scholarly journals L'insémination artificielle caprine au Rwanda. Adaptation à la chèvre rwandaise de la méthode utilisée pour les races laitières européennes

1994 ◽  
Vol 47 (2) ◽  
pp. 240-243
Author(s):  
B. Leboeuf ◽  
C. Nercy ◽  
Thierry De Ruyter

Au Rwanda, 605 chèvres de race locale ont été inséminées sur oestrus induit par voie hormonale à partir d'un progestagène (FGA) imprégnant une éponge vaginale maintenue en place pendant 11 jours, associé à la PMSG et au cloprosténol injectés 48 h avant le retrait de l'éponge. Deux moments d'injection de la PMSG (48 h avant ou au retrait de l'éponge vaginale), deux doses de PMSG (200 ou 300 UI), et deux moments d'insémination (41 ou 45 h après le retrait de l'éponge), ont été testés. Les chèvres ont été inséminées par voie exocervicale une seule fois 41 ou 45 h après la fin du traitement progestatif avec une dose contenant 100 millions de spermatozoïdes conservés à l'état congelé. Le taux de fertilité moyen a été de 61,2 % (n = 605). Il a atteint 66,9 % pour 336 chèvres ayant reçu la PMSG 48 h avant le retrait de l'éponge vaginale. Le taux de prolificité, 2,14 en moyenne, a augmenté avec la dose de PMSG (200 UI : 2,05; 300 UI : 2,23; p < 0,05). Le taux de mortinatalité a été en moyenne de 13,3 % et était corrélé avec la prolificité (r = 0,91). Le passage à une dose de PMSG plus faible (100 UI) s'avère nécessaire pour réduire le taux de mortalité. Le moment d'insémination le plus favorable sera alors à déterminer.

1997 ◽  
Vol 50 (4) ◽  
pp. 343-349
Author(s):  
M. Mourad ◽  
A.S. Bah ◽  
G. Gbanamou

Cet article traite de la productivité et de la mortalité de la poule de race locale en milieu villageois (plateau du Sankaran). La productivité de cette poule était très modeste, caractérisée par le nombre d'œufs par couvée (10,05 + ou - 0,15) et le nombre de couvées par an (3,8 + ou - 0,07). Le taux d'éclosion des œufs a varié de 42 à 100 %. Le poids moyen des œufs était de 30,7 + ou - 0,03 g. Le poids moyen des poussins éclos était de 22,8 + ou - 0,23 g. Le taux de fertilité s'est élevé à 87,5 % et le taux de viabilité des poussins d'un jour était de 89,31 %. La maladie de Newcastle et la typhose pullorose étaient les principales causes de mortalité chez les poules et les poussins (plus de 60 % des pertes). Le taux de mortalité brut annuel s'est élevé à 80 % chez les poules et à 73,16 % chez les poussins. Le taux de mortalité brut saisonnier s'est élevé notamment pendant les saisons humide et froide. L'effet de la saison sur la mortalité des poules et des poussins observé au moyen du test du chi2 était très significatif (P < 0,005). Les coefficients de corrélation et la détermination entre ces deux variables n'étaient pas significatifs (P > 0,05) et étaient respectivement de -0,639 et 0,4081. L'intervalle de confiance du coefficient de corrélation était de -0,639 + ou - 1,7384. L'effet des saisons sur le taux d'éclosion n'était pas significatif (P > 0,05). Les effets des saisons, des maladies et leur interaction étaient très significatifs (P < 0,005) sur le taux de mortalité des poussins. Le sex-ratio coq/poule était de 38 %. Les éleveurs ont gardé 28 % des volailles pour le renouvellement du cheptel.


Author(s):  
M. Kpodekon ◽  
A. K.Issaka Youssao ◽  
G. B. Koutinhouin ◽  
I. L. Baba ◽  
J. M. Dessou ◽  
...  

