Structuration De L'espace Problème Foncier et Aménagement Du Territoire

1975 ◽  
Vol 7 (4) ◽  
pp. 415-425 ◽  
Author(s):  
A Lipietz

La dimension spatiale de l'articulation des modes de production, dans leurs différentes branches, est la constitution d'espaces régionaux inégalement développés. Sur cette base matérielle se développent à leur tour une nouvelle division du travail et de nouveaux schémas d'accumulation, différents selon les régions (‘centres’ ou ‘périphéries’). Au stade du capital monopoliste, celui-ci peut organiser à l'échelle interrégionale des ‘circuits de branche’ profitant au maximum des fractionnements du marché du travail. Cependant la localisation des activités économiques rencontre des contraintes extra-économiques, et notamment la propriété foncière. Non seulement le prix du sol n'est pas un guide suffisant du développement pour l'allocation de l'espace, mais encore la structure juridique de la propriété du sol, garantie des rapports sociaux hérités du passé, fait obstacle aux formes monopolistes d'appropriation de l'espace. C'est à ces deux niveaux que s'impose l'action de l'État dans l'aménagement du territoire.

Revista Trace ◽  
2018 ◽  
pp. 90
Author(s):  
Rocío Guadarrama Olivera

En este artículo se analizan las trayectorias laborales de mujeres que ingresaron a trabajar en la maquila de confección de ropa en Costa Rica, entre 1972 y 1996. A partir de estas trayectorias se busca conocer los cambios profundos en sus modos de vida y las formas de interpretación de su existencia, que se produjeron en el contexto de la incorporación de nuevas formas de división del trabajo y de globalización de la producción en el último tercio del siglo pasado. Con este propósito distinguimos entre trayectorias continuas e intermitentes, y damos cuenta de tres formas de experiencia en el mercado de trabajo, caracterizadas por factores reproductivos, de estrategia de mercado y de logro personal, que eventualmente permiten la constitución de identidades laborales y de género.Abstract: This article analyzes work trajectories of women whose job involved the global industry of clothes, known as maquila, manufacturing in Costa Rica between 1972 and 1996. Starting from these trajectories we are looking for knowing the deep changes in their lifestyles and own existence interpretation ways, produced in the context of the incorporation of new forms of division of production labour and globalisation in the last third of last century. To achieve this goal we make the distinction between continuous and intermittent trajectories, and give an account of three forms of job market experiences, characterized by reproductive factors, market strategy and personal realization, which allow eventually the constitution of work and gender identities.Résumé : Dans cet article on analyse les trajectoires de travail de femmes qui ont commencé à travailler dans l’industrie globale de confection de vêtement au Costa Rica, appelée maquila, entre 1972 et 1996. À partir de ces trajectoires on cherche à connaître les changements profonds dans leurs modes de vie et les formes d’interprétation de leur existence qui ont été produites dans le contexte de l’incorporation de nouvelles formes de division du travail et de globalisation de la production, dans le dernier tiers du siècle passé. Pour atteindre cet objectif nous faisons la distinction entre des trajectoires continues et intermittentes, et rendons compte de trois formes d’expérience sur le marché du travail, caractérisées par des facteurs reproducteurs, des stratégies de marché et de réalisation personnelle, qui permettent éventuellement la constitution d’identités de travail et de genre.


2013 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 185-223 ◽  
Author(s):  
Amélie Champagne ◽  
Romaine Malenfant ◽  
Guy Bellemare ◽  
Louise Briand

Plusieurs publications, ces dernières décennies, s’intéressent aux difficultés importantes qui accompagnent l’insertion professionnelle des jeunes. En effet, il appert que les difficultés d’insertion dans le secteur privé soient importantes, notamment pour les jeunes sans diplôme et possédant peu ou pas d’expérience du marché du travail. Mais qu’en est-il en ce qui concerne le secteur de l’économie socialeƒ? Les valeurs et les objectifs de développement de ces entreprises favoriseraient-ils une expérience d’intégration au marché du travail positive pour les jeunes peu scolarisés? Le présent article se centre sur les pratiques de gestion de la main-d’oeuvre jeune du point de vue de ces derniers et de celui de leurs employeurs. Deux recherches sont mises en dialogue afin de préciser et de comparer les dimensions qui exercent un rôle significatif dans la consolidation ou la rupture du lien d’emploi des jeunes. Le paradigme du don est également mobilisé dans l’analyse des rapports sociaux qui semblent caractériser les entreprises d’économie sociale.


