scholarly journals Externalisation de la force de travail au Brésil : une voie sans retour ?

2014 ◽  
Vol 8 (2) ◽  
pp. 125-144
Author(s):  
Liana Carleial1
Keyword(s):  

L’objectif de cet article est d’analyser le développement récent, dans la société brésilienne, de l´externalisation de la force de travail. Dans la première décennie de ce siècle, la société brésilienne et son économie ont vécu une période spéciale marquée par le retour de la croissance économique, l’augmentation des investissements et des emplois bénéficiant d’un contrat de travail formel. Cependant, cette performance de l’économie brésilienne a encouragé à son tour une augmentation significative de la pratique de l´externalisation de la force de travail qui est en train de se généraliser à tous les secteurs d´activités économiques. Dans un contexte où l’on observe à la fois un certain optimisme vis-à-vis de la croissance économique et du marché du travail au Brésil et une augmentation du recours à l´externalisation de la force de travail, le cadre juridique très fragile paraît tout à fait incapable de réguler cette pratique qui conduit à la précarisation du travail.

Author(s):  
Mathieu Lefebvre ◽  
Sergio Perelman ◽  
Pierre Pestieau

Depuis quelques années, il est admis qu’il y a lieu de s’inquiéter pour l’avenir de l’État providence. Des menaces croissantes pèsent en effet sur son fonctionnement. Elles ont pour noms vieillissement, concurrence fiscale, changements familiaux et segmentation du marché du travail. Pour toutes ces raisons, les États providences européens ont besoin de réformes, réformes qui permettraient une meilleure adéquation entre leurs structures et la réalité socio-économique actuelle, très différente de celle qui prévalait après la seconde guerre mondiale, lorsque les grands programmes de protection sociale ont été créés. Avant de procéder à toute réforme, il est nécessaire de se rappeler quels sont les objectifs de la protection sociale. En effet, pour juger de sa performance, il importe de savoir comment ces objectifs ont été atteints. Ces objectifs sont essentiellement de deux ordres : assurer une bonne protection contre les grands risques de la vie (le chômage, la maladie, l’invalidité, l’absence de qualification) et réduire au mieux les inégalités sociales et la pauvreté. Dans ce numéro de Regards économiques, nous proposons une mesure et un classement de la performance de la protection sociale des 27 pays membres de l’UE ainsi que des régions belges. On retrouve les suspects habituels dans le peloton de tête, à savoir les Pays Nordiques et les Pays-Bas. Parmi les derniers entrants, la Tchéquie et la Slovénie se comportent également très bien. Malgré les différences de performances observées entre les pays, une analyse de l’évolution dans le temps montre que les pays à la traine tendent à rattraper leur retard par rapport aux Etat les plus performants, ce qui semble indiquer l’absence de dumping social. Quant à la Belgique, elle se retrouve au milieu du classement des 27 pays. Ce n’est guère glorieux surtout par rapport à la réputation que notre pays pouvait avoir il y a deux décennies. Ce qui est intéressant, c’est de distinguer les deux principales régions belges. La Flandre se retrouve tout en haut du classement alors que la Wallonie est classée parmi les derniers.


2005 ◽  
Vol 15 (2-3) ◽  
pp. 313-334
Author(s):  
René Carpentier ◽  
Claire Chamberland ◽  
Louise Laliberté ◽  
Marc Rainville ◽  
Nicole Gagnon

Aborder la réalité universitaire sous l'angle de la fonctionnalité suppose une mise en perspective de l'univers de la formation académique avec celui du marché du travail. Du côté de la formation, nous pouvons identifier provisoirement deux dimensions: l'acquisition des connaissances académiques proprement dites à travers la relation pédagogique, que nous appellerons le « savoir-science » ; l'acquisition d'un autre type de savoir, plus diffus, originant du contexte culturel de l'étudiant en cours de formation, que nous appellerons le « savoir-culture ». En postulant ainsi deux types de formation, nous pouvons poser le problème de la fonctionnalité en formulant l'hypothèse suivante: la formation académique du sociologue serait non fonctionnelle dans la mesure où le savoir-culture serait davantage utile sur le marché du travail. Distinguant, en outre, une fonctionnalité réelle, utilitaire, et une fonctionnalité symbolique, nous pouvons développer cette hypothèse en quatre hypothèses spécifiques : — le savoir-science n'a pas de fonctionnalité réelle parce que le rôle du sociologue dans la société n'est pas défini; — le savoir-science a une fonctionnalité symbolique pour autant qu'il sert de justification au poste occupé et au savoir-culture; — le savoir-culture a une fonctionnalité symbolique pour autant qu'il sert à s'imposer dans les relations sociales inhérentes au travail; — le savoir-culture a une fonctionnalité réelle puisqu'il est utilisé pour donner un aspect sociologique de surface aux travaux du sociologue, ce qui permet à celui-ci de légitimer son titre et la qualification de son travail. À la limite, l'université ne servirait-elle au sociologue qu'à devenir capable de se légitimer sur le marché du travail?


