scholarly journals Développement durable, sécurité globale et reconversion économique : points de convergence pour le mouvement vert et le mouvement pour la paix

2002 ◽  
Vol 27 (1) ◽  
pp. 171-181 ◽  
Author(s):  
Ronald BABIN ◽  
Jean-Guy VAILLANCOURT

Résumé Avec la fin de la Guerre froide et l'émergence des problèmes écologiques globaux, deux nouveaux mouvements sociaux - le mouvement vert et le mouvement pour la paix - convergent dans leurs efforts pour lier les questions de sécurité globale, de reconversion des dépenses militaires et de développement durable. Ce dernier concept ne concerne pas seulement la protection de l'environnement et le développement économique, mais comprend aussi une dimension plus socio-politique et culturelle s'adressant à la démocratie, au désarmement, à l'équité entre générations, entre le Nord et le Sud, entre hommes et femmes, entre riches et pauvres... L'analyse de l'intégration des trois thématiques laisse voir les diverses facettes des enjeux politiques, économiques, sociaux et éthiques du changement social.

2002 ◽  
Vol 13 (1) ◽  
pp. 103-118 ◽  
Author(s):  
Manon Boulianne

Résumé Dans les pays du Sud, depuis le début des années 1970, l'agriculture urbaine fait l'objet d'un nombre croissant d'interventions de la part d'agences publiques et d'organismes non gouvernementaux (ONG). Ces interventions s'inscrivent, en général, dans des projets de développement social pour des populations pauvres identifiées comme bénéficiaires. Certaines initiatives sont toutefois portées par des organisations populaires issues des mouvements sociaux urbains. Associées à une économie sociale, elles s'insèrent dans une dynamique de développement économique communautaire. C'est ce que nous avons observé à l'occasion d'une recherche réalisée auprès de différentes organisations mexicaines.


2004 ◽  
Vol 47 (131) ◽  
pp. 223-242 ◽  
Author(s):  
Catherine Trudelle

Résumé La recherche quantitative systématique sur l’activité conflictuelle est née dans les années 1960. L’étude des conflits urbains, qui peuvent revêtir la forme d’activités de protestation, est très souvent réalisée dans le cadre conceptuel des mouvements sociaux urbains. Cependant, il est maintenant établi que ces conflits ne sont pas tous le fait de mouvements sociaux et que le changement social ne procède pas que des mouvements sociaux. Comment, alors, analyser adéquatement les conflits urbains auxquels prennent part des acteurs et des actrices qui ne participent pas d’un mouvement social et de ses organisations? Le texte présente une typologie qui recouvre potentiellement l’ensemble des conflits urbains, quels que soient les acteurs et actrices qui y participent. Par là, il est possible, entre autres, de mettre en lumière les différents types d’activisme urbain féminin et le rôle crucial des femmes sur la scène urbaine.


2004 ◽  
Vol 59 (2) ◽  
pp. 133-143
Author(s):  
J. Ruegg ◽  
P. Comby ◽  
D. Dousse

Abstract. Dans le cadre de l'Action COST A14 «Gouvernement et démocratie à l'ère de l'information», notre groupe de travail s'intéresse globalement à comprendre en quoi l'utilisation d'Internet permet à une ONG, dans le cadre du nouvel espace-temps offerl potentiellement par Internet, de modifier les rapports de pouvoir qu'elle entretient avec les principales forces politiques et économiques en place. Ce questionnemenl s'intègre dans un contexte de montée en puissance des mouvements sociaux sur la scène internationale, décritc notamment par Castells (1999) et confirmée par des événements récents (p.ex. forum social à Porto Alegre, Seattle ou Gênes). Nous cherchons à intégrer une dimension géographique dans un champ généralement plus proche de la sociologie ou des sciences politiques, en étudiant la problématique citée ci-dessus sous l'angle local-global, symbolisé par le fameux slogan «think globally. act locally». A travers l'analyse d'une série d'études de cas (analyse de sites Internet, entretiens) d'ONG actives à promouvoir le développement durable, nous donnons des pisles de réflexion au sujet de l'impact d'Internet sur le fonctionnement et la dynamique du pouvoir de ces organisations. Cette manière de proceder, plutôt que de donner des réponses fermées à nos hypothèses de départ, se révèle necessaire, tant les analyses de cas ont été rendues difficiles par les fortes évolutions d'appropriation d'Internet enregistrées auprès de certaines organisations durant les 20 mois de l'étude.


2002 ◽  
Vol 25 (1) ◽  
pp. 173-188 ◽  
Author(s):  
Pierre HAMEL

Résumé L'article aborde la question du modèle de gestion du social tel que remis en cause par la crise de l'État-providence. À la lumière de l'expérience montréalaise et en étudiant plus particulièrement les organismes communautaires qui offrent des services aux jeunes, l'auteur examine comment le milieu communautaire, qui semble avoir acquis un nouveau pragmatisme, s'engage sur la voie du partenariat. Faisant appel à la sociologie des mouvements sociaux et à une problématique institutionnelle, il esquisse une perspective qui met en lumière les principales contradictions que doivent affronter de part et d'autre les acteurs communautaires et la classe politique.


