scholarly journals Les accompagnants à l’insertion professionnelle en milieu ordinaire pour les personnes en situation de handicap psychique au sein des ESAT de transition Messidor

2017 ◽  
Vol 42 (2) ◽  
pp. 155-171 ◽  
Author(s):  
Inès de Pierrefeu ◽  
Marc Corbière ◽  
Bernard Pachoud

Les dispositifs d’aide à la réinsertion professionnelle des personnes souffrant de troubles psychiques sont peu étudiés en France bien que la littérature spécialisée souligne que ces dispositifs sont clés pour favoriser l’insertion en milieu ordinaire. Les objectifs de cette recherche étaient de décrire les rôles, tâches et compétences des conseillers d’insertion et des responsables d’unité de production qui accompagnent ce public vers le milieu ordinaire au sein des ESAT de transition Messidor. Une méthodologie qualitative a été retenue : 24 entretiens individuels et 7 groupes de discussion ont été menés auprès des deux types de professionnels de ces structures. Les résultats ont permis de définir la fonction de chaque accompagnant et une liste de 110 compétences pour les conseillers d’insertion et de 155 compétences pour les responsables de production. Ce binôme d’accompagnants complémentaires apporte un soutien à l’insertion en favorisant un changement de regard sur soi. Le conseiller d’insertion accompagne chaque travailleur à construire et réaliser un projet d’insertion, tout en assurant la liaison entre différents partenaires externes de la collectivité (ex. employeurs, équipe soignante). En parallèle, au quotidien, le responsable de production assure une formation dans un métier, propose des défis à relever, ce qui contribue à restaurer l’estime de soi professionnelle des personnes, facteur clé pour l’insertion en milieu ordinaire. Les implications cliniques de cette recherche concernent le recrutement, la formation et la supervision des personnels accompagnant vers l’emploi.

Author(s):  
Peta Wellstead

This paper reports part of an ongoing study exploring the information behaviour of New Zealand men during periods of diminished health and wellbeing. Focus groups were used for this iteration of the study. Results indicate that New Zealand men face both personal and structural constraints to their information-seeking during periods when their health and wellbeing may be compromised. This study highlights that service providers need to develop more effective information delivery mechanisms and support services for men. These services need to be appealing to men and reflect men’s information seeking preferences. The role of LIS professionals in supporting this endeavour is discussed. Cet article présente une étude en cours explorant le comportement informationnel d’ hommes néo-zélandais durant des périodes où leur état de santé et de bien-être est amoindri. Des groupes de discussion ont été utilisés pour cette itération de l'étude. Les résultats indiquent que les hommes en Nouvelle-Zélande font face à des contraintes à la fois  personnelles et structurelles dans leur recherche d'information pendant les périodes où leur santé et leur bien-être peuvent être affaiblis. Cette étude met en évidence le besoin pour les fournisseurs de services de développer des mécanismes de diffusion de l'information plus efficaces et des services de soutien pour les hommes. Ces services doivent être attrayants et refléter les préférences des hommes dans leurs recherches d’information. Le rôle des professionnels de l'information dans le soutien à cette entreprise est discuté.


2001 ◽  
Author(s):  
Stéphane Martineau ◽  
Denis Simard

Author(s):  
Sharon Kaasalainen ◽  
Kevin Brazil ◽  
Esther Coker ◽  
Jenny Ploeg ◽  
Ruth Martin-Misener ◽  
...  

RÉSUMÉObjectif : Les objectifs de cette étude étaient double : (1) d’explorer les obstacles à la gestion de la douleur et ceux associés à la mise en œuvre d’un programme de gestion de la douleur en soins de longue durée (SLD) et (2) de développer une approche interprofessionelle afin d’améliorer la gestion de la douleur en soins de longue durée.Méthodes : Une étude de cas a inclus tous les deux éléments, quantitatifs et qualitatifs. Nous avons recueilli des données sur deux sites LTC à l’aide de sept groupes de discussion pour les infirmières autorisées, fournisseurs de soins non réglementés, et médecins, et 10 entretiens avec des autres groupes de fournisseurs de soins de santé, l’administration et des résidents. Nous avons examiné les documents et administré un sondage à court aux participants à l’étude pour évaluer les perceptions des obstacles à la gestion de la douleur.Résultats : Les résultats ont révélé des obstacles à la gestion efficace de la douleur au niveau des soins de longue durée des résidents et des familles, des fournisseurs de soins de santé, et des systèmes de santé. Nous avons ensuite élaboré un modèle à six niveaux, avec les interventions proposées pour surmonter ces obstacles.Conclusions : Ce modèle peut guider le développement d’approches novatrices pour améliorer la gestion de la douleur dans les établissements de soins de longue durée.