2005 ◽  
Vol 46 (4) ◽  
pp. 766-802 ◽  
Author(s):  
Lise Poulin Simon ◽  
Judith Carroll
Keyword(s):  

L'objet de cette étude est de mettre en lumière l'évolution historique des interventions du gouvernement du Québec dans le domaine de la main-d'oeuvre à partir du début du XXe siècle. La démarche historique permet d'une part de dégager la rationalité économique de ces interventions et d'autre part d'offrir des explications à l'avortement des multiples tentatives du gouvernement du Québec de se doter d'une politique active du marché du travail.


Ethnologies ◽  
2009 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 21-47
Author(s):  
Catherine Arseneault
Keyword(s):  

Prendre la décision de se retirer du marché du travail constitue une étape importante dans la vie d’une personne. À cette étape, le futur retraité se retrouve tout autant au terme de sa carrière, qu’au seuil d’une période nouvelle de sa vie. Comment alors souligner ce passage ? Au Québec, plusieurs usages rituels accompagnent les départs à la retraite et les réactions en regard à ces festivités s’avèrent toutes aussi diverses que les manières de partir. En s’appuyant sur un travail de terrain ethnologique, cet article se penche sur la pratique rituelle spécifique aux départs à la retraite. Aujourd’hui, cette dernière prend régulièrement la forme d’un hommage personnalisé appelé le bien cuit. Habituellement entendue par les ethnologues comme un rite de passage, la célébration d’un départ à la retraite est dans cet article examinée comme une performance rituelle qui influence et accompagne l’individu dans cette transition. L’auteure porte principalement son attention sur le dispositif rituel, le cadre, ainsi que sur le contexte des différentes fêtes de départ à la retraite. Elle examine aussi le rôle joué par l’humour dans l’efficacité significative de ce rituel contemporain.


