scholarly journals Collocations verbo-nominales avec gniew (colère) dans Brat naszego Boga (Karol Wojtyła) et leur traduction en français et en néerlandais

2021 ◽  
Vol 69 (8) ◽  
pp. 129-155
Author(s):  
Muriel Waterlot
Keyword(s):  

Cet article rend compte d’une analyse de la traduction de collocations avec le nom gniew (‘colère’) dans la pièce de théâtre de Karol Wojtyła Brat naszego Boga (Frère de notre Dieu) en français, et propose des traductions de ces collocations en néerlandais. Pour l’analyse sémantico-discursive des collocations avec gniew (‘colère’), nous avons établi un modèle méthodologique dans lequel nous avons intégré – à partir de la définition de la colère par Eckman – des éléments de cette émotion (en tant que processus) et leur réalisation linguistique qui se présente sous la forme d’une collocation verbo-nominale (du type V+N ou N+V) selon l’approche cognitive de la collocation proposée par Śliwa. L’analyse des collocations ouvre une perspective contrastive afin de repérer d’éventuelles difficultés dans la traduction des collocations verbo-nominales avec gniew. Pour faciliter une description plus détaillée du degré de correspondance de la traduction de ces collocations, nous avons eu recours au schéma de Camugli Gallardo. Cette étude nous permet d’affirmer qu’une approche sémantico-discursive appliquée à l’analyse comparative de la traduction de certaines unités lexicales ; telles les collocations – pourrait être adoptée comme point de départ pour définir les critères permettant d’évaluer la qualité d’une traduction.

1951 ◽  
Vol 6 (4) ◽  
pp. 463-473
Author(s):  
Georges Becker
Keyword(s):  

Louer le bon vieux temps et se lamenter sur les changements intervenus dans l'existence de notre pays depuis un siècle — lieu commun. Mais quand on examine avec un peu de précision en quoi consistent ces changements, on est stupéfié d'abord par leur amplitude dans tous les domaines (agricole, artisanal, économique, industriel, démographique), et ensuite par l'évolution du style de vie, si rapide, et qui marque malgré tout un tel progrès que le retour en arrière serait pour tous un insupportable supplice.Il nous a paru bon de choisir la date de 1850 comme point de départ, parce que c'est l'époque de l'établissement du chemin de fer, qui fut à l'origine de toutes les transformations subséquentes. Et nous avons choisi comme objet de notre recherche le village de Lougres dans le Doubs (arrondissement de Montbéliard), non seulement parce que nous l'habitons, mais parce que notre famille, fixée là depuis quatre siècles, nous a mis à même de puiser dans une très riche tradition et dans de nombreux documents que nous n'aurions pas trouvés ailleurs.


2020 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 95-100
Author(s):  
Abdelkader Boutemadja ◽  
Sigrid Reiter

Dans le cadre de cet article nous allons expliquer la démarche entreprise pour essayer de mieux comprendre les productions actuelles d’image d’architecture. Pour ce faire, nous avons effectué des recherches sur deux niveaux complémentaire ; la systémique et la sémiotique. Si la deuxième nous permet d’utiliser des outils concrets d’analyse de l’image la première nous offre les bases théoriques pour expliquer l’objet d’étude qu’est l’image. Nous nous attarderons dans cet article sur les emprunts fait à la typologie processuelle comme approche systémique étudiants le territoire et le bâti et plus particulièrement sur la notion de moment de crise point de départ de la compréhension d’un phénomène aussi complexe que la représentation graphique du projet.


2005 ◽  
Vol 4 (3) ◽  
pp. 313-336
Author(s):  
Gérald Fortin ◽  
M.-Adélard Tremblay

