scholarly journals L’intégration professionnelle des nouveaux immigrants : effet de la connaissance pré-migratoire du français et (ou) de l’anglais

2006 ◽  
Vol 34 (1) ◽  
pp. 149-172
Author(s):  
Jean-François Godin ◽  
Jean Renaud

Au Québec, on soumet les nouveaux immigrants à une évaluation serrée du niveau de leurs compétences linguistiques (en français ou en anglais), dans le but de sélectionner des candidats susceptibles de réussir leur établissement socio-économique. Pour des raisons sociales et politiques, on accorde une attention particulière à la connaissance du français à l’arrivée, dans le but de favoriser une meilleure participation au marché du travail. Dans cet article, les auteurs examinent l’effet à moyen et à long terme de la connaissance du français et (ou) de l’anglais sur la performance des nouveaux immigrants sur le marché de l’emploi. Pour les analyses, ils ont recours à une enquête longitudinale sur l’établissement des nouveaux immigrants (ENI), décrivant leurs parcours biographiques. L’ENI présente, sur une période de dix ans, les principaux gestes d’établissement (logement, cours, emploi, etc.) de 429 nouveaux arrivants ayant comme destination la grande région de Montréal. On constate essentiellement que la connaissance pré-migratoire du français et (ou) de l’anglais est un facteur temporaire donnant accès aux emplois qualifiés ou mieux rémunérés, mais qu’elle n’a aucune incidence sur la participation au marché du travail.

2002 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 69-94 ◽  
Author(s):  
Ronald Lebeau ◽  
Jean Renaud *

Résumé L’établissement économique des nouveaux arrivants est souvent perçu comme un effet de leur capacité de parler la langue du pays d’accueil. Cette hypothèse, simple et intuitive, doit maintenant être démontrée : la plupart des études n’établissent pas de relation entre la langue et la situation sur le marché de l’emploi. De plus, la recension des écrits ne nous fournit pas toujours des preuves empiriques et solides de l’effet des habiletés linguistiques. Cet article vise à réexaminer cette question. L’examen est centré sur les trois premières années d’établissement seulement, et repose sur un échantillon pris dans une région bilingue afin de distinguer l’effet de la maîtrise des langues de l’effet social de la langue. La langue a-t-elle des effets sur la mobilité professionnelle (temps mis pour accéder à un emploi et durée de séjour en emploi) ? Elle a un effet sur la mobilité, mais qui se modifie selon le rang de l’emploi : elle écourte le séjour dans le premier emploi et allonge la durée du troisième. La nature de l’effet se modifie également avec le temps : si les compétences linguistiques en soi semblent jouer un rôle au début, cet effet disparaît plus tard pour faire place à l’effet social de la langue.


2011 ◽  
Vol 65 (4) ◽  
pp. 562-583 ◽  
Author(s):  
Kamel Béji ◽  
Anaïs Pellerin

Aussi bien le Canada que le Québec ont connu durant les deux dernières décennies une croissance des flux migratoires afin de faire face notamment au vieillissement de la population active et à la pénurie de main-d’oeuvre. Depuis les accords Gagnon-Tremblay-McDougall, le Québec a adopté une politique d’immigration économique où la plupart des personnes sélectionnées ont un profil jeune, un niveau de qualification élevé et parlent le français ou l’anglais. Malgré la hausse du nombre d’immigrants, on observe une intégration professionnelle plus difficile pour les nouveaux arrivants. Plusieurs études et rapports gouvernementaux associent les difficultés d’intégration socioprofessionnelle principalement aux barrières linguistiques, à la non-reconnaissance des acquis et des compétences, aux pratiques discriminatoires et au manque de réseaux sociaux. Ces études évoquent souvent l’importance pour les nouveaux arrivants d’avoir une information pertinente les aidant à intégrer le plus rapidement possible le marché du travail en adéquation avec leurs attentes. L’objectif de cet article est alors d’asseoir une réflexion sur la nature, le rôle et l’impact des flux informationnels véhiculés par les différents réseaux sociaux sur l’intégration socioprofessionnelle des nouveaux arrivants. L’article tente de répondre à un certain nombre de questions : Quelles informations sont indispensables au succès de l’intégration socioprofessionnelle ? Quels sont les facteurs qui peuvent accentuer les lacunes informationnelles ? Comment les flux informationnels véhiculés par ces différents réseaux influencent-ils le processus d’intégration socioprofessionnelle des immigrants ? Pour tenter de répondre à ces questions, nous décrivons d’abord les principales difficultés rencontrées par les nouveaux arrivants au Québec. Ensuite, nous analysons les flux informationnels qui orientent le processus d’intégration sociale et professionnelle des immigrants et repensons le rôle que jouent les réseaux sociaux dans la diffusion des informations. En conclusion, nous suggérons des pistes de recherche en matière de politiques publiques d’immigration et d’intégration.


2012 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 1-12
Author(s):  
L McLaren ◽  
M Zarrabi ◽  
DJ Dutton ◽  
MC Auld ◽  
JCH Emery

Introduction Depuis quelques décennies, deux tendances marquées s'observent au Canada comme ailleurs : une hausse de la prévalence de l'excès de poids et de l'obésité chez les enfants, et une proportion à la hausse des femmes (dont les mères) sur le marché du travail et des besoins en matière de garde d'enfants. Même si une association entre la garde des enfants et leur indice de masse corporelle (IMC) est plausible et aurait une importance sur le plan des politiques, ni son existence ni sa nature n'ont été établies au Canada. Méthodologie Au moyen des données de l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, nous avons examiné l'exposition à trois types de garde à 2-3 ans (garde par une personne non apparentée, garde par un membre de la parenté, garde dans une garderie) et sa relation avec le changement de percentile d'IMC (continu et catégorique) entre 2-3 ans et 6-7 ans, et avons tenu compte des corrélats sanitaires et socio-démographiques. Résultats La garde par une personne non apparentée était associée à une hausse du percentile d'IMC entre 2-3 ans et 6-7 ans chez les filles vivant dans un ménage à faible revenu et chez les garçons. Conclusion Vu les bienfaits potentiels d'une garde structurée de grande qualité pour toute une série de résultats de nature sanitaire et sociale et vu les effets néfastes possibles de certains types de garde non structurée relevés dans notre étude et d'autres, nos résultats font ressortir la nécessité de poursuivre les recherches concernant les répercussions de divers types de garde sur un ensemble de résultats, dont ceux liés au poids.


2001 ◽  
Vol 150 (4) ◽  
pp. 33-45 ◽  
Author(s):  
Aomar Ibourk ◽  
Sergio Perelman
Keyword(s):  

2002 ◽  
Vol 20 (3) ◽  
pp. 323-345 ◽  
Author(s):  
Laurence Broze ◽  
Mathilde Steinauer ◽  
Isabelle Thomas
Keyword(s):  

2001 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 109-122 ◽  
Author(s):  
Jean-François Mamdy ◽  
Véronique Roussel

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