2002 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 37-56 ◽  
Author(s):  
Céline LE BOURDAIS ◽  
Pierre J. HAMEL ◽  
Paul BERNARD

Résumé S'intéressant à l'analyse de la position des femmes dans l'ensemble des rapports sociaux, la sociologie féministe a imposé la reconnaissance des tâches domestiques en tant que "travail" réel, alors que le marxisme les considérait comme un reliquat du passé et le fonctionnalisme comme une vocation naturelle des femmes. En intégrant cet apport de la sociologie féministe, le présent article étudie comment les couples québécois se répartissent ce travail, compte tenu de variables comme la charge familiale et le statut d'emploi de chacun des conjoints. Les données proviennent d'un sondage qui a rejoint en 1986 environ 1 300 couples. Les indices y sont nombreux du fait que le travail domestique demeure essentiellement une affaire de femmes, à laquelle l'homme ne fait qu'épisodiquement une contribution significative. On peut penser que cette division du travail risque peu de changer tant que les femmes tendront à être reléguées, sur le marché de l'emploi, dans des positions professionnelles inférieures à celles des hommes.


2006 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 25-43 ◽  
Author(s):  
Celia Rojas-Viger

Résumé La féminisation de la migration est une des caractéristiques de la mondialisation contemporaine. Elle concerne l’ensemble des sociétés, dont le Canada et le Québec. Ce phénomène touche les différents groupes ethniques, l’ensemble des classes sociales, les non-professionnels comme les professionnels. Cependant, il existe très peu d’études documentant le processus d’insertion et les conditions de vie des femmes scolarisées, possédant déjà à leur arrivée une formation universitaire. Pourtant, l’admission des premières Latino-Américaines, présentant un niveau scolaire élevé, en tant qu’immigrantes canadiennes date de 1968. Afin de combler ce vide, le présent article se propose, à partir de deux recherches ethnographiques, de présenter ces femmes, leurs conditions sociales et les défis qu’elles doivent affronter, tant durant leur réinsertion académique en milieu universitaire qu’après l’obtention de leurs diplômes, pour s’insérer sur le marché du travail. Nous nous intéresserons plus particulièrement à la société pluriethnique montréalaise dans laquelle l’ethnicisation des rapports sociaux prévaut.


2000 ◽  
Vol 22 (2) ◽  
pp. 343-355
Author(s):  
Nicole Mosconi

Les femmes ont aujourd’hui plus de chances que les hommes de sortir du système scolaire avec une formation générale. Mais la segmentation du marché du travail entre emplois masculins valorisés et emplois féminins dévalorisés se répercute au niveau du système de formation initiale dans une forte ségrégation des garçons et des filles entre filières et cursus différents (littéraires et tertiaires pour les filles, scientifiques et techniques industriels pour les garçons). La poussée de la scolarisation féminine tend à introduire une division verticale dans le groupe des filles entre celles qui ont un niveau égal ou supérieur au baccalauréat et celles qui ont un niveau inférieur. La manière dont s’organisent les différences de formation professionnelle et d’insertion entre les sexes renvoie aux rapports sociaux de sexe qui sont structurés comme un système de division et de domination entre groupes de sexe.


2005 ◽  
Vol 34 (91) ◽  
pp. 21-32
Author(s):  
Pierre Bruneau

De moins en moins territoire, de plus en plus espace, l'hinterland rimouskois est un produit social. Objet d'un enjeu, il entre dans des stratégies qui déneutralisent l'espace. On observe l'appropriation — par expropriation — d'un milieu de vie par des acteurs d'origine rimouskoise monopolisant un savoir fortement valorisé socialement. On peut décrire le processus ainsi: appropriation foncière à caractère absentéiste, utilisation et fréquentation d'un espace à des fins de loisirs, cristallisation de telles pratiques par l'État. Ceux qui enclavent l'espace, et qui l'organisent, sont aussi ceux qui le consomment. Dans le cadre de la division du travail et par opposition aux « exécutants », ils se rattachent pour la plupart à une même strate sociale, celle des « compétents ». C'est à travers les relations ville-campagne, centre-périphérie, voire les rapports sociaux qu'est menée l'analyse de la production d'espace.


