Satire d’une télévision publique en dérive
La dernière comédie estivale de Michel Marc Bouchard, Les aboyeurs (1999), se différencie des précédentes par son sujet ouvertement politique. Elle écorche par la caricature un journalisme corrompu, carriériste et populiste. L’action est campée dans une station de nouvelles télévisées située dans une ville nordique utopique, Villebleue, qui souffre d’une absence totale d’événements à diffuser. Ce manque d’actualité amplifie le grotesque du virage sensationnaliste que la chaîne de télévision publique impose à sa succursale. La satire de Bouchard dénonce ce virage commercial comme une dérive du mandat de service public des médias, à propos duquel sa pièce offre à réfléchir.