer. Mots clés : lexique, paraphrase, acquisition


Caderno CRH ◽  
2019 ◽  
Vol 32 (85) ◽  
pp. 33
Author(s):  
Sergio Costa

<p>Neste artigo, estudam-se as tensões e superposições entre desigualdade e diferença a partir de duas questões complementares: Quando diferenças se tornam politicamente relevantes? Como desigualdades e diferenças se correlacionam? O argumento é desenvolvido, primeiramente, mediante a discussão crítica de três abordagens influentes nos debates acadêmicos e políticos contemporâneos, a saber: o paradigma do reconhecimento-redistribuição, como é desenvolvido por N. Fraser e A. Honneth, a abordagem das desigualdades categoriais de C. Tilly e a abordagem das desigualdades horizontais-verticais de F. Stewart. A despeito de suas divergências, essas três abordagens apresentam uma limitação conceitual comum, que é tratar diferenças dinâmicas como categorias binárias e fixas: brancos-negros, homens-mulheres, mestiços-indígenas, etc. Para superar esse déficit, com base no conceito de articulação, desenvolve-se uma matriz analítica segundo a qual diferenças representam posicionalidades ou lugares de enunciação no âmbito de relações sociais hierárquicas. O nexo entre diferenças e desigualdades é ilustrado por meio da articulação recente dos quilombolas no Brasil.</p><p><strong>INEQUALITY, DIFFERENCE, ARTICULATION </strong></p><p>This article studies the tensions and overlaps between inequality and difference starting from two complementary questions: When do differences become politically relevant? How do inequalities and differences correlate? The argument is first developed through a critical discussion of three influential approaches in contemporary academic and political debates: the recognition-redistribution paradigm, as developed by N. Fraser and A. Honneth, the categorical inequalities approach of C. Tilly and the horizontal-vertical inequalities approach of F. Stewart. In spite of their divergences, these three approaches present a common conceptual limitation, which is to treat dynamic differences as binary and fixed categories: black-whites, menwomen, mestizos-indigenous, etc. To overcome this deficit, I develop in the present article, starting from the concept of articulation, an analytical matrix according to which differences represent positionalities or sites of enunciation within hierarchical social relations. The nexus between differences and inequalities is illustrated by the recent articulation of the quilombolas in Brazil.</p><p>Key words: Difference. Inequality. Articulation. Positionality. Quilombolas.</p><p><strong>INÉGALITÉ, DIFFÉRENCE, ARTICULATION </strong></p><p>Cet article étudie les tensions et les chevauchements entre inégalités et différences à partir de deux questions complémentaires: Quand les différences deviennent-elles politiquement pertinentes? Quel est la corrélation entre les inégalités et les différences? L’argument est d’abord développé à travers une discussion critique de trois approches influentes dans les débats académiques et politiques contemporains: le paradigme reconnaissanceredistribution, tel que développé par N. Fraser et A. Honneth, l’approche d’inégalité catégorielle de C. Tilly et l’approche des inégalités horizontaleverticale de F. Stewart. Malgré leurs divergences, ces trois approches présentent une limitation conceptuelle commune, qui consiste à traiter les différences dynamiques comme catégories binaires et fixes: blanc-noir, hommes-femmes, métis-indigènes, etc. Pour surmonter ce déficit, le présent article développe, à partir du concept d’articulation, une matrice analytique selon laquelle les différences représentent des positionalités ou des sites d’énonciation dans des relations sociales hiérarchisées. Le lien entre les différences et les inégalités est illustré par la récente articulation des quilombolas au Brésil.</p><p>Mots-clés: Différence. Inégalité. Articulation. Positionnalité. Quilombolas.</p>


2018 ◽  
Vol 3 (2) ◽  
pp. 95-110
Author(s):  
Anderson Araújo-Oliveira ◽  
Isabelle Chouinard

