scholarly journals Hétérogénéité des troubles du comportement au primaire et perceptions de la situation sociale et familiale des élèves

2007 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 109-126
Author(s):  
Michèle Déry ◽  
Mélanie Lapalme ◽  
Jean Toupin ◽  
Pierrette Verlaan ◽  
Robert Pauzé

Résumé L’article porte sur les caractéristiques familiales et sociales qui distinguent des élèves présentant des troubles du comportement au primaire (n=306) d’élèves non à risque (n=101). Ces caractéristiques sont examinées selon la nature et la sévérité des problèmes comportementaux présentés, c’est-à-dire selon qu’ils répondent ou non aux critères diagnostiques d’un trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité, d’un trouble de l’opposition avec provocation ou d’un trouble des conduites. Les résultats indiquent que les élèves qui ont ces problèmes ne se distinguent pas tous du groupe témoin, ni ne s’en différencient sur les mêmes caractéristiques sociales et familiales. Ces résultats suggèrent des interventions distinctes pour ces sous-groupes.

2007 ◽  
Vol 19 (2) ◽  
pp. 62-75 ◽  
Author(s):  
Denis Lafortune

L’INSERM a publié en France un rapport, Trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent, qui est ici abordé comme un cas type. Nous faisons une hypothèse selon laquelle le modèle biopsychologique véhiculé dans ce rapport représente bien les nouveaux paramètres nord-américains de recherche, explication et traitement des troubles mentaux. Il accorde un rôle central aux éléments suivants : troubles définis et diagnostiqués à partir de constellations de symptômes, susceptibilité génétique, déficits neurocognitifs, tempérament, environnement familial et social conçu comme des « stresseurs », dépistage à grande échelle à partir d’instruments simples et traitements multimodaux incluant thérapies cognitivo-comportementales et médicaments psychotropes.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S111-S112
Author(s):  
L. Gailledrat ◽  
M. Rousselet ◽  
J.L. Vénisse ◽  
M. Remaud ◽  
M. Grall-Bronnec

IntroductionLes troubles du comportement alimentaire (TCA) sont des pathologies fréquentes qui touchent principalement les femmes et dont le pronostic reste réservé. Les patientes souffrant de TCA sont beaucoup plus préoccupées par leur image corporelle et leur poids que le reste de la population [1]. De surcroît, les préoccupations corporelles seraient un facteur de risque dans le développement de TCA [1] et pourraient aussi constituer un facteur de risque de rechute lorsqu’elles sont intenses [2]. Les préoccupations concernant la silhouette et le poids font partie intégrante des critères diagnostiques des troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale, boulimie nerveuse) dans le DSM-5 [3]. On constate cependant que leur intensité varie selon les patients. Nous avons cherché à évaluer si les patientes ayant des préoccupations corporelles importantes présentaient des caractéristiques cliniques particulières.Matériels et méthodesNotre étude a porté sur les évaluations initiales de 123 patientes souffrant de troubles du comportement alimentaire (anorexie restrictive pure, anorexie avec conduites de vomissements/laxatifs/hyperactivité et boulimie nerveuse) consultant au CHU de Nantes. Nous avons distingué les patientes ayant un score BSQ à 110 (préoccupation faible) de celles ayant un BSQ supérieur à 140 (préoccupation marquée). Nous avons comparé les caractéristiques cliniques de ces deux groupes. Une analyse multivariée a été utilisée pour cette comparaison.RésultatsLes préoccupations corporelles marquées étaient associées aux épisodes dépressifs majeurs (OR = 100,3), à un indice de masse corporel minimal plus élevé (OR = 1,73), à une utilisation de laxatifs (OR = 49,8), à un score élevé pour l’item « insatisfaction corporelle » de l’EDI-2 (OR = 1,7) et pour l’item « perte de contrôle » du DISQ (OR = 10,74).DiscussionNous avons confronté nos résultats à notre expérience clinique ainsi qu’aux données de la littérature.ConclusionLe groupe de patientes ayant des préoccupations corporelles marquées présente des caractéristiques cliniques spécifiques.