2018 ◽  
Vol 73 (1) ◽  
pp. 163-184
Author(s):  
Christel Freu

RésumésTrois livres récents questionnent la manière d’aborder le travail sous l’Empire romain et d’en écrire l’histoire : les sources que privilégient les historiens, l’échelle d’observation à laquelle ils se situent et les présupposés théoriques qui les guident. Ces réflexions montrent qu’il existe bien des manières d’écrire l’histoire du travail, un domaine désormais éclaté en multiples sous-champs qui ne dialoguent pas forcément entre eux. Grâce à la relecture de sources traditionnelles, littéraires et épigraphiques, ainsi qu’à l’apport décisif de l’archéologie et des papyrus, l’histoire traditionnelle du travail et des métiers s’est considérablement renouvelée. On s’interroge maintenant sur les causes de la spécialisation poussée des métiers à Rome et sur l’existence d’une véritable division du travail. Par ailleurs, la recherche archéologique aide à améliorer la compréhension des techniques et des processus productifs, et, par là, à dresser une typologie des identités socio-professionnelles des patrons et de leurs employés dans les boutiques et les ateliers romains. Dans une tout autre direction, le travail est considéré, d’un point de vue macro-économique, comme une force à mobiliser par l’entrepreneur : les questions sur la productivité comparée des esclaves et de la main-d’œuvre libre ont été remplacées par celles sur les coûts de transaction du travail salarié et du travail dépendant. Le débat demeure vif entre les historiens qui estiment que le marché du travail n’est pas développé, du fait du poids toujours important des réseaux clientélaires et du travail dépendant, et ceux qui décrivent une économie de marché libre, où le travail est devenu une marchandise.


2005 ◽  
Vol 5 (2) ◽  
pp. 1-6
Author(s):  
Hélène Lee-Gosselin ◽  
Claudine Baudoux

Le thème « Femmes au travail » de ce numéro de Recherches féministess'inscrit dans une perspective de changement social qui s'opère dans les rapports sociaux de sexe, voire dans les catégorisations sociales, tant dans le domaine du travail que dans ses rapports avec le privé. Les articles soulignent une évolution certaine dans les questionnements et les méthodologies de recherches féministes, et proposent un regard nouveau sur des phénomènes de féminisation à partir de professions peu observées jusqu'à présent. Ils proposent aussi des stratégies pour prévenir ou combattre la discrimination systémique présente dans les lieux de travail. Le changement social s'impose comme dénominateur commun entre les articles : raffinement du cadre conceptuel des rapports sociaux de sexe (Daune-Richard et Devreux) ; réversibilité sexuelle de secteurs du marché du travail : féminisation de certaines professions au Québec, comme la médecine (Dufort) et la pharmacie (Collin) ; la féminisation de la main-d’œuvre vieillissante (Bellemare, Poulin-Simon et Tremblay) ; ou la masculinisation des postes de direction dans les établissements d'éducation (Baudoux) ; les représentations de jeunes femmes quant à leurs rôles sociaux dans l'avenir (Lortie-Lussier) ; des propositions pour corriger les grilles servant de base à l'évaluation des emplois (Gaucher).


2002 ◽  
Vol 27 (2) ◽  
pp. 57-68 ◽  
Author(s):  
Hélène DAVID

Résumé Dans cet article, nous verrons comment le vieillissement de la population active se différencie de celui de la population totale. Cela peut sembler aller de soi, puisque la population active exclut les plus jeunes et les plus âgés. Mais comme la population active ne comprend que les deux-tiers de la population considérée en âge de travailler, il est nécessaire 66 SOCIOLOGIE ET SOCIÉTÉS, VOL. XXVII, 2 d'examiner de plus près les mécanismes qui structurent cette exclusion du marché du travail. Ces mécanismes relèvent à la fois des rapports sociaux à l'échelle de toute la société et de ceux qui structurent plus spécifiquement le monde du travail et de l'emploi. Cette analyse permettra d'affirmer que le vieillissement de la main-d'œuvre active est un enjeu majeur pour les décennies à venir et qu'il est nécessaire de prendre acte de son insertion dans les rapports sociaux afin de déplacer le débat du terrain démographique à celui des enjeux sociaux concernant les critères de répartition des ressources entre les différents groupes sociaux.


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document