Le besoin étant défini de façon subjective, l'univers des besoins de la famille constitue pour celle-ci un système normatif qui conditionnera ses conduites économiques. Cependant, la famille dans la définition de sa situation globale doit tenir compte non seulement de ses normes mais aussi du niveau réel de ses ressources, de son revenu. Nous avons pu déterminer que la définition de la situation était aussi influencée par l'histoire de la famille et par certaines dispositions psychologiques. La définition de la situation par la famille peut cependant porter sur deux objets différents. La famille peut extérioriser sa définition de la situation en exprimant son degré de satisfaction ou de privation par rapport aux différents postes du budget et par rapport à des conduites particulières. Elle peut aussi livrer sa définition en évaluant globalement la situation présente et passée. En général, il nous est apparu que la famille avait beaucoup de difficulté à subdiviser la situation en aspects particuliers et avait plutôt tendance à percevoir globalement ses chances de vie. C'est pourquoi nous voulons consacrer le présent article à l'analyse de la définition globale de la situation. À ce propos deux questions s'imposent à notre attention : a) comment les familles évaluent-elles leur revenu par rapport à leurs besoins ? et, b) de quelle façon les familles entrevoient-elles l'avenir ? Cette double interrogation nous permet de rejoindre l'univers des aspirations, c'est-à-dire ce qui est considéré comme souhaitable et réalisable dans un avenir plus ou moins rapproché. L'aspiration peut être analysée à travers les explications que fournit l'individu pour justifier un comportement et à travers les désirs que ces explications expriment. L'aspiration se révèle aussi dans les objectifs et les projets dont l'individu poursuit la réalisation. Mais tous ces différents indices qui manifestent à des degrés divers, à travers divers mécanismes, la présence d'aspirations n'apparaissent que lorsque le consommateur a atteint un certain niveau de vie. En effet, comme nous le verrons plus loin, la définition de la situation s'exprimera à travers des aspirations seulement si l'individu a réussi au préalable à satisfaire la plupart de ses besoins essentiels. Un individu qui est constamment aux prises avec les problèmes posés par l'incomplète satisfaction des besoins immédiats de sa famille peut difficilement élaborer des projets d'avenir et planifier à long terme l'amélioration de ses conditions de vie. Cependant, la possibilité de se projeter dans l'avenir par l'aspiration ne dépend pas uniquement de la situation objective (un certain niveau de vie), mais aussi de la définition de cette situation. Cette définition de la situation dépend aussi bien de la situation objective de la famille que de ses normes de consommation. C'est pourquoi, avant d'aborder l'étude des aspirations, il faut examiner la manière dont les familles jugent leur situation objective (les ressources disponibles) par rapport à leurs besoins. Cette première section s'intitulera : « La satisfaction des besoins quotidiens ». Dans une deuxième section, on définira « l'univers des aspirations » des travailleurs salariés, puis on analysera comment s'effectue le passage du besoin à l'aspiration et comment les aspirations deviennent des rêves.


1935 ◽  
Vol 6 (01) ◽  
pp. 3-30 ◽  
Author(s):  
Amé Wibail

Dans une précédente étude relative á l’évolution de la sidérurgie belge, nous avons relevé, grâce aux séries statistiques que nous avons pu composer, des mouvements divers dans certains phénomènes économiques tels que la production, la productivité, le commerce et les prix. Outre les cycles économiques, nous avons pu constater qu’il existait des oscillations de longue durée nettement caractérisées. L’étude d’une seule industrie ne permettait cependant pas d’établir des relations ou des conclu-sions générates, mais elle est d’une grande utilité comme point de départ pour l’étude d’autres industries; cela est d’autant plus vrai pour la sidérurgie, qui se caractérise par une sensibilité assez marquée aux mouvements de la conjoncture. Il est tout indiqué pour l’étude de notre économie d'analyser ensuite 1’évolution de l’industrie charbonnière ; il s'agit, en effet, ici encore, d'une industrie de base de notre pays, moins ancienne peut-être mais beaucoup plus importante. D'autre part, les relevés statistiques, assez complets, etablis par l'Administration des Mines, nous fourniront les éléments nécessaires à cette étude.


Author(s):  
François Béland ◽  
Delphine Arweiler

RÉSUMÉLa planification des services de longue durée (SLD) s'organise autour de quatre themes: (1) le développement d'un ordre de priorités qui referent au monde des valeurs, (2) la mise sur pied d'organisations de prestation de services régis par un ensemble de regies et de procedures, (3) le choix d'objectifs qui engagent les acteurs et les organisations et, (4) la mobilisation de ressources. Un schema conceptuel pour la planification des SLD peut emprunter à chacun de ces quatre elements structuraux. Mais ces elements risquent de rester qu'un ensemble de concepts plus ou moins disparates, plus ou moins lies entre eux de façon intuitive. Des processus d'action établissent des liens entre ces elements. Le nombre total de rapports possibles entre les quatre elements de la planification sont au nombre de 12, mais puisque ces quatre elements s'influencent mutuellement, les processus qui les unissent doivent refléter ce double mouvement. Nous avons done identifïé 12 différents processus qui doivent ètre examines dans tout effort de planification des SLD. Ces processus permettent à l'information contenue dans les quatre elements structuraux de circuler les uns vers les autres. Par exemple, les elements de priorité, d'organisation et d'objectifs sont des sources d'information pour le choix de critères d'allocation des ressources. Les processus construisent done des ponts entre les elements de la planification, des ponts qui doivent tous ètre empruntés dans toute demarche de planification pour assurer que tous les elements soient pris en consideration, sans que l'un soit négligé au profit d'un autre. Done, peu importe l'élément de la planification choisi comme point de depart dans un effort de planification des SLD, les processus unissent les elements structuraux en un tout. Notre schema conceptuel, s'il est utilise comme guide, permet de couvrir le champ des SLD, tout le champ qu'il a saisi.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S92-S93
Author(s):  
G. Monnier

