cette expression
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(FIVE YEARS 3)

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2021 ◽  
Vol 10 (2) ◽  
pp. 93-120
Author(s):  
Véro Leduc ◽  
Daz Saunders ◽  
Hodan Youssouf ◽  
Pamela Witcher
Keyword(s):  

Musiques sourdes? Face à cette expression, plusieurs se représentent les efforts pour donner aux personnes sourdes un « accès » à la musique, considérée ici dans sa forme entendante normative (p. ex. une piste sonore musicale). Traduction de chansons vocales en langues des signes diverses, transformation de pistes sonores en expérience vibratoire, rythmes musicaux traduits par des haut-parleurs visuels, etc. Les initiatives d’accessibilité sont multiples, mais la plupart du temps unidirectionnelles : elles visent à rendre la musique entendante accessible aux personnes sourdes, réputées vivre dans un « monde de silence ». Nos mains qui vibrent vise à déconstruire le concept d’accessibilité : et si c’étaient les personnes entendantes qui avaient accès aux musiques signées? Inspirée par l’artiste sourde Christine Sun Kim qui se réapproprie le son, Nos mains quivibrent est une recherche-création menée grâce à la collaboration de quatre artistes sourd-es québécois-es d’origines diverses. Quatre ateliers réalisés en 2018 nous ont permis d’explorer la musique signée, en utilisant langues des signes (québécoise et américaine), gestes et vibrations. Diffusée pour une première fois lors du symposium VIBE : affronter le capacitisme et l’audisme à travers les arts, elle fait ici l’objet d’une réflexion à huit mains, écrite en 2019. Quel(s) attachement(s) avons-nous eu avec la musique? En quoi la musique signée est-elle différente de la musique entendante? Qu’est-ce que ça veut dire pour nous déconstruire l’audisme en musique? Voilà les questions qui ont guidé cet échange multilingue en langue des signes québécoise, en français et en anglais.


2021 ◽  
Vol 6 (3) ◽  
pp. e5404
Author(s):  
Clermont Gauthier ◽  
Steve Bissonnette ◽  
Marie Bocquillon
Keyword(s):  

On remarque souvent dans les écrits dans le domaine de l’éducation une invitation à « varier son enseignement ». Si cette expression semble claire à première vue, elle devient vite ambigüe à la suite d’un examen un peu plus approfondi car les critères sur lesquels se base cette variation ne sont pas explicités. Tout se passe comme si varier les activités d’apprentissage est vu comme un principe qui a une valeur en soi, mais il ne constitue pas un principe d’action pertinent car il risque en effet de créer de la confusion en mettant sur le même pied des activités qui peuvent avoir des effets positifs ou négatifs selon les contextes d’enseignement. L’objectif de cet article est de formuler des critères de choix d’activités à la lumière des travaux sur l’enseignement explicite, notamment en ce qui concerne la gestion des apprentissages et la gestion de la classe. Le niveau de compétence des lèves, la complexité de la tâche à accomplir, le temps disponible et l’importance du contenu sont les critères retenus en ce qui concerne la gestion des apprentissages. Le maintien du vecteur d’action renvoie au critère lié à la gestion de la classe.


2021 ◽  
Vol 39 (2) ◽  
pp. 177-187
Author(s):  
Laurent Pernot

L’expression “Troisième Sophistique” a commencé à être utilisée, à partir des années 1990, pour désigner les orateurs et rhéteurs grecs du ive siècle après J.-C., et elle a suscité des débats. Les principales questions qui se posent portent sur la définition et l’extension chronologique du concept auquel renvoie cette expression : s’applique-t-elle aux praticiens et aux théoriciens de la rhétorique au sens strict, ou doit-elle être élargie pour inclure d’autres catégories d’écrivains et d’intellectuels ? Est-elle limitée au ive siècle après J.-C. ou se prolonge-t-elle jusqu’aux siècles suivants ? S’agit-il seulement des païens, ou existe-t-il aussi une Troisième Sophistique chrétienne ? Ces questions pouvant admettre des réponses diverses, les choix que l’on opère engagent la manière de concevoir le rôle de la rhétorique dans la société et la périodisation de l’histoire de la rhétorique. Une autre voie d’approche, qui n’a pas encore été explorée, consiste à se demander dans quelle mesure les auteurs de la Troisième Sophistique se rattachaient délibérément à leurs prédécesseurs de la Seconde Sophistique et voulaient prendre la suite de ceux-ci ou rivaliser avec eux, tel Libanios par rapport à Ælius Aristide. Au total, la Troisième Sophistique se révèle un concept utile, qui invite à des questionnements heuristiques et fait progresser l’étude de l’Antiquité tardive. Ce concept permet de mieux définir les changements et la continuité, du point de vue de l’histoire de la rhétorique, et éclaire les phénomènes culturels, religieux et socio-politiques.