Résumé: Le 20 mars 2012, l’Équipe de recherche et d’analyse des pratiques professionnelles (ERAPP) fut reconnue comme groupe de recherche en émergence par la Commission des études de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Instaurée par deux professeurs nouvellement engagés au sein de l’institution, Anderson Araújo-Oliveira (UER en sciences de l’éducation, maintenant professeur à l’UQAM) et Isabelle Chouinard (UER en sciences du développement humain et social), l’Équipe aura comme principaux objectifs le développement de la recherche interdisciplinaire sur les pratiques professionnelles, ainsi que la formation de la relève scientifique à l’UQAT. Porteuse d’une vision élargie des pratiques professionnelles, l’Équipe regroupera des chercheurs provenant de différents départements de l’UQAT et d’autres universités québécoises et internationales. Pour mener à bien sa mission, l’ERAPP développe depuis cinq ans une programmation scientifique articulée autour de deux aspects principaux : 1) la production significative de nouvelles connaissances ainsi que leur diffusion dans la communauté scientifique et académique de même qu’auprès des acteurs sur le terrain; 2) la formation scientifique d’étudiants des cycles supérieurs en vue de développer chez ces derniers les compétences nécessaires à la réalisation de leurs travaux de recherche. Le présent article propose de mettre en évidence, en premier lieu, les objectifs et les lignes directrices qui sous‑tendent les activités de recherche menées par les chercheurs associés à l’ERAPP et, en deuxième lieu, certaines des activités développées qui permettent l'opérationnalisation de ces objectifs et lignes directrices. Mots-clés: pratiques professionnelles, métiers relationnels, production et diffusion des savoirs, formation de futurs chercheurs


2020 ◽  
Vol 10 ◽  
Author(s):  
Joël Thibeault ◽  
Claude Quevillon Lacasse
Keyword(s):  

La grammaire est une discipline qui est ancrée dans la tradition scolaire francophone et dont l’enseignement, parce qu’on lui reconnait une fonction normative assumée, peut contribuer à la reproduction de certaines inégalités à l’école. Au regard de cet état de fait, le présent article veut, dans un premier temps, mettre en évidence la pertinence didactique que revêtent les réseaux littéraires pour l’enseignement de la grammaire du français (langue d’enseignement ou seconde) en contexte plurilingue. Ainsi exposerons-nous les fondements théoriques qui concourent à l’utilisation de ces réseaux et verrons-nous comment on peut les mettre en oeuvre afin de valoriser et de mettre à profit le répertoire linguistique pluriel des élèves. Dans un second temps, il s’agira d’exemplifier notre propos en présentant trois modalités de réseaux littéraires, ceux-ci, s’ils sont élaborés en considérant les plurilinguismes qui caractérisent de nos jours les salles de classe, pouvant soutenir le développement de la compétence grammaticale des élèves. Mots-clés : grammaire, enseignement, réseaux littéraires, plurilinguisme, écriture


2021 ◽  
Vol 13 (2) ◽  
pp. 229-239
Keyword(s):  

Petit Pays de Gaël Faye est l'histoire d'un enfant et d'une patrie. Gaby vit au Burundi dans un confortable quartier d'expatriés. Il est entouré de ses amis, de sa famille et d'un bonheur qu'il croyait éternel. Ce quotidien paisible, cette enfance douce vont se disloquer en même temps que ce pays d'Afrique brutalement malmené par l'histoire. La guerre bouleverse son pays, sa famille, son quartier et même son rêve d'être 'mécanicien'. Notre présent article vise à suivre l'évolution d'un thème qui évoque des conditions de vie très différentes entre 'ici' et 'là-bas'. Cet enfant né à Bujumbura et exilé en France est le héros qui nous emporte vers les coins 'chauds' et 'froids' de son existence. La relation entre ses deux vies est pour nous une rencontre particulière et l'occasion d'une réflexion sur la notion d' 'habitat'. Mots-clés: Burundi, Enfance, Violence, Séparation, Exil, Patrie.