2015 ◽  
Vol 59 (1) ◽  
pp. 17-23
Author(s):  
Marie Désilets

Les concepts de « participation citoyenne » et d’« empowerment » circulent allègrement dans nos sociétés. Nous souhaitons d’abord nous arrêter sur la définition de ces concepts pour établir ensuite le lien étroit entre ceux-ci et le rôle de développement social des bibliothèques. Ainsi, les Bibliothèques publiques de Montréal, ville de savoir, adhèrent aux valeurs inhérentes à la participation citoyenne : ouverture, égalité, inclusion, innovation, etc. Elles contribuent par leurs actions à favoriser l’autonomie du citoyen et sa participation active à la vie en société. Des exemples mettant en présence différentes clientèles seront apportés et les conditions favorables à la participation citoyenne seront ciblées. Enfin, nous tenterons d’évaluer les impacts de telles actions dans une perspective de développement durable : comment les bibliothèques publiques peuvent-elles se positionner et contribuer à l’Agenda 21 de la culture dans une perspective de développement durable ? Quelle est la pertinence d’investir et d’encourager la participation citoyenne dans nos bibliothèques ? Quelles retombées anticiper à long terme ? La description de quelques expériences, en développement social et urbain notamment, nous permettront d’y réfléchir.


2002 ◽  
Vol 23 (2) ◽  
pp. 27-41 ◽  
Author(s):  
Alain TOURAINE

Résumé Cet article vise à faire le point, selon un mode dialectique, sur les mouvements sociaux envisagés tant sur le plan de leur centralita conceptuelle dans l'analyse sociologique que sur le plan de leur capacité à articuler, comme c'était le cas dans la société industrielle, le changement social. L'auteur passe d'abord en revue les trois principales manifestations de l'ébranlement contemporain des mouvements sociaux traditionnels ainsi que de la possibilité même de fonder une analyse sociologique sur la notion de mouvement social. L'auteur fait ensuite place à la contre-thèse, élaborée à partir d'une autre lecture du même matériel historique et sociologique, qui l'amène à envisager la reconstruction, sur un nouveau mode, de mouvements sociaux, corollaires d'une éventuelle recons-tructicjn de l'analyse sociologique.


2013 ◽  
Vol 38 (4) ◽  
Author(s):  
Marcelina Piotrowski

This article critically examines news representation of oil and indigenous “voice” as a tactic of consensual politics. It suggests that by leveraging the politics of recognition to frame the “oil pipeline debates” as an issue fit primarily for indigenous care, news media position Aboriginality as the primary rhetoric of sustainability. Leveraging Nancy Fraser’s concept of scales of justice and Jacques Rancière’s intellectual emancipation, the article suggests that the politics of recognition can result in branding issue owners, creating lines of divisibility between political and apolitical subjects. The author contextualizes the topic of news representation of oil and indigenous “voice” within the sphere of political pedagogy and social change communication.Cet article effectue un examen critique de la représentation de l’industrie pétrolière et des autochtones par les médias d’information en tant que stratégie pour encourager une politique consensuelle. Il suggère que les médias, en utilisant la politique de la reconnaissance pour cadrer les « débats sur les oléoducs » comme concernant principalement les autochtones, positionnent ces derniers comme les porte-paroles principaux du développement durable. Cet article a recours aux concepts de balance de la justice (de Nancy Fraser) et d’émancipation intellectuelle (de Jacques Rancière) pour suggérer que la politique de la reconnaissance peut mener à accorder une cause à un groupe spécifique, créant ainsi un clivage entre sujets politiques et non-politiques. L’article explore ce thème dans le contexte de la pédagogie politique et de la communication du changement social.


2018 ◽  
Vol 18 (74) ◽  
pp. 11-24
Author(s):  
Jacqueline Morand-Deviller

Cet article traite du nouveau visage vertueux de l’entreprise de droit privé, qui se donne  des finalités et des modes d’intervention s’écartant de la seule recherche de l’intérêt particulier et du profit. Les excès de la financiarisation, ceux de la place accordée aux actionnaires et à leurs seuls intérêts, ont conduit à une remise en cause de la raison d’être de l’entreprise. Dans de nombreux domaines, un comportement plus soucieux d’éthique que par le passé est recherché, n’est plus seulement imposé par les pouvoirs publics mais choisi par les dirigeants des entreprises eux-mêmes. Cette bonne conduite traditionnellement guidée par les finalités d’ordre public et de service public sera désormais orientée aussi par celles du développement durable, c’est-à-dire la recherche de finalités sociales et environnementales au-delà du seul développement économique. Enjeu désormais capital, la protection de l’environnement sera plus particulièrement développée ici.


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