Préservation osseuse et temporisation prothétique par mini-vis dans les cas d’agénésies des incisives latérales

2019 ◽  
Vol 53 (2) ◽  
pp. 209-214
Author(s):  
Tom Onghena ◽  
Olivier Breton ◽  
Pierre Leclercq

En cas de réouverture d’espace dans les situations d’agénésie(s) d’incisive(s) latérale(s), les solutions de temporisation prothétique à la suite du traitement orthodontique ont été maintes fois publiées : l’évolution actuelle tend à faire du bridge collé cantilever le gold standard. Il faut toutefois noter que ce moyen thérapeutique ne permet pas une stimulation de la crête osseuse édentée, et que cette dernière se résorbe inéluctablement, compromettant ainsi la prise en charge implantaire ultérieure et/ou le résultat esthétique à moyen et long terme. Nous allons décrire ici une technique originale de temporisation, permettant de stimuler la crête osseuse tout en assurant le maintien de l’espace de façon esthétique.

2019 ◽  
Vol 3 (3) ◽  
pp. 136
Author(s):  
Francielli Cristina Giacomini

Lorsqu'on parle de l'autisme on est vite confronté à la question du langage et de l'absence de la parole. Comment peut-on s'en passer sans la voie traditionnel du symbolique ? L'abord plus raisonnable serait d'effectuer une recherche à ce propos étudiant les raisons de cette absence, de ce « déficit » qui cause de différents dysfonctionnements à niveau social, de l'apprentissage, etc. réfléchissant sur des méthodes de la prise en charge de l'autiste qui donneraient de réponses à ce vide. Toutefois, nous avons pris le contresens de direction. Notre abord théorique est justement étudier deux méthodes clinique et clinic-éducationnelle de prise en charge de l'autiste développé par Lacan et Deligny qui ne travaillent pas sur le manque ou sur le défaut du langage mais ils prennent la réponse donné par le corps lui-même comme façon d'établir un bord qui permet un certain équilibre dans le monde chaotique de l'autiste. Pourquoi le corps est-il en premier plan dans notre recherche ? Par absence de parole et non du langage, c'est le corps de l'autiste qui permet d'établir un lien avec le monde extérieur. Notre recherche a pour objectif mener une étude sur le corps dans l'autisme dans l'approche clinique en sciences de l'éducation à partir des théories de Jacques Lacan et de Fernand Deligny. Cette démarche est donc d'examiner un sujet qui a été très peu exploité et qui n'a jamais été affronté directement ni systématisé, rendant notre recherche inédite. Cette recherche, qui s'inscrit dans une démarche qualitative, est organisée selon un double enjeu : d'un côté l'enjeu théorique développant les concepts apportés par la DSM et les lois concernant la prise en charge de l'autisme dans la sphère médicale et éducationnelle ; et également l'apport psychanalytique de Jacques Lacan concernant la constitution du corps chez l'autiste et ses modes de traitements aussi bien que les méthodes innovatrices de prise en charge clinic-éducationnelle de Fernand Deligny. De l'autre côté l'enjeu empirique : en France, nous nous proposons d'accompagner le travail clinique d'orientation lacanienne fait avec les autistes dans l'Association Main à l'Oreille tandis qu'au Brésil au sein d'une institution éducationnelle nous allons réfléchir à l'application des méthodes de la cartographie et lignes d'erre proposées par Deligny. Notre objectif est de réfléchir la prise en charge de l'autisme comme un moyen de révéler un langage là où il y a vacance de la parole. Les résultats partiels qui nous avons pu repérer c'est qu'il n'y a pas de méthode unique d'apprentissage, ni de recette, ni de routine possibles appliquée à l'autisme parce que dans le monde auquel il vit, le symbolique est réel et l'imaginaire ne trouve pas forme dans la relation spéculaire. Par conséquent, les meilleures inventions qui se révèlent les plus solides pour (mieux) répondre à la souffrance de l'autiste sont celles du sujet lui-même.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 589-590
Author(s):  
I. Secret-Bobolakis

