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Author(s):  
Judith Sinanga-Ohlmann

Le présent article tente de montrer comment les auteurs francophones d’Afrique sub-saharienne s’approprient la langue française ; idiome appartenant à l’Autre puisque hérité de l’ex-colonisateur. Cette pensée d’en être propriétaire ou de se l’approprier se heurte évidemment contre celle de Jacques Derrida qui a brillamment défendu l’idée qu’une langue ne saurait être une chose que l’on peut posséder et sur laquelle il serait possible d’avoir un contrôle quel qu’il soit. Notre article n’a pas l’objectif de contredire l’argument de Jacques Derrida, à contrario. En effet, si une langue ne peut être un objet auquel on peut prétendre avoir un droit quelconque, elle est néanmoins une matière malléable et les locuteurs non natifs peuvent, soit l’adopter comme ils l’ont apprise ou la transformer selon leur culture, croyances, philosophie, etc. Lui faire subir des changements aussi bien du point de vue lexicologique, morphologiquement, syntaxique, etc. afin de l’adapter à leurs us et coutumes est ce que nous entendons par appropriation de la langue de l’Autre. Pour quelles raisons les auteurs francophones d’Afrique sub-saharienne entreprennent-ils de s’approprier le français ? Parviennent-ils à faire cette langue leur ? Par quels moyens ? Telles sont quelques-unes des questions posées dans cet article et auxquels nous avons essayé de répondre en nous fondant sur trois romans : Le chercheur d’Afriques (Henri Lopes, 1990), Quand on refuse on dit non (Ahmadou Kourouma, 2004) et La femme aux pieds nus (Scholastique Mukasonga, 2008).


Author(s):  
Alphonse Dorien Makosso ◽  

This paper deals with ‘political realm’ as a literary theme in African literature. It purports to evidence the manifestations of political power in Henri Lopes’ The Laughing Cry and Chinua Achebe’s Anthills of the Savannah. The exploration of these novels from two post-colonial different linguistic areas reveals howthe political power is manifested throughout an absolute exercise the struggle for its preservation. This abuse and the misuse of the political power by the postcolonial ruling elites pave the way to the peasant masses’ disenchantment and the reign of social disorder that Africa is still struggling to get rid of. As a final assessment, this study posits the two analyzed works as political novels.


2019 ◽  
pp. 119-142
Author(s):  
Annette K. Joseph-Gabriel

This chapter analyzes Andrée Blouin’s My Country Africa: Autobiography of the Black Pasionaria alongside writings by Henri Lopes and Léopold Senghor on métissage. It argues that the textual métissage in Blouin’s contested autobiography mirrors Blouin’s navigation of her double belonging as a mixed-race woman invested in decolonization in Africa. The chapter highlights Blouin’s work in Lumumba’s Congo, as she advocated for modes of citizenship that account for the shades and nuances that are often sidelined in anticolonial discourse on black/white and African/European identities. Blouin’s identity at the intersection of multiple racial and political influences shaped her vision of Pan-African citizenship.


2018 ◽  
pp. 217-231
Author(s):  
Anthony Mangeon
Keyword(s):  

2018 ◽  
pp. 51-67
Author(s):  
Bernard Mouralis
Keyword(s):  

À la différence de Mongo Beti ou de Tchicaya U Tam’si, Henri Lopes, dans ses romans, n’a pas cherché à retracer une histoire avec la périodisation qu’un tel projet implique. Dans un premier temps, on examinera l’intérêt que Lopes porte à l’écriture d’une chronique sociale nettement insérée dans le contexte de l’Afrique des années 1960-1970, avec le recueil de nouvelles Tribaliques (1971), La Nouvelle Romance (1976) et Sans tam-tam (1977). Puis, avec Le Pleurer-rire (1982), il sort du cadre strict de la chronique en proposant, dans la lignée de Rabelais et M.A. Asturias, le portrait d’un dictateur, truculent, cruel, obscène. L’article s’interroge enfin sur la façon dont Lopes ne cesse d’entrelacer l’histoire et l’Histoire, en s’appuyant notamment sur le cas de Marie-Ève, l’héroïne peintre de Sur l’autre rive (1992), et sur des textes plus nettement autobiographiques (Ma grand-mère bantoue et mes ancêtres les Gaulois, 2003) ou relevant de l’autofiction (Le Méridional, 2015).


2018 ◽  
pp. 13-28
Author(s):  
Anthony Mangeon
Keyword(s):  

Si Henri Lopes a joué politiquement un rôle de premier plan dans l’instauration d’une république populaire au Congo, dans les années soixante-dix, il a également développé une conception démocratique du roman qui repose fondamentalement sur trois éléments. Son art de conter instaure tout d’abord une proximité avec le lecteur, à qui le récit est souvent adressé, et dont l’activité d’herméneute se trouve fréquemment mise en abyme à travers différentes figures de narrateurs-enquêteurs. D’autres effets de miroir sont ensuite construits, entre des personnages ou des mondes distincts et distants, afin d’établir autant d’équivalences entre Afrique, Antilles, Amérique et Europe. Enfin les récits privilégient des lieux communs, sur les plans topographiques, linguistiques et littéraires, qui créent des rapports fondamentalement horizontaux entre les nations, les cultures et les générations.


2018 ◽  
pp. 123-148
Author(s):  
Nicolas Martin-Granel
Keyword(s):  

S’il a souvent et longuement exprimé ses réflexions sur la genèse de son oeuvre, sur son travail d’écrivain, Henri Lopes a longtemps été réticent à livrer ses brouillons et avant-textes à la curiosité des chercheurs en génétique des textes. Il s’y est enfin résolu à l’occasion de la sortie d’Une enfant de Poto-Poto, le 12 décembre 2011, en mettant à la disposition de l’équipe « Manuscrits francophones » de l’ITEM tous les dossiers génétiques qu’il avait pu conserver et ensuite, la mise au net à peine remise à l’éditeur, celui du Méridional consistant en deux tapuscrits autographes, versions 1 et 2 corrigées de la main de l’auteur. Une première lecture de ce dossier, qui se concentre sur l’incipit et l’explicit considérés comme les lieux stratégiques de l’écriture, permet de confirmer la théorie de sa pratique : immuabilité de la première phrase, premier jet dactylographié directement à l’ordinateur, re-travail acharné lors des multiples campagnes de relectures et réécritures. Au vu de celles-ci, cependant, la critique génétique peut avancer l’hypothèse que la singularité de ce roman autofictionnel tient à ce que l’écrivain aurait intégré, voire embarqué, le questionnement génétique dans le cabinet intime de son « écriture métisse », que ce soit pour le prévenir ou en émousser la pointe indiscrète. Le ver génétique est dans le fruit.


2018 ◽  
pp. 85-102
Author(s):  
Céline Gahungu
Keyword(s):  

Entre 1969 et 1980, protecteur politique et modèle littéraire, Henri Lopes se refuse à exercer une autorité charismatique sur les novices de la phratrie. Au fil des entretiens, revient une antienne : il n’est pas un mentor et renvoie volontiers les débutants qui le sollicitent aux Lettres à un jeune poète de Rilke. Susciter « l’envie » de prolonger son oeuvre « insolente », faire de la phratrie un laboratoire créatif destiné aux apprentis et les « aider » à se « sentir écrivains » – ce sont là les seules « leçons » dispensées par le romancier dont les textes réfléchissent, à l’infini, la dynamique exploratoire de son écriture.


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