système de surveillance
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(FIVE YEARS 0)

2021 ◽  
Vol 47 (10) ◽  
pp. 468-476
Author(s):  
Nicole Atchessi ◽  
Megan Striha ◽  
Rojiemiahd Edjoc ◽  
Emily Thompson ◽  
Maryem El Jaouhari ◽  
...  

Contexte : La Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines et le Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines exigent que les incidents de laboratoire soient signalés au système de surveillance de déclaration des incidents en laboratoire au Canada de l’Agence de la santé publique du Canada. L’objectif du présent rapport est de décrire les incidents de laboratoire concernant des expositions survenues au Canada en 2020 et les personnes affectées par ces incidents. Méthodes : Les incidents survenus en laboratoire en 2020 dans des laboratoires canadiens autorisés ont été analysés. Le taux d’incidents d’exposition a été calculé et des statistiques descriptives ont été effectuées. Les incidents d’exposition ont été analysés selon le secteur, type d’activité, type d’événement, cause fondamentale et agent pathogène ou toxine. Les personnes affectées ont été analysées selon l’éducation, la voie d’exposition, le secteur, le rôle et l’expérience en laboratoire. Le temps écoulé entre l’incident et la date du rapport a également été analysé. Résultats : Quarante-deux incidents touchant 57 personnes ont été signalés au système de surveillance de déclaration des incidents en laboratoire au Canada en 2020. Aucune infection contractée en laboratoire n’a été soupçonnée ou confirmée. Le taux d’exposition annuel était de 4,2 incidents pour 100 permis en vigueur. La plupart des cas d’exposition sont survenus pendant les activités de microbiologie (n = 22, 52,4 %) ou ont été signalés par le secteur hospitalier (n = 19, 45,2 %). L’erreur de procédure (n = 16, 27,1 %) et les incidents liés à un objet tranchant ou pointu (n = 13, 22,0 %) étaient les incidents les plus fréquemment signalés. La plupart des personnes touchées ont été exposées par inhalation (n = 28, 49,1 %). Ils travaillaient à titre de techniciens ou de technologues (n = 36, 63,2 %). Les problèmes liés aux procédures opératoires normalisées étaient la cause fondamentale la plus courante (n = 24, 27,0 %), suivie des interactions humaines (n = 21, 23,6 %). Le nombre médian de jours entre les cas d’exposition et la date de déclaration était de six jours. Conclusion : Le taux d’incidents en laboratoire était plus faible en 2020 qu’en 2019, quoique la pandémie en cours ait pu contribuer à cette diminution en raison de la fermeture de lieux de travail non essentiels, notamment des laboratoires, pendant une partie de l’année. Le type d’incident le plus fréquent était l’erreur de procédure, tandis que les problèmes liés au non-respect des procédures opératoires normalisées et les interactions humaines étaient les causes fondamentales les plus citées.


2021 ◽  
Vol 47 (09) ◽  
pp. 401-409
Author(s):  
Mireille Desroches ◽  
Liza Lee ◽  
Shamir Mukhi ◽  
Christina Bancej

Contexte : Le programme ÉpiGrippe est le système de surveillance national du Canada chargé de suivre la propagation de la grippe. Son volet de surveillance syndromique surveille la propagation du syndrome d’allure grippale en temps quasi réel pour détecter les signaux d’une activité inhabituelle ou accrue. Les données de surveillance syndromique sont recueillies à partir de deux sources principales : le Programme de surveillance des praticiens sentinelles et le programme ActionGrippe. Nous avons évalué la représentativité de la population participante la plus récente afin de comprendre les variations du taux de représentation depuis 2015, de cerner les écarts démographiques et géographiques ainsi que les corrélats ou déterminants de la participation pour caractériser un participant type. Méthodes : Dans cette étude transversale en série, les caractéristiques des participants au cours de quatre saisons grippales consécutives (2015–2016, 2016–2017, 2017–2018 et 2018–2019) ont été comparées à celles du Recensement canadien de 2016 et des enquêtes nationales sur la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière de 2015–2016, de 2016–2017, de 2017–2018 et de 2018–2019. Les associations entre les facteurs démographiques et le niveau de participation des utilisateurs ont également été analysées parmi la population participant au programme ActionGrippe en 2018–2019. Résultats : Les enfants en bas âge (0 à 4 ans) et les personnes âgées (65 ans et plus) étaient sous-représentés dans le programme ActionGrippe au cours des quatre saisons grippales. Les femmes et les participants urbains étaient largement surreprésentés. La couverture vaccinale est restée considérablement plus élevée parmi les populations participant au programme ActionGrippe au cours des quatre dernières saisons grippales dans tous les groupes d’âge. Le niveau de participation au programme ActionGrippe était associé à l’âge et au statut d’immunisation, mais pas au sexe ni à la géographie. Au cours des quatre années de mise en œuvre, la population participant au programme ActionGrippe est devenue plus représentative de la population canadienne en ce qui concerne l’âge et la géographie (urbaine/rurale et provinciale/territoriale). Conclusion : Les participants au programme ActionGrippe sous-représentent les enfants en bas âge et les personnes âgées du Canada et surreprésentent ceux et celles qui adoptent des comportements favorables à la santé, comme l’indique la couverture vaccinale élevée contre la grippe, ce qui correspond aux biais de réponse typiques des enquêtes volontaires. La représentativité serait probablement améliorée par un recrutement ciblé des groupes sous-représentés, tels que les hommes, les personnes âgées et les Canadiens vivant dans les régions rurales.