Author(s):  
Paula Lorelle

Qu’entendre par phénoménologie « matérielle » ? Cette expression désigne habituellement le projet phénoménologique original exposé par Michel Henry dans l’ouvrage de 1990 et qui entend, contre l’hylétique husserlienne, faire retour au mode de phénoménalité propre à l’impression, en deçà de son appréhension intentionnelle. Mais, comme cette étude espère d’abord le montrer, la radicalité de ce retour tient moins au caractère non intentionnel de l’impression, conçue comme auto-affection, qu’il ne tient à son caractère absolument non modifié. Henry s’appuie ici sur une lecture des Leçons de 1905 de Husserl sur le temps, selon laquelle toute modification de l’impression relèverait déjà, en elle-même, d’une appréhension intentionnelle. Or, comme il s’agira ensuite de le suggérer, la modification de l’impression pourrait n’être pas déjà synonyme de son appréhension. La lecture par Levinas des Leçons de 1905 y décèle une différence originaire et non intentionnelle, immanente à la sphère impressionnelle — la présence d’une altération, d’une altérité ou d’une transcendance, immanente à l’impression. Cette lecture ne rouvre-t-elle pas la « tâche immense » d’une phénoménologie matérielle, en deçà de l’aporie à laquelle semble la conduire le dualisme ontologique de Henry ?


2020 ◽  
Vol 33 (2) ◽  
pp. 83-86
Author(s):  
R. Stitou

L’expression de la douleur est très présente chez les personnes âgées pour dire le corps ou ce qui peut difficilement se dire avec les mots. Cette expression, qui se manifeste souvent sur le mode de la plainte, se redouble chez les sujets dont le vécu est marqué par l’épreuve de l’exil. Le cas le plus extrême concerne ceux qui ont vieilli en terre étrangère dans la solitude, la maladie et l’angoisse de mourir sans l’appui d’un lien familier, sécurisant. L’expérience clinique montre que la douleur peut paradoxalement tenir lieu de rempart pour se sentir exister et vivant, pour dire son malêtre.


2020 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
pp. 73-85
Author(s):  
CATHERINE MAYES

Recently, as I was doing research for a project on eighteenth-century dances, I came across the following entry in Charles Compan's Dictionnaire de danse (1787): Salamalec. Salut à la Turque, qui signifie, Dieu vous garde. On s'est servi longtems à Paris de cette expression, pour saluer une personne en buvant à sa santé. Salamalec, ou, comme prononcent les Turcs, Selamalec, n'est pas seulement une salutation des Turcs, mais encore des Arabes, & même de tous les peuples Mahométans.Salamalec. Turkish greeting meaning ‘May God keep you’. This expression has long been used in Paris as a toast when drinking to someone's health. ‘Salamalec’, or as the Turks pronounce it, ‘Selamalec’, is not only a greeting of the Turks, but of Arabs and even of all Muslim peoples.


Cena ◽  
2019 ◽  
pp. 4-13
Author(s):  
Joseph Danan

Quelque chose est en train de transformer en profondeur le théâtre. Hans-Thies Lehmann a eu le mérite de nommer ce phénomène en avançant la notion de « théâtre postdramatique » – même si cette expression est discutable dans la mesure où ces nouvelles formes n’annulent pas nécessairement le drame. Le théâtre du XXe siècle était basé sur le paradigme d’un « art à deux temps » (Henri Gouhier). L’auteur écrit une pièce, puis le metteur en scène s’en empare et la monte. C’est l’utopie d’Artaud, celle d’un « créateur unique », qui semble prendre corps en ce début de XXIe siècle. La dramaturgie se trouve inévitablement affectée par cette évolution : évidemment, dans son premier sens, l’art d’écrire une pièce, lorsque l’écriture et la mise en scène se produisent dans le même mouvement ; mais aussi dans son sens moderne, lorsque le terme s’applique au passage à la scène d’une pièce préexistante. Entre la transformation d’une œuvre dramatique en matériau pour la scène, sans prendre en compte sa structure dramatique, et l’imposition d’une « grille de lecture » rigide, il devrait y avoir encore place pour une dramaturgie ouverte et sensible, créant les conditions d’une expérience pour le public.Mots-clésDramaturgie. Dramaticité. Ecriture dramati- que. Théâtre « Postdramatique ». Performance. Expérience.


