scholarly journals Analyse de cycle de vie à l’échelle du quartier : un outil d’aide à la décision? Le cas de la ZAC Claude Bernard à Paris (France)

2011 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. c1-c21 ◽  
Author(s):  
Morgane Colombert ◽  
Cédissia de Chastenet ◽  
Youssef Diab ◽  
Christophe Gobin ◽  
Grégory Herfray ◽  
...  

Les collectivités territoriales s’engagent dans de nombreuses actions pour limiter leurs impacts environnementaux. La ville de Paris cherche à se doter de nouveaux outils permettant de mesurer l’incidence de choix urbains ou architecturaux sur l’environnement dès la phase de conception. Les outils d’analyse du cycle de vie (ACV) permettent aujourd’hui d’évaluer les performances tout au long de la vie d’un ouvrage : construction, exploitation, fin de vie. La recherche présentée dans cet article a permis d’effectuer l’ACV de la ZAC Claude Bernard à Paris et d’observer le potentiel d’aide à la décision pour la maitrise d’ouvrage d’un tel outil.

Author(s):  
Céline Clément ◽  
Catherine Bonvalet
Keyword(s):  

Dans le schéma classique des années 1960, la vie en dehors de la famille était exclusivement réservée aux hommes, alors que les femmes étaient considérées comme les « reines du logis ». Élevées selon ce modèle, les générations nées après-guerre vont pourtant s’en affranchir et initier des comportements plus autonomes en élaborant de nouvelles formes de vie au sein du couple et de la famille, mais aussi en dehors de cette sphère privée. Ainsi, à partir du moment où les femmes ont reçu une éducation, ont eu la possibilité de maîtriser leur fécondité en choisissant le moment de l’arrivée et la taille de leur descendance finale, leurs trajectoires se sont diversifiées, notamment par le biais de leur activité professionnelle, comme en témoigne leur insertion massive et durable dans le marché de l’emploi à partir de 1960. Il s’agit alors d’une véritable rupture sociologique, d’une transformation radicale du rapport à l’emploi, avec le passage d’un modèle féminin d’inactivité à celui d’une activité discontinue, lequel va permettre l’émergence du modèle que nous connaissons aujourd’hui, celui de la continuité et du cumul (Maruani, 2000). Or, si les générations du baby-boom sont souvent considérées comme les initiatrices de ce dernier modèle, il en coexiste plusieurs à cette période.L’objet de cet article est de décrire, dans le temps long, ces différents modèles d’activité à partir de 32 récits de vie réalisés à Paris et en région parisienne auprès de femmes issues de la première génération du baby-boom, c’est-à-dire nées entre 1945 et 1954. Cela permettra de s’interroger sur ces profils d’activité qui se construisent depuis l’enfance notamment selon l’empreinte maternelle (Battagliola, 1987), jusqu’à la fin de vie active, en passant par les modes d’entrée dans la vie adulte, source de différenciation sociale des trajectoires féminines (Blösset al.,1996), et d’en établir une typologie (tout en sachant que ces modèles sont loin d’être statiques et s’avèrent poreux, les femmes pouvant passer d’un modèle à un autre, notamment lorsqu’elles se séparent). Car ces évolutions ne se réalisent pas pour toutes, ni au même moment du cycle de vie, ce qui induit une hétérogénéité des parcours, mais aussi différentes visions de ce que doit être la place des femmes au sein de la famille et de la société, ces différents modèles structurant fortement l’organisation familiale ainsi que les représentations de la famille, et influençant leurs trajectoires– notamment conjugales.


2013 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
Author(s):  
Laurence Largenté 1

Le médicament est un produit qui a pour objet de prévenir, traiter voire guérir les maladies tant physiques que psychologiques. Cependant, il peut être aussi source de risques, soit des effets indésirables qui peuvent avoir un degré variable de gravité, allant de la simple démangeaison jusqu’au décès de l’utilisateur. Mis sur le marché après que les essais cliniques aient démontré son innocuité, sa qualité et son efficacité, LE MÉDICAMENT doit faire l’objet d’une surveillance accrue, car il est démontré statistiquement que des risques inconnus apparaissent lorsqu’il est utilisé par une large population. Le droit canadien met en place depuis les années 1965, un système de surveillance qui ne cesse d’être amélioré au grès des réformes. Dernièrement, les modifications apportées au régime juridique de pharmacovigilance canadien a été très largement influencé par des pressions internationales. Pour répondre aux volontés des organismes internationaux avec lesquels Santé Canada souhaite coopérer, l’État canadien a décidé d’intégrer leurs dispositions dans son corpus juridique. Ainsi, les dispositions des lignes directrices élaborées par la Conférence Internationale sur l’harmonisation (ICH), le régime juridique canadien s’inspire très largement du système de pharmacovigilance qui est adopté, entre autres, en Europe et aux États-Unis. Actuellement, le droit canadien dirige des activités de pharmacovigilance qui sont reconnues par les standards internationaux en matière de pharmacovigilance. Chacune impliquant, des acteurs identiques et des procédures presque similaires. Cependant, une réforme du droit canadien devrait aller plus loin dans l’approche du risque en reconnaissant que celui-ci doit être appréhendé du début jusqu’à la fin de vie du médicament. Cette réforme permettrait une vision globale et suivie du risque permettant aux différents intervenants de mettre en place des mesures proactives de surveillance dès le début du cycle de vie et de parfaire l’harmonie avec le droit international de la pharmacovigilance.