Cent quarante-quatre lapereaux de race locale ont été utilisés à partir du sevrage (entre 34 et 36 jours d’âge) pour analyser leur croissance, leur efficacité alimentaire et leur viabilité, en fonction de la présentation de l’aliment : farine ou granulé. L’expérimentation s’est déroulée sur trois fermes (Cecuri, Gava et Ahinadjè), à raison de 48 lapereaux par ferme, répartis en deux lots de 24 lapereaux : un lot expérimental nourri avec un aliment granulé et un lot témoin nourri avec le même aliment mais sous forme de farine. Le poids et la consommation ont été mesurés hebdomadairement durant les huit semaines d’engraissement et la mortalité a été contrôlée quotidiennement. Pendant la durée d’engraissement (56 jours), les lapereaux nourris avec l’aliment granulé ont eu une vitesse de croissance (24 g/j) plus élevée (P < 0,001) que celle des lapereaux nourris avec l’aliment farineux (22 g/j). Pendant les quatre premières semaines, l’aliment granulé a été davantage consommé (+ 18 p. 100), moins rejeté (- 77 p. 100), avec un indice de consommation plus faible (- 20 p. 100), que l’aliment farineux (P < 0,001). L’indice de consommation (5,2) et les quantités d’aliment consommées (92 g) ont été identiques pendant les quatre dernières semaines (P > 0,05). En revanche, l’aliment granulé a été moins refusé (P < 0,001) que l’aliment farineux (1 g vs 4 g). Enfin, dans les lots des lapereaux nourris au granulé, le taux de mortalité a été de 15 p. 100, contre 46 p. 100 chez les lapereaux nourris à l’aliment farineux.


1996 ◽  
Vol 20 ◽  
pp. 35-54
Author(s):  
J. -P. Dehoux ◽  
A. Dieng ◽  
A. Buldgen

RésuméLe Sénégal dispose d'un important cheptel équin dont l'effectif croît régulièrement. Le cheval occupe une place prépondérante dans l'économie sénégalaise. Très apprécié comme animal de trait léger pour les travaux agricoles et le transport ou comme cheval de course, le poney MBayar, principale race chevaline locale, est un animal docile, sobre et endurant.Une enquête réalisée entre octobre 1994 et janvier 1996 a porté sur un effectif de 612 chevaux de race Mbayar. Par ailleurs, 397 animaux ont été examinés lors des consultations vétérinaires.En milieu rural, l'âge au premier poulinage se situe vers 4 ans. Le taux de fécondité est estimé à 41,7 %. Le poids de naissance est de 30,2 ± 2,2 kg. A un an, le poulain pèse 135,7 ± 33,0 kg. Le poids adulte est de 245,6 ± 34,0 kg chez le mâle et de 230,9 ± 29,7 kg chez la femelle. Le taux de mortalité périnatale est de 13,6 %.La sous-alimentation, le manque de soins, le surmenage, l'absence de mesures prophylactiques et le faible niveau de connaissance et de revenus des éleveurs de chevaux expliquent la faible productivité de cette race locale.


1994 ◽  
Vol 47 (3) ◽  
pp. 329-332
Author(s):  
O.J. Uko ◽  
A.M. Ataja ◽  
G.M. Babatunde

