dynamique forestière
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2021 ◽  
Vol 347 ◽  
pp. 79-90
Author(s):  
Aziz MELIANI ◽  
Mohamed GANA ◽  
Mohamed El Habib BENDERRADJI ◽  
Kaouther BEN YAHIA ◽  
Djamel ALATOU

Plusieurs subéraies du Nord-Est algérien sont sujettes à une invasion par le pin maritime. Cette dynamique forestière qui a débuté dans les années 1980 est souvent citée parmi les facteurs de dégradation des subéraies algériennes mais n’a encore jamais fait l’objet de recherche. L’objectif de notre étude, qui porte sur le cas de la subéraie de Haddada (wilaya d’El-Tarf), était d’identifier les déterminants de l’invasion par le pin maritime, Pinus pinaster Ait., en recourant à une cartographie chorologique de facteurs tels que la pente, l’exposition et les surfaces incendiées en 1994, ainsi qu’une cartographie de la subéraie avant et après l’invasion. L’élaboration des cartes a suivi une approche géomatique complétée par des enquêtes sur le terrain. La cartographie montre que les parties envahies par le pin maritime sont celles qui ont été le plus touchées par l’incendie de 1994, ce qui correspond aussi aux pentes fortes et très fortes. La faible résilience du chêne-liège, Quercus suber, dans ces conditions a permis au pin maritime de le supplanter. Cette dynamique illustre bien le paradigme patch dynamics dans une forêt méditerranéenne, et nous renseigne aussi sur le potentiel invasif du pin maritime, s’agissant d’une espèce se révélant également invasive ailleurs dans le monde. Le changement climatique risque d’accentuer ces processus d’invasion.


2020 ◽  
Vol 1 (211-212) ◽  
pp. 3-9
Author(s):  
Emil A. Cherrington

Parmi les outils de caractérisation de la dynamique forestière, la télédétection est particulièrement adaptée pourl’observation des vastes surfaces forestières de Guyane  d’accès difficile. Dans le but de réévaluer les hypothèses énoncées dans des études antérieures sur la capacité des capteurs optiques embarqués sur les satellites à détecter la dynamique de la phénologie, nous avons compilé sur une période de 12 années divers indices de végétation corrigés des effets bi-directionnels de variation des angles d’acquisition (BRDF). Ces indices sont issus de 2 capteurs optiques: SPOT VEGETATION, et MODIS (MODerate resolution Imaging Spectroradiometer). Les données ont été analysées pour évaluer les tendances saisonnières à l'échelle de l’ensemble de la Guyane et également sur quatre sites répartis sur ce territoire. Les données révèlent que les forêts de Guyane présentent un patron de saisonnalité. Le pic annuel des divers indices au cours de la période de septembre à octobre est interprété comme le reflet d’un pic de production de feuilles pendant la saison sèche.


2020 ◽  
Vol 1 (211-212) ◽  
pp. 11-23
Author(s):  
F.A. Rakotomala

La spatialisation de la dynamique forestière est essentielle à l’estimation des niveaux d’émissions de gaz à effet de serre dans les forêts affectés par la déforestation. L’objectif de cette étude était d’estimer le niveau de la déforestation et de mieux comprendre la dynamique des forêts humides de l’Est de Madagascar entre 2005-2010-2013. Une approche de classification supervisée d’images Landsat multidates utilisant l’algorithme Random Forest a été utilisée. Une carte complète de l’évolution du couvert forestier à 30 mètres de résolution spatiale a été produite sur 20,5 millions d’hectares.Le résultat a été validé par photo-interprétation de près de 11 000 points à partir d’un échantillonnage de points régulier et sur la base d’images satellites SPOT et Landsat pour la période 2010-2013. La précision globale de la carte de la déforestation ainsi produite a été évaluée à environ 90%. La superficie des forêts humides de l’Est de Madagascar a ainsi été estimée à 4,5 millions d’hectares en 2005, 4,4 millions d’hectares en 2010 et 4,3 millions d’hectares en 2013. Le taux de déforestation annuel a augmenté de 0,5%. à 0,9% entre les deux périodes étudiées. Cette étude permet d'envisager le développement d’une démarche de suivi de l’état des forêts fiable, à moindre coût et reproductible dans le temps.