2015 ◽  
Vol 34 (2) ◽  
pp. 7-23
Author(s):  
Patrick ROUSSEAUX ◽  
Michel LICHOU ◽  
Osama ALKOSHAK

Comme tout le monde devrait le savoir, le développement durable repose sur trois piliers : l’économie, l’environnement et le social. Généralement, l’aspect « santé & sécurité » est considéré dans le pilier social. Autre postulat international moins bien connu : les trois piliers du développement durable doivent être évalués sur l’ensemble du cycle de vie des activités humaines (Extraction des ressources → Fabrication → Utilisation → Fin de vie). Les méthodes traditionnelles d'analyse des risques ne prennent pas en compte cette notion de cycle de vie. Une nouvelle méthode A.R.C.V. (Analyse des Risques de Cycle de Vie) a été proposée pour que cette notion essentielle soit intégrée dans l’analyse des risques. L’A.R.C.V. est ici présentée et illustrée par une application à deux filières énergétiques : l’éolien (Eo) et le photovoltaïque (PV).


2020 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 2S259-2S268
Author(s):  
S. Salas ◽  
L. Bigay-Gamé ◽  
B. Etienne-Mastroianni
Keyword(s):  

2012 ◽  
Vol 15 (5) ◽  
pp. 479-497
Author(s):  
Dhaker Abbes ◽  
André Martinez ◽  
Gérard Champenois ◽  
Jean Paul Gobert

2012 ◽  
Vol 17 (4) ◽  
pp. 119-140
Author(s):  
Diana Penciuc ◽  
Marie-Hélène Abel ◽  
Didier Van Den Abeele
Keyword(s):  

2013 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 103-128
Author(s):  
Benjamin Bertin ◽  
Vasile-Marian Scuturici ◽  
Jean-Marie Pinon ◽  
Emmanuel Risler

2015 ◽  
Vol 11 (2) ◽  
pp. 37-76 ◽  
Author(s):  
Gilianne Kern ◽  
Sandra Holgado ◽  
Michel Cottin
Keyword(s):  

2019 ◽  
Vol 28 (4) ◽  
pp. 324-332
Author(s):  
A. Boyer ◽  
G. Thiery ◽  
S. Silva ◽  
G. Ducos

La loi Claeys-Leonetti a trois ans. Elle consacre la sédation profonde et continue jusqu’au décès dans certaines circonstances, elle rend contraignantes les directives anticipées pour le corps médical, et elle établit un vrai contrat de confiance entre le patient et sa personne de confiance. Dans un contexte de méconnaissance de cette loi, un sentiment de « mal mourir » persiste. Notamment, le choix d’un terme de pronostic vital engagé à quelques heures ou jours est perçu comme trop restrictif pour certains patients souffrant psychiquement ou physiquement dans les suites d’une maladie aiguë ou chronique. L’arrêt de la nutrition et de l’hydratation pose également des problèmes d’interprétation qui mériteraient d’être précisés. Cela conduit à une demande d’évolution législative vers l’euthanasie ou l’assistance au suicide. Une telle évolution, déjà pratiquée au Benelux depuis presque 20 ans non sans que le débat y persiste, doit être bien soupesée pour éviter les pièges d’une conception utilitariste de la vie. Mais elle doit aussi être posée en regard de la demande croissante d’autonomie qui ne constitue qu’une réponse logique et respectable aux progrès vertigineux de la médecine. Les priorités actuelles sont, d’une part, d’informer et de discuter des possibilités données par la loi actuelle et, d’autre part, de mettre en œuvre une politique globale diminuant les situations où le sentiment d’indignité de la fin de vie est prégnant. Les équipes de réanimation, par les conséquences proches comme plus lointaines de leur décision, sont et doivent rester au cœur de cette réflexion.


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