Author(s):  
Helena Beltran-Lopez

Au cours des derniers 26 mois, les marchés boursiers se sont inscrits en forte baisse des deux côtes de l'Atlantique. L'indice Standard and Poor's 500 est ainsi retombé en dessous des 1000 points, totalisant une perte réelle de plus de 40 % par rapport à janvier 2000. Le climat boursier morose a de plus été accentué par les récents scandales financiers comme Worldcom et Enron renforçant davantage la méfiance des investisseurs à l'égard des placements en actions. Dans ce contexte, de nombreux obser­vateurs craignent que la crise boursière ne pèse sur la croissance de l’économie réelle, en dépit de quelques signes de reprise. Plus particulièrement, certains affirment que la consommation des ménages américains a été soutenue par l’envolée des cours boursiers à la fin des années 90. Ils craignent donc que, de la même façon, la chute des cours n’incite les ménages à restreindre fortement leurs dépenses, ce qui repousserait la reprise tant attendue. Mais qu'en est-il vraiment ? Aux Etats-Unis, une diminution de 1 dollar américain de la richesse bour­sière ne se répercuterait sur la consommation qu'à concurrence de 4 cents. Ainsi, l’envolée des cours boursiers entre 1997 et 1999 n’aurait soutenu la croissance de la consommation qu’à hauteur de 0,2 à 0,3 point de croissance chaque année, ce qui n’est pas négligeable, mais reste faible par rapport aux 5 % de croissance annuelle de la consommation américaine enregistrés pendant cette période. Certes, diront certains, que l’effet soit faible n’est pas surprenant, car la majorité du patrimoine boursier est détenu par seulement 10 % des ménages américains. D'un autre côté, on pourrait arguer que, du fait de la plus forte pénétration du marché boursier tant dans la vie quotidienne que dans le patrimoine des ménages, le moral des ménages (mesuré par les indicateurs de confiance des consommateurs) risque d’être sensible aux fluctuations des marchés boursiers. Une étude menée à l’IRES et publiée dans Regards Économiques confirme qu’effectivement les cours boursiers ont un impact sur le moral des ménages américains, et ce depuis le début des années 90 seulement. Mais les principaux déterminants du moral des ménages restent de loin les conditions sur le marché du travail et le revenu. En Belgique, les ménages continuent d’investir, «en bon père de famille», dans des placements peu risqués, bien que la part des actions dans leur patrimoine augmente régulièrement depuis le début des années 90. Les ménages belges sont donc probablement encore moins sensibles aux fluctuations bour­sières que leurs homologues américains. D’ailleurs, plusieurs études montrent que l’impact de la richesse boursière sur la consommation devrait être faible, et que seules les conditions sur le marché du travail semblent influencer leur moral. Doit-on en conclure que la consommation est à l’abri des crises boursières, tant en Belgique qu’aux Etats-Unis ? Cela nous semble hâtif. En effet, dans les deux pays, de plus en plus de ménages détien­nent des actions, et cette meilleure répartition pourrait expliquer que l’impact de la bourse sur la consommation puisse être plus important dans le futur. Malheureusement, ces changements profonds dans la structure du patrimoine étant récents, nous manquons de recul pour pouvoir mesurer correc­tement leur impact sur le comportement des consommateurs. Par ailleurs, un autre élément, plus ponctuel, pourrait intervenir dans les prochains mois aux Etats-Unis. En effet, depuis quelques années, le moral des ménages américains (et donc leur consommation) est resté élevé, alors que leur situation financière n’a cessé de se dégrader suite à un endettement record. On peut donc craindre que, compte tenu des incertitudes quant à la reprise américaine, la durée ainsi que l'ampleur de la crise boursière actuelle n’amènent les ménages à réévaluer leur situation et à restreindre durablement leurs dépenses. La forte baisse de l'indicateur de confiance aux Etats-Unis en juillet dernier, alors que ses principaux déterminants macroéconomiques étaient relativement stables, est de ce point de vue inquiétant. Si ce scénario se confirmait, l’ensemble des ménages serait touché, et non plus uniquement les ménages ayant investi en bourse. L’impact sur la consommation serait alors non négligeable et probablement durable; quant à la reprise économique, elle interviendrait plus tard et de manière moins vigoureuse qu’attendue. En Belgique, aucun élément empirique n’indique que les ménages belges soient influencés par les fluctuations boursières. Bien sûr, la possibilité d'un «choc psychologique» similaire à celui suggéré pour les Etats-Unis ne peut être totalement écartée, mais cela semble peu probable, notamment au regard de la faible pénétration des actions dans le patrimoine des ménages belges. D'ailleurs, malgré le climat d'incertitudes actuel quant à la reprise économique, l'indicateur de confiance de la Banque Nationale de Belgique est resté remarquablement stable depuis le début de l'année. Le principal risque pour l’économie belge, par rapport à la crise boursière actuelle, résiderait alors dans l'importation de la récession américaine via le commerce extérieur.


