scholarly journals Réponses comportementales du caribou forestier à l’élargissement d’un axe routier majeur

2012 ◽  
Vol 136 (2) ◽  
pp. 22-28 ◽  
Author(s):  
Mathieu Leblond ◽  
Christian Dussault ◽  
Jean-Pierre Ouellet

Nous avons évalué les réactions du caribou forestier (Rangifer tarandus caribou) face à une route majeure avant, pendant et après son élargissement. Nous avons suivi 53 individus par télémétrie GPS de 2004 à 2010, et avons étudié leurs déplacements et leur distribution par rapport à la route 175, en réfection depuis 2006. Nous avons comparé le taux des traversées réelles de la route par les caribous à des traversées de routes aléatoires, et avons mesuré le taux de déplacement des caribous au moment d’une traversée. Nous avons aussi évalué la sélection des ressources dans le domaine vital des individus, ainsi que dans des zones de 1 250, 2 500 et 5 000 m de chaque côté de la route. Seulement 12 caribous traversèrent la route, pour un total de 93 traversées en 7 ans. Moins de localisations de caribous furent observées près de la route pendant et après les travaux de réfection, qu’avant les travaux. Le taux de déplacement des caribous fut plus élevé à proximité de la route, particulièrement lorsque la densité du trafic était élevée. Nous concluons que la connectivité entre les 2 côtés de la route doit être maintenue afin de maximiser les chances de viabilité de cette population au statut précaire.

2003 ◽  
Vol 117 (4) ◽  
pp. 546 ◽  
Author(s):  
Réhaume Courtois ◽  
André Gingras ◽  
Claude Dussault ◽  
Laurier Breton ◽  
Jean-Pierre Ouellet

Accurate and precise population estimates for the forest-dwelling ecotype of Woodland Caribou (Rangifer tarandus caribou) are very difficult to obtain because these Caribou are found at very low densities and in small herds dispersed over large areas. In order to suggest a standardized method, data from aerial surveys conducted in 1991 and 1993 (12 000 km2 blocks) were used to simulate various survey scenarios. Simulations showed that all the major groups of Caribou would have to be found and counted to obtain a confidence interval of ± 20% (α = 0.10). We tested this technique in a survey carried out in winter 1999 in a 42 539 km2 study site, opting for a total coverage carried out in two phases. In phase one, we used an airplane, flying north-south transects spaced 2.1 km apart so as to detect most Caribou track networks. In phase two, a helicopter was used to count and determine the sex and age classes (calves/adults) of Caribou found in phase one. Using 20 radio-collared Caribou, the visibility rate of Caribou groups (phase one) and that of Caribou within the groups (phase two) were estimated at 0.90 and 0.94 respectively for an overall rate of 0.85 (SE = 0.08; α = 0.10). The corrected density was estimated at 1.6 Caribou per 100 km2 with a 15% confidence interval (α = 0.10). The survey cost approximately $4/km2, which is lower than that of two previous surveys ($7/km2). Two main factors contributed to diminish costs: (1) the use of long-range airplanes (5-7 hours flying range) in phase one to minimize travel between the airports and the study site, and (2) the use of helicopters only in phase two for counting and determining the age and sex of the Caribou.Il est très difficile d’obtenir des estimations de population exactes et précises pour l’écotype forestier du Caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) parce qu’on le retrouve en très faibles densités et qu’il est distribué en petites hardes réparties sur de vastes superficies. Les résultats de deux inventaires aériens réalisés en 1991 et 1993 (12 000 km2) ont été utilisés pour simuler divers scénarios d’inventaire afin de suggérer une méthode standardisée. Les simulations ont montré qu’il fallait trouver et recenser tous les groupes principaux pour obtenir un intervalle de confiance de ± 20 % (α = 0,10). Nous avons testé cette approche dans un site d’étude de 42 539 km2 où nous avons opté pour un plan en deux phases. En phase un, l’avion a été utilisé pour couvrir totalement le site d’étude selon des virées équidistantes de 2,1 km afin de détecter la plupart des réseaux de pistes. L’hélicoptère fut utilisé en phase deux pour dénombrer et sexer les Caribous dans les réseaux de pistes détectés en phase un. D’après 20 Caribous munis de colliers émetteurs, le taux de visibilité global était de 0,85 (SE = 0,08; α = 0,10), soit 0,90 en phase 1 et 0,94 en phase 2. La densité corrigée était de 1,6 Caribou par 100 km2 avec une erreur relative de 15 % (α = 0,10). L’inventaire a coûté 4 $/km2, ce qui est inférieur aux montants investis lors des inventaires antérieurs (7 $/km2). La diminution des coûts est attribuable à deux facteurs principaux : (1) l’utilisation d’avions à grand rayon d’action (5-7 heures d’autonomie) pour minimiser les déplacements en phase un; (2) l’emploi d’hélicoptères exclusivement pour le dénombrement et le sexage des caribous.


