scholarly journals Récentes épidémies de dermatose nodulaire contagieuse bovine observées au Soudan

1993 ◽  
Vol 46 (4) ◽  
pp. 548-550
Author(s):  
Abdelmelik Ibrahim Khalafalla ◽  
M.A. Gaffar Elamin ◽  
Zakia Abbas

Des épidémies de dermatose nodulaire contagieuse bovine observées chez des vaches de races Frisonne et locale dans l'Etat de Karthoum durant la période 1989-1991 sont décrites ici. La maladie a été diagnostiquée grâce à l'examen clinique, à l'isolement et l'identification du virus, au microscope électronique. Les signes cliniques étaient les suivants : fièvre, écoulement nasal, apparition de multiples nodules cutanés de diverses tailles, oedème des membres inférieurs et de la poitrine, avortements. La maladie était sévère chez les bovins de pure race Frisonne, avec un taux de morbidité de 37,9 % et un taux de mortalité de 4,2 % tandis qu'elle était assez modérée chez les bovins de race locale.

1997 ◽  
Vol 50 (4) ◽  
pp. 343-349
Author(s):  
M. Mourad ◽  
A.S. Bah ◽  
G. Gbanamou

Cet article traite de la productivité et de la mortalité de la poule de race locale en milieu villageois (plateau du Sankaran). La productivité de cette poule était très modeste, caractérisée par le nombre d'œufs par couvée (10,05 + ou - 0,15) et le nombre de couvées par an (3,8 + ou - 0,07). Le taux d'éclosion des œufs a varié de 42 à 100 %. Le poids moyen des œufs était de 30,7 + ou - 0,03 g. Le poids moyen des poussins éclos était de 22,8 + ou - 0,23 g. Le taux de fertilité s'est élevé à 87,5 % et le taux de viabilité des poussins d'un jour était de 89,31 %. La maladie de Newcastle et la typhose pullorose étaient les principales causes de mortalité chez les poules et les poussins (plus de 60 % des pertes). Le taux de mortalité brut annuel s'est élevé à 80 % chez les poules et à 73,16 % chez les poussins. Le taux de mortalité brut saisonnier s'est élevé notamment pendant les saisons humide et froide. L'effet de la saison sur la mortalité des poules et des poussins observé au moyen du test du chi2 était très significatif (P < 0,005). Les coefficients de corrélation et la détermination entre ces deux variables n'étaient pas significatifs (P > 0,05) et étaient respectivement de -0,639 et 0,4081. L'intervalle de confiance du coefficient de corrélation était de -0,639 + ou - 1,7384. L'effet des saisons sur le taux d'éclosion n'était pas significatif (P > 0,05). Les effets des saisons, des maladies et leur interaction étaient très significatifs (P < 0,005) sur le taux de mortalité des poussins. Le sex-ratio coq/poule était de 38 %. Les éleveurs ont gardé 28 % des volailles pour le renouvellement du cheptel.


Author(s):  
M. Kpodekon ◽  
A. K.Issaka Youssao ◽  
G. B. Koutinhouin ◽  
I. L. Baba ◽  
J. M. Dessou ◽  
...  

Cent quarante-quatre lapereaux de race locale ont été utilisés à partir du sevrage (entre 34 et 36 jours d’âge) pour analyser leur croissance, leur efficacité alimentaire et leur viabilité, en fonction de la présentation de l’aliment : farine ou granulé. L’expérimentation s’est déroulée sur trois fermes (Cecuri, Gava et Ahinadjè), à raison de 48 lapereaux par ferme, répartis en deux lots de 24 lapereaux : un lot expérimental nourri avec un aliment granulé et un lot témoin nourri avec le même aliment mais sous forme de farine. Le poids et la consommation ont été mesurés hebdomadairement durant les huit semaines d’engraissement et la mortalité a été contrôlée quotidiennement. Pendant la durée d’engraissement (56 jours), les lapereaux nourris avec l’aliment granulé ont eu une vitesse de croissance (24 g/j) plus élevée (P < 0,001) que celle des lapereaux nourris avec l’aliment farineux (22 g/j). Pendant les quatre premières semaines, l’aliment granulé a été davantage consommé (+ 18 p. 100), moins rejeté (- 77 p. 100), avec un indice de consommation plus faible (- 20 p. 100), que l’aliment farineux (P < 0,001). L’indice de consommation (5,2) et les quantités d’aliment consommées (92 g) ont été identiques pendant les quatre dernières semaines (P > 0,05). En revanche, l’aliment granulé a été moins refusé (P < 0,001) que l’aliment farineux (1 g vs 4 g). Enfin, dans les lots des lapereaux nourris au granulé, le taux de mortalité a été de 15 p. 100, contre 46 p. 100 chez les lapereaux nourris à l’aliment farineux.


