Environnement et développement économique : les enjeux posés par le développement durable

2005 ◽  
Vol 60 (4) ◽  
pp. 113 ◽  
Author(s):  
Philippe Hugon
2018 ◽  
Vol 18 (74) ◽  
pp. 11-24
Author(s):  
Jacqueline Morand-Deviller

Cet article traite du nouveau visage vertueux de l’entreprise de droit privé, qui se donne  des finalités et des modes d’intervention s’écartant de la seule recherche de l’intérêt particulier et du profit. Les excès de la financiarisation, ceux de la place accordée aux actionnaires et à leurs seuls intérêts, ont conduit à une remise en cause de la raison d’être de l’entreprise. Dans de nombreux domaines, un comportement plus soucieux d’éthique que par le passé est recherché, n’est plus seulement imposé par les pouvoirs publics mais choisi par les dirigeants des entreprises eux-mêmes. Cette bonne conduite traditionnellement guidée par les finalités d’ordre public et de service public sera désormais orientée aussi par celles du développement durable, c’est-à-dire la recherche de finalités sociales et environnementales au-delà du seul développement économique. Enjeu désormais capital, la protection de l’environnement sera plus particulièrement développée ici.


2014 ◽  
Vol 57 (161) ◽  
pp. 277-298
Author(s):  
Julie Gobert

Résumé Dans un but de développement économique des territoires, les pouvoirs publics sont amenés, en France, à favoriser le « capital mobilité » des individus pour leur donner le moyen d’accéder au marché du travail et à un ensemble de ressources et de services. Toutefois, il est également nécessaire de réguler les problèmes liés à l’automobilité et aux nuisances environnementales qui lui sont inhérentes. Les politiques publiques de transport ont de ce fait évolué : la notion de « droit à la mobilité » se dissout peu à peu au profit d’objectifs plus complexes de développement durable. Ce dilemme entre enjeux économiques, sociaux et environnementaux pose la question des inégalités environnementales, particulièrement quand il s’agit de mettre en place une zone à basse émission sur les grandes agglomérations, comme cela est prévu dans la loi du Grenelle II sous le nom de zone d’actions prioritaires pour l’air (ZAPA). Au regard d’une enquête de terrain menée sur une intercommunalité de Seine-Saint-Denis, en amont de la mise en place d’une ZAPA, nous avons cherché à mieux connaître l’impact d’une telle mesure et les possibles répercussions en termes d’inégalités.


2013 ◽  
Vol 57 (160) ◽  
pp. 41-68 ◽  
Author(s):  
Kenza Benali

Résumé Petite cité ouvrière au XVIIIe siècle, le quartier Vanier est aujourd’hui un centre urbain dynamique, intégré à la municipalité d’Ottawa dont il bénéficie du développement économique, tout en s’affichant comme le principal bastion francophone et creuset de la culture franco-ontarienne de la capitale. Toutefois, le quartier vit une réalité à deux vitesses : demeurant un des espaces les plus défavorisés d’Ottawa, en lien avec son passé ouvrier, il connaît depuis peu une relance économique, touristique et immobilière sans précédent, qui n’est pas sans poser un défi identitaire à ses résidants. Face aux intentions louables des tenants du développement durable prônant la densification du secteur, comment lutter pour la préservation des spécificités culturelles de Vanier, quartier typiquement canadien-français dans un paysage sociospatial à dominante anglophone ? Le renouveau urbain se ferait-il en vérité au bénéfice d’une nouvelle population, plus aisée, venue s’implanter à Vanier avec les dernières grandes opérations d’aménagement ? Dans cet article, nous nous proposons, dans le cadre d’une monographie du quartier et d’un conflit urbain y ayant pris place, de revenir sur les arguments identitaires, relayés ici par la presse écrite, mobilisés pour faire barrage à un projet de densification urbaine.


2018 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 119-127
Author(s):  
Djénéba Traoré

*Full article is in FrenchEnglish abstract:This article gives an overview of the organization and execution of the 4th World Forum for Local Economic Development in Praia (Republic of Cabo Verde) from 17 to 20 October 2017. During the Forum, relevant refl ections were made on themes pertaining to local economic development. The freedom of expression during the exchanges allowed participants to express ideas and beliefs without restrictions. The aim of the SDGs is to measure the importance and scope of the objectives that have been developed by a Working Group of representatives of 70 countries at the collective and individual levels. The Forum looked into the issue of sustainable development and proposed ways to operationalize these objectives. What will remain of the engagements taken in Praia? This remains to be seen.Spanish abstract:Este artículo intenta dar una visión general de los principales momentos de la organización y el desarrollo del Cuarto Foro Mundial sobre Desarrollo Económico Local (4FMDEL) celebrado en la ciudad de Praia (República de Cabo Verde), del 17 al 20 de octubre de 2017. Durante estas reuniones memorables, el Comité Científi co del Foro realizó refl exiones relevantes sobre los temas previamente identifi cados sobre el desarrollo económico local. Además, la libertad de expresión que prevaleció durante los intercambios permitió a todos los participantes expresar sus ideas y creencias sin ninguna restricción. 4FMDEL examinó la cuestión del desarrollo sostenible y propuso nuevas estratégias para lograr los objetivos. La autora se pregunta ¿Qué quedará de los compromisos hechos en Praia?French abstract:Cet article tente de donner un aperçu des principaux moments de l’organisation et du déroulement du quatrième Forum mondial sur le développement économique local (4èFMDEL) qui s’est tenu dans la ville de Praia (République de Cabo Verde), du 17 au 20 octobre 2017. Durant ces mémorables assises, des réfl exions extrêmement pertinentes ont été menées sur les thèmes préalablement identifi és sur le développement économique local par le Comité scientifi que du Forum. En outre, la liberté d’expression qui a prévalu durant les échanges, a permis à tous les participants d’exprimer leurs idées et leurs convictions sans aucune restriction. Le 4èFMDEL s’est penché sur la problématique du développement durable et a proposé des pistes visant la concrétisation des objectifs. Que restera-t-il des engagements pris à Praia ? La question reste posée.