1986 ◽  
Vol 1 (4) ◽  
pp. 318-328
Author(s):  
L. Waintraub

RésuméDepuis 1975, 15 nouveaux antidépresseurs ont été commercialisés en France. Nous avons voulu étudier leurs caractéristiques pharmacocinétiques et les comparer à celles des antidépresseurs plus anciens.Il faut tout d'abord noter que, bien que de structure chimique plus hétérogène que leurs prédécesseurs, ces produits possèdent tous une ou plusieurs méthodes de dosage dans le plasma, en général chromatographique.D’un tableau regroupant les caractéristiques pharmacocinétiques, après dose unique, et après doses répétées de ces antidépresseurs de deuxième génération, nous concluons qu’ils sont peu différents à ce point de vue des antidépresseurs de première génération. Nous remarquons seulement la plus grande rapidité d‘absorption et la demi-vie plus brève de certains nouveaux produits.De l'ensemble des études portant sur des populations particulières (personnes âgées, insuffisants rénaux, malades déprimés), il est possible de déduire quelques informations importantes concernant l‘utilisation pratique de ces produits.


1968 ◽  
Vol 5 (6) ◽  
pp. 1467-1488 ◽  
Author(s):  
C. S. Churcher

Five ungulates are reported from gravels comprising the second major terrace above the Bow River's north bank at Cochrane, Alberta. These ungulates are Cervus canadensis (wapiti), Rangifer tarandus (caribou), Ovis canadensis (mountain sheep), Bison occidentalis (extinct western bison), and Equus conversidens (extinct Mexican ass). E. conversidens was previously known from middle and late Pleistocene beds of the southern United States and Mexico and is here reported from the post-Wisconsin Pleistocene of Alberta and possibly Saskatchewan. Radiocarbon analysis of Bison bones from the gravels yielded two dates that averaged 11 065 B.P.


2020 ◽  
Vol 78 ◽  
pp. 09004
Author(s):  
Mathilde Hutin ◽  
Adèle Jatteau ◽  
Ioana Vasilescu ◽  
Lori Lamel ◽  
Martine Adda-Decker

Le schwa est une voyelle faible ou réduite notée [ә] alternant avec zéro et restreinte aux syllabes non-accentuées. En français standard, il peut faire surface à l’intérieur ou en fin de mot. Nous proposons ici une étude du schwa final de mot exclusivement, en particulier par le prisme de la question du schwa final en tant que « lubrifiant phonétique » (Purse 2019). Le schwa final est-il réellement un lubrifiant ? Joue-t-il seulement un rôle sur le plan exclusivement phonétique ? Pour répondre à ces questions, nous avons utilisé trois très grands corpus du français (plus de 110 heures de discours) pour établir la présence du schwa final selon les contraintes phonotactiques (la loi des trois consonnes, Grammont 1894) et le style de parole, mais aussi son rôle sur les phénomènes d’adjacence de bas niveau que sont le dévoisement final et l’assimilation régressive de voisement en français standard. Nous concluons que le schwa final est en effet corrélé au nombre de consonnes dans la séquence, et au style de parole ; de surcroît, sa présence est significativement corrélée à beaucoup moins d’effets d’adjacence – comme s’il jouait le rôle de bouclier, facilitant l’adéquation entre forme de surface et forme sous-jacente.


Rangifer ◽  
2008 ◽  
Vol 28 (1) ◽  
pp. 33
Author(s):  
Robert Serrouya ◽  
Bruce N. McLellan ◽  
Clayton D. Apps ◽  
Heiko U. Wittmer