Author(s):  
Andrea Karina García

<p>Resumen</p><p>La creación en la danza folklórica al parecer entra en estados continuos de resistencia. Fenómeno que esta adscrito a disociaciones generadas en la circulación de su significado como noción y también, a contradicciones que impregnan su praxis como género danzario. Atendiendo a esto, se pueden evidenciar ambigüedades entre concepto y práctica promovidas por construcciones discursivas cargadas de elementos históricos, políticos, culturales y sociales. Es así, que el presente articulo quiere generar un ejercicio critico-reflexivo, que evidencie desarticulaciones y paradojas que puedan ser las detonantes para propiciar imaginarios al interior de esta manifestación. Supuestos que intervienen y afectan de una u otra forma las condiciones que pueden incrementar las indagaciones creativas de esta experiencia danzaria en la ciudad.</p><p>Palabras claves</p><p>Folklore, danza folklórica, danza folklórica de proyección, creación, noción, práctica, danza, proyección.</p><p>Bogotapi imasa muiurigtakuna tukuipi iuiarispa Sumaiachig Sugllapi Ñugpamandata muiurikuna tiarkakuna charami sinchiachiri mana tukuringachu Chasa sugkunapas tiangakunami muirigkuna imasami Ñugpamanda karkakuna chasa, chiwanmi Kunaura munari mana chingarichu imasa kaugsai iukarkakuna ñugpata chasa kaugsai iukarkakuna ñugpata chasa kasawan tukui ciudadpi munari kawachinga chara kausa kagta muiuriikuna. Ima suti Rimai Simi: Imasa muiurigtakuna, iuiarispa, imasa muiuringapa munanakugta.</p><p>Folk dance in Bogota: brooding reflections. Abstract</p><p>The creation in the folk dance apparently comes into continuous states of resistance. Phenomenon that is attributed to dissociation generated in the circulation of its meaning as a concept and also to contradictions that permeate their practice as folk dance genre. In response to this, you can show ambiguity between concept and practice promoted by discursive constructions full of historical, politicians, cultural and social elements. The present article wants to generate a critical - reflexive exercise, as evidence of dislocations and paradoxes that may be the trigger to encou rage imaginary within this demonstration. Assumptions involved and affect one way or another conditions that may increase the creative investigations of this dance company experience in the city .</p><p>Keywords</p><p>folklore, folk dance, folk dance projection , creation, idea , practice, dance, projection</p><p>FOLKLORIQUE A BOGOTÁ: CREUSANT DES RÉFLEXION.</p><p>Résumé La création dans la danse folklorique semble entrer dans des états continus de résistance. Phénomène qui est affecté de dissociations engendrées par la circulation de sa signification comme notion et, également, à des contradictions qui imprègnent sa praxis comme genre de danse. Considérant cela, on peut mettre en évidence des ambigüités entre le concept et la pratique promue par des constructions discursives chargées d’éléments historiques, politiques, culturels et sociaux. Ainsi, le présent article souhaite produire un exercice critico-réflexif qui mette en évidence les désarticulations et paradoxes qui peuvent être des détonateurs afin de favoriser les imaginaires au sein de cette manifestation. Présupposés qui interviennent et affectent d’une façon ou d’une autre les conditions qui peuvent augmenter les recherches créatives de cette expérience de la danse dans la ville.</p><p>Mots clés</p><p>Folklore, danse folklorique, danse folklorique de projection, création, notion, pratique, danse, projection.</p><p>Dança folclórica em Bogotá: Cavando REFLEXiçÕES. Resumo</p><p>A criação na dança folclórica, aparentemente, entra em estados contínuos de resistência. Este fenômeno é atribuído à dissociação gerada na circulação do seu significado como um conceito e também a contradições que permeiam sua prática como o gênero. Em resposta a isso, você pode mostrar a ambigüidade entre conceito e prática promovida pelas construções discursivas cheia de elementos históricos, políticos, culturais e sociais. Assim, o presente artigo tem como objetivo gerar um exercício crítico-reflexiva, como prova de luxações e paradoxos que podem ser o gatilho para incentivar dentro desta demonstração imaginária. Pressupostos envolvidos e afetam de uma forma ou outra condições que podem aumentar as investigações criativas desta experiência companhia de dança na cidade.</p><p>Palavras chaves</p><p>Folclore, danças folclórica, dança folclórica de projeção, criação, noção, prática, danças, projeção.</p>


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