2019 ◽  
Vol 3 (9) ◽  
pp. 217-230
Author(s):  
Jacques Chevallier

La notion d'ordre public économique a toujours imprégné les sentiments de ceux qui analysent l'intervention de l'État dans le domaine économique. Même en période d'absentéisme accru de l'État, l'existence d'un ordre public économique n’a été jamais oublié. Cependant, cette expression a été ostensiblement utilisée par la Cour européenne dans ses procès les plus récents, ce qui suggère que même dans les lois qui tiennent délibérément à la liberté économique et à la concurrence, l’idée d’un ordre public régissant les relations économiques est définitivement présente, et elle n’est pas avec eux incompatibles. La présente étude vise à analyser l'évolution du contenu juridique de l'ordre public économique.


2019 ◽  
Vol 48 (2) ◽  
pp. 255-297
Author(s):  
Gabriella Bruno ◽  
Nancy Martel ◽  
Guylaine Vallée

Les mutations de l’organisation du travail remettent en question le cadre traditionnel d’exécution du travail et transforment la disponibilité temporelle attendue du salarié, qui s’étend bien au-delà de la période pendant laquelle il exécute un travail. Cette obligation du salarié d’être disponible pour répondre à une éventuelle demande de l’employeur a pour conséquence d’étendre les risques reliés au travail au-delà des lieux de l’entreprise ou du temps spécifiquement consacré à l’exécution du travail. Notre article a pour objectif de déterminer, au moyen d’une analyse jurisprudentielle, si l’expression « à l’occasion du travail », comprise dans la définition de la notion d’« accident du travail » dans la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, permet de reconnaître les lésions subies par des travailleurs qui sont assujettis à une obligation de disponibilité. Globalement, l’application ou l’interprétation des termes « à l’occasion du travail » paraît favorable à la reconnaissance des lésions subies par des travailleurs soumis à une telle obligation. Toutefois, une analyse du contenu des décisions révèle que l’interprétation de cette expression n’est pas uniforme. D’une part, il existe deux courants d’interprétation de celle-ci dans la jurisprudence étudiée, courants qui ne reconnaissent pas de manière équivalente le caractère professionnel des lésions subies par des travailleurs assujettis à des obligations de disponibilité similaires. D’autre part, l’organisme administratif chargé de statuer sur des réclamations de travailleurs assujettis à une obligation de disponibilité paraît peu enclin à conclure qu’il s’agit de lésions professionnelles, contrairement aux décisions rendues par le tribunal.


2019 ◽  
Vol 31 (2) ◽  
pp. 9-34
Author(s):  
Kristie Dotson
Keyword(s):  

L’oppression épistémique désigne une exclusion épistémique persistante qui empêche ou limite la contribution d’une personne à la production des savoirs. On hésite à parler d’« oppression épistémique », et cela tient peut-être à la prémisse voulant que les formes épistémiques de l’oppression se ramènent en général à ses formes politiques et sociales. L’auteure convient que de nombreuses formes d’exclusion qui compromettent la capacité d’une personne à contribuer à la production des savoirs peuvent être ramenées à des formes d’oppression politique et sociale, mais il existe néanmoins des formes distinctes et irréductibles d’oppression épistémique. Elle soutient ainsi que la différence fondamentale entre les formes réductibles et irréductibles d’oppression épistémique réside dans le type de résistance à laquelle on fait face dans chaque cas, c’est-à-dire le pouvoir épistémique ou les caractéristiques des systèmes épistémologiques. La distinction entre les formes réductibles et irréductibles d’oppression épistémique permet de mieux comprendre les enjeux que soulève l’emploi de cette expression et la pertinence d’y recourir.


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