2021 ◽  
Vol 47 (09) ◽  
pp. 393-400
Author(s):  
Liza Lee ◽  
Mireille Desroches ◽  
Shamir Mukhi ◽  
Christina Bancej

Contexte : La surveillance sentinelle du syndrome d’allure grippale est une composante essentielle d’un programme exhaustif de surveillance de la grippe. Les systèmes de surveillance communautaires du syndrome d’allure grippale qui comptent uniquement sur des pratiques de soins de santé sentinelles omettent des segments importants de la population, notamment ceux qui ne consultent pas un médecin. La surveillance participative, qui compte sur la participation de la communauté à la surveillance, peut combler certaines lacunes des systèmes traditionnels de surveillance du syndrome d’allure grippale. Objectif : Nous avions pour objectif d’évaluer le programme ActionGrippe, une application de surveillance du syndrome d’allure grippale à externalisation ouverte développée pour compléter et apporter un complément à la surveillance du syndrome d’allure grippale au Canada. Méthodes : En utilisant les cadres établis pour les évaluations des données de surveillance, nous avons évalué l’acceptabilité, la fiabilité, l’exactitude et l’utilité du système ActionGrippe de 2015–2016 à 2018–2019. Les indicateurs d’évaluation ont été comparés aux indicateurs de surveillance nationale du syndrome d’allure grippale et des infections virales respiratoires confirmées en laboratoire. Résultats : L’acceptabilité du programme ActionGrippe a été démontrée par une croissance de 50 % à 100 % de la participation d’une saison à l’autre, et un taux de maintien constant de 80 % d’une saison à l’autre. La fiabilité était plus grande pour le programme ActionGrippe que pour notre système traditionnel de surveillance du syndrome d’allure grippale, bien que les deux systèmes aient enregistré des fluctuations d’une semaine à l’autre en ce qui concerne le nombre de participants ayant répondu. Les taux de syndrome d’allure grippale du programme ActionGrippe présentaient une corrélation modérée avec les taux de détection hebdomadaires de la grippe en laboratoire et d’autres détections de virus respiratoires saisonniers hivernaux, notamment le virus respiratoire syncytial et les coronavirus saisonniers. Enfin, le programme ActionGrippe a démontré son utilité en tant que source d’informations de base pour la surveillance du programme ÉpiGrippe et qu’il peut combler les lacunes de données dans les programmes actuels de surveillance et de contrôle de la grippe. Conclusion : Le programme ActionGrippe est un exemple de programme de surveillance participative numérique novateur qui a été créé pour remédier aux limites de la surveillance traditionnelle du syndrome d’allure grippale au Canada. Il répond aux critères d’évaluation du système de surveillance, qui sont l’acceptabilité, la fiabilité, l’exactitude et l’utilité.


2021 ◽  
Vol 47 (1) ◽  
pp. 1-5
Author(s):  
Liza Lee ◽  
Kelly Butt ◽  
Steven Buckrell ◽  
Andrea Nwosu ◽  
Claire Sevenhuysen ◽  
...  