Mountain caribou are an endangered ecotype of woodland caribou (Rangifer tarandus caribou) that live in highprecipitation, mountainous ecosystems of southeastern British Columbia and northern Idaho. The distribution and abundance of these caribou have declined dramatically from historical figures. Results from many studies have indicated that mountain caribou rely on old conifer forests for several life-history requirements including an abundance of their primary winter food, arboreal lichen, and a scarcity of other ungulates and their predators. These old forests often have high timber value, and understanding mountain caribou ecology at a variety of spatial scales is thus required to develop effective conservation strategies. Here we summarize results of studies conducted at three different spatial scales ranging from broad limiting factors at the population level to studies describing the selection of feeding sites within seasonal home ranges of individuals. The goal of this multi-scale review is to provide a more complete picture of caribou ecology and to determine possible shifts in limiting factors across scales. Our review produced two important results. First, mountain caribou select old forests and old trees at all spatial scales, signifying their importance for foraging opportunities as well as conditions required to avoid alternate ungulates and their predators. Second, relationships differ across scales. For example, landscapes dominated by roads and edges negatively affect caribou survival, but appear to attract caribou during certain times of the year. This juxtaposition of fine-scale behaviour with broad-scale vulnerability to predation could only be identified through integrated multi-scale analyses of resource selection. Consequently we suggest that effective management strategies for endangered species require an integrative approach across multiple spatial scales to avoid a focus that may be too narrow to maintain viable populations. Abstract in Norwegian / Sammendrag:Skala-avhengig økologi og truet fjellvillrein i Britisk ColumbiaFjellvillreinen i de nedbørsrike fjellområdene i sørøstre Britisk Columbia og nordlige Idaho som er en truet økotype av skogsreinen (Rangifer tarandus caribou), har blitt kraftig redusert både i utbredelse og antall. Mange studier har vist at denne økotypen er avhengig av vinterføden hengelav i gammel barskog hvor det også er få andre klovdyr og dermed få predatorer. Slik skog er også viktige hogstområder, og å forstå økologien til fjellvillreinen i forskjellige skaleringer er derfor nødvendig for å utvikle forvaltningsstrategier som kan berge og ta vare på denne reinen. Artikkelen gir en oversikt over slike arbeider: fra studier av begrensende faktorer på populasjonsnivå til studier av sesongmessige beiteplasser på individnivå. Hensikten er å få frem et mer helhetlig perspektiv på fjellvillreinen og finne hvordan de begrensende faktorene varierer etter skaleringen som er benyttet i studiet. Oversikten vår frembragte to viktige resultater; 1) Uansett skalering så velger dyrene gammel skog og gamle trær. 2) Dyrenes bruk av et område kan variere med benyttet skalering, for eksempel vil landskap utbygd med veier og hogstflater være ufordelaktig for overlevelsen, men synes likevel å kunne tiltrekke fjellvillreinen til visse tider av året. Forholdet mellom atferd ut fra fin-skalering og stor-skalering sårbarhet hva gjelder predasjon, ville kun blitt avdekket ved flere-skaleringsanalyse av hvordan ressursene benyttes. Ut fra dette foreslår vi at forvaltningsstrategier for truete bestander som eksempelvis fjellvillreinen, må baseres på tilnærminger ut fra ulike skaleringer for å hindre at et for snevert perspektiv kan begrense muligheten for vedvarende levedyktighet.


1988 ◽  
Vol 66 (2) ◽  
pp. 475-479 ◽  
Author(s):  
Murray W. Lankester ◽  
Stu Luttich

Fifty-eight percent of woodland caribou (Rangifer tarandus caribou) of the George River herd, Labrador, were infected with up to 110 giant American liver flukes (Fascioloides magna). The prevalence and intensity of infection did not differ between 2 sampling years or between sexes. Prevalence tended to increase with age while intensity did not differ among age groups. Liver weight increased with intensity of infection but condition, as measured by the mean depth of back fat, did not differ between infected and uninfected animals. Caribou must be considered a suitable host of F. magna since the growth and maturation of the parasite and lesions produced in Rangifer resemble those in deer and wapiti.


2019 ◽  
Vol 38 (03) ◽  
pp. 397-406 ◽  
Author(s):  
James L. Silvius ◽  
Ameera Memon ◽  
Mubashir Arain

RÉSUMÉLa légalisation de l’aide médicale à mourir (AMM) au Canada a permis aux médecins, aux décideurs politiques et aux patients de réexaminer les soins de fin de vie. Cet article présente les principales caractéristiques du programme albertain d’AMM, dans le contexte des programmes d’AMM mis en place dans les autres provinces. Nous avons également comparé les politiques et les pratiques en matière d’AMM dans différentes provinces et territoires du Canada. De plus, nous avons utilisé la base de données de l’AMM de l’Alberta pour dresser un portrait des données démographiques sur les patients et l’accès aux services d’AMM en Alberta en 2017-2018. Des différences significatives ont été relevées dans les processus et les pratiques des divers programmes provinciaux et territoriaux d’AMM. Les programmes de l’Alberta, de l’Ontario et du Québec sont plus complets. L’Alberta a mis en place des ressources dédiées pour l’AMM. L’âge médian des personnes qui ont reçu des services d’AMM en Alberta de juillet 2017 à avril 2018 était de 70 ans. Les bénéficiaires étaient majoritairement des hommes (55 %) et des patients ayant un cancer (70 %). Environ 39 % des prestations d’AMM ont été réalisées en milieu hospitalier et 38 % au domicile des patients.Nous concluons avec quelques recommandations sur le développement, la mise en œuvre et l’évaluation du programme d’AMM, en nous fondant sur l’expérience de l’Alberta dans ce domaine au cours des deux dernières années.


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