Origine et sens du vers claudélien

PMLA ◽  
1949 ◽  
Vol 64 (1) ◽  
pp. 15-25
Author(s):  
Claude André Strauss
Keyword(s):  

On a convenu, par un noble euphémisme, d'appeler la parole versifiée “le langage des dieux.” Mais il n'y a guère que les poètes qui prennent parfois cette expression usée au sérieux. Pour bien ces gens elle reste un simple cliché: l'expérience qu'elle recouvre est absente, nul rapport ne s'établit entre la source invisible du monde et les formes créées de l'apparence. Mais le poète est conscient au plus haut point des relations qui unissent la vie spirituelle au langage chargé de la transposer dans l'univers sensible. Comme l'a chanté Rilke dans les Sonnets à Orphée:Est-il bien d'ici? Non, des deuxroyaumes surgit sa vaste nature.Plus savamment pliera les ramures des saulesqui des saules apprit à sonder les racines.

2003 ◽  
Vol 13 (2) ◽  
pp. 159-176 ◽  
Author(s):  
SUNNIVA WHITTAKER

Le présent article vise à décrire les particularités textuelles et discursives de l'expression anaphorique Ledit N. La première partie de l'étude est consacrée au mode de donation référentielle de Ledit N. La spécificité de cette expression réside dans le fait que l'identification de la source d'interprétation se fait par le biais du texte et non par le biais de la mémoire discursive, à la différence des autres expressions anaphoriques. La deuxième partie porte sur l'emploi de Ledit N dans trois types de textes différents: textes l'gislatifs, journalistiques et littéraires. La comparaison de ces trois sous-corpus a pour objectif de mettre en évidence les différents effets discursifs que peut induire Ledit N.


2001 ◽  
Vol 28 (1-2) ◽  
pp. 121-141 ◽  
Author(s):  
Bryan Jenner

SUMMARY The term ‘articulatory setting’ first appeared in English phonetic literature in a much-cited article by Beatrice Honikman (1964). The link between this term and a set of synonyms used by a range of 19th century European scholars was amply demonstrated by Laver (1978). By examining a few of the many sources available, this article seeks to show, as Laver’s article did not, that the phenomenon that Honikman discusses has been almost continuously present in German phonetic literature from Sievers (1876) onward, and that British scholars in the 20th century failed to take account of this. As a result, the concept was entirely absent from British phonetic literature from about 1909 until 1964. Against this background the article also seeks to establish possible direct sources for Honikman’s ideas.RÉSUMÉ L’expression ‘articulatory setting’ est d’abord apparu dans les écrits traitant de phonétique anglaise dans un article fréquemment cité de Beatrice Honikman (1964). Laver (1978) a très bien démontré l’existence d’un lien entre cette expression et un jeu de synonymes utilisés par un grand nombre de chercheurs du XIXe siècle. En examinant quelques-unes des nombreuses sources disponibles, cet article cherche à montrer ce que l’article de Laver n’a pas montré, à savoir, que le phénomène dont traite Honikman a presque toujours été présent dans les écrits allemands traitant de phonétique depuis l’époque de Sievers (1876), et que les chercheurs britanniques du XXe siècle ont négligé de prendre ce fait en considération. Par conséquent, le concept était inexistant dans les écrits britanniques traitant de phonétique, de 1909 (environ) jusqu’à 1964. Sur ce fond, l’article cherche également à trouver de possibles sources directes pour les idées de Honikman.ZUSAMMENFASSUNG Der Begriff ‘articulatory setting’ kommt in der Englischen phonetischen Literatur zum ersten Mal in einem vielzitierten Aufsatz von Beatrice Honikman (1964) vor. Auf die Verbindung zwischen diesem Terminus und einer Anzahl von Synonymen bei mehreren kontinental-europäischen Wissenschaftlern des 19. Jahrhunderts hat Laver (1978) ausführlich hingewiesen. Über Lavers Arbeit hinausgehend, zeigt der vorliegende Beitrag unter Heranziehung einer Auswahl von Quellen, dass das von Honikman beschriebene Phänomen in der deutschen phonetischen Literatur seit Sievers (1876) praktisch durchgängig vertreten war, was die Britische Phonetik des 20. Jahrhunderts jedoch nicht zur Kenntnis nahm. Dies bedeutet, dass das Konzept in der Britischen Literatur zur Phonetik zwischen 1909 und 1964 nicht vorkommt. Vor diesem Hintergrund versucht die vorliegende Arbeit auch mögliche direkte Quellen für Honikmans Ideen zu identifizieren.


2008 ◽  
Vol 27 (4) ◽  
pp. 399-406 ◽  
Author(s):  
Benjamin H. Gottlieb ◽  
Alayna A. Gillespie

RÉSUMÉEn Amérique du Nord, 40 à 50 pour cent des aînés participent activement à titre de bénévoles officiels à la prestation de divers services de santé et de services sociaux. Nous avons passé en revue des études empiriques sur les raisons motivant le bénévolat chez les aînés, ainsi que sur les bienfaits sur le moral et la santé que ces derniers tirent de cette expression d'altruisme. La connaissance de la nature exacte et du nombre d'activités bénévoles nécessaires pour produire ces effets est limitée, et les études n'ont pas encore permis de déterminer les mécanismes behavioristes et psychologiques en cause. Nous proposons que les aînés bénévoles pourraient jouir d'une bonne santé et vivre longtemps parce que, en étant utiles à d'autres, ils ont le sentiment qu'on a besoin d'eux et qu'ils sont appréciés. Nous présentons plusieurs points de vue théoriques sur l'importance du bénévolat au plan du développement personnel, discutons des défis imposés au bénévolat par la génération du baby-boom, et déterminons les priorités futures en matière de recherche.