RésuméLes personnes souffrant de schizophrénie ou de trouble bipolaire ont des taux de mortalité deux fois plus élevé que la population générale, tant de cause naturelle que non naturelle (accidentelle, suicide et iatrogénie).L’état de santé physique de ces patients est resté trop longtemps méconnu par les psychiatres et les médecins généralistes. Il est nécessaire de repérer les troubles somatiques chez ces patients et d’améliorer leur prise en charge thérapeutique. La Fédération française de psychiatrie à la demande de l’HAS a élaboré des recommandations de pratique clinique : comment améliorer la prise en charge somatique des patients ayant une pathologie sévère et chronique.Nous allons présenter une synthèse de ces recommandations en développant plus particulièrement les modalités de prise en charge des troubles somatiques concernant essentiellement les facteurs de risques cardiovasculaires et le syndrome métabolique. Nous présenterons l’évaluation globale en cours d’hospitalisation et les préconisations en matière de soins ambulatoires, la place de la famille et des aidants dans l’accompagnement, la prévention des troubles somatiques et le repérage dans le lieu de vie, la coordination des intervenants autour du patient, le repérage, la prise en charge et la prévention des conduites addictives et nous conclurons sur les perspectives en termes de formation.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S103-S103
Author(s):  
L. Ritz ◽  
C. Lannuzel ◽  
C. Boudehent ◽  
F. Vabret ◽  
N. Bordas ◽  
...  

Les déficits neuropsychologiques consécutifs à l’alcoolo-dépendance affectent principalement la mémoire épisodique, la mémoire de travail et les capacités visuospatiales, ainsi que les fonctions exécutives et motrices [1,2]. Ces déficits présents notamment en début de sevrage peuvent conduire à un bénéfice limité des ateliers psychothérapeutiques et entraver le maintien de l’abstinence des patients alcoolo-dépendants [3,4]. Ainsi, une évaluation neuropsychologique étendue conduite après sevrage semble essentielle afin d’orienter la prise en charge clinique de ces patients. Cependant, peu de services d’addictologie ont les ressources humaines et financières pour conduire une telle évaluation chez chaque patient. L’objectif de cette étude était donc d’examiner la validité et les qualités psychométriques d’un outil de dépistage : le BEARNI (pour Brief Examination of Alcohol-Related Neuropsychological Impairments). Cet outil a été spécialement développé pour être accessible au personnel soignant non psychologue dans l’objectif de conduire un dépistage rapide des déficits neuropsychologiques consécutifs à l’alcoolo-dépendance. Une batterie neuropsychologique étendue a servi de référence (gold standard) pour déterminer le profil cognitif des patients alcoolo-dépendants et examiner les qualités psychométriques du BEARNI. L’analyse factorielle exploratoire a permis de valider la structure interne de BEARNI en mettant en évidence 5 facteurs expliquant 60 % de la variabilité et reflétant les capacités visuospatiales, les fonctions exécutives, la mémoire verbale et la mémoire de travail verbale. La standardisation de chacun des sub-tests et des scores totaux à BEARNI, conduite par l’intermédiaire de courbes ROC, a mis en évidence que cet outil de dépistage présente une bonne efficacité diagnostique dans le dépistage des atteintes cognitives et motrices présentes chez les patients alcoolo-dépendants après sevrage. Cette étude montre la pertinence de l’utilisation de BEARNI en pratique clinique pour détecter la présence de troubles neuropsychologiques chez les patients alcoolo-dépendants et permettre d’orienter ceux ayant besoin d’une évaluation neuropsychologique étendue.


2019 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 1-4
Author(s):  
Nedjema BRINIS ◽  
◽  
Houssameddine OUARHLENT ◽  
Djohra HADEF ◽  
Yasmina LADJADJ ◽  
...  