2018 ◽  
Vol 1 (2) ◽  
pp. 57-69
Author(s):  
Ahmed Djoghlaf

La Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement qui s’est tenue à Rio de Janeiro en juin 1992 a été, sans aucun doute, un événement marquant de la coopération multilatérale contemporaine. Le plus grand rassemblement multilatéral jamais organisé auparavant, cet événement aura marqué d’une empreinte indélébile l’architecture institutionnelle du traitement de la question envionnementale et façonne les institutions issues de la Conférence de Stockholm sur l’environnement humain. La Conférence de Rio aura été, au bout du compte, le point de départ d’une ère institutionelle nouvelle et d’une nouvelle façon d’aborder la coopération multilatérale pour la protection de l’environnement. La dimension institutionnelle de la question du développement durable renvoie nécessairement aux progrès qui restent à accomplir en vue d’une meilleure compréhension de la façon dont le développement durable est perçu au niveau national. Cette question traduit aussi la difficulté qu’il y a à adapter le mandat originel des institutions existantes aux exigences multiformes de l’intégration de la question de l’environnement dans les processus de développement économique et social. Elle exige surtout une action concertée tendue en vue d’une plus grande cohérence de l’action internationale qui serait au service d’une nouvelle démarche muliforme à l’égard de l’environnement, au service d’un développement respectueux des équilibres écologiques de notre planète.


2002 ◽  
Vol 27 (1) ◽  
pp. 171-181 ◽  
Author(s):  
Ronald BABIN ◽  
Jean-Guy VAILLANCOURT

Résumé Avec la fin de la Guerre froide et l'émergence des problèmes écologiques globaux, deux nouveaux mouvements sociaux - le mouvement vert et le mouvement pour la paix - convergent dans leurs efforts pour lier les questions de sécurité globale, de reconversion des dépenses militaires et de développement durable. Ce dernier concept ne concerne pas seulement la protection de l'environnement et le développement économique, mais comprend aussi une dimension plus socio-politique et culturelle s'adressant à la démocratie, au désarmement, à l'équité entre générations, entre le Nord et le Sud, entre hommes et femmes, entre riches et pauvres... L'analyse de l'intégration des trois thématiques laisse voir les diverses facettes des enjeux politiques, économiques, sociaux et éthiques du changement social.


2021 ◽  
Author(s):  

Les peuples autochtones, les communautés locales et les Afro-descendants (PA, CL & AD) — près de 2,5 milliards de personnes — gèrent de façon coutumière plus de 50% de la masse terrestre mondiale, mais les gouvernements ne reconnaissent la légalité de leur propriété que sur 10% (RRI, 2015). Heureusement, des progrès ont été réalisés ces dernières années pour remédier à cette injustice historique, car les gouvernements ont commencé à adopter des lois et à parvenir à des décisions de justice reconnaissant l’utilisation et la propriété historiques et coutumières de ces terres. Un récent bilan montre que depuis 2002, au moins quatorze nouveaux pays ont adopté des lois obligeant les gouvernements à reconnaître ces droits. De même, des décisions de justice allant dans le bon sens ont été rendues au niveau national et régional dans de nombreux pays en faveur de la reconnaissance officielle des droits fonciers et forestiers collectifs des peuples autochtones, des communautés locales et des Afro-descendants. Les études de RRI démontrent que si seulement sept pays mettaient en œuvre ces nouvelles lois, politiques et décisions de justice, plus de 176 millions d’hectares seraient transférés du gouvernement vers les autochtones, les communautés locales et les Afro-descendants, ce qui bénéficierait à plus de 200 millions de personnes (RRI, 2018). L’objet de ce rapport, et du Cadre de travail lui-même, se limite à la reconnaissance formelle des droits fonciers et forestiers (c’est-à-dire la délimitation, la cartographie, l’enregistrement, etc.). Il n’évalue pas les étapes importantes et ultérieures du renforcement de la gouvernance communautaire ou territoriale, l’application de ces droits par les gouvernements ou les capacités nécessaires pour permettre aux organisations autochtones, locales et d’Afro-descendants de gérer ou d’exploiter leurs ressources ou de s’engager dans des entreprises ou des activités de développement économique – qui sont toutes essentielles pour une conservation et un développement durable et autodéterminé. Ce Cadre de travail se concentre sur la première étape de ce processus plus long.


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