1996 ◽  
Vol 20 ◽  
pp. 35-54
Author(s):  
J. -P. Dehoux ◽  
A. Dieng ◽  
A. Buldgen

RésuméLe Sénégal dispose d'un important cheptel équin dont l'effectif croît régulièrement. Le cheval occupe une place prépondérante dans l'économie sénégalaise. Très apprécié comme animal de trait léger pour les travaux agricoles et le transport ou comme cheval de course, le poney MBayar, principale race chevaline locale, est un animal docile, sobre et endurant.Une enquête réalisée entre octobre 1994 et janvier 1996 a porté sur un effectif de 612 chevaux de race Mbayar. Par ailleurs, 397 animaux ont été examinés lors des consultations vétérinaires.En milieu rural, l'âge au premier poulinage se situe vers 4 ans. Le taux de fécondité est estimé à 41,7 %. Le poids de naissance est de 30,2 ± 2,2 kg. A un an, le poulain pèse 135,7 ± 33,0 kg. Le poids adulte est de 245,6 ± 34,0 kg chez le mâle et de 230,9 ± 29,7 kg chez la femelle. Le taux de mortalité périnatale est de 13,6 %.La sous-alimentation, le manque de soins, le surmenage, l'absence de mesures prophylactiques et le faible niveau de connaissance et de revenus des éleveurs de chevaux expliquent la faible productivité de cette race locale.


1994 ◽  
Vol 47 (2) ◽  
pp. 240-243
Author(s):  
B. Leboeuf ◽  
C. Nercy ◽  
Thierry De Ruyter

Au Rwanda, 605 chèvres de race locale ont été inséminées sur oestrus induit par voie hormonale à partir d'un progestagène (FGA) imprégnant une éponge vaginale maintenue en place pendant 11 jours, associé à la PMSG et au cloprosténol injectés 48 h avant le retrait de l'éponge. Deux moments d'injection de la PMSG (48 h avant ou au retrait de l'éponge vaginale), deux doses de PMSG (200 ou 300 UI), et deux moments d'insémination (41 ou 45 h après le retrait de l'éponge), ont été testés. Les chèvres ont été inséminées par voie exocervicale une seule fois 41 ou 45 h après la fin du traitement progestatif avec une dose contenant 100 millions de spermatozoïdes conservés à l'état congelé. Le taux de fertilité moyen a été de 61,2 % (n = 605). Il a atteint 66,9 % pour 336 chèvres ayant reçu la PMSG 48 h avant le retrait de l'éponge vaginale. Le taux de prolificité, 2,14 en moyenne, a augmenté avec la dose de PMSG (200 UI : 2,05; 300 UI : 2,23; p < 0,05). Le taux de mortinatalité a été en moyenne de 13,3 % et était corrélé avec la prolificité (r = 0,91). Le passage à une dose de PMSG plus faible (100 UI) s'avère nécessaire pour réduire le taux de mortalité. Le moment d'insémination le plus favorable sera alors à déterminer.


1994 ◽  
Vol 47 (3) ◽  
pp. 329-332
Author(s):  
O.J. Uko ◽  
A.M. Ataja ◽  
G.M. Babatunde