2007 ◽  
Vol 26 (2) ◽  
pp. 106-131 ◽  
Author(s):  
Frank Vitaro ◽  
Muriel Rorive ◽  
Mark Zoccolillo ◽  
Elisa Romano ◽  
Richard E. Tremblay

Résumé Cet article examine la cooccurrence de trois types de problèmes d'adaptation à l'adolescence : la consommation problématique de psychotropes, les troubles du comportement (trouble oppositionnel et trouble des conduites) et les sentiments dépressifs (dépression et dysthymie). Il examine aussi les caractéristiques comportementales et sociofamiliales qui, au cours de l'enfance, distinguent les jeunes avec plusieurs problèmes d'adaptation de ceux avec un seul problème ou aucun problème. Plus de 1600 jeunes de toutes les régions du Québec ont participé à l'étude. Ces jeunes étaient âgés en moyenne de 15,7 ans lorsqu'ils ont participé à une entrevue visant à déterminer la présence possible d'une consommation problématique de psychotropes, de problèmes de comportement et de sentiments dépressifs. Leurs caractéristiques comportementales et sociofamiliales avaient été évaluées au préalable (entre l'âge de 6 et 12 ans) à l'aide de questionnaires remplis par les parents et les enseignants. Les résultats révèlent que près de 10 % des jeunes éprouvent deux ou trois problèmes d'adaptation. Ces jeunes se distinguent de ceux avec un seul problème sur diverses dimensions personnelles et sociofamiliales au cours de l'enfance. Les jeunes avec un seul problème représentent un peu plus de 25 % de l'échantillon. À leur tour, ils se distinguent du groupe sans problème sur plusieurs variables. Le groupe des jeunes qui affichent seulement un problème de consommation de psychotropes fait toutefois exception. La discussion souligne l'importance de connaître s'il y a présence simultanée de plusieurs problèmes et propose d'intervenir préventivement auprès des jeunes qui risquent de présenter plusieurs problèmes.


Criminologie ◽  
2007 ◽  
Vol 39 (2) ◽  
pp. 165-188 ◽  
Author(s):  
Myriam Laventure ◽  
Michèle Déry ◽  
Robert Pauzé

Résumé Bien que le trouble des conduites soit reconnu pour être le trouble le plus associé à une consommation problématique de psychotropes, relativement peu de recherches ont examiné les caractéristiques de cette consommation chez des jeunes ayant spécifiquement un diagnostic de trouble des conduites. À partir de plusieurs indicateurs de gravité de la consommation de psychotropes, l’étude propose de tracer un portrait de cette consommation chez des garçons et des filles présentant un trouble des conduites (N = 181) et de déterminer si ce portrait se distingue de celui d’autres jeunes dont les comportements antisociaux ne respectent pas les critères diagnostiques de ce trouble (N = 204). L’étude montre que les jeunes qui ont un trouble des conduites se distinguent des autres jeunes sur la presque totalité des indicateurs de gravité mesurés. L’usage de drogues dures, la fréquence élevée de la consommation et la présence de conséquences négatives liées à la prise des psychotropes sont les indicateurs les plus étroitement associés à la présence de ce trouble. Si ces résultats illustrent la gravité du portrait de consommation de ces jeunes, ils suggèrent aussi que la présence de conséquences négatives peut constituer un important levier pour l’intervention.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S71-S71 ◽  
Author(s):  
C. Galéra ◽  
M. Bouvard

Chez les enfants d’âge préscolaire, les comportements agressifs et externalisés sont fréquents. Alors que ces comportements diminuent progressivement avec l’âge pour la majorité des enfants, une minorité d’enfants (< 10 %) va garder de façon persistante des niveaux élevés de comportements agressifs à l’âge de six ans. Au niveau de la nosographie, les troubles du comportement externalisés comprennent le trouble oppositionnel avec provocations (TOP), le trouble des conduites (TC) et le trouble déficit de l’attention/hyperactivité (TDA/H). Malgré leurs limites chez les moins de six ans, les classifications diagnostiques restent incontournables puisqu’elles permettent la reconnaissance du caractère pathologique et la mise en place d’interventions thérapeutiques. Il s’agit d’interventions variées s’inscrivant dans un contexte de prise en charge globale et multidisciplinaire, s’adressant à la fois aux enfants et aux parents. L’outil thérapeutique privilégié chez les moins de 6 ans est la psychoéducation parentale. Parmi les interventions prometteuses, les programmes d’interventions scolaires ont une place de choix.


2006 ◽  
Vol 45 (1) ◽  
pp. 87-92 ◽  
Author(s):  
Romain Dugravier ◽  
Thomas, Saïas ◽  
Antoine Guédeney

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