2017 ◽  
Vol 28 (1) ◽  
pp. 250-275
Author(s):  
Simon Lapierre ◽  
Isabelle Côté ◽  
Dominique Damant ◽  
Marie Drolet ◽  
Chantal Lavergne ◽  
...  

Cet article présente les résultats issus de la première phase d’une recherche qualitative et participative qui vise à mieux comprendre l’expérience et le point de vue d’enfants et d’adolescents québécois et franco-ontariens vivant dans un contexte de violence conjugale. L’objectif de cette première phase de l’étude n'était pas de documenter l’expérience et le point de vue des participants sur la violence à laquelle ils ont été exposés, mais plutôt d’amorcer un dialogue concernant la nature et les modalités de l’étude en impliquant les jeunes dès les premières étapes du processus, permettant ainsi à l’équipe de recherche de mettre en place les conditions nécessaires à la réalisation d’une recherche « avec » et « pour » les enfants et les adolescents. Les résultats présentés dans cet article s’appuient donc sur les données recueillies lors de trois groupes de discussion, réalisés auprès de 20 participants âgés entre 6 et 15 ans. Ils démontrent, à partir de données recueillies directement auprès des jeunes participants, les principales raisons justifiant l’importance de développer des recherches qui donnent la parole aux enfants et aux adolescents qui vivent dans un contexte de violence conjugale.


2014 ◽  
Vol 39 (2) ◽  
Author(s):  
Barbara Schneider

This article draws on data gathered in focus groups to analyze how people talk about homelessness and compares the findings to how homelessness is represented in the media, specifically newspapers. It examines how ideas about homelessness that circulate in society are taken up, used, and reproduced by people in social interaction. People “care” about homelessness and use emotion discourse in the focus group context to construct a moral identity and to manage interactional dilemmas. They express sympathy for homeless people, deflect responsibility for any negative feelings they may have, and shift responsibility for doing something about homelessness. In using emotion discourse, they reproduce conceptions of homelessness that circulate widely in the media and in society generally; this, in turn, reproduces existing social relations of inequality and exclusion.Cet article a recours à des données provenant de groupes de discussion afin d’analyser comment les gens parlent d’itinérance entre eux, puis il compare les résultats de cette analyse à la représentation de l’itinérance dans les médias contemporains, particulièrement les journaux. Il examine comment les gens dans leurs interactions adoptent, utilisent et reproduisent des idées sur l’itinérance qui circulent déjà dans la société. Les gens se « soucient » de l’itinérance et ont recours à un discours émotif dans leurs groupes de discussion pour se construire une identité morale et gérer les dilemmes interactionnels. Ils expriment de la sympathie pour les sans-abris, tout en déclinant toute responsabilité pour les sentiments négatifs que ces derniers peuvent éprouver et rejetant sur autrui le devoir d’agir sur l’itinérance. En utilisant un discours émotif, ils reproduisent des conceptions sur l’itinérance qui circulent abondamment dans les médias et dans la société en général. Leurs pratiques reproduisent ainsi des rapports d’inégalité et d’exclusion.


Author(s):  
Lisa Carroll ◽  
Jessica Chippior ◽  
Shazya Karmali ◽  
Deepika Sriram ◽  
Renate Ysseldyk

RÉSUMÉLes aidants naturels ressentent fréquemment de hauts niveaux de stress dans des contextes où les sources d’appuis sont limitées, particulièrement en milieu rural. Cette recherche a fait appel à une approche à méthodes mixtes afin d’explorer les expériences d’aidants naturels vivant en milieu rural, en considérant les liens entre le stress perçu et l’identité sociale de l’aidant, les interactions sociales, ainsi que les appuis formels et informels favorisant l’adaptation. Les thèmes principaux qui sont ressortis dans les groupes de discussion (n =8) incluaient : le manque de services accessibles, la conciliation des difficultés rencontrées, les besoins pratiques non satisfaits, la forte identité communautaire. Les données de l’enquête (n =22) ont révélé que le soutien perçu (p. ex. pouvoir compter sur quelqu’un), les interactions sociales et l’identité d’aidant (rôle perçu comme important pour l’image de soi) étaient tous associés à une diminution du stress provenant de bouleversements de la vie, mais seule l’identité d’aidant était associée à une atténuation de la détresse personnelle et des émotions négatives liées au stress de l’aidant. Ces résultats suggèrent que, bien que la disponibilité des services dans les milieux ruraux soit insuffisante, d’autres options pourraient aider à amoindrir le stress de l’aidant, telles que l’accroissement de l’accès à des services de soutien, la promotion des interactions sociales pour les aidants et les personnes âgées et la valorisation de l’identité sociale de l’aidant.