Au Canada, la saison nationale de la grippe commence généralement dans la seconde moitié du mois de novembre (semaine 47) et elle est définie comme la semaine où au moins 5 % des tests de grippe sont positifs et où un minimum de 15 tests positifs sont observés. Au 12 décembre 2020 (semaine 50), la saison de la grippe 2020 à 2021 n’avait pas encore commencé. Seules 47 détections de virus de la grippe confirmées en laboratoire ont été signalées entre le 23 août et le 12 décembre 2020, un nombre sans précédent, malgré des niveaux de tests de grippe plus élevés que d’habitude. Sur ce petit nombre de détections, 64 % concernaient la grippe A et 36 % la grippe B. L’activité grippale au Canada a atteint des niveaux historiquement bas par rapport aux cinq saisons précédentes. Les provinces et les territoires n’ont signalé aucune hospitalisation d’adultes liée à la grippe. Moins de cinq hospitalisations ont été signalées par le réseau d’hospitalisations pédiatriques sentinelles. La grippe circulant peu, le Laboratoire national de microbiologie n’avait pas encore reçu d’échantillons de virus de la grippe collectés pendant la saison 2020 à 2021 pour la caractérisation des souches ou les tests de résistance aux antiviraux. L’évaluation de l’efficacité du vaccin antigrippal, généralement disponible à la mi-mars, devrait être tout aussi limitée si la faible circulation de la grippe saisonnière persiste. Néanmoins, le système de surveillance de la grippe au Canada reste robuste et a restructuré ses composantes syndromique, virologique et des résultats graves pour soutenir la surveillance de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Malgré la pandémie de COVID-19, la menace d’épidémies et de pandémies de grippe persiste. Il est impératif 1) de maintenir la surveillance de la grippe; 2) de rester attentif aux événements inhabituels ou inattendus et 3) d’être prêt à atténuer les épidémies de grippe lorsqu’elles réapparaissent.


2021 ◽  
Vol 346 ◽  
pp. 35-50
Author(s):  
Fiacre Codjo AHONONGA ◽  
Gérard Nounagnon GOUWAKINNOU ◽  
Samadori Sorotori Honoré BIAOU ◽  
Séverin BIAOU

Le Nord du Bénin abrite 92,5 % de la couverture forestière nationale, principalement constituée des réserves de faune et de forêts classées, destinées à la conservation de la biodiversité. Ces zones du domaine classé, pourtant dotées pour la plupart de plans d’aménagement et d’un système de surveillance qui devraient limiter la dégradation du milieu, sont soumises à un fort taux de régression de la couverture forestière, dû aux pressions anthropiques. Cette étude vise à analyser la vulnérabilité des formations forestières dans les domaines classé et non classé de trois communes du Nord-Bénin : Matéri, Toucountouna et Ségbana. Une interprétation visuelle des images SPOT de 1995, 2005 et 2015, avec le logiciel Quantum GIS, a été effectuée pour faire ressortir les changements et évaluer la vulnérabilité des formations forestières. Les résultats révèlent une régression des formations forestières naturelles au profit de celles anthropiques. Les champs et jachères ont vu leur superficie multipliée par près de cinq entre 2005 et 2015. Au cours de cette même période, la dégradation a été plus forte dans le domaine classé que dans le non classé, alors qu’à l’inverse la déforestation a surtout affecté le domaine non classé. Les formations naturelles ont été vulnérables à la perte de superficie au profit des champs et jachères et des habitations. Les taux de vulnérabilité des différentes formations sont fonction de la période et du niveau de protection. Ces situations constituent une menace pour la biodiversité et nécessitent la mise en place d’une politique de planification de l’occupation des terres dans la périphérie du domaine classé. Cela garantira leur fonction et réduira les effets des facteurs de déforestation et de dégradation sur les réserves forestières.


