Pragmatique et esthétique du film de mémoire. L’exemple de Strass Café
À partir de l’exemple de Strass Café (Léa Pool, Québec, 1980), cet article étudie l’organisation structurelle d’un film de mémoire eu égard à l’instance de réception. Cette approche insiste sut le rôle joué par le spectateur dans la compréhension et l’interprétation du film et les manières dont le texte prévoit une telle participation. Deux aspects sont ainsi privilégiés : la dimension esthétique, par l’analyse des figures mémorielles, et la dimension pragmatique, par l’étude des différents modes de collaboration du spectateur. L’analyse de Strass Café nous permet de mettre de l’avant le concept de « dérive spectatorielle », qui explique la façon singulière dont le film de mémoire interpelle l’actant-lecteur.