Author(s):  
Helena Beltran-Lopez

Au cours des derniers 26 mois, les marchés boursiers se sont inscrits en forte baisse des deux côtes de l'Atlantique. L'indice Standard and Poor's 500 est ainsi retombé en dessous des 1000 points, totalisant une perte réelle de plus de 40 % par rapport à janvier 2000. Le climat boursier morose a de plus été accentué par les récents scandales financiers comme Worldcom et Enron renforçant davantage la méfiance des investisseurs à l'égard des placements en actions. Dans ce contexte, de nombreux obser­vateurs craignent que la crise boursière ne pèse sur la croissance de l’économie réelle, en dépit de quelques signes de reprise. Plus particulièrement, certains affirment que la consommation des ménages américains a été soutenue par l’envolée des cours boursiers à la fin des années 90. Ils craignent donc que, de la même façon, la chute des cours n’incite les ménages à restreindre fortement leurs dépenses, ce qui repousserait la reprise tant attendue. Mais qu'en est-il vraiment ? Aux Etats-Unis, une diminution de 1 dollar américain de la richesse bour­sière ne se répercuterait sur la consommation qu'à concurrence de 4 cents. Ainsi, l’envolée des cours boursiers entre 1997 et 1999 n’aurait soutenu la croissance de la consommation qu’à hauteur de 0,2 à 0,3 point de croissance chaque année, ce qui n’est pas négligeable, mais reste faible par rapport aux 5 % de croissance annuelle de la consommation américaine enregistrés pendant cette période. Certes, diront certains, que l’effet soit faible n’est pas surprenant, car la majorité du patrimoine boursier est détenu par seulement 10 % des ménages américains. D'un autre côté, on pourrait arguer que, du fait de la plus forte pénétration du marché boursier tant dans la vie quotidienne que dans le patrimoine des ménages, le moral des ménages (mesuré par les indicateurs de confiance des consommateurs) risque d’être sensible aux fluctuations des marchés boursiers. Une étude menée à l’IRES et publiée dans Regards Économiques confirme qu’effectivement les cours boursiers ont un impact sur le moral des ménages américains, et ce depuis le début des années 90 seulement. Mais les principaux déterminants du moral des ménages restent de loin les conditions sur le marché du travail et le revenu. En Belgique, les ménages continuent d’investir, «en bon père de famille», dans des placements peu risqués, bien que la part des actions dans leur patrimoine augmente régulièrement depuis le début des années 90. Les ménages belges sont donc probablement encore moins sensibles aux fluctuations bour­sières que leurs homologues américains. D’ailleurs, plusieurs études montrent que l’impact de la richesse boursière sur la consommation devrait être faible, et que seules les conditions sur le marché du travail semblent influencer leur moral. Doit-on en conclure que la consommation est à l’abri des crises boursières, tant en Belgique qu’aux Etats-Unis ? Cela nous semble hâtif. En effet, dans les deux pays, de plus en plus de ménages détien­nent des actions, et cette meilleure répartition pourrait expliquer que l’impact de la bourse sur la consommation puisse être plus important dans le futur. Malheureusement, ces changements profonds dans la structure du patrimoine étant récents, nous manquons de recul pour pouvoir mesurer correc­tement leur impact sur le comportement des consommateurs. Par ailleurs, un autre élément, plus ponctuel, pourrait intervenir dans les prochains mois aux Etats-Unis. En effet, depuis quelques années, le moral des ménages américains (et donc leur consommation) est resté élevé, alors que leur situation financière n’a cessé de se dégrader suite à un endettement record. On peut donc craindre que, compte tenu des incertitudes quant à la reprise américaine, la durée ainsi que l'ampleur de la crise boursière actuelle n’amènent les ménages à réévaluer leur situation et à restreindre durablement leurs dépenses. La forte baisse de l'indicateur de confiance aux Etats-Unis en juillet dernier, alors que ses principaux déterminants macroéconomiques étaient relativement stables, est de ce point de vue inquiétant. Si ce scénario se confirmait, l’ensemble des ménages serait touché, et non plus uniquement les ménages ayant investi en bourse. L’impact sur la consommation serait alors non négligeable et probablement durable; quant à la reprise économique, elle interviendrait plus tard et de manière moins vigoureuse qu’attendue. En Belgique, aucun élément empirique n’indique que les ménages belges soient influencés par les fluctuations boursières. Bien sûr, la possibilité d'un «choc psychologique» similaire à celui suggéré pour les Etats-Unis ne peut être totalement écartée, mais cela semble peu probable, notamment au regard de la faible pénétration des actions dans le patrimoine des ménages belges. D'ailleurs, malgré le climat d'incertitudes actuel quant à la reprise économique, l'indicateur de confiance de la Banque Nationale de Belgique est resté remarquablement stable depuis le début de l'année. Le principal risque pour l’économie belge, par rapport à la crise boursière actuelle, résiderait alors dans l'importation de la récession américaine via le commerce extérieur.


2004 ◽  
Vol 28 (1-2) ◽  
pp. 173-197 ◽  
Author(s):  
Alain Bélanger ◽  
Pierre Turcotte
Keyword(s):  

