scholarly journals Les origines de l’écriture migrante. L’immigration littéraire au Québec au cours des deux derniers siècles

2006 ◽  
Vol 27 (2) ◽  
pp. 303-316 ◽  
Author(s):  
Daniel Chartier

Résumé Au cours des deux derniers siècles, plus de cinq cents écrivains ont émigré au Québec dans des conditions et des circonstances variées. L’apport de ces écrivains à la vie littéraire du Québec est considérable: on constate que la part d'étrangers parmi les écrivains est deux fois plus importante que parmi la population en général. Quelquefois en marge des courants littéraires, parfois au coeur de la construction imaginaire nationale, les écrivains émigrés ont des parcours différents selon l'époque de leur arrivée, leur origine, leur langue et leur statut professionnel. De l'arrivée d'intellectuels révolutionnaires et de religieux ultramontains au XIXe siècle (Napoléon Aubin, Jules-Paul Tardivel), des grands voyageurs et exilés du début du XXe siècle (Marie Le Franc, Louis Hémon). de la première vague d'immigration européenne de l'après-guerre (Monique Bosco, Marco Micone) à la diversification continentale de la fin du siècle (Ying Chen, Sergio Kokis, Tecia Werbowski), l'histoire de l'immigration littéraire incite à une relecture de toutes les frontières et des constituantes de l'histoire culturelle du Québec.

2009 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
Author(s):  
Molleen Shilliday
Keyword(s):  

Les cinq romans à l’étude, L’Ingratitude de Ying Chen,2 Unless de Hélène Monette,3 L’Île de la Merci d’Élise Turcotte,4 Une folie sans lendemain de Nicole Houde5 et Le Fou de Bosch de Sergio Kokis,6 examinent tous le rôle de la société domestique, c’est-à-dire de la famille, dans la vie du personnage qui se suicide.


2007 ◽  
Vol 4 (2) ◽  
Author(s):  
Irène Oore
Keyword(s):  

Sergio Kokis a été peintre bien longtemps avant de devenir écrivain. Il est venu à l’écriture seulement en 1994 à l’âge de cinquante ans. Son premier roman, Le pavillon des miroirs a connu un début éblouissant dans le monde littéraire, et a été couronné de quatre prix littéraires. Depuis 1994 Sergio Kokis a publié onze autres romans et des écrits divers (récits, articles, tableaux accompagnés de poèmes, conférences). Dans son ouvrage l’amour du lointain, Kokis se propose de « cheminer en marge se [s]es propres textes et des paroles sur [s]a propre vie, dans l’espoir sinon de [s]e les approprier, du moins d’y trouver une sorte de panorama [lui] donnant l’illusion d’une totalité » (AL 13). C’est en quelque sorte une démarche semblable que nous nous proposons; toutefois c’est à partir des tableaux des pages-couvertures des douze romans que nous aimerions tenter d’esquisser « une sorte de panorama » et « l’illusion d’une totalité ». À travers l’oeuvre entière de Kokis, des rapports complexes, à la fois complémentaires et contradictoires, se tissent entre le narré et le pictural.


HYBRIDA ◽  
2020 ◽  
pp. 113
Author(s):  
Shiau-Ting Hung
Keyword(s):  

Cet article vise à démontrer, en évaluant l’enjeu de la métamorphose et la question identitaire du sujet romanesque, l’importance de la notion de dualité pour les études sur l’écriture de Ying Chen. Mettant en dialogue Espèces (Ying, 2013), avec les théories sur la construction du sujet dans le contexte de la diaspora avec la conception de soi dans le discours philosophique et féministe, l’auteure tente de montrer l’articulation du récit de soi dans la traversée du corps, du langage, et de l’espace temporel dans le monde de fiction. La construction d’identité implique aussi bien la distanciation du réel, et tente d’accéder à l’hybridation de l’identité du sujet au sein du monde de la fiction.


1973 ◽  
Vol 32 (4) ◽  
pp. 623-638 ◽  
Author(s):  
Joseph S. M. Lau

Though Taiwan has since 1949 been the seat of the Nationalist Government and the domicile of several millions of exiled Chinese, no serious literature has been produced until the late fifties.1 Explanations are not difficult to give. For one thing, since nearly all the important figures of modern Chinese literature have remained in the People's Republic of China,” their works are therefore proscribed for political reasons. Cut off from their mainland base, the disinherited young Taiwanese writers, having no native idols to emulate and anxious to create a tradition of their own, could only import from the West whatever “isms” they considered to be the literary fashions of the day—symbolism, surrealism, existentialism, futurism, modernism, phenomenalism, etc. Quite often, however, what they regarded as daring experiments at the time of initiation later turned out to be


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