Les auteurs ont recherché l'incidence de la mortalité jusqu'au moment du sevrage, chez les porcs importés et ceux de la race naine de l'Afrique de l'Ouest. L'étude a été conduite à Ibadan (Nigeria-Sud) pendant douze mois. La mortalité, de la naissance au sevrage, a été de 29,3 et 44,8 % pour les porcelets importés et les porcelets indigènes, respectivement. La plupart de ces pertes sont intervenues pendant la première semaine de vie (26,9 et 37,9 % dans les races exotiques et la race indigène, respectivement). Les porcelets exotiques étaient plus lourds (p < 0,01) à la naissance que les porcelets de race locale ou indigène avec des poids moyens de 1,21 ± 0,20 et 0,64 ± 0,06 kg respectivement. Les porcelets indigène parvenus au sevrage étaient significative-ment plus lourds (p < 0,05) à la naissance que leurs compagnons de même portée morts à la naissance; cependant, cette différence n'était pas significative (p > 0,05) chez les porcelets exotiques. La taille de la portée a varié (p < 0,05) entre les deux types de races mais n'a eu d'effet significatif (p < 0,05) sur le taux de mortalité que chez la race indigène. Les causes apparentes de la mortalité chez les porcelets exotiques et indigènes ont été les suivantes, respectivement: traumatisme, 16,0 et 1,8 %; gastro-entérite, 2,1 et 5,4 %; mortinatalité, 0,6 et 2,9 %; détresse respiratoire, 0,3 et 1,5 %; causes non identifiées, 10,33 et 33,3 %. Aucune incidence notable de la saison n'a été constatée sur la mortalité. Les effets spécifiques du poids à la naissance, ceux des maladies infectieuses et de l'alimentation n'étaient pas discernables, compte tenu du niveau de l'étude. Ils feront l'objet de prochaines recherches.


1991 ◽  
Vol 4 (2) ◽  
pp. 131-140
Author(s):  
R. CAMGUILHEM ◽  
A. MILON

La colibacillose du lapin sevré est un syndrome entéritique grave, épizootique dans les élevages rationnels, accompagné de taux de mortalité parfois supérieurs à 30 %. Elle est provoquée par des Escherichia coli entéropathogènes, appartenant essentiellement, en France, au sérogroupe O103 et à des biotypes ne fermentant pas le rhamnose. Ces germes colonisent le tube digestif des lapins grâce à une adhésine protéique de p.m. 32 000, qui leur permet de s’attacher aux entérocytes. Les traitements antiinfectieux sont peu ou pas efficaces. Seule la vaccination par voie orale, stimulant l’immunité locale des animaux, a jusqu’à présent montré une efficacité certaine dans le contrôle de la maladie. La vaccination des mères ne permet pas d’obtenir une protection des jeunes après le sevrage. Par contre, la vaccination orale des lapereaux dès le sevrage, durant 4 jours à l’aide d’un vaccin inactivé préparé par culture d’une souche O103 dans un milieu favorable à l’expression de l’adhésine, protège 100 % des animaux contre tous les signes cliniques d’une infection expérimentale ultérieure. Cette méthode de vaccination originale est susceptible d’améliorations à mesure de l’avancée des connaissances sur la maladie et les colibacilles qui la provoquent.  


2019 ◽  
Vol 90 (3-4) ◽  
pp. 273-287 ◽  
Author(s):  
Laurianne Coutier ◽  
Patricia Franco

Introduction : Chez l’enfant, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) constitue un trouble du sommeil fréquent dont la prévalence est d’environ 3 % entre trois et huit ans. Matériels et méthodes : Son origine est multifactorielle (hypertrophie de tissus mous pharyngés, étroitesse des voies aérifères osseuses, atteinte du tonus neuromusculaire). Les symptômes et les signes cliniques diurnes et nocturnes à rechercher sont directement en rapport avec l’obstruction des voies aérifères supérieures (VAS) ou avec la mauvaise qualité de sommeil. Après une évaluation anamnestique et clinique complètes, incluant une nasofibroscopie, le spécialiste ORL s’orientera vers une adéno-amygdalectomie ou vers un enregistrement nocturne par polysomnographie ou polygraphie pour confirmer le diagnostic chez l’enfant. Chez l’adolescent, la prévalence du SAOS serait entre 0,5 et 6 %. Les facteurs de risque principaux sont l’obésité, le sexe masculin et les antécédents d’amygdalo-adénoïdectomie. Outre les symptômes classiques du SAOS de l’enfant, ce syndrome peut, chez l’adolescent, se manifester par une sémiologie trompeuse à type de dyssomnie, somnolence diurne excessive et/ou troubles de l’humeur. Les diagnostics différentiels à type de conduites à risque, retard de phase ou narcolepsie doivent être systématiquement évoqués. L’enregistrement de la respiration pendant le sommeil s’impose. Même si l’index d’apnées/hypopnées obstructives est faible, il doit être considéré. Conclusion : Chez l’enfant comme chez l’adolescent, la prise en charge multidisciplinaire (ORL, orthodontiste, kinésithérapeute maxillo-facial, pneumologue) doit être précoce afin d’éviter les complications neurocognitives, comportementales, cardiovasculaires et métaboliques. Une chirurgie maxillo-faciale pourra être discutée à partir de l’âge de 15 ans. Il ne faudra pas oublier de veiller aux règles d’hygiène de vie et de sommeil ainsi qu’à la prise en charge de l’obésité.


