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Author(s):  
François Maniquet ◽  
Dirk Neumann
Keyword(s):  

Adopter un système d’allocation universelle, c’est modifier notre système de redistribution des revenus et certains aspects de notre sécurité sociale pour garantir à chaque citoyen un revenu de base sans condition de ressources ni de disponibilité à travailler. Plusieurs scénarios d’allocation universelle ont été proposés. Le débat sur les mérites des différents scénarios illustre la complexité de la question. Pour aider à y voir plus clair, nous expliquons que cette réforme en profondeur de notre système de taxes et de transferts peut être décomposée en quatre réformes, indépendantes l’une de l’autre, qui mérite chacune un débat séparé. 1) Le revenu de base est versé sans condition de ressources. Cela ne signifie pas que l’allocation universelle consiste en un montant qui vient s’ajouter aux revenus des gens. Cela signifie qu’il existe un revenu seuil, versé indépendamment des autres revenus. La question est : veut-on, oui ou non, que chaque citoyen reçoive un montant donné au début de chaque mois, de sorte qu’il devienne impossible pour quiconque d’avoir moins de revenu que ce montant-là, quels que soient les autres revenus (du travail comme du capital) de ce citoyen ? 2) Le revenu de base est versé sans condition de disponibilité à accepter un travail. La question suscitée par cette réforme est la plus claire : accepterions-nous, oui ou non, que des citoyens bénéficient d’une aide financière de l’Etat sans être obligés de rester disponibles pour travailler ? 3) Le revenu de base est versé à chaque citoyen (et non pas à chaque ménage). Ici aussi, la question est simple : accepterions-nous que les montants de l’aide monétaire soient versés aux bénéficiaires indépendamment de la taille du ménage dans lequel ils vivent ? 4) Le système de taxes et de transferts est adapté en conséquence. C’est l’aspect le plus complexe du débat. La question qui est posée ici est celle de la définition d’un système de redistribution juste. Quelle répartition des revenus, ou, plus fondamentalement, du bien-être, est désirable ? Lorsqu’une réforme fiscale est envisagée dans le but de rendre le système plus juste, il faut se concentrer sur toutes les politiques qui déterminent le revenu disponible des gens et pas seulement sur une politique isolée. Autrement dit, dans notre pays, il faut tenir compte simultanément 1) de l’impôt sur les revenus du travail et sur les revenus de remplacement, 2) de la taxation des autres revenus, 3) des cotisations de sécurité sociale, et 4) des allocations familiales. Il faut aussi tenir compte de l’effet de la réforme sur l’offre de travail et sur les autres finalités des finances publiques, essentiellement la production de biens publics. Un système redistributif basé sur l’allocation universelle porte une attention particulière au revenu de ceux qui ne travaillent pas et dont les revenus avant transferts sont nuls. Des systèmes justes différents existent, par exemple ceux qui portent une attention particulière au revenu de ceux qui travaillent à temps plein ou qui essayent d’être neutres par rapport au choix de temps de travail des gens.


Author(s):  
François Maniquet ◽  
Dirk Neumann
Keyword(s):  