RÉSUMÉ A partir principalement des données de 1'Enquéte sociale générale (ESG) de 1995, la présente étude offre une mesure de: l'influence de caractéristiques démographiques et socioéconomiques sur le risque qu'ont les Québécoises de former une première union libre ou un premier mariage. Après une brève analyse descriptive, les auteurs exposent les résultats de l'analyse multivariée, qui permet notamment de mesurer l'évolution de l'influence de caractéristiques liées à la « théorie de l'indépendance », soit le niveau de scolarité et l'activité (travail et fréquentation scolaire). L'analyse n'a pas permis de confirmer complètement la théorie : les femmes actives ont généralement plus tendance à former une union libre et présentent un risque moins grand de se marier, ce qui va dans le sens de la théorie, mais l'effet sur les premiers mariages ne s'applique qu'aux Québécoises nées avant 1951. En outre, une hausse du niveau de scolarité ne contribue pas à diminuer le risque de former un premier mariage pour toutes les générations de Québécoises étudiées. Par ailleurs, il est évident que l'union libre a d'abord été populaire auprès des Québécoises les plus scolarisées. Tout cela porte à croire que la scolarité et l'entrée massive des Québécoises sur le marché du travail ne font pas entrave à la formation de la première union, mais favorisent une plus grande liberté quant à la forme que celle-ci prendra.


Author(s):  
Mathieu Lefebvre ◽  
Sergio Perelman ◽  
Pierre Pestieau

Depuis quelques années, il est admis qu’il y a lieu de s’inquiéter pour l’avenir de l’État providence. Des menaces croissantes pèsent en effet sur son fonctionnement. Elles ont pour noms vieillissement, concurrence fiscale, changements familiaux et segmentation du marché du travail. Pour toutes ces raisons, les États providences européens ont besoin de réformes, réformes qui permettraient une meilleure adéquation entre leurs structures et la réalité socio-économique actuelle, très différente de celle qui prévalait après la seconde guerre mondiale, lorsque les grands programmes de protection sociale ont été créés. Avant de procéder à toute réforme, il est nécessaire de se rappeler quels sont les objectifs de la protection sociale. En effet, pour juger de sa performance, il importe de savoir comment ces objectifs ont été atteints. Ces objectifs sont essentiellement de deux ordres : assurer une bonne protection contre les grands risques de la vie (le chômage, la maladie, l’invalidité, l’absence de qualification) et réduire au mieux les inégalités sociales et la pauvreté. Dans ce numéro de Regards économiques, nous proposons une mesure et un classement de la performance de la protection sociale des 27 pays membres de l’UE ainsi que des régions belges. On retrouve les suspects habituels dans le peloton de tête, à savoir les Pays Nordiques et les Pays-Bas. Parmi les derniers entrants, la Tchéquie et la Slovénie se comportent également très bien. Malgré les différences de performances observées entre les pays, une analyse de l’évolution dans le temps montre que les pays à la traine tendent à rattraper leur retard par rapport aux Etat les plus performants, ce qui semble indiquer l’absence de dumping social. Quant à la Belgique, elle se retrouve au milieu du classement des 27 pays. Ce n’est guère glorieux surtout par rapport à la réputation que notre pays pouvait avoir il y a deux décennies. Ce qui est intéressant, c’est de distinguer les deux principales régions belges. La Flandre se retrouve tout en haut du classement alors que la Wallonie est classée parmi les derniers.


2002 ◽  
pp. 123-131 ◽  
Author(s):  
Carolyn J. Rosenthal

RÉSUMÉ Le contexte dans lequel les familles canadiennes assument la prise en charge de leurs membres vieillissants a évolué. Aujourd'hui, en conséquence des transformations familiales des vingt à trente dernières années, beaucoup de gens d'âge mûr ont encore au moins un de leurs parents; les personnes et les couples âgés préfèrent continuer de vivre dans leur logement; le divorce et la monoparentalité se répandent, les femmes sont nombreuses sur le marché du travail; aussi parle-t-on couramment, pour décrire la situation des adultes responsables à la fois de leurs enfants et de leurs parents âgés, du phénomène de la génération « sandwich ». L'auteur analyse l'impact de ces changements sur le soutien familial. Elle aborde ensuite l'évolution du cadre politique de la prise en charge, en particulier celle des programmes de soins de santé et de soins de longue durée. Les principaux éléments mis en évidence sont la mise en veilleuse des soins institutionnels et le virage communautaire, la volonté de plus en plus affirmée des gouvernements de confier, pour des raisons idéologiques, la charge des soins aux familles, et les réductions budgétaires qui permettent difficilement de maintenir l'offre de services à un niveau adéquat. Alors que les familles ont de moins en moins la capacité d'assurer des soins exigeants et souvent spécialisés, on compte de plus en plus sur elles pour faire fonctionner le sytème de soins communautaires qui est en train de se mettre en place.


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