scholarly journals Consommation de substances psychoactives, troubles du comportement et sentiments dépressifs à l'adolescence

2007 ◽  
Vol 26 (2) ◽  
pp. 106-131 ◽  
Author(s):  
Frank Vitaro ◽  
Muriel Rorive ◽  
Mark Zoccolillo ◽  
Elisa Romano ◽  
Richard E. Tremblay

Résumé Cet article examine la cooccurrence de trois types de problèmes d'adaptation à l'adolescence : la consommation problématique de psychotropes, les troubles du comportement (trouble oppositionnel et trouble des conduites) et les sentiments dépressifs (dépression et dysthymie). Il examine aussi les caractéristiques comportementales et sociofamiliales qui, au cours de l'enfance, distinguent les jeunes avec plusieurs problèmes d'adaptation de ceux avec un seul problème ou aucun problème. Plus de 1600 jeunes de toutes les régions du Québec ont participé à l'étude. Ces jeunes étaient âgés en moyenne de 15,7 ans lorsqu'ils ont participé à une entrevue visant à déterminer la présence possible d'une consommation problématique de psychotropes, de problèmes de comportement et de sentiments dépressifs. Leurs caractéristiques comportementales et sociofamiliales avaient été évaluées au préalable (entre l'âge de 6 et 12 ans) à l'aide de questionnaires remplis par les parents et les enseignants. Les résultats révèlent que près de 10 % des jeunes éprouvent deux ou trois problèmes d'adaptation. Ces jeunes se distinguent de ceux avec un seul problème sur diverses dimensions personnelles et sociofamiliales au cours de l'enfance. Les jeunes avec un seul problème représentent un peu plus de 25 % de l'échantillon. À leur tour, ils se distinguent du groupe sans problème sur plusieurs variables. Le groupe des jeunes qui affichent seulement un problème de consommation de psychotropes fait toutefois exception. La discussion souligne l'importance de connaître s'il y a présence simultanée de plusieurs problèmes et propose d'intervenir préventivement auprès des jeunes qui risquent de présenter plusieurs problèmes.

2007 ◽  
Vol 19 (2) ◽  
pp. 62-75 ◽  
Author(s):  
Denis Lafortune

L’INSERM a publié en France un rapport, Trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent, qui est ici abordé comme un cas type. Nous faisons une hypothèse selon laquelle le modèle biopsychologique véhiculé dans ce rapport représente bien les nouveaux paramètres nord-américains de recherche, explication et traitement des troubles mentaux. Il accorde un rôle central aux éléments suivants : troubles définis et diagnostiqués à partir de constellations de symptômes, susceptibilité génétique, déficits neurocognitifs, tempérament, environnement familial et social conçu comme des « stresseurs », dépistage à grande échelle à partir d’instruments simples et traitements multimodaux incluant thérapies cognitivo-comportementales et médicaments psychotropes.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S138-S138
Author(s):  
C. Neri ◽  
I. Needham

Les personnes incarcérées présentent plus de problèmes de santé mentale que la population générale. L’environnement carcéral en soi peut provoquer des troubles mentaux et un haut niveau de stress mais, pour beaucoup de détenus, les troubles mentaux étaient préexistants à l’incarcération. Actuellement, les soins dispensés dans les prisons sont au centre d’enjeux sociopolitiques importants, ils représentent une opportunité d’améliorer la santé mentale des personnes incarcérées. Le but de cette étude est de constater la santé mentale des personnes incarcérées ainsi que leur perception du stress et d’explorer les relations entre leur santé mentale, leur perception du stress et leurs caractéristiques sociodémographiques. Cette étude descriptive exploratoire a inclus 40 personnes incarcérées en détention avant jugement dans une prison préventive de Suisse selon une méthode d’échantillonnage non probabiliste par convenance. Les trois instruments utilisés afin de collecter les données sont l’échelle HoNOS-Secure-F, l’échelle du stress perçu et un questionnaire sociodémographique. Les résultats montrent que les domaines obtenant les scores les plus élevés au niveau de la santé mentale concernent les problèmes sociaux et les troubles du comportement. Les détenus présentant la plus mauvaise santé mentale sont incarcérés pour des délits relatifs aux mœurs. Les détenus souffrant d’antécédents psychiatriques présentent plus de problèmes sociaux durant leur détention. Les détenus souffrant de troubles liés à la consommation de substances ainsi que de troubles cognitifs ont la fréquence la plus élevée d’incarcérations. Dans cette étude, la santé mentale est associée de manière statistiquement significative avec le stress perçu. Les résultats de cette étude, discutés d’après le modèle conceptuel pour la promotion de la santé mentale et la prévention des troubles mentaux permettent de constater que les personnes incarcérées présentent un cumul de facteurs de risque pour la santé mentale, alors que les facteurs protecteurs de la santé mentale sont peu présents en milieu carcéral.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S71-S71 ◽  
Author(s):  
C. Galéra ◽  
M. Bouvard

