domaine vital
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Naturae ◽  
2020 ◽  
Author(s):  
Jean-Marie BALLOUARD ◽  
Simon DELEUZE ◽  
Laura ANDREO ◽  
Fabien ROZEC ◽  
Nicolas THOMAS ◽  
...  

L’estimation précise de la taille des domaines vitaux (DV) qu’occupent les individus d’une espèce est cruciale pour les gestionnaires. Elle permet de mieux définir la taille minimale des sites à protéger et de limiter la fragmentation des populations. Grâce à des suivis par radio-tracking menés sur l’ensemble de la saison d’activité, les domaines vitaux annuels de 165 Tortues d’Hermann (Testudo hermanni Gmelin, 1789) provenant de neuf sous-populations de France continentale ont été obtenus par la méthode des polygones convexes minimum (MCP). Les grands domaines vitaux mesurés sur plusieurs populations contrastent avec les données précédemment publiées sur le sujet. Notre étude montre que le DV d’une Tortue d’Hermann occupe environ neuf hectares (valeur médiane 5,2 ha) alors que la valeur moyenne de référence pour les populations françaises n’est que de deux hectares. Cette différence s’explique par les petites tailles d’échantillons obtenus sur de courtes périodes des études précédentes. Les suivis intensifs menés pendant 10 ans fournissent une vision plus réaliste de la taille des domaines vitaux. En accord avec la littérature, une grande variabilité interindividuelle se traduit par des valeurs extrêmes, éloignées des DV (0,6 ha à 95,0 ha). Globalement, la taille des DV augmente au printemps lorsque l’activité des individus est la plus importante et se stabilise pendant la saison estivale, voire en automne. Il est essentiel que l’établissement de zones de protection et de corridors prenne en compte ces nouvelles données, tout particulièrement les valeurs maximales (>15 ha). Seules les populations suffisamment grandes occupant des habitats diversifiés pourront s’adapter aux changements globaux et aux changements climatiques notamment. Protéger de grandes surfaces si possible connectées par des infrastructures dédiées (e.g. passages sous les routes) est une condition pour avoir une diversité génétique importante et une diversité de micro-habitats suffisante.


2020 ◽  
Vol 72 (2) ◽  
pp. 99-118
Author(s):  
François Lebourgeois

Cet article présente une synthèse des connaissances européennes sur les groupes familiaux, la dynamique des populations et les domaines vitaux. Le cycle de reproduction des blairelles est complexe avec un processus d’implantation différée des ovocytes. Le pic majeur de reproduction a lieu en hiver (janvier-février) après la mise bas des jeunes issus des accouplements précédents. Seulement environ 30 % des femelles se reproduisent tous les ans (femelles dominantes en bonne santé). Le nombre de blaireautins dans une portée varie en moyenne de 1 à 3 mais la mortalité avant un an est forte souvent autour de 50 %. En Europe, la densité moyenne des blaireaux est de 1,8 ± 2,3 individus (adultes et jeunes) au km2 (4,7 en considérant les fortes densités anglaises). Cependant, des densités nettement plus faibles de l’ordre de 1 blaireau par 10 km2 sont souvent observées en Europe de l’Est. La taille des groupes familiaux est de 3,8 ± 1,2 individus (avec 2,6 ± 1 adultes) avec des variations assez faibles entre les pays (4,6 ± 2,1 individus avec les données anglaises). Le domaine vital varie fortement selon le sexe et la saison. Il est plus grand pour les mâles. Il est minimal en hiver pour les deux sexes mais plus grand en été pour les femelles. Il varie également très fortement selon la densité des animaux au km2. Ainsi, les domaines vitaux les plus grands (> 500 ha) sont observés dans les zones de plus faibles densités d’animaux (1 à 2 individus aux 10 km2) sous climat contraignant et dans les contextes de moindres ressources alimentaires (Europe de l’Est et contexte méditerranéen). Dans les zones plus favorables en contexte océanique tempéré, le domaine vital est nettement plus petit (< 100 ha) avec des densités d’animaux souvent supérieurs à 2 ou 3 individus au km2.


2019 ◽  
pp. 104-124
Author(s):  
Fructueux G. A. Houngbégnon ◽  
Bonaventure Sonké ◽  
Cédric Vermeulen ◽  
Jean-Louis Doucet

Introduction. Cet article propose une synthèse des connaissances actuelles sur la classification, l’écologie et la biologie des céphalophes des forêts denses humides d’Afrique centrale (genres Cephalophus et Philantomba). Il fait aussi le point sur les pressions anthropiques subies par ces mammifères terrestres. Littérature. De nombreuses publications sur les céphalophes vivant dans les forêts denses humides d’Afrique centrale se focalisent sur la chasse, qu’elle soit de subsistance ou commerciale, y compris le braconnage. La classification taxonomique des céphalophes ayant été récemment révisée, de nouvelles espèces ont été décrites, alors que leur écologie n’est que très peu documentée. Cette synthèse met en exergue les déficits en termes de connaissances scientifiques et propose les thématiques prioritaires pour de futures recherches. Conclusions. Bien que de nombreux domaines restent à explorer pour certaines espèces (utilisation de l’habitat, domaine vital, etc.), il est suggéré d’étudier en priorité les techniques de différenciation des espèces de céphalophes lors des inventaires, leur rôle dans la dynamique forestière et l’impact de l’exploitation forestière sur leurs populations.