2020 ◽  
Vol 72 (4) ◽  
pp. 361-376
Author(s):  
Annik Schnitzler

Cette étude analyse un document historique datant de 1758, dénommé l’Atlas topographique du comté de Bitche, situé au nord-est de la France. Ce document signé d’un ingénieur français a été élaboré au cours du petit âge glaciaire, après une période d’abandon des usages d’environ 100 ans en raison de graves troubles politiques. Il y décrit les hêtraies-chênaies (âge, dimensions, état sanitaire, régénération) du Pays de Bitche, afin d’en évaluer les richesses forestières. Par conversion des données qualitatives de l’atlas en données semi-quantitatives, il a été possible de reconstituer les paysages de l’époque. Les correspondances âges et diamètres proposés par l’atlas ont été réévaluées par carottages d’arbres actuels. Les résultats indiquent une hêtraie mature dominée par le Hêtre, très riche en gros bois et très gros bois incluant aussi une grande quantité de chênes morts par compétition avec le hêtre et stress climatiques répétés. La meilleure résistance du hêtre aux stress climatiques est discutée.


2020 ◽  
Vol 343 ◽  
pp. 27-37
Author(s):  
Sidibé Ousmane ◽  
Hyppolite N’da Dibi ◽  
Kouadio Henri Kouassi ◽  
Konan Édouard Kouassi ◽  
Kpolo Ouattara

Depuis sa création, le Parc national du Mont Péko est sujet à diverses pressions anthropiques. Ces pressions ont été accentuées durant les conflits armés en Côte d’Ivoire entre 2002 et 2011. L’intensification des pressions aurait entraîné une augmentation du taux de déforestation dans le parc. Pour vérifier cette hypothèse, la présente étude visait à déterminer l’effet des conflits sur la dynamique forestière du parc. À cet effet, quatre images satellitaires Landsat ont été analysées pour examiner les changements d’occupation des sols avant, pendant et après les conflits. Les résultats de ces travaux révèlent une forte réduction des surfaces forestières durant les conflits, qui s'est accentuée pendant la période post-conflit. En effet, 5,65 % de pertes se sont produites avant les conflits à un taux annuel de 0,42 %, contre 28,03 % pendant les conflits à un taux annuel de 3,92 %, et 34,02 % après les conflits à un taux annuel de 14,41 %. Cette aggravation de la déforestation dans le parc est liée à la culture illégale du cacao. L’infiltration massive des populations paysannes dans cette aire protégée pendant les conflits a entraîné une exacerbation des pressions. Une surveillance constante et un aménagement des zones converties en plantation de cacao afin d’accélérer la régénération dans le parc s’avèrent donc nécessaires. En outre, les résultats soulignent la vulnérabilité des aires protégées lors des conflits et l’urgence de la prise de mesures de sécurisation de celles-ci pour prévenir les risques de dégradation.


2019 ◽  
Vol 341 ◽  
pp. 55
Author(s):  
Eric Forni ◽  
Vivien Rossi ◽  
Jean-François Gillet ◽  
Fabrice Bénédet ◽  
Guillaume Cornu ◽  
...  

Gérer durablement les forêts tropicales de production nécessite de connaître leur diversité, leur dynamique et l’impact de l’exploitation sur ces caractéristiques. Cette connaissance peut s’obtenir avec de grands dispositifs de suivi permanents dont les arbres sont régulièrement mesurés. Un seul dispositif de ce type existe en Afrique centrale, M’Baïki, installé en 1982 en République centrafricaine. Il a fait référence pour établir les règles d’aménagement d’un grand nombre de concessions forestières de la région. Plusieurs projets ont permis l’installation de nouveaux dispositifs, en privilégiant des zones situées sur des substrats géologiques différents. Deux dispositifs ont ainsi été installés dans des concessions forestières aménagées au nord de la République du Congo, sur alluvions de l’ère cénozoïque (Loundoungou) et sur grès de Carnot de l’ère mésozoïque (Mokabi). Chaque dispositif est constitué de deux blocs de 400 ha, contenant chacun un sentier d’environ 4 000 arbres d’une vingtaine d’espèces commerciales et deux parcelles de 9 ha suivies en plein. Tous les arbres supérieurs à 10 cm de diamètre sont mesurés. Un bloc sera exploité après quelques années de suivi, l’autre restera en témoin. L’installation et le premier inventaire d’un dispositif ont nécessité en moyenne 34 mois de travail avec une équipe de huit personnes pour un coût total moyen de 94500 €. Les peuplements des deux dispositifs, Loundoungou et Mokabi respectivement, ont les caractéristiques suivantes : 240 et 230 espèces d’arbres, densité de 346,8 (± 5,8) et 426,8 (± 3,6) arbres par hectare, biomasse de 432,6 (± 13,8) et 457,3 (± 9,3) Mg/ha. Les difficultés rencontrées lors de l’installation des dispositifs (emplacement, localisation des parcelles, constitution des sentiers, application du protocole d’inventaire, logistique...) sont analysées. Plusieurs recommandations sont émises pour améliorer l’installation de tels dispositifs et leur protocole d’inventaire.


