scholarly journals Analyse des risques du cycle de vie : application à deux filières énergétiques en france

2015 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 7-23
Author(s):  
Patrick ROUSSEAUX ◽  
Michel LICHOU ◽  
Osama ALKOSHAK

Comme tout le monde devrait le savoir, le développement durable repose sur trois piliers : l’économie, l’environnement et le social. Généralement, l’aspect « santé & sécurité » est considéré dans le pilier social. Autre postulat international moins bien connu : les trois piliers du développement durable doivent être évalués sur l’ensemble du cycle de vie des activités humaines (Extraction des ressources → Fabrication → Utilisation → Fin de vie). Les méthodes traditionnelles d'analyse des risques ne prennent pas en compte cette notion de cycle de vie. Une nouvelle méthode A.R.C.V. (Analyse des Risques de Cycle de Vie) a été proposée pour que cette notion essentielle soit intégrée dans l’analyse des risques. L’A.R.C.V. est ici présentée et illustrée par une application à deux filières énergétiques : l’éolien (Eo) et le photovoltaïque (PV).

2011 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. c1-c21 ◽  
Author(s):  
Morgane Colombert ◽  
Cédissia de Chastenet ◽  
Youssef Diab ◽  
Christophe Gobin ◽  
Grégory Herfray ◽  
...  

Les collectivités territoriales s’engagent dans de nombreuses actions pour limiter leurs impacts environnementaux. La ville de Paris cherche à se doter de nouveaux outils permettant de mesurer l’incidence de choix urbains ou architecturaux sur l’environnement dès la phase de conception. Les outils d’analyse du cycle de vie (ACV) permettent aujourd’hui d’évaluer les performances tout au long de la vie d’un ouvrage : construction, exploitation, fin de vie. La recherche présentée dans cet article a permis d’effectuer l’ACV de la ZAC Claude Bernard à Paris et d’observer le potentiel d’aide à la décision pour la maitrise d’ouvrage d’un tel outil.


Author(s):  
Céline Clément ◽  
Catherine Bonvalet
Keyword(s):  

Dans le schéma classique des années 1960, la vie en dehors de la famille était exclusivement réservée aux hommes, alors que les femmes étaient considérées comme les « reines du logis ». Élevées selon ce modèle, les générations nées après-guerre vont pourtant s’en affranchir et initier des comportements plus autonomes en élaborant de nouvelles formes de vie au sein du couple et de la famille, mais aussi en dehors de cette sphère privée. Ainsi, à partir du moment où les femmes ont reçu une éducation, ont eu la possibilité de maîtriser leur fécondité en choisissant le moment de l’arrivée et la taille de leur descendance finale, leurs trajectoires se sont diversifiées, notamment par le biais de leur activité professionnelle, comme en témoigne leur insertion massive et durable dans le marché de l’emploi à partir de 1960. Il s’agit alors d’une véritable rupture sociologique, d’une transformation radicale du rapport à l’emploi, avec le passage d’un modèle féminin d’inactivité à celui d’une activité discontinue, lequel va permettre l’émergence du modèle que nous connaissons aujourd’hui, celui de la continuité et du cumul (Maruani, 2000). Or, si les générations du baby-boom sont souvent considérées comme les initiatrices de ce dernier modèle, il en coexiste plusieurs à cette période.L’objet de cet article est de décrire, dans le temps long, ces différents modèles d’activité à partir de 32 récits de vie réalisés à Paris et en région parisienne auprès de femmes issues de la première génération du baby-boom, c’est-à-dire nées entre 1945 et 1954. Cela permettra de s’interroger sur ces profils d’activité qui se construisent depuis l’enfance notamment selon l’empreinte maternelle (Battagliola, 1987), jusqu’à la fin de vie active, en passant par les modes d’entrée dans la vie adulte, source de différenciation sociale des trajectoires féminines (Blösset al.,1996), et d’en établir une typologie (tout en sachant que ces modèles sont loin d’être statiques et s’avèrent poreux, les femmes pouvant passer d’un modèle à un autre, notamment lorsqu’elles se séparent). Car ces évolutions ne se réalisent pas pour toutes, ni au même moment du cycle de vie, ce qui induit une hétérogénéité des parcours, mais aussi différentes visions de ce que doit être la place des femmes au sein de la famille et de la société, ces différents modèles structurant fortement l’organisation familiale ainsi que les représentations de la famille, et influençant leurs trajectoires– notamment conjugales.