Les auteurs ont recherché l'incidence de la mortalité jusqu'au moment du sevrage, chez les porcs importés et ceux de la race naine de l'Afrique de l'Ouest. L'étude a été conduite à Ibadan (Nigeria-Sud) pendant douze mois. La mortalité, de la naissance au sevrage, a été de 29,3 et 44,8 % pour les porcelets importés et les porcelets indigènes, respectivement. La plupart de ces pertes sont intervenues pendant la première semaine de vie (26,9 et 37,9 % dans les races exotiques et la race indigène, respectivement). Les porcelets exotiques étaient plus lourds (p < 0,01) à la naissance que les porcelets de race locale ou indigène avec des poids moyens de 1,21 ± 0,20 et 0,64 ± 0,06 kg respectivement. Les porcelets indigène parvenus au sevrage étaient significative-ment plus lourds (p < 0,05) à la naissance que leurs compagnons de même portée morts à la naissance; cependant, cette différence n'était pas significative (p > 0,05) chez les porcelets exotiques. La taille de la portée a varié (p < 0,05) entre les deux types de races mais n'a eu d'effet significatif (p < 0,05) sur le taux de mortalité que chez la race indigène. Les causes apparentes de la mortalité chez les porcelets exotiques et indigènes ont été les suivantes, respectivement: traumatisme, 16,0 et 1,8 %; gastro-entérite, 2,1 et 5,4 %; mortinatalité, 0,6 et 2,9 %; détresse respiratoire, 0,3 et 1,5 %; causes non identifiées, 10,33 et 33,3 %. Aucune incidence notable de la saison n'a été constatée sur la mortalité. Les effets spécifiques du poids à la naissance, ceux des maladies infectieuses et de l'alimentation n'étaient pas discernables, compte tenu du niveau de l'étude. Ils feront l'objet de prochaines recherches.


1993 ◽  
Vol 46 (4) ◽  
pp. 548-550
Author(s):  
Abdelmelik Ibrahim Khalafalla ◽  
M.A. Gaffar Elamin ◽  
Zakia Abbas

Des épidémies de dermatose nodulaire contagieuse bovine observées chez des vaches de races Frisonne et locale dans l'Etat de Karthoum durant la période 1989-1991 sont décrites ici. La maladie a été diagnostiquée grâce à l'examen clinique, à l'isolement et l'identification du virus, au microscope électronique. Les signes cliniques étaient les suivants : fièvre, écoulement nasal, apparition de multiples nodules cutanés de diverses tailles, oedème des membres inférieurs et de la poitrine, avortements. La maladie était sévère chez les bovins de pure race Frisonne, avec un taux de morbidité de 37,9 % et un taux de mortalité de 4,2 % tandis qu'elle était assez modérée chez les bovins de race locale.


Author(s):  
Gilbert Fabrice Otiobanda ◽  
Christ Mayick Mpoy Emy Monkessa ◽  
Marie Elombila ◽  
Hugues Brieux Ekouele Mbaki ◽  
Gilles Niengo Outsouta ◽  
...  

Contexte : Le traumatisé grave (TG) est un patient ayant subi un traumatisme violent quelles que soient les lésions apparentes. Aucune donnée épidémiologique n’a été retrouvée au Congo-Brazzaville. L’objectif était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs des TG au CHU de Brazzaville (CHU-B). Matériels et méthodes : L’étude était rétrospective en 30 mois sur 82 TG en réanimation. Les variables épidémiologiques, cliniques et évolutives étaient analysées sur Excel 2016. Résultats : L’âge moyen était de 37,2 ± 16,4 ans (sex-ratio : 4,1). Les patients étaient transférés des urgences dans 48,8 %. Les accidents de la voie publique (82,9 %) constituaient la circonstance traumatique la plus fréquente. Le Glasgow moyen était de 10,1 ± 4,1. La détresse respiratoire et l’état de choc étaient respectivement observés dans 35,4 % et 17,1 %. La tête (76,8 %) et le thorax (41,5 %) étaient les régions les plus touchées. Les complications étaient retrouvées dans 34,1 %. Le taux de mortalité était de 42,7 %. La détresse neurologique (62,9 %) était la principale cause de décès. La durée médiane d’hospitalisation était de 5 jours. Conclusion : Le TG occupe 5,7 % des admissions en réanimation. Il touche une population juvénile masculine victime d’AVP. La tête et le thorax étaient les plus touchés. La mortalité est très élevée.