2019 ◽  
Vol 58 (1) ◽  
pp. 13-20
Author(s):  
Yoann Loisel
Keyword(s):  

La pathologie limite est considérée comme organisée autour du psychotraumatisme. En effet, à côté de facteurs traumatiques récents dans l’anamnèse des adolescents présentant ces troubles de personnalité, la sémiologie est le plus souvent post-traumatique depuis l’enfance, elle renvoie à une continuité de l’instabilité relationnelle et identitaire chez les parents eux-mêmes. L’hypothèse d’un complexe traumatique rend compte de cette construction transgénérationnelle du fonctionnement limite, également du lien avec les récurrences traumatiques. Elle décrit comment le psychotraumatisme est toujours à l’intérieur de la pensée, puissamment activé à la puberté par la maturation sexuelle qui va provoquer les signes cliniques les plus extériorisés.


1984 ◽  
Vol 39 (4) ◽  
pp. 747-768 ◽  
Author(s):  
Alphonse Dupront
Keyword(s):  

RésuméAppréhender, dans ses plus larges dimensions et certes pas dans toutes ses complexités, le phénomène d'ensemble des réformes et de leurs enracinements socioculturels, serait présomptueuse et vaine gageure, n'était le biais d'approches phénoménologiques convergentes. Ce qui veut dire : approche nécessairement du dehors, selon les plus amples mouvements déformes, et plus dans la mise en évidence de liaisons, de filiations, de transferts, surtout de cohérences organiques, parfois implicites, assez souvent patentes.Pareil exercice demande cependant des garde-fous. Ceux-ci seront ceux de l'historien, car l'historien est prophète à bon compte, puisqu'il parle post factum. La mise en situation d'enracinements ou de sources, rien de plus sûr que de les reconnaître dans leurs produits. Aussi s'attachera-t-on à démontrer l'évidence : à savoir la part prédominante des mouvements réformateurs dans l'élaboration de la société moderne, dont ils sont à la fois les signes cliniques et pour les libérations au grand jour, les acteurs. Cette caution de l'établi doit permettre d'aller et venir dans une bonne épaisseur de siècles. Tout autre parti eût risqué l'arbitraire ou l'imaginaire.


Author(s):  
Gilbert Fabrice Otiobanda ◽  
Christ Mayick Mpoy Emy Monkessa ◽  
Marie Elombila ◽  
Hugues Brieux Ekouele Mbaki ◽  
Gilles Niengo Outsouta ◽  
...  

Contexte : Le traumatisé grave (TG) est un patient ayant subi un traumatisme violent quelles que soient les lésions apparentes. Aucune donnée épidémiologique n’a été retrouvée au Congo-Brazzaville. L’objectif était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs des TG au CHU de Brazzaville (CHU-B). Matériels et méthodes : L’étude était rétrospective en 30 mois sur 82 TG en réanimation. Les variables épidémiologiques, cliniques et évolutives étaient analysées sur Excel 2016. Résultats : L’âge moyen était de 37,2 ± 16,4 ans (sex-ratio : 4,1). Les patients étaient transférés des urgences dans 48,8 %. Les accidents de la voie publique (82,9 %) constituaient la circonstance traumatique la plus fréquente. Le Glasgow moyen était de 10,1 ± 4,1. La détresse respiratoire et l’état de choc étaient respectivement observés dans 35,4 % et 17,1 %. La tête (76,8 %) et le thorax (41,5 %) étaient les régions les plus touchées. Les complications étaient retrouvées dans 34,1 %. Le taux de mortalité était de 42,7 %. La détresse neurologique (62,9 %) était la principale cause de décès. La durée médiane d’hospitalisation était de 5 jours. Conclusion : Le TG occupe 5,7 % des admissions en réanimation. Il touche une population juvénile masculine victime d’AVP. La tête et le thorax étaient les plus touchés. La mortalité est très élevée.


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