Adopter un système d’allocation universelle, c’est modifier notre système de redistribution des revenus et certains aspects de notre sécurité sociale pour garantir à chaque citoyen un revenu de base sans condition de ressources ni de disponibilité à travailler. Plusieurs scénarios d’allocation universelle ont été proposés. Le débat sur les mérites des différents scénarios illustre la complexité de la question. Pour aider à y voir plus clair, nous expliquons que cette réforme en profondeur de notre système de taxes et de transferts peut être décomposée en quatre réformes, indépendantes l’une de l’autre, qui mérite chacune un débat séparé. 1) Le revenu de base est versé sans condition de ressources. Cela ne signifie pas que l’allocation universelle consiste en un montant qui vient s’ajouter aux revenus des gens. Cela signifie qu’il existe un revenu seuil, versé indépendamment des autres revenus. La question est : veut-on, oui ou non, que chaque citoyen reçoive un montant donné au début de chaque mois, de sorte qu’il devienne impossible pour quiconque d’avoir moins de revenu que ce montant-là, quels que soient les autres revenus (du travail comme du capital) de ce citoyen ? 2) Le revenu de base est versé sans condition de disponibilité à accepter un travail. La question suscitée par cette réforme est la plus claire : accepterions-nous, oui ou non, que des citoyens bénéficient d’une aide financière de l’Etat sans être obligés de rester disponibles pour travailler ? 3) Le revenu de base est versé à chaque citoyen (et non pas à chaque ménage). Ici aussi, la question est simple : accepterions-nous que les montants de l’aide monétaire soient versés aux bénéficiaires indépendamment de la taille du ménage dans lequel ils vivent ? 4) Le système de taxes et de transferts est adapté en conséquence. C’est l’aspect le plus complexe du débat. La question qui est posée ici est celle de la définition d’un système de redistribution juste. Quelle répartition des revenus, ou, plus fondamentalement, du bien-être, est désirable ? Lorsqu’une réforme fiscale est envisagée dans le but de rendre le système plus juste, il faut se concentrer sur toutes les politiques qui déterminent le revenu disponible des gens et pas seulement sur une politique isolée. Autrement dit, dans notre pays, il faut tenir compte simultanément 1) de l’impôt sur les revenus du travail et sur les revenus de remplacement, 2) de la taxation des autres revenus, 3) des cotisations de sécurité sociale, et 4) des allocations familiales. Il faut aussi tenir compte de l’effet de la réforme sur l’offre de travail et sur les autres finalités des finances publiques, essentiellement la production de biens publics. Un système redistributif basé sur l’allocation universelle porte une attention particulière au revenu de ceux qui ne travaillent pas et dont les revenus avant transferts sont nuls. Des systèmes justes différents existent, par exemple ceux qui portent une attention particulière au revenu de ceux qui travaillent à temps plein ou qui essayent d’être neutres par rapport au choix de temps de travail des gens.


2007 ◽  
Vol 59 (4) ◽  
pp. 696-711 ◽  
Author(s):  
Momo Bangoura
Keyword(s):  

RésuméOn associe à toute structure de proto-bigèbre de Lie sur un espace vectoriel F de dimension finie des structures d’algèbre de Lie d’homotopie définies respectivement sur la suspension de l’algèbre extérieure de F et celle de son dual F*. Dans ces algèbres, tous les crochets n-aires sont nuls pour n ≥ 4 du fait qu’ils proviennent d’une structure de proto-bigèbre de Lie. Plus généralement, on associe à un élément de degré impair de l’algèbre extérieure de la somme directe de F et F*, une collection d’applications multilinéaires antisymétriques sur l’algèbre extérieure de F (resp. F*), qui vérifient les identités de Jacobi généralisées, définissant les algèbres de Lie d’homotopie, si l’élément donné est de carré nul pour le grand crochet de l’algèbre extérieure de la somme directe de F et de F*.


1993 ◽  
Vol 46 (4) ◽  
pp. 645-650
Author(s):  
J.J. Lauvergne ◽  
P. Souvenir Zafindrajaona ◽  
F. Minvielle ◽  
Daniel Bourzat ◽  
Voumparet Zeuh
Keyword(s):  

Les histogrammes des longueurs des cornes de deux populations de chèvres femelles adultes (39 au Nord Cameroun et 51 au Tchad) présentant un aspect plurimodal ont été soumis à une analyse qui a permis d’isoler 3 sous-populations de moyenne respectivement m1 = 16,00 ± 0,80 cm, m2 = 10,70 ± 1,70 cm et m3 = 4,60 ± 0,80 cm pour le Nord Cameroun, et m1 = 21,60 ± 2,60 cm, m2 = 14,80 ± 1,80 cm et m3 = 6,00 ± 0,00 cm pour le Tchad. Les deux populations semblent porter le même mutant de réduction de la longueur des cornes, provisoirement considéré comme autosomal à dominance intermédiaire et à pénétrance totale ou sub-totale. L’effet moyen de substitution de l’allèle muté par l’allèle sauvage est de 5,80 ± 0,45 cm au Nord Cameroun et de 7,18 ± 0,70 cm au Tchad, avec un rapport de réduction de 0,73, très proche de celui qui affecte la hauteur au garrot quand on passe du Tchad au Nord Cameroun (0,75). Le gène muté a été appelé HRr (reduced) au locus HR (Horn Reduction), l’allèle sauvage wild ayant pour symbole HR+. La fréquence q du gène muté a été estimée par le maximum de vraisemblance, en même temps que le coefficient de sélection s de l’hétérozygote, dans l’hypothèse où les coefficients qui affectent les homozygotes sont nuls. Par itération on obtient q =0,44 et s = 2,40. La supériorité des hétérozygotes sur les 2 homozygotes est donc très forte et on est en présence d’une situation d’équilibre stable où q prend une valeur proche de la valeur 0,50 attendue si les deux coefficients de sélection des homozygotes sont égaux.


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