Le testicule non palpable reste toujours un sujet d’actualité en urologie pédiatrique. Sa gestion est controversée, car elle pose à la fois un problème diagnostique et thérapeutique. Après l’introduction de la laparoscopie en urologie pédiatrique, l’ectopie testiculaire était la première pathologie traitée par cette voie. Depuis, la laparoscopie est considérée comme le Gold Standard dans la prise en charge des testicules non palpables. Elle s’impose actuellement comme la technique de référence.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 672-672
Author(s):  
J.-M. Sengelen

RésuméEn France 45 % des possesseurs de téléphone mobile ont un smartphone. Depuis 2010, ce chiffre est en croissance constante. Il existe bon nombre d’applications médicales pour smartphone qui ont apportées un bénéfice dans la prise en charge de pathologies chroniques comme le diabète. Nous nous sommes donc posé la question de la place que pourraient prendre les applications pour smartphone dans la psychiatrie de demain. À travers l’exemple des troubles de l’humeur nous allons évoquer l’histoire de leur évaluation et montrer comment un smartphone peut être utile à la prévention, et au suivi clinique et thérapeutique des patients. Nous discuterons dans un second temps l’impact potentiel de ces technologies en termes de recherche clinique et des risques associés à l’utilisation des données recueillies.


2021 ◽  
Vol 8 (2) ◽  
pp. 157-161
Author(s):  
Kamel Hamizi ◽  
◽  
Souad Aouidane ◽  

Contrairement à l'abstention-surveillance, la surveillance active est une modalité de prise en charge curative. Elle vise à retarder le traitement d'une tumeur peu agressive jusqu’au moment où elle le deviendra tout en restant dans la fenêtre de curabilité de la maladie. À travers une lecture de littératures, nous allons essayer de maitre la lumière sur la place et les modalités de la surveillance active, dans les groupes favorables des cancers de la prostate et de répondre aux questions suivantes : Pourquoi la surveillance active ? Pour qui ? Comment l’instauré ? et quand doit-on l’arrêter ? La majorité des essais, cliniques publiés s’accordent à dire, que la surveillance active est une attitude parfaitement adaptée aux patients du groupe favorable d’AMICO, voire même une partie du groupe intermédiaire bas risque. Les résultats en matière de survie globale et d’évènement métastatiques, sont similaires à ceux des patients traités d’emblée par chirurgie et ou radiothérapie, avec en plus moins de toxicité. La surveillance est basée essentiellement sur le dosage périodique du PSA, rebiopsie selon des protocoles propres à chaque équipe. La décision du passage aux traitements invasifs, sera conditionnée par la progression du score Gleason, selon des algorithmes dont certains, sont déjà validés à l’international. La surveillance active, doit faire partie intégrante des décisions de prise en charge des adénocarcinomes prostatiques localisés favorables. Cette attitude nous permet, d’éviter de surtraiter un grand nombre, de petites lésions non évolutives, tout en ayant la possibilité et les moyens, de rattraper les lésions qui progressent.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S81-S82
Author(s):  
A. Brion

La maladie psychiatrique et les troubles du sommeil sont associés de façon significative ; tout particulièrement l’insomnie dont le concept a évolué (DSM 5, 2013 ; ICSD 3, 2014 [1]) au regard des études récentes qui ont amené à considérer l’insomnie associée aux pathologies psychiatriques comme un trouble comorbide en relation bidirectionnelle et en interaction [2]. Si on considère désormais le rôle fondamental du sommeil sur l’évolution des troubles psychiatrique, on comprend l’enjeu pour les patients psychiatriques d’une prise en charge adéquate de leurs troubles du sommeil. Nous allons interroger cette question à travers trois aspects thérapeutiques actuels :– dans quelle mesure, la mélatonine, substance chronobiotique, a-t-elle sa place dans le traitement de l’insomnie ? Quels en sont les mécanismes et les risques ; doit-on en craindre un mésusage ?– les benzodiazépines et leurs agonistes, dont l’efficacité hypnotique est largement évaluée, font actuellement l’objet de la part des autorités de santé d’un projet visant à en limiter la prescription, s’appuyant sur les alertes récentes quant à leur responsabilité potentielle sur la genèse de maladies dégénératives : qu’en est-il réellement de nos connaissances à ce sujet ? Ne confond-on pas corrélation statistique et lien de causalité dans l’analyse de ces données ? Quelles sont les alternatives thérapeutiques pour l’avenir si une telle restriction se confirme ?– un petit nombre d’études suggère que chez des patients bipolaires, des récurrences d’épisodes thymiques ou des résistances au traitement sont associées à la présence de troubles respiratoires du sommeil [3]. Ce constat incite au développement d’une nouvelle approche multidisciplinaire à même de prendre en compte et de traiter conjointement l’ensemble des comorbidités associées aux troubles de l’humeur.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 589-589
Author(s):  
J.-J. Laboutière