Author(s):  
Bart Cockx ◽  
Bruno Van der Linden

La crise financière et économique en cours menace notamment l’emploi. Le licenciement d’un travailleur ou l’absence de renouvellement de son contrat temporaire engendrent des coûts privés (pour le travailleur et l’employeur concernés). Au-delà, la société dans son ensemble supporte également des coûts : coût de l’assurance-chômage et des politiques actives de réinsertion, pertes de recettes fiscales et de cotisations sociales. Faut-il en conclure qu’il faut protéger à tout prix les travailleurs contre les licenciements ? Les entreprises, elles, se plaignent d’un manque de flexibilité. Pour elles, la mondialisation croissante de l’économie, les pressions concurrentielles accrues et les rapides changements technologiques et organisationnels rendent une flexibilité accrue nécessaire. Sans cela, les entreprises considèrent que leur capacité à créer ou sauvegarder l’emploi est gravement menacée. Parmi les formes de flexibilité attendues, il y a une plus grande mobilité des travailleurs entre entreprises et entre le chômage et l’emploi. Protéger davantage ou moins les travailleurs est cependant un faux dilemme. Ce numéro de Regards économiques est bâti autour d’une double nécessité : celle d’une flexibilité et celle d’une assurance des travailleurs face aux chocs sur le marché du travail. Le mot flexicurité est à la mode depuis quelques années, sans qu’il y ait unanimité sur le modèle institutionnel correspondant. Ce numéro de Regards économiques ne tente pas d’importer un modèle de flexicurité venu d’ailleurs. Il part d’un ensemble de principes enracinés dans la littérature économique, puis il mesure le décalage entre nos règles et institutions et celles qui sont souhaitables. Enfin, il jette les bases d'une réglementation renouvelée en matière de protection de l'emploi et d'assurance-chômage. Ce faisant, il tente de proposer une stratégie plus durable et cohérente que les diverses mesures temporaires que le gouvernement fédéral a prises récemment pour atténuer la hausse du chômage et encadrer les licenciements. Par ailleurs, il essaye de faire progresser la réflexion sur le «statut unique» des employés et ouvriers, qui divise les partenaires sociaux depuis des années. Le système actuel en cas de licenciement présente à nos yeux deux défauts majeurs. Tout d’abord, l’indemnité du travailleur licencié ne varie pas en fonction du temps nécessaire à la réinsertion professionnelle de la personne licenciée. Une meilleure couverture du risque de chômage exigerait qu’un fonds collecte les contributions de licenciement et finance d’une part une assurance-chômage et d’autre part des politiques efficaces de soutien à la réinsertion. Ensuite, la dispersion de la réglementation des licenciements selon les statuts (ouvrier-employé, etc.) n’a guère de justification. Nous plaidons donc pour une réglementation unique pour tous les types de contrats. Le financement de l’assurance-chômage repose sur le prélèvement de cotisations sociales lorsque le travailleur est en emploi. Ceci ne responsabilise pas les employeurs dans leurs décisions de licenciement. Il vaudrait mieux prélever une contribution sociale lors du licenciement. Le niveau de celle-ci devrait en outre prendre en compte les conséquences de ce licenciement pour la collectivité. Ce principe est appliqué aux Etats-Unis depuis les années 1930. Partant de ces constats, nous préconisons une réglementation unique pour tout travailleur (ouvrier ou employé) et tout type de contrat (temporaire ou à durée indéterminée). L’indemnité unique de départ octroyée au travailleur licencié serait réduite par rapport à la moyenne des indemnités octroyées actuellement. En contrepartie, pour offrir une meilleure couverture du risque de chômage, l’employeur qui licencie devrait en outre verser à un fonds une contribution de licenciement proportionnelle aux gains salariaux cumulés depuis l’engagement du travailleur au sein de l’entreprise. La contribution de licenciement serait utilisée non seulement pour financer un supplément aux allocations de chômage actuelles, mais également pour financer des politiques actives utiles à la réinsertion. Si le travailleur licencié est volontairement réembauché dans une autre entreprise, par exemple suite à une procédure d’outplacement, le licenciement n’impose plus de coûts à la collectivité. Par conséquent, la contribution de licenciement n’est plus due. Seule l’indemnité de départ l’est. Enfin, nous préconisons de généraliser le système actuel d’allocations de chômage temporaires des ouvriers, mais uniquement dans la mesure où l’on introduit une responsabilisation des employeurs tenant compte de l'historique de leur recours passé à ce système. Une telle formule existe déjà dans le secteur de la construction.


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