Author(s):  
Ronan Calvez

En 1935, dans le Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Daniel Bernard portait ce jugement : « les oeuvres du P. Maunoir [auteur jésuite] et de ses successeurs n’eurent aucune influence sur le sort du breton écrit. Au xviiie siècle, celui-ci était devenu un misérable patois tout farci de mots français ». Cette affirmation péremptoire conforte une idée reçue, encore de nos jours, dans les lettres bretonnes : à compter du milieu du xviie siècle, après un âge d’or aux limites chronologiques incertaines, le breton forgé par l’Église pour les besoins de l’évangélisation est devenu un « jargon mixte » – cette expression est de Théodore Hersart de La Villemarqué. Et il faut attendre le début du xixe siècle pour que le breton d’Église retrouve une quelconque valeur. Néanmoins, lorsqu’on s’intéresse aux écrits religieux produits entre le xvie et le xixe siècle, se fait jour une même volonté ecclésiastique de forger une langue bretonne de culture digne de la mission qui lui est allouée.


2019 ◽  
Vol 3 (9) ◽  
pp. 217-230
Author(s):  
Jacques Chevallier

La notion d'ordre public économique a toujours imprégné les sentiments de ceux qui analysent l'intervention de l'État dans le domaine économique. Même en période d'absentéisme accru de l'État, l'existence d'un ordre public économique n’a été jamais oublié. Cependant, cette expression a été ostensiblement utilisée par la Cour européenne dans ses procès les plus récents, ce qui suggère que même dans les lois qui tiennent délibérément à la liberté économique et à la concurrence, l’idée d’un ordre public régissant les relations économiques est définitivement présente, et elle n’est pas avec eux incompatibles. La présente étude vise à analyser l'évolution du contenu juridique de l'ordre public économique.


1966 ◽  
Vol 48 (573) ◽  
pp. 411-425
Author(s):  
Jean Pictet

Depuis quelques lustres, on a pris l'habitude d'appeler «droit humanitaire» cette portion considérable du droit international qui s'inspire du sentiment d'humanité et qui est centrée sur la protection de la personne. Cette expression de droit humanitaire paraît unir deux notions de nature différente, l'une d'ordre juridique et l'autre d'ordre moral. Or, les dispositions qui font l'objet de notre étude sont précisément, ainsi que nous le verrons plus loin, une transposition dans le droit international de préoccupations d'ordre moral et, plus spécialement, d'ordre humanitaire. L'appel-lation semble done adéquate.


2009 ◽  
pp. 135-148
Author(s):  
Barry Jean Ancelet
Keyword(s):  

Résumé Séparés depuis longtemps de leurs origines françaises, les Cadiens et les Créoles ont préservé tant bien que mal leur spécificité linguistique, malgré les pressions de l’américanisation à partir de 1803. Depuis l’établissement du Conseil pour le développement du français en Louisiane en 1968, de nombreux chercheurs, y compris des linguistes, des pédagogues et des enseignants, essaient de concevoir de nouveaux moyens pour enseigner le français dans ce contexte difficile. Régénérer le français en important la norme ne permet pas de préserver la spécificité de la langue telle qu’elle est parlée en Louisiane. Il faut donc concevoir et développer de nouvelles méthodes pédagogiques basées sur la connaissance des dialectes et de leur évolution qui valorisent la variabilité naturelle du français cadien et créole. Ainsi seulement pourra-t-on préserver le français en Louisiane et rendre possible la continuité de cette expression culturelle.


Author(s):  
Florence Krémer ◽  
Thierry Verstraete

LeBusiness Modelest devenu un objet d’étude consacré par des publications dans les revues scientifiques. Cette expression est apparue dans un contexte entrepreneurial où les porteurs de projet devaient être particulièrement créatifs pour imaginer des façons de faire des affaires dans un univers nouveau (Internet). Les chercheurs tendent toutefois à oublier cette dimension créative duBusiness Model. Lorsqu’elle est évoquée, le propos est anecdotique et les recherches empiriques liantBusiness Modelet créativité en contexte entrepreneurial sont rares. Alors que leBusiness Modeldevient un outil à enseigner pour aider les porteurs de projet à mettre au point leur affaire, il semble raisonnable d’imaginer des formes d’apprentissage intégrant la dimension créative duBusiness Model. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de faire apprendre leBusiness Model, il convient également que les apprenants (étudiants, porteurs de projet, entrepreneurs, etc.) fassent preuve de créativité lorsqu’ils l’utilisent. Les auteurs de cet article ont mobilisé, à cet effet, la carte mentale pour à la fois favoriser l’apprentissage duBusiness Modelselon le modèle GRP (génération de la valeur, rémunération de la valeur et partage de la valeur) et stimuler la créativité qui lui est inhérente. Une recherche-action pédagogique a été déployée où les apprenants ont manipulé différents outils pour imaginer unBusiness Modelà partir d’une idée. Les résultats montrent la réflexivité entre leBusiness Modelet la créativité, puisque leBusiness Modelest source de créativité alors que celle-ci stimule la conception deBusiness Models. Le cadre opératoire a favorisé l’apprentissage créatif duBusiness Model. Ces résultats ouvrent des perspectives aux pédagogues pour illustrer concrètement une notion dont on parle finalement beaucoup sans, trop souvent, faire voir desBusiness Models.


Author(s):  
Michel Autès

L’article est une introduction à une lecture sociologique du social comme activité symbolique, cette expression devant s’entendre dans un sens très large. L’auteur propose ensuite, à titre d’indications, cinq façons d’opérer cette lecture. Le travail social peut alors s’analyser comme un travail sur le lien social à partir des dispositifs du langage. La fin de l’article propose une interprétation du travail social comme agir communicationnel, au delà des aspects techniques et instrumentaux de son activité et des aspects stratégiques liés à son organisation.


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