Les personnes souffrant de schizophrénie ou de trouble bipolaire ont des taux de mortalité plus élevés que la population générale, tant de cause naturelle que non naturelle (accidentelle, suicide et iatrogénie).La Fédération française de psychiatrie à la demande de l’HAS a élaboré des recommandations de pratique clinique : comment améliorer la prise en charge somatique des patients ayant une pathologie sévère et chronique.Nous allons présenter une synthèse de ces recommandations en développant plus particulièrement les modalités de prise en charge des troubles somatiques concernant essentiellement les facteurs de risques cardiovasculaires et le syndrome métabolique.La réhabilitation du corps dans la prise en charge de l’autisme s’impose peu à peu, d’ autant plus que des connaissances nouvelles en psychologie cognitiviste (corpus de Laurent Mottron) et en physio-psychologie (corpus d’André Bullinger) modifient considérablement la compréhension des troubles autistiques dès la petite enfance. La sexualité envahit à l’adolescence un terrain déjà fort troublé. Des lors, la psychiatrie doit progresser dans le diagnostic différentiel des troubles du comportement à cet âge, entre ce qui relève de l’autisme et ce qui appartient à ses comorbidités psychiatrique et somatique.Les pratiques intégratives en pédopsychiatrie pour des enfants prennent en compte le corps et en particulier le domaine sensori-moteur. Nous développerons le processus d’évaluation et les interventions thérapeutiques et éducatives qui en découlent. Nous vous exposerons ces éléments à travers la recherche portant sur l’évaluation de ces pratiques que la FFP-CNPP débute avec le soutien de la DGOS par l’intermédiaire d’un PREPS.


Paediatrica ◽  
2021 ◽  
Vol 32 (3) ◽  
Author(s):  
Aliki Perdikari ◽  
Andrea Klein ◽  
David Jacquier

proximale liée au chromosome 5q ») est une maladie neuromusculaire progressive touchant les motoneurones inférieurs et causant une faiblesse musculaire croissante. Longtemps considérée comme une des principales causes génétiques de mortalité infantile, les avancées scientifiques des 2 dernières décennies ont permis le développement des premiers traitements spécifiques, marquant une révolution dans la prise en charge. Nous allons ainsi passer en revue la maladie, son mécanisme pathogénique, ses présentations cliniques, et les options thérapeutiques actuellement disponibles.


2018 ◽  
Vol 12 (4) ◽  
pp. 235-243
Author(s):  
A. Santarpia
Keyword(s):  

Cet article illustre le travail clinique d’orientation humaniste en psycho-oncologie. Dans un premier temps, nous allons présenter les notions et les attitudes mobilisées par le clinicien dans l’écoute et la prise en charge de la souffrance du patient. La réintroduction d’un espace de réhumanisation, le travail sur la présence thérapeutique, le travail sur l’éprouvé corporel et sur les défenses psychocorporelles forment des axes particuliers à proposer au patient en fonction de sa demande. Dans un deuxième temps, le travail sur l’angoisse de mort à travers l’art sera abordé selon l’orientation humaniste (orientation transpersonnelle et existentielle) et selon une méthodologie d’analyse qualitative informatisée de la narration (logiciels Tropes et T-LAB). Ce « travail avec l’art » en psycho-oncologie sera illustré grâce à différents dispositifs (atelier de musique classique et de poésie) centrés sur les variations narratives des patients. Le « travail sur l’angoisse de mort » avec l’art peut non seulement éloigner le patient d’une narration somatique de la maladie (symptômes, plaintes, gênes et douleurs physiques), mais aussi générer des expériences corporelles agréables et une narration riche d’éléments symboliques et spirituels.


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