scholarly journals Une approche de prise en charge intégrant le contrôle social et la thérapie : analyse et réflexion

2005 ◽  
Vol 36 (2-3) ◽  
pp. 369-386
Author(s):  
Isidore Néron

On présente ici une initiative novatrice découlant des adaptations nécessitées par l'entrée en scène de la Loi sur la protection de la jeunesse. L'auteur décrit d'abord une expérience de prise en charge se déroulant dans un centre de psychiatrie infantile et juvénile; il démontre ensuite comment cette expérience peut apporter une solution à certaines situations intenables dans la prise en charge habituelle ; il termine enfin par un retour aux assises théoriques de cette expérimentation.

2015 ◽  
Vol 32 (1-2) ◽  
pp. 49-72 ◽  
Author(s):  
Sonia Hélie ◽  
Geneviève Turcotte ◽  
Daniel Turcotte ◽  
Audrée-Jade Carignan

Cette étude propose un premier portrait représentatif des enfants placés auprès d’une personne significative (PS) au Québec après l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions législatives en protection de la jeunesse, ainsi que certaines modalités de leur placement. Tous les enfants évalués en protection de la jeunesse en 2007-2008 et placés auprès de PS (n = 941) ou en famille d’accueil (FA) (n = 1 586) avant novembre 2009 sont inclus dans l’étude. Les résultats suggèrent que les enfants confiés à des PS présentent moins de vulnérabilités que les enfants placés en FA. Ils montrent également que le placement auprès de PS est utilisé en début de processus et que l’enfant est retourné chez lui pour l’étape de la prise en charge dans 38 % des cas. Ces résultats sont analysés à la lumière des connaissances actuelles sur ce type de placement dans d’autres pays, et des pistes de réflexion sont dégagées pour améliorer cette pratique de plus en plus fréquente en protection de la jeunesse.


Criminologie ◽  
2006 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 129-150 ◽  
Author(s):  
Marc Tourigny ◽  
Nico Trocmé ◽  
Sonia Hélie ◽  
Marie-Claude Larivée

Résumé Parmi les décisions que les intervenants de la protection de la jeunesse ont à prendre, le recours au Tribunal de la jeunesse afin d’imposer à la famille des mesures de prise en charge représente une décision importante et lourde de conséquences tant pour l’intervenant que pour la famille. Dans ce contexte, la présente étude vise à déterminer les facteurs associés à la décision de recourir au Tribunal de la jeunesse dans les cas où la sécurité ou le développement de l’enfant ont été jugés compromis. L’échantillon comprend 2264 enfants dont les faits signalés ont été jugés fondés et la sécurité ou le développement compromis. Les variables examinées concernent les caractéristiques des enfants, des parents, de la famille, des mauvais traitements et des services reçus. Les résultats de l’analyse de régression multiple par blocs hiérarchiques montrent que la coopération des parents, la chronicité des situations (prise en charge antérieure au cours des cinq dernières années et durée des mauvais traitements/troubles de comportement), la vulnérabilité de l’enfant (jeune âge et nombre de besoins de services), la gravité des situations (abandon de l’enfant, présence de mesures d’urgence et de poursuites criminelles) de même que certains facteurs de risque familiaux (aide sociale et déménagements fréquents) sont fortement associés à la décision de recommander le recours au Tribunal de la jeunesse.


2011 ◽  
Vol 69 ◽  
pp. 69-82
Author(s):  
Sylvie Ménard

Cet article décrit la situation des Églises catholique et protestante lors de l’adoption de la première politique de l’enfance de l’État québécois en 1869 et montre comment cette situation évolue jusqu’en 1950, alors que les écoles de protection de la jeunesse remplacent les écoles de réforme et les écoles d’industrie. Nous voyons que les protestants doivent se contenter, faute de ressources, d’une école de réforme pour garçons délinquants moins bien équipée que celle des catholiques jusqu’à l’adoption de la loi fédérale de 1908 qui permet aux provinces le désirant d’établir un tribunal pour mineurs. Lasituation s’inverse durant la période qui s’étend de 1908 à 1950, alors que la philanthropie protestante investit dans un coûteux système de cottages se prêtant mieux que les grandes institutions adoptées par le réseau catholique à l’idée que les protestants se font de l’internement.