2018 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 114-122
Author(s):  
Paul Bouvier-Patron

Reprenant une opposition habituelle court/long terme, nous interrogeons l’inflexion de l’analyse de la rentabilité d’entreprise lorsqu’elle s’écarte de la logique de court terme. L’horizon de calcul n’est qu’un aspect de la question car ce qui prime tout autant est la logique de comptabilisation des éléments. A court terme, cette comptabilisation est trop limitative. Il importe de s’intéresser a minima, ex post, à la comptabilisation des coûts au long du cycle de vie du produit mais surtout, ex ante, au niveau de la conception et d’adopter une démarche conséquentiste pour asseoir une stratégie de Développement Durable d’entreprise.


2018 ◽  
Vol 31 (2) ◽  
pp. 131-144
Author(s):  
Laura FARRANT ◽  
Marie-Pierre LABAU ◽  
Martine PADILLA ◽  
Chloé DENEUFBOURG ◽  
Laurence FORTUN-LAMOTHE ◽  
...  

Les filières agroalimentaires font face à de multiples enjeux et questionnements en lien avec les différents aspects du développement durable. L’objectif de ces travaux est de proposer des méthodologies permettant d’aborder l’évaluation de la durabilité des filières de produits agroalimentaires transformés en s’intéressant aux impacts environnementaux ainsi qu’aux performances socio-économiques de la filière Indication Géographique Protégée (IGP) foie gras du Sud-Ouest en lien avec son implantation territoriale. Les impacts environnementaux sont étudiés via la méthode de l’Analyse de Cycle de Vie (ACV). Les résultats fournissent un éclairage approfondi sur les principaux contributeurs aux impacts de la filière pour chaque étape, depuis les phases amont d’élevage et de gavage, prépondérantes dans le bilan global de la filière, jusqu’à la consommation finale. Une nouvelle méthode est également proposée pour évaluer la performance sociale, économique et territoriale d'une filière alimentaire. La mesure des performances s’articule en quatre catégories : i) dignité et bien-être des travailleurs, ii) territoire et vie locale, iii) loyauté et intégrité des pratiques commerciales et iv) création de richesse, pour lesquelles un ensemble d’indicateurs d’évaluation est défini. Cette méthode vise à repérer où se situent les marges de progrès pour qualifier la filière en termes de performances socio-économiques. L’approche mise en œuvre souligne que la filière est globalement très performante sur les dimensions étudiées avec néanmoins des enjeux concernant la précarité de certains emplois et des voies d’amélioration concernant la participation à la vie locale.


2013 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
Author(s):  
Laurence Largenté 1

Le médicament est un produit qui a pour objet de prévenir, traiter voire guérir les maladies tant physiques que psychologiques. Cependant, il peut être aussi source de risques, soit des effets indésirables qui peuvent avoir un degré variable de gravité, allant de la simple démangeaison jusqu’au décès de l’utilisateur. Mis sur le marché après que les essais cliniques aient démontré son innocuité, sa qualité et son efficacité, LE MÉDICAMENT doit faire l’objet d’une surveillance accrue, car il est démontré statistiquement que des risques inconnus apparaissent lorsqu’il est utilisé par une large population. Le droit canadien met en place depuis les années 1965, un système de surveillance qui ne cesse d’être amélioré au grès des réformes. Dernièrement, les modifications apportées au régime juridique de pharmacovigilance canadien a été très largement influencé par des pressions internationales. Pour répondre aux volontés des organismes internationaux avec lesquels Santé Canada souhaite coopérer, l’État canadien a décidé d’intégrer leurs dispositions dans son corpus juridique. Ainsi, les dispositions des lignes directrices élaborées par la Conférence Internationale sur l’harmonisation (ICH), le régime juridique canadien s’inspire très largement du système de pharmacovigilance qui est adopté, entre autres, en Europe et aux États-Unis. Actuellement, le droit canadien dirige des activités de pharmacovigilance qui sont reconnues par les standards internationaux en matière de pharmacovigilance. Chacune impliquant, des acteurs identiques et des procédures presque similaires. Cependant, une réforme du droit canadien devrait aller plus loin dans l’approche du risque en reconnaissant que celui-ci doit être appréhendé du début jusqu’à la fin de vie du médicament. Cette réforme permettrait une vision globale et suivie du risque permettant aux différents intervenants de mettre en place des mesures proactives de surveillance dès le début du cycle de vie et de parfaire l’harmonie avec le droit international de la pharmacovigilance.


