temps de travail
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2021 ◽  
Vol 15 (2) ◽  
pp. 536-549
Author(s):  
Cossi Léonard Hinnou ◽  
Vidjannangni Dieudonné Agbotridja ◽  
René Nestor Ahoyo Adjovi

L’agriculture béninoise est tributaire depuis plusieurs années de l’utilisation des outils rudimentaires malgré les efforts consentis par les gouvernants successifs. L’étude a été basée sur une approche participative aux fins d’identifier de concert avec les producteurs et transformateurs, les besoins en mécanisation agricole pré et post-récolte. Elle a été conduite à l’aide d’un guide d’entretien semi-structuré auprès de 129 producteurs et 66 transformateurs au niveau de 13 villages au Bénin. Les résultats ont montré que malgré leur satisfaction, les utilisateurs des matériels et équipements agricoles ont exprimé des besoins pour un renforcement de la mécanisation agricole. Ainsi, les principales opérations pré-récolte à mécaniser étaient la préparation du sol, le labour, l’herbicidage, le désherbage/sarclage et la récolte. Pour les opérations post-récolte, les besoins en équipements concernaient le décorticage/égrenage, l’épluchage, le battage/despathage, le broyage, le pressage et le conditionnement/emballage. Par ailleurs, les prototypes des outils préférés par les producteurs/transformateurs devraient présenter une puissance élevée et être capables de réduire le taux de perte puis d’améliorer la qualité du produit. A cela, doivent s’ajouter le temps de travail par jour avoisinant 5 h, une durée d’amortissement de huit ans et deux opérateurs au plus pour leur fonctionnement.Mots clés : Bénin, opérations pré et post récoltes, préférences, représentation sociale. English Title: Analysis of farming mechanization needs based on the logics of farmers in the Benin agricultural development poles Since years, Benin agriculture has been relying on the utilization of rudimentary equipment despite the efforts made by successive governments. This study was based on a participatory approach to identify with producers and processors, the needs for agricultural mechanization pre- and post-harvest. For this purpose, the study was conducted using a semi-structured interview guide with 129 producers and 66 processors distributed accross thirteen (13) villages of Benin. The results obtained show that despite their satisfaction, the users of agricultural machinery have expressed needs for an enhacement of agricultural mechanization. Thus, the main pre-harvest operations to be mechanized were soil preparation, plowing, herbicidage, weeding / weeding and harvesting. For post-harvest operations, equipment needs include shelling / ginning, peeling, threshing / shucking, grinding, pressing and packing. However, the agricultural equipment and materials desired by the producers and processors must have a high power and a capacity to reduce the rate of loss and improvement of the quality of the final product. Additionally, an average working time of about five (5) hours, an average replacement period of eight (8) years and two (2) operators at most for their functioning.Keywords: Benin, pre and post harvest operations, préférences, social representation.


