La réinsertion professionnelle des premières bénéficiaires de l'APE au titre de leur deuxième enfant

2000 ◽  
Vol 59 (1) ◽  
pp. 25-30 ◽  
Author(s):  
Marie-Odile Simon
Author(s):  
Bart Cockx ◽  
Bruno Van der Linden

La crise financière et économique en cours menace notamment l’emploi. Le licenciement d’un travailleur ou l’absence de renouvellement de son contrat temporaire engendrent des coûts privés (pour le travailleur et l’employeur concernés). Au-delà, la société dans son ensemble supporte également des coûts : coût de l’assurance-chômage et des politiques actives de réinsertion, pertes de recettes fiscales et de cotisations sociales. Faut-il en conclure qu’il faut protéger à tout prix les travailleurs contre les licenciements ? Les entreprises, elles, se plaignent d’un manque de flexibilité. Pour elles, la mondialisation croissante de l’économie, les pressions concurrentielles accrues et les rapides changements technologiques et organisationnels rendent une flexibilité accrue nécessaire. Sans cela, les entreprises considèrent que leur capacité à créer ou sauvegarder l’emploi est gravement menacée. Parmi les formes de flexibilité attendues, il y a une plus grande mobilité des travailleurs entre entreprises et entre le chômage et l’emploi. Protéger davantage ou moins les travailleurs est cependant un faux dilemme. Ce numéro de Regards économiques est bâti autour d’une double nécessité : celle d’une flexibilité et celle d’une assurance des travailleurs face aux chocs sur le marché du travail. Le mot flexicurité est à la mode depuis quelques années, sans qu’il y ait unanimité sur le modèle institutionnel correspondant. Ce numéro de Regards économiques ne tente pas d’importer un modèle de flexicurité venu d’ailleurs. Il part d’un ensemble de principes enracinés dans la littérature économique, puis il mesure le décalage entre nos règles et institutions et celles qui sont souhaitables. Enfin, il jette les bases d'une réglementation renouvelée en matière de protection de l'emploi et d'assurance-chômage. Ce faisant, il tente de proposer une stratégie plus durable et cohérente que les diverses mesures temporaires que le gouvernement fédéral a prises récemment pour atténuer la hausse du chômage et encadrer les licenciements. Par ailleurs, il essaye de faire progresser la réflexion sur le «statut unique» des employés et ouvriers, qui divise les partenaires sociaux depuis des années. Le système actuel en cas de licenciement présente à nos yeux deux défauts majeurs. Tout d’abord, l’indemnité du travailleur licencié ne varie pas en fonction du temps nécessaire à la réinsertion professionnelle de la personne licenciée. Une meilleure couverture du risque de chômage exigerait qu’un fonds collecte les contributions de licenciement et finance d’une part une assurance-chômage et d’autre part des politiques efficaces de soutien à la réinsertion. Ensuite, la dispersion de la réglementation des licenciements selon les statuts (ouvrier-employé, etc.) n’a guère de justification. Nous plaidons donc pour une réglementation unique pour tous les types de contrats. Le financement de l’assurance-chômage repose sur le prélèvement de cotisations sociales lorsque le travailleur est en emploi. Ceci ne responsabilise pas les employeurs dans leurs décisions de licenciement. Il vaudrait mieux prélever une contribution sociale lors du licenciement. Le niveau de celle-ci devrait en outre prendre en compte les conséquences de ce licenciement pour la collectivité. Ce principe est appliqué aux Etats-Unis depuis les années 1930. Partant de ces constats, nous préconisons une réglementation unique pour tout travailleur (ouvrier ou employé) et tout type de contrat (temporaire ou à durée indéterminée). L’indemnité unique de départ octroyée au travailleur licencié serait réduite par rapport à la moyenne des indemnités octroyées actuellement. En contrepartie, pour offrir une meilleure couverture du risque de chômage, l’employeur qui licencie devrait en outre verser à un fonds une contribution de licenciement proportionnelle aux gains salariaux cumulés depuis l’engagement du travailleur au sein de l’entreprise. La contribution de licenciement serait utilisée non seulement pour financer un supplément aux allocations de chômage actuelles, mais également pour financer des politiques actives utiles à la réinsertion. Si le travailleur licencié est volontairement réembauché dans une autre entreprise, par exemple suite à une procédure d’outplacement, le licenciement n’impose plus de coûts à la collectivité. Par conséquent, la contribution de licenciement n’est plus due. Seule l’indemnité de départ l’est. Enfin, nous préconisons de généraliser le système actuel d’allocations de chômage temporaires des ouvriers, mais uniquement dans la mesure où l’on introduit une responsabilisation des employeurs tenant compte de l'historique de leur recours passé à ce système. Une telle formule existe déjà dans le secteur de la construction.


2002 ◽  
Vol 25 / n° 102 (3) ◽  
pp. 127 ◽  
Author(s):  
Louise Saint-Arnaud ◽  
Micheline Saint-Jean

Topique ◽  
2020 ◽  
Vol n°148 (1) ◽  
pp. 53
Author(s):  
Claude Monneret

Author(s):  
Julien Dubreucq ◽  
Eliane Fernandez ◽  
Thierry Lucas ◽  
Franck Gabayet ◽  
Alice Bogey ◽  
...  

Author(s):  
J. Dubreucq ◽  
E. Fernandez ◽  
Th. Lucas ◽  
F. Gabayet ◽  
K. Revil ◽  
...  

2006 ◽  
Vol 13 (1) ◽  
pp. 144-153
Author(s):  
Raymond Beau ◽  
Gérard Cournoyer

Résumé Les auteurs, un psychologue et un psychiatre, cernent d'abord l'insuffisance de Ia réflexion et de Ia recherche sur Ia réadaptation et la réinsertion professionnelle des malades mentaux. Ils étudient les problèmes spécifiques des personnes atteintes de maladies affectives et présentent l'histoire d'un cas démontrant comment se passe Ia « désinsertion professionnelle » de ces individus, c'est-à-dire l'interruption de leur carrière et/ou Ia perte d'un emploi stable depuis plusieurs années. Puis ils recommandent Ia création d'une véritable psychiatrie du travail, la mise en place ou l'adaptation d'un nouveau rôle professionnel en psychiatrie basé sur le modèle existant à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, et, éventuellement, une révision du statut des malades mentaux en tant que personnes handicapées. Ils recommandent enfin une recherche sur les malades affectifs, victimes de désinsertion professionnelle, pour situer l'ampleur du problème social.


2002 ◽  
pp. 131-140 ◽  
Author(s):  
Jean-Claude Martin ◽  
Raymond Baril

RÉSUMÉ Les auteurs entendent approfondir l'utilisation des notions de trajectoire administrative et de cheminement individuel pour appréhender l'exclusion et la marginalisation dans le contexte de la modernité. La réflexion théorique et la discussion des concepts s'appuient sur une recherche empirique, à la fois statistique et qualitative, portant sur le processus de réinsertion sociale et professionnelle de travailleurs qui ont été victimes d'une lésion professionnelle. L'échec relatif des dispositifs publics mis en place pour la réinsertion professionnelle et l'effet pervers de certains mécanismes posent avec acuité la question de l'exclusion ou de la marginalisation et celle de son rapport avec les institutions.


Author(s):  
J. Defrance ◽  
X. Colle ◽  
F. Curtet ◽  
M. Philibert

2004 ◽  
Vol 81 (1) ◽  
pp. 32-43 ◽  
Author(s):  
Li Peilin ◽  
Zhang Yi

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