2018 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 86-102
Author(s):  
Nejla JBARA

La responsabilité sociale des entreprises est une notion très répandue sur le plan international, aussi bien dans les pays développés que dans les pays sous-développés. Le Maroc ne fait pas exception : il adhère bel et bien à cette pratique, constituant depuis quelques années un chantier dans lequel innovation sociale et économique sont en plein développement. En bref, les entreprises qui y pratiquent sont amenées à jouer un rôle qui dépasse le cadre de leur activité économique, en participant au bien public, en luttant contre la pauvreté, l’analphabétisme, etc., ainsi qu’en promouvant le développement durable, la gouvernance, l’éthique et l’instauration d’une philosophie conforme aux droits de l’homme. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, on a pu distinguer trois vagues successives de conception de la RSE : dans les années 1950, la conception éthique aux États-Unis ; dans les années 1970-1990, la conception utilitariste aux États-Unis ; depuis 1990, la conception fondée sur la soutenabilité dans les pays européens occidentaux qui est loin d’être arrivée à maturité encore de nos jours. Dans notre article, nous essaierons de définir ces trois conceptions de la RSE en nous attardant aux différents termes qui ont vu le jour en association avec cette notion : éthique, gouvernance, développement durable, management responsable, etc. Nous exposerons en même temps le cas du Maroc, en tant que situation prometteuse d’intégration de la RSE dans les pays en développement. L’analyse de ces trois conceptions se fera dans une perspective historique, par la présentation des lieux et des dates d’apparition et de développement de cette notion, y compris de son développement historique au Maroc.


2005 ◽  
Vol 29 (1) ◽  
pp. 49-79
Author(s):  
Antoine Lassagne

Résumé Dans le bassin du Congo, l’exploitation des ressources de la forêt a toujours été au coeur des formes les plus violentes de la relation coloniale. L’exemple de la région de la forêt du Dja dans le sud-est du Cameroun suggère que l’installation du pouvoir colonial s’est appuyée sur la mise en place d’un complexe « territoire-population-ressources », processus similaire à celui qui a eu cours en Occident dès la fin du XVIIe siècle. Nous pensons que cette « gouvernementalisation de la population », si l’on s’appuie sur cette notion proposée par Michel Foucault, est déterminante dans la compréhension des modes d’exploitation de la forêt en vigueur depuis la décolonisation jusqu’à aujourd’hui. Il nous est dès lors possible d’envisager les stratégies de pouvoir adoptées par les exploitants forestiers et par les acteurs du développement durable comme faisant partie d’un même dispositif de gestion combinée de la nature et du social. La nouvelle loi forestière adoptée par le gouvernement camerounais en 1994 apparaît comme le point de jonction du discours scientifique sur la population et la forêt tropicale et des intérêts du secteur forestier industriel. Dans ce contexte, les Badjoués qui habitent la périphérie de la Réserve de biosphère du Dja se trouvent être à la fois la cible des conservationistes et des exploitants forestiers.


Author(s):  
Philippe Terrier

Depuis l’été 2012, l’École de technologie supérieure (ÉTS) offre un cours en développement durable aux étudiants de 1er cycle en ingénierie. Ce cours désigné par l’acronyme et le titre « ING 500 : outils de développement durable pour l’ingénieur », vient compléter l’offre de cours optionnels dans presque tous les programmes de génie proposés à l’ÉTS. Le cours est conçu de façon à donner aux futurs ingénieurs des compétences multidisciplinaires en lien avec le développement durable (économie, droit de l’environnement, responsabilité sociale, analyse de cycle de vie, biomimetisme, gestion environnementale, éco conception…). Ce cours prépare également les étudiants à l’intégration du développement durable dans leur projet de fin d’études en leur présentant les outils indispensables du domaine. Cet article exposera la genèse du cours ING 500, son contenu ainsi que son organisation.


2017 ◽  
Vol 42 ◽  
Author(s):  
Amaia Errecart

Nous nous intéressons dans ce texte à la dimension sociologique, mais également communicationnelle et discursive de l’innovation sociale. Or, si l’utilisation de cette notion dans la sphère économique et entrepreneuriale a fait l’objet d’un nombre important d’études provenant des champs académique et professionnel – l’innovation sociale y étant fréquemment associée aux politiques de « responsabilité sociale des entreprises », de « développement durable » –, son usage dans la sphère publique et politique a été jusqu’ici moins abordé, particulièrement sous l’angle des discours auxquels elle donne lieu. Nous voulons dans ce texte analyser la manière dont la notion d’innovation sociale, qui est porteuse d’une représentation singulière de l’idée de « monde commun », a émergé dans les discours institutionnels. Nous cherchons donc à appréhender le processus d’institutionnalisation de l’innovation sociale dans les discours. Inscrivant notre recherche en sciences de l’information et de la communication, nous nous appuierons également sur les apports théoriques de la sociologie pragmatique, notamment la grille de lecture proposée par Pierre Dardot et Christian Laval autour du concept de commun, à partir notamment des notions de « co-activité » et de « praxis instituante » (Dardot & Laval, 2014). Notre démarche méthodologique portera sur l'étude d'un corpus comprenant un ensemble de textes institutionnels, analysés à partir de la méthode de l’analyse discursive, choisie pour l’intérêt qu’elle accorde à la dimension rhétorique et argumentative du discours, et pour son ambition critique.


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