2017 ◽  
Vol 142 (1) ◽  
pp. 50-63 ◽  
Author(s):  
Marie-Ève Deshaies ◽  
René Charest
Keyword(s):  

Le réseau des parcs nationaux du Québec vise à assurer la conservation et la protection permanente de territoires représentatifs des régions naturelles du Québec ou de sites naturels exceptionnels. Cependant, dans certains parcs, principalement ceux au sud du 50e parallèle, il peut s’avérer ardu de répondre aux besoins des espèces à grand domaine vital en raison des superficies variables des parcs. De plus, l’utilisation ou la dégradation du territoire en périphérie de ces parcs peut contribuer à une perte de leur valeur écologique. Afin de favoriser la mise en oeuvre de la mission de conservation des parcs nationaux, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a entrepris de mobiliser les acteurs dans les territoires périphériques des parcs. Elle s’est fixé pour objectifs de caractériser les zones périphériques, de tenir des journées de réflexion rassemblant les acteurs locaux et régionaux et de mobiliser ces derniers afin qu’ils réalisent des actions concrètes pour mieux conserver ces territoires. Le maintien des richesses écologiques des parcs repose, en partie, sur l’engagement des acteurs à participer aux efforts de conservation en périphérie des parcs afin de réduire les effets des activités humaines sur les territoires protégés et assurer le maintien des services écologiques essentiels.


2012 ◽  
Vol 136 (2) ◽  
pp. 54-60 ◽  
Author(s):  
Maxime Lavoie ◽  
Sylvie Desjardins ◽  
Benoit Langevin ◽  
Serge Couturier ◽  
Jacques Bélanger ◽  
...  
Keyword(s):  

Des clôtures hautes de 2,4 m, 5 passages inférieurs pour la faune et 30 sautoirs ont été aménagés sur 6,5 km d’un nouveau tronçon d’autoroute traversant l’aire d’hivernage de cerfs de Virginie de la rivière Calway, en Beauce. Un suivi de 7 ans, commencé environ 1 an avant le début des premiers travaux, a porté sur les effets de cette route sur l’utilisation de l’habitat hivernal par les cerfs et sur l’efficacité des mesures d’atténuation. Ces mesures se sont avérées efficaces pour limiter le nombre de collisions impliquant le cerf et elles devraient être intégrées aux futurs projets routiers. Les passages fauniques ont tous été utilisés par les cerfs soit durant la période d’hivernage (1), soit durant les migrations (4). De façon générale, les cerfs sont restés fidèles à leur habitat hivernal, mais les individus qui occupaient l’emprise avant son déboisement ont modifié l’emplacement et la superficie de leur domaine vital. La superficie et le recouvrement interannuel du ravage n’ont pas changé significativement pendant notre étude, ni non plus la proportion des cerfs résidents et migrateurs. Pour ces derniers, la présence de la nouvelle route n’a pas semblé affecter le lieu de migration estivale. Aucun cerf suivi n’a été victime de collision routière. La principale cause de mortalité des cerfs pendant notre étude a été la chasse sportive.


2012 ◽  
Vol 136 (2) ◽  
pp. 22-28 ◽  
Author(s):  
Mathieu Leblond ◽  
Christian Dussault ◽  
Jean-Pierre Ouellet

Nous avons évalué les réactions du caribou forestier (Rangifer tarandus caribou) face à une route majeure avant, pendant et après son élargissement. Nous avons suivi 53 individus par télémétrie GPS de 2004 à 2010, et avons étudié leurs déplacements et leur distribution par rapport à la route 175, en réfection depuis 2006. Nous avons comparé le taux des traversées réelles de la route par les caribous à des traversées de routes aléatoires, et avons mesuré le taux de déplacement des caribous au moment d’une traversée. Nous avons aussi évalué la sélection des ressources dans le domaine vital des individus, ainsi que dans des zones de 1 250, 2 500 et 5 000 m de chaque côté de la route. Seulement 12 caribous traversèrent la route, pour un total de 93 traversées en 7 ans. Moins de localisations de caribous furent observées près de la route pendant et après les travaux de réfection, qu’avant les travaux. Le taux de déplacement des caribous fut plus élevé à proximité de la route, particulièrement lorsque la densité du trafic était élevée. Nous concluons que la connectivité entre les 2 côtés de la route doit être maintenue afin de maximiser les chances de viabilité de cette population au statut précaire.


2000 ◽  
Vol 30 (2) ◽  
pp. 202-210 ◽  
Author(s):  
Francis Turcotte ◽  
Réhaume Courtois ◽  
Richard Couture ◽  
Jean Ferron
Keyword(s):  

Le suivi télémétrique de 35 tétras du Canada (Falcipennis canadensis) 1 an avant coupe forestière et de 22 autres l'année de la coupe montrent que cette espèce est négativement affectée par la coupe à blanc. Après coupe, les tétras se sont réfugiés dans les habitats résiduels, à proximité du domaine vital printanier. Ils furent rencontrés plus souvent dans des peuplements en régénération, à densité arbustive élevée, et dans des milieux improductifs, sélectionnant parmi les habitats disponibles ceux ayant les plus grandes densités arborescentes et les plus faibles densités arbustives. Les déplacements totaux des tétras ont augmenté pendant et après coupe. Les domaines vitaux d'été étaient de 23-41 ha l'année de la coupe contre 13-33 ha l'année précédente (p = 0,07). La superficie des domaines vitaux ne différait pas statistiquement avant (4-21 ha) et après coupe (19-23 ha). La proportion d'individus au repos a diminué après coupe et les comportements d'alerte ont augmenté (p > 0,01). Le taux de survie des tétras a été plus faible l'année de la coupe (S = 0,44 ± 0,02) que l'année précédente (S = 0,75 ± 0,01). Il fut également plus faible après coupe (S = 0,50 ± 0,02) qu'avant les opérations forestières (S = 0,89 ± 0,09), la prédation étant la principale cause de mortalité. La densité des tétras a diminué de 60% après la coupe.


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