2019 ◽  
Vol 341 ◽  
pp. 89
Author(s):  
Camille Piponiot

La moitié des forêts tropicales du monde est désignée comme des forêts de production par les services forestiers nationaux. Pour la seule Amazonie brésilienne (400 millions d’hectares), l’exploitation sélective affecte chaque année entre un et deux millions d’hectares. Si l’effet de la déforestation sur les émissions de carbone et les pertes de biodiversité en région tropicale ont fait l’objet de nombreuses études, les impacts à long terme de l’exploitation commerciale de bois sur ces forêts restent à ce jour très peu étudiés. Or, les enjeux sont grandissants pour ces forêts de production. Non seulement elles doivent alimenter le commerce du bois tropical, mais leur rôle dans le stockage de carbone et dans la préservation de la biodiversité est de plus en plus reconnu. La thèse s’organise en trois temps. Premièrement, un modèle de bilan carbone de l’exploitation forestière est développé, et les différences régionales de dynamique de récupération du carbone post-exploitation sont modélisées. Deuxièmement, un modèle de récupération du volume de bois d’œuvre a été développé et calibré à l’échelle amazonienne. Ces résultats ont permis de montrer la lenteur de la récupération du volume de bois en Amazonie, et la non-durabilité des pratiques actuelles d’exploitation. Ces modèles (carbone et bois d’œuvre) ont été élaborés dans un cadre bayésien, avec l’appui et les données du Tropical managed Forest Observatory (TmFO : www.tmfo.org), réseau rassemblant neuf institutions de recherche et plus de 200 parcelles de suivi de la dynamique forestière après exploitation en Amazonie depuis plus de 30 années. Enfin, une analyse comparative de scénarios prospectifs a été effectuée, où les compromis possibles entre services écosystémiques (bois d’œuvre, carbone et biodiversité) ont été explorés par des techniques d’optimisation multicritère.


2019 ◽  
pp. 104-124
Author(s):  
Fructueux G. A. Houngbégnon ◽  
Bonaventure Sonké ◽  
Cédric Vermeulen ◽  
Jean-Louis Doucet

Introduction. Cet article propose une synthèse des connaissances actuelles sur la classification, l’écologie et la biologie des céphalophes des forêts denses humides d’Afrique centrale (genres Cephalophus et Philantomba). Il fait aussi le point sur les pressions anthropiques subies par ces mammifères terrestres. Littérature. De nombreuses publications sur les céphalophes vivant dans les forêts denses humides d’Afrique centrale se focalisent sur la chasse, qu’elle soit de subsistance ou commerciale, y compris le braconnage. La classification taxonomique des céphalophes ayant été récemment révisée, de nouvelles espèces ont été décrites, alors que leur écologie n’est que très peu documentée. Cette synthèse met en exergue les déficits en termes de connaissances scientifiques et propose les thématiques prioritaires pour de futures recherches. Conclusions. Bien que de nombreux domaines restent à explorer pour certaines espèces (utilisation de l’habitat, domaine vital, etc.), il est suggéré d’étudier en priorité les techniques de différenciation des espèces de céphalophes lors des inventaires, leur rôle dans la dynamique forestière et l’impact de l’exploitation forestière sur leurs populations.


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