Chez les enfants d’âge préscolaire, les comportements agressifs et externalisés sont fréquents. Alors que ces comportements diminuent progressivement avec l’âge pour la majorité des enfants, une minorité d’enfants (< 10 %) va garder de façon persistante des niveaux élevés de comportements agressifs à l’âge de six ans. Au niveau de la nosographie, les troubles du comportement externalisés comprennent le trouble oppositionnel avec provocations (TOP), le trouble des conduites (TC) et le trouble déficit de l’attention/hyperactivité (TDA/H). Malgré leurs limites chez les moins de six ans, les classifications diagnostiques restent incontournables puisqu’elles permettent la reconnaissance du caractère pathologique et la mise en place d’interventions thérapeutiques. Il s’agit d’interventions variées s’inscrivant dans un contexte de prise en charge globale et multidisciplinaire, s’adressant à la fois aux enfants et aux parents. L’outil thérapeutique privilégié chez les moins de 6 ans est la psychoéducation parentale. Parmi les interventions prometteuses, les programmes d’interventions scolaires ont une place de choix.


2007 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 109-126
Author(s):  
Michèle Déry ◽  
Mélanie Lapalme ◽  
Jean Toupin ◽  
Pierrette Verlaan ◽  
Robert Pauzé

Résumé L’article porte sur les caractéristiques familiales et sociales qui distinguent des élèves présentant des troubles du comportement au primaire (n=306) d’élèves non à risque (n=101). Ces caractéristiques sont examinées selon la nature et la sévérité des problèmes comportementaux présentés, c’est-à-dire selon qu’ils répondent ou non aux critères diagnostiques d’un trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité, d’un trouble de l’opposition avec provocation ou d’un trouble des conduites. Les résultats indiquent que les élèves qui ont ces problèmes ne se distinguent pas tous du groupe témoin, ni ne s’en différencient sur les mêmes caractéristiques sociales et familiales. Ces résultats suggèrent des interventions distinctes pour ces sous-groupes.


2006 ◽  
Vol 45 (1) ◽  
pp. 87-92 ◽  
Author(s):  
Romain Dugravier ◽  
Thomas, Saïas ◽  
Antoine Guédeney

2019 ◽  
Vol 13 (4) ◽  
pp. 188-194
Author(s):  
C. Pourtal ◽  
L. Volondat ◽  
S. Lambert ◽  
J. Robert ◽  
M. Rousselet ◽  
...  

Contexte : Les troubles périnéosphinctériens (TPS) survenant chez les patients souffrant de trouble du comportement alimentaire (TCA) sont des complications sous-abord ées dans la littérature. Le but de cette revue de la littérature était de faire le point sur l’état des connaissances actuelles pour aider le clinicien prenant en charge les TPS à les mettre en lien avec les TCA, et le clinicien prenant en charge les TCA à les prévenir et à les repérer le plus précocement possible, dans une perspective de réduction des risques et des dommages. Méthode : Deux revues de littérature ont été conduites, l’une portant sur les TPS d’origine digestive, l’autre sur les TPS d’origine urinaire. La sélection des articles s’est faite en nous référant aux recommandations PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic reviews and Meta-Analyses) et à partir des bases de données PubMed et ScienceDirect. Résultats : Douze articles ont été retenus. Les TPS identifies sont la constipation, l’incontinence fécale, l’incontinence urinaire et le prolapsus rectal. Ils sont secondaires aux effets de la malnutrition sur la composante musculaire ainsi qu’à la pression abdominale exercée par des comportements visant à réguler la prise de poids, tels que les exercices physiques réalisés en hyperpression, les efforts de poussée lors de l’émission des selles et les vomissements provoqués. Conclusion : Une anamnèse précise et méticuleuse chez les personnes présentant un indice de masse corporel bas semble primordiale. L’usage de laxatifs est à proscrire avant un programme de renutrition d’au moins trois semaines.


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