Population ◽  
2018 ◽  
Vol 73 (1) ◽  
pp. 91
Author(s):  
Tina Van Rossem ◽  
Patrick Deboosere ◽  
Isabelle Devos ◽  
Annick Renon
Keyword(s):  

2009 ◽  
Vol 2 (3) ◽  
Author(s):  
Syntyche Nakar Djindil ◽  
Mirjam De Bruijn

Lorsqu’une catastrophe humanitaire fait la une des médias, la communauté internationale se mobilise à réduire les conséquences les plus sérieuses. La population du Tchad connaît cependant des crises endémiques qui ne sont liées à aucun élément déclencheur particulier# ; elle ne reçoit pas l’assistance internationale nécessaire pour faire face à ces problèmes. La présente étude concerne 111 ménages de migrants de la région du centre du Tchad, qui ont, à cause de la guerre et de la sécheresse, tout perdu, et qui vivent désormais dans de N’Djamena et de Mongo#; ces familles sont confrontées à la précarité et à d’autres éléments qui menacent leurs moyens de subsistance. Des méthodes qualitatives et quantitatives ont été combinées dans l’étude pour révéler l’histoire intrigante de leur vie quotidienne au milieu de crises complexes et endémiques. Des données anthropométriques et sanitaires ont été utilisées pour déterminer l’état nutritionnel des mères et de leurs enfants de moins de cinq ans. Des narrations de vie, des entretiens en profondeur et des observations participatives ont permis aux chercheurs de déterminer les stratégies de négociation que ces familles adoptent pour accéder à leur nourriture et à leurs abris, leur expérience de l’insécurité alimentaire et de la vulnérabilité sanitaire, ainsi que les conséquences que ces éléments ont sur leur vie quotidienne. Les résultats indiquent que 62% des ménages sont dirigés par des femmes, qu’il existe de forts taux de malnutrition aiguë (40-50%) et chronique (35-40%) et que 46% des mères sont sous-alimentées et anémiées. Les taux de mortalité infantile se sont avérés également élevés#: de 30% à 42%. 97% des enfants n’ont pas été complètement vaccinés, voire pas vaccinés du tout, dans certains cas. Aucun des ménages n’a accès à l’eau potable et aux services sociaux de base. La corruption endémique et l’abus manifesté par les autorités tchadiennes ont été identi$és comme sources d’insécurité quotidienne. Ces migrants considèrent cette situation misérable comme normale.


1997 ◽  
Vol 50 (4) ◽  
pp. 325-333
Author(s):  
François Achard ◽  
Mogueza Chanono

La mortalité et les performances de reproduction de zébus Azaouak ont été étudiées à partir des archives de la station de Toukounous au Niger. La mortalité a été relevée sur l'ensemble des animaux au cours des années 1986 à 1992. Les performances de reproduction ont été établies à partir de la carrière des 296 vaches présentes au 15 mai 1993, et nées entre 1976 et 1992. Le taux de mortalité globale moyen était de 4,9 %. Le taux de mortalité des jeunes de moins de 12 mois était de 8,5 %. Les vêlages étaient répartis régulièrement tout au long de l'année. L'âge moyen au premier vêlage (A1V) des génisses nées au cours de la période 1981-1990 a diminué de 1 354 + ou - 37 à 1 020 + ou - 30 jours, avec une moyenne de 1 108 + ou - 125,1 jours. L'intervalle moyen entre les vêlages (IV) des vaches nées de 1981 à 1988 a décru de 432 + ou - 33 à 362 + ou - 67 jours, avec une moyenne de 424,4 + ou - 87,9 jours. Le mois, l'année de naissance et le poids à 18 mois avaient un effet significatif (P < 0,0001) sur l'A1V, alors que seul le rang de vêlage avait un effet significatif sur l'IV (P < 0,0001). Le taux de fécondité s'est élevé, en moyenne, à 78 % pour la période 1987 à 1992. L'amélioration des paramètres de reproduction a eu lieu à partir de 1986, c'est-à-dire au moment où la modification du système d'élevage, initiée au moment de la sécheresse de 1984, en particulier la diminution de la charge sur le pâturage, a commencé à porter ses fruits.


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