2020 ◽  
Vol 10 (4-5) ◽  
pp. 333-339
Author(s):  
R. Piarroux ◽  
F. Batteux ◽  
S. Rebaudet ◽  
P.-Y. Boelle

Face à la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19 en France, Santé publique France a mis en place un système de surveillance évolutif fondé sur des définitions de cas possible, probable et confirmé. Le décompte quotidien se limite cependant aux cas confirmés par reverse transcriptase polymerase chain reaction ou sérologie SARS-CoV-2 (actuellement via la plateforme SI-DEP), aux cas hospitalisés (via le Système d’information pour le suivi des victimes d’attentats) et aux décès hospitaliers par Covid-19. Ce suivi de la circulation virale est forcément non exhaustif, et l’estimation de l’incidence est complétée par d’autres indicateurs comme les appels au 15, les recours à SOS Médecins, les passages dans les services d’accueil des urgences, les consultations de médecine de ville via le réseau Sentinelle. Le suivi de la mortalité non hospitalière s’est heurté aux délais de transmission des certificats de décès et au manque de diagnostic fiable. Seule la létalité hospitalière a pu être mesurée de manière fiable. Moyennant un certain nombre de précautions statistiques et d’hypothèses de travail, les modèles ont permis d’anticiper l’évolution de l’épidémie à partir de deux indicateurs essentiels : le ratio de reproduction R et le temps de doublement épidémique. En Île-de-France, l’Assistance publique– Hôpitaux de Paris a complété ce tableau de bord grâce à son entrepôt de données de santé et a ainsi pu modéliser de manière fine le parcours de soins des patients. L’ensemble de ces indicateurs a été essentiel pour assurer une planification de la réponse à la crise.


Author(s):  
Anja Bilandzic ◽  
Songul Bozat-Emre

En 2018, le gouvernement du Manitoba a créé un système de surveillance de santé publique en matière de cannabis en prévision de la légalisation du cannabis à des fins non médicales le 17 octobre 2018. Une première évaluation a été menée pour déterminer les caractéristiques d’utilité, de flexibilité et de simplicité du système, au moyen d’une enquête en ligne auprès d’intervenants, de paramètres du site Internet, d’une analyse du système et d’entrevues. Les recommandations qui ont pu en être tirées sont la création d’un plan de communication détaillé pour les rapports de surveillance, la modification du format et de la fréquence des rapports, le maintien de relations solides avec les partenaires et la mise en place d’une base de données provinciale centralisée de surveillance de la consommation de substances et d’un système de surveillance.


Author(s):  
André S. Champagne ◽  
Steven R. McFaull ◽  
Wendy Thompson ◽  
Felix Bang

Introduction En octobre 2018, le Canada a légalisé la consommation de cannabis à des fins non médicales pour les adultes. Notre étude visait à présenter le profil le plus récent possible des blessures et des intoxications liées au cannabis recensées dans la base de données de la plateforme électronique du Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes (eSCHIRPT) et à fournir une synthèse descriptive des caractéristiques des blessures concernant les cas liés au cannabis consignés sur une période de neuf ans. Méthodologie Nous avons effectué une recherche dans la base de données de l’eSCHIRPT des cas liés au cannabis déclarés entre avril 2011 et août 2019. La population de l’étude est constituée des patients âgés de 0 à 79 ans ayant visité l’un des 19 services d’urgence au Canada participant au programme de l’eSCHIRPT. Nous avons produit des estimations descriptives en examinant l’intentionnalité, la cause externe, le type et la gravité des cas liés au cannabis afin de mieux comprendre les facteurs contextuels de ces cas. Nous avons également mené des analyses des tendances au fil du temps à l’aide du logiciel Joinpoint afin de saisir les évolutions dans les cas liés au cannabis, tant chez les enfants et les jeunes que chez les adultes. Résultats Entre le 1er avril 2011 et le 9 août 2019, 2 823 cas liés au cannabis ont été enregistrés dans l’eSCHIRPT, soit 252,3 cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT. La majorité (63,1 %; 1780 cas) concernait la consommation de cannabis combinée à une ou plusieurs autres substances; dans 885 cas (31,3 %), seul le cannabis était présent et 158 cas (5,6 %) étaient associés à des produits comestibles contenant du cannabis. Chez les enfants comme chez les adultes, l’intoxication était la principale cause externe de blessure. La grande majorité des cas était de nature involontaire, avec une augmentation récente dans les tendances du nombre de cas, chez les enfants et les jeunes comme chez les adultes. Sur l’ensemble, 15,1 % des cas correspondaient à des blessures graves ayant nécessité une admission à l’hôpital. Conclusion Les cas liés au cannabis répertoriés dans la base de données de l’eSCHIRPT sont relativement rares, ce qui peut indiquer que les troubles mentaux et comportementaux découlant de l’exposition au cannabis ne sont généralement pas consignés dans ce système de surveillance et dans les sites participants au Canada. Avec les récentes modifications apportées à la réglementation canadienne en matière de cannabis, il sera impératif de surveiller en permanence les effets du cannabis sur la santé pour faire avancer les données probantes et protéger la santé des Canadiens.


