scholarly journals Entre Oreste et Barbe-Bleue : la violence dans la scène familiale québécoise, 1981-2002

Author(s):  
David Blonde
Keyword(s):  

La représentation sur une scène de la violence filiale remonte au théâtre grec, qui met en scène le meurtre de Clytemnestre dans l’Orestied’Eschyle. Comme la trilogie d’Eschyle, diverses pièces québécoises créées dans les années 1980 et 1990 mettent en scène le meurtre symbolique de la mère (Vie et mort du roi boiteuxde Jean-Pierre Ronfard,Soirée bénéfice pour tous ceux qui ne seront pas là en l’an deux millede Michel Marc Bouchard), ce qui, d’un point de vue anthropologique, pourrait être envisagé comme marquant le passage d’une filiation matrilinéaire (Les belles-soeurs) à une filiation patrilinéaire. Cet article cherchera à montrer qu’à la différence du traitement mythologique de la violence, l’évolution de la violence dans la scène familiale québécoise ne saurait se réduire à l’opposition matrilinéaire/patrilinéaire, car, dès les années 1990, la structure verticale parents-fils cède peu à peu la place à une cellule horizontale qui renverse le pouvoir des parents. Comment les atteintes à l’ordre familial fictif se traduisent-elles sur les plans sociopolitique et esthétique?

Author(s):  
Jean-Pierre Ryngaert

Il est possible de déceler des traces de « genres » dramatiques dans certains textes contemporains. L’auteur rappelle donc les figures caractéristiques du mélodrame historique et analyse la présence du pathétique dans certaines fables de textes dramatiques québécois d’aujourd’hui. L’auteur se réfère à plusieurs auteurs dans cette perspective (Daniel Danis, Michel Marc Bouchard, Wajdi Mouawad). Le mélodrame s’avère un genre qui s’écarte des idées reçues et qui a le mérite d’autoriser l’expression des sentiments refoulés. Est-ce une des raisons de l’intérêt des spectateurs français pour ces fictions « loin de chez eux » ?


2007 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 97
Author(s):  
Sébastien Roy
Keyword(s):  

2008 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 83-95
Author(s):  
Shawn Huffman
Keyword(s):  

Résumé Dans plusieurs de ses pièces, Michel Marc Bouchard met en scène des univers où l’adulte fait un retour sur l’espace de son enfance pour mieux comprendre son passé. Plus souvent qu’autrement, ce retour s’exprime à travers une mémoire spatialisée où le traumatisme provoqué par la violence est communiqué par une expérience de l’enfermement. C’est le cas notamment dans L’histoire de l’oie, pièce de théâtre pour jeune public qui raconte les démarches d’un homme pour réintégrer son passé. Par le recours à un langage et à une imagerie mythiques, il parviendra à identifier la blessure au coeur de cette spatialité forclose et, par là même, à révéler la fonction ultime de la pièce : inciter d’autres enfants violentés à briser le silence.


2014 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 45-57
Author(s):  
Francis Ducharme
Keyword(s):  

La dernière comédie estivale de Michel Marc Bouchard, Les aboyeurs (1999), se différencie des précédentes par son sujet ouvertement politique. Elle écorche par la caricature un journalisme corrompu, carriériste et populiste. L’action est campée dans une station de nouvelles télévisées située dans une ville nordique utopique, Villebleue, qui souffre d’une absence totale d’événements à diffuser. Ce manque d’actualité amplifie le grotesque du virage sensationnaliste que la chaîne de télévision publique impose à sa succursale. La satire de Bouchard dénonce ce virage commercial comme une dérive du mandat de service public des médias, à propos duquel sa pièce offre à réfléchir.


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