Author(s):  
Isabelle Hansez ◽  
Laurent Taskin ◽  
Jacques-François Thisse

Dans ce numéro spécial de Regards économiques, trois expertises dialoguent afin d’offrir une compréhension multidisciplinaire du «télétravail» aujourd’hui et demain : D’un point de vue économique, la question clé demeure celle de l’incidence d’une pratique intensive de télétravail à domicile sur la mobilité, les villes et l’économie dans son ensemble. Le gain espéré de productivité au travail sous-tend le développement du télétravail. Souvent déclaré, mais rarement mesuré de façon précise, des rares études montrent néanmoins une relation de cause à effet entre la pratique du travail à domicile et un surcroît de productivité au travail. Mais, qu’en sera-t-il demain sur le long terme ? Et quel impact une pratique plus forte du télétravail peut-elle avoir sur la demande et l’offre immobilières dans les villes et sur les marchés locaux du travail ? Ce sont quelques-unes des analyses développées par Jacques-François Thisse, professeur émérite d’économie à l’UCLouvain. Du point de vue des organisations et du management, la pratique du télétravail a conduit à revisiter les processus de régulation du rapport au travail (tels que le contrôle et l’autonomie au travail, les styles de management, l’identité au travail, la productivité et l’équilibre entre sphères privée et professionnelle). Autre enjeu pour les entreprises ? La gestion de la distance sur les comportements au travail (notamment l’hyper connexion ou l’invisibilisation). Selon Laurent Taskin, professeur en sciences de gestion à l’UCLouvain, le futur verra s’intensifier le télétravail. L’enjeu organisationnel et managérial clé de l’après-covid sera donc de réinventer de nouvelles routines de travail autour de la présence, là où c’était la distance qui était régulée avant la crise covid. C’est cette réflexion qui permettra de préserver et valoriser l’innovation, la créativité et la socialisation. Du point de vue des individus, les recherches sur le télétravail ont identifié de longue date des effets plutôt positifs en termes de satisfaction, de motivation, de bien-être ou de fidélisation, justifiant une demande, de la part des travailleurs, pour ce type d’arrangement. Se basant sur une enquête menée durant le premier confinement en Belgique, Isabelle Hansez, professeure de psychologie à l’ULiège, offre une perspective nuancée des conditions de la pratique du télétravail durant le confinement et des perspectives affichées par les personnes sondées. Plus que jamais, semble-t-il, la dimension du bien-être au travail semble clé dans la valorisation du télétravail par les individus et montre aussi les disparités de situations (familiale, professionnelle) qui amènent à apprécier différemment la flexibilité offerte par le télétravail.   Ces trois regards se complètent et permettent, in fine, d’identifier les équilibres et les tensions qui caractérisent le développement du télétravail. Et donner des pistes qui pourront satisfaire à la fois les travailleurs, les managers, les entreprises et les acteurs qui vivent de la présence des travailleurs sur leur lieu de travail (commerces, services, entretien…) ? Voici les principaux enseignements et recommandations des trois scientifiques : L’accroissement de productivité dû à la pratique du télétravail est lié à sa fréquence : au-delà de deux jours par semaine ou de 50% du temps de travail, l’impact sur la productivité s’atténue ; Le développement du télétravail peut potentiellement modifier la consommation d’espace de bureau (décroissance) et domestique (croissance), dans un mouvement qui risque de dévitaliser les centres urbains et d’affaires ; La pratique plus intensive du télétravail menace l’existence de communautés de travail au sein des organisations, au profit de liens plus formels et instrumentaux avec l’organisation et les collectifs de travail ; Pour les travailleurs, la pratique du télétravail est source de satisfactions (autonomie, flexibilité, par exemple) mais aussi d’inconfort (ergonomie, conflit privé-professionnel, ambiguïté des attentes, par exemple) ; Les politiques publiques doivent d’urgence proposer des solutions de mobilité afin de faciliter l’accès aux centres urbains, pour les travailleurs, et juguler une potentielle désertion de ceux-ci par les quartiers d’affaire—la mobilité étant le premier facteur de choix pour le télétravail ; Les employeurs doivent formaliser la possibilité de télétravail dans des accords collectifs négociés et permettre à leurs salariés d’être dans de bonnes conditions de travail à domicile, a fortiori si le télétravail fait l’objet d’une politique organisationnelle ou de gestion des ressources humaines ; Le management doit réguler la présence des équipes de travail en tenant compte de leurs réalités propres (activités, par exemple) afin de préserver les liens sociaux, garants d’une performance de long terme ; Les travailleurs sont invités à organiser leurs temps et leurs espaces privé et professionnel de sorte à permettre une conciliation harmonieuse.


2021 ◽  
Vol 17 (17) ◽  
Author(s):  
Ngahane Emilienne Laure ◽  
Sagne Moubé Joël ◽  
Nana Paulin

A Dschang, le compostage artisanal est le mode de traitement de la fraction fermentescible majoritaire dans les déchets locaux. Qualifié d’activité à haute intensité de main d’œuvre (HIMO), il permet de créer trois emplois directs par tonne/jour de déchets traités. Les deux plateformes fonctionnelles de nos jours à Dschang occupent une quarantaine de personnes et permettent de traiter en moyenne 3 000 tonnes de déchets chaque année. Afin d’entrevoir leur autonomie, les équipes ont été évaluées par la méthode du bilan main d’œuvre. Cette méthode est pratique et permet d’exprimer la productivité des agents afin d’évaluer le coût de production et d’identifier les leviers d’optimisation. En ce sens, l’augmentation des quantités de déchets traités par agent afin de diminuer le coût de production et l’amélioration de la qualité de compost produit afin de faciliter son utilisation ont été identifiées comme les leviers internes. Cependant, s’il est aisément admis que la qualité obtenue est surtout conditionnée par la nature des déchets initiaux ; la quantité obtenue l’est tout aussi. En effet, l’étape de tri ainsi que l’étape d’affinage (criblage), nécessaires pour l’obtention d’un compost de qualité, représentent aussi les étapes les plus chronophages et qui déterminent objectivement leur productivité. A Dschang, ces deux étapes représentent en moyenne 84% (66% pour le tri et 18% pour le criblage) du temps de travail. Les performances de compostage mesurées diffèrent de 22% en faveur de Ngui où la productivité se situe à 10,41 ttraitées/homme.mois tandis qu’elle se situe à 8,53 ttraitées/homme.mois à Siteu. Les facteurs majeurs justifiant ces variations sont la qualité des déchets entrants (à 46,2%) et l’aménagement des sites (à 34,3%). Aussi, quelques retours négatifs, liés à la présence d’indésirables, ont été enregistrés auprès des utilisateurs du compost produit à Siteu. Donc, du fait de la meilleure qualité des déchets entrants et de la concentration des activités sur un espace limité à Ngui par rapport à Siteu, la consolidation des emplois créés et la pérennisation de l’activité de compostage seraient assurées sur le site de Ngui car il a été établi que ces dernières passeraient, entre autres, par l’atteinte d’une productivité minimale de 10 ttraitées/homme.mois. Ceci renforce l’argument de développer le compostage de proximité (au plus près de la production des déchets) et questionne sur la construction de grands sites.


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