Author(s):  
Anne Fournier

Cet article porte sur l’application de la Loi sur la protection de la jeunesse en milieux autochtones au Québec et plus particulièrement sur l’initiative de la nation atikamekw en cette matière. Il situe d’abord le régime général de protection de la jeunesse dans le contexte de son adoption à la fin des années 1970 et fait état des difficultés de son application en milieux autochtones au Québec. Il précise le contexte dans lequel est intervenue la prise en charge des services sociaux par les Atikamekw et leurs efforts pour créer, puis pour expérimenter, un régime particulier de protection de la jeunesse applicable à leurs membres. Ce régime particulier est à l’origine de l’inclusion de l’article 37.5, de droit nouveau, dans la loi, lequel permet désormais au gouvernement du Québec de conclure une entente avec une nation, une communauté ou d’autres groupes autochtones afin d’appliquer un régime particulier de protection de la jeunesse sur un territoire déterminé. Le Système d’intervention d’autorité atikamekw (SIAA) constitue le régime particulier qui s’applique aux Atikamekw issus des communautés de Manawan et de Wemotaci depuis un peu plus de 15 ans. Le SIAA évolue aux côtés du régime étatique. Il comporte ses propres acteurs et son propre fonctionnement, lesquels seront décrits. Les points de convergence et de divergence entre le régime général et le régime particulier de protection de la jeunesse seront exposés et l’article sera complété par le partage de quelques résultats découlant de l’application du SIAA.


2008 ◽  
Vol 7 (2) ◽  
pp. 171-186 ◽  
Author(s):  
Jean-Marc Meunier

Résumé La littérature professionnelle attribue le changement issu de la relation d'aide à ses qualités primaires: la présence et l'implication professionnelle de l'aidant, des objets d'intervention appropriés, précis et explicites. Une étude exploratoire portant sur des facteurs de prolongation des mandats de prise en charge en protection de la jeunesse suggère que la continuité de présence de l'intervenant semble loin d'être une caractéristique de ces dossiers. En outre, les taux d'investissement professionnel observés apparaissent peu élevés et le temps d'intervention directe minime. Enfin, apparaît une difficulté de cerner les bons objets d'intervention. Ces éléments, essentiels à l'aide et au changement, sont discutés en rapport avec l'organisation institutionnelle des services.


2008 ◽  
Vol 5 (2) ◽  
pp. 85-99
Author(s):  
Linda Davies ◽  
Eric Shragge

Résumé Cet article porte sur un projet communautaire de protection de la jeunesse mis sur pied par le Conseil de la communauté noire du Québec en 1988. Il s'agit d'un projet pilote qui s'adresse directement aux familles noires anglophones de Montréal pour répondre de façon concrète aux conséquences du racisme sur la vie familiale des Noirs. L'article brosse le tableau de l'immigration noire au Canada ainsi que des problèmes sociaux qui en ont résulté et fournit une description des services offerts dans le cadre de ce projet - le Black Family Support Project. L'article se termine par une discussion sur le rapport entre ce projet communautaire et la lutte plus globale contre le racisme.


2019 ◽  
Vol 64 (1) ◽  
pp. 79-102
Author(s):  
Marie-Hélène Gagnon-Dion ◽  
Jacinthe Rivard ◽  
Céline Bellot

Cet article vise à partager le point de vue de jeunes autochtones quant à leur vécu de prise en charge par la protection de la jeunesse et aux effets de cette prise en charge. L’article s’appuie sur les données recueillies dans le cadre d’une recherche plus large sur la judiciarisation et la défense des droits des personnes en situation de pauvreté. Les résultats font ressortir trois types d’expérience de prise en charge impliquant un placement des jeunes autochtones : les résistants qui vivent le placement comme un déracinement ; les résilients qui vivent le placement comme une émancipation ; les résignés qui vivent le placement comme un détachement. Ces résultats montrent que les liens des jeunes autochtones avec leur milieu d’origine pendant le placement influencent grandement leur façon de vivre la prise en charge par la protection de la jeunesse, les effets de cette prise en charge ainsi que le regard qu’ils portent sur cette expérience. L’article propose des pistes d’intervention visant à améliorer le bien-être des jeunes autochtones pris en charge par la protection de la jeunesse.


2018 ◽  
Vol 17 (132) ◽  
pp. 16-19
Author(s):  
Laurence Foix-L’hélias ◽  
Pascal Boileau
Keyword(s):  

Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document