Author(s):  
Lesley Andrade ◽  
Kathy Moran ◽  
Susan J. Snelling ◽  
Darshaka Malaviarachchi ◽  
Joanne Beyers ◽  
...  

Introduction Les fournisseurs de soins primaires ont un rôle à jouer dans l’acquisition de saines habitudes alimentaires, en particulier au cours des premières années de vie. Cette étude porte sur la faisabilité de l’intégration de NutriSTEP® – un outil valide de dépistage des risques nutritionnels en 17 points chez les tout‑petits et les enfants d’âge préscolaire – au dossier médical électronique (DME) dans les établissements de soins primaires de l’Ontario (Canada), afin d’éclairer la prise de décisions en matière de soins primaires et la surveillance en santé publique. Méthodologie Cinq établissements de soins primaires ont intégré, au moyen d’un questionnaire normalisé, le programme de dépistage NutriSTEP au DME. Afin de comprendre les expériences vécues par les professionnels en la matière et d’évaluer les facteurs associés à la réussite de l’implantation de NutriSTEP, nous avons mené des entrevues semi‑dirigées de nature qualitative auprès des fournisseurs de soins primaires connaissant le mieux les détails de sa mise en oeuvre dans leur établissement. Nous avons évalué la qualité des données extraites des DME en déterminant le nombre de questionnaires de dépistage NutriSTEP dûment remplis et avons consigné les mesures de croissance des enfants. Résultats Les établissements de soins primaires ont mis en oeuvre le questionnaire de dépistage NutriSTEP dans le cadre de diverses rencontres cliniques périodiques, avec des processus de collecte de données variables selon l’établissement. Des données de dépistage NutriSTEP valides ont été recueillies dans les DME de 80 % des établissements de soins primaires. Dans près de 90 % de ces dossiers, le questionnaire avait été entièrement rempli et 70 % des dossiers comportaient à la fois un questionnaire de dépistage NutriSTEP valide complet et des mesures de croissance valides. Conclusion Il est possible d’intégrer NutriSTEP dans les établissements de soins primaires sous la forme d’un questionnaire normalisé dans le DME, même si, dans notre étude, la façon dont NutriSTEP avait été mis en oeuvre variait selon les établissements. L’utilisation, dans le cadre d’un système de surveillance global du poids santé des enfants, du questionnaire de dépistage NutriSTEP intégré au DME mérite d’être étudiée davantage.


2019 ◽  
pp. 46-50
Author(s):  
OB Togola ◽  
Y Ballayira ◽  
B Traoré ◽  
Ken Kayembé ◽  
O Sangho ◽  
...  

Introduction : Au plan mondial, le nombre de cas de rougeole a augmenté de 300% lors des trois premiers mois de 2019 comparativement à la même période pour 2018. Les faibles couvertures vaccinales de l'aire de santé de Tominian Central, la notification de cas suspects par le district en 2018 et les récentes épidémies de rougeole survenue dans la région constituent une préoccupation sanitaire locale. Cette étude a pour but d'évaluer le système de surveillance de la rougeole de l'aire de santé de Tominian Central. Méthodes : Nous avons conduit une étude transversale utilisant les données de surveillance de la rougeole de 2009 à 2018 de l'aire de santé de Tominian Central. Nous avons appréciés les attributs d'organisation et de fonctionnement, utilité, sensibilité, réactivité, simplicité, sensibilité, représentativité et la qualité des données. Les agents chargés de la surveillance de la rougeole ont été interviewés. Résultats : À l'exception du cabinet médical, il existait un système de rapportage des données de la surveillance de la rougeole et la preuve de leurs transmissions au niveau supérieur est vérifiable. Le personnel du CSCom et du cabinet médical chargé de la notification n'ont réalisée aucune action de santé publique dans la surveillance de la rougeole. Un seul cas suspect de rougeole a été notifié par le Centre de santé de référence. Conclusion : Le système de surveillance de la rougeole de Tominian Central apparaît comme étant fonctionnel, moins utile, moins sensible, moins représentatif, moins réactif. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour le dynamiser.


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