La schizophrénie est une maladie mentale grave, dont la prévalence mondiale est estimée à 1 %. Malgré un manque d’études et de statistiques officielles, son existence en Afrique sub-saharienne est toutefois incontestable sur le terrain. De Devereux et al. [1] à Nathan et Stengers [2], nous verrons d’abord comment l’ethnopsychiatrie a conceptualisé différents modèles explicatifs de la pathologie mentale. Certains courants voient dans la schizophrénie une forme d’adaptation à la modernité en cours dans les pays occidentaux, alimentant ainsi la thèse d’une construction sociale de cette pathologie. Ces théories entendent analyser le rôle joué par la globalisation économique et culturelle dans l’émergence supposée de la schizophrénie en Afrique. Dans un deuxième temps, nous passerons en revue les statistiques épidémiologiques sur la santé mentale en Afrique de l’Ouest. La littérature internationale retrouve des disparités dans la répartition géographique de la schizophrénie (gradient Nord-Sud, urbanisation et migration [3] présentées comme facteurs de risque significatifs de développer la maladie, etc.). Nous confronterons ces données à celles que nous avons récoltées sur le terrain en Afrique de l’Ouest, plus particulièrement au Bénin [4]. Enfin, il sera présenté quelques vignettes cliniques de malades schizophrènes rencontrés au Bénin, au cours du partenariat entre Smao et l’ONG Saint-Camille de Lellis. Leurs profils sont variés : de tous âges, issus de différents milieux socioéconomiques, urbains ou ruraux ; la symptomatologie présentée par les schizophrènes africains diffère-t-elle de celle observée en Europe ? Du désenchaînement à la réadaptation sociale, en passant par l’utilisation de médicaments psychotropes, nous verrons quelle prise en charge pourrait leur est proposée. Notre pratique clinique nous permet ainsi de questionner cette pathologie et sa prise en charge, et de reconsidérer les résultats des recherches menées dans le domaine médical, comme dans celui des sciences humaines et sociales.


2020 ◽  
Vol 24 (1) ◽  
pp. 775 ◽  
Author(s):  
Máximo Diago Hernando
Keyword(s):  

Ce travail est une contribution à l'étude du rôle politique de la noblesse dans les differents territoires régionaux de la Castille avant les Trastamaras et, au même temps, une appréciation de l'importance des minorités de Fernando IV et Alfonso XI dans le procès de la consolidation de la noblesse à la tête de la vie politique de leurs propres territoires régio­naux. A cet effet, nous avons choisi la branche mineure de la famille des Haro, laquelle a exercé une influence décisive dans la vie politique des territoires de la Rioja Baja et Cameros à partir du règne d'Alfonso X jus­qu’à la majorité d'Alfonso XI. Notre attention a été fixée aux trois princi­paux représentants des Haro qui ont successivement exercé le pouvoir pendant cette période: Alfonso López de Haro, son fils Juan Alfonso de Haro I, et le fils de celui-ci Juan Alfonso de Haro II. L'analyse des moyens employés par ces trois sujets afin d'élargir les bases de leur exercise su pouvoir nous permet d'identifier aussi les principaux ressorts que, par conséquent, sont entrés en conflit avec eux pour freiner leurs projets d'expansion. Finalement, il y est aussi analysé le procès du declin de cette fami­lle après que Juan Alfonso de Haro II a été condamné A mort sous Alfonso XI, l'année 1333.


2005 ◽  
Vol 8 (3) ◽  
pp. 319-349
Author(s):  
Claude Beauchamp

Dans la société canadienne-française traditionnelle, le leadership était assez simple. Il était constitué du curé et des notables locaux, ordinairement le médecin et le notaire. Aujourd'hui, la situation est beaucoup plus complexe et les élites traditionnelles sont loin d'avoir le même pouvoir d'attraction. En milieu rural, elles ont perdu de l'influence au profit du gérant de la caisse populaire ou de l'instituteur, par exemple. Dans les milieux plus industrialisés, le syndicalisme a, lui aussi, favorisé chez nous l'émergence de nouvelles élites. Il n'est pas rare de voir le président d'un syndicat local sollicité pour occuper un poste au conseil municipal ou à la commission scolaire. De plus en plus, les officiers syndicaux exercent une influence, non seulement dans l'usine, mais aussi dans la municipalité, parfois même dans la région. À un autre échelon, nous retrouvons les permanents syndicaux. Peu nombreux il y a quelques années, ils sont aujourd'hui environ deux cents dans la seule Confédération des syndicats nationaux et ils sont répartis dans les principaux centres industriels de la province. Ces permanents syndicaux exercent un véritable leadership, d'abord sur les officiers et les membres des syndicats avec lesquels ils ont particulièrement à travailler, ensuite dans leur propre milieu, car eux aussi sont souvent sollicités pour assumer des responsabilités dans leur paroisse ou dans leur municipalité. Nous croyons que l'étude de ces nouvelles élites constitue une voie privilégiée pour expliquer l'évolution du Canada français. Elle nous permet de la saisir dans son dynamisme interne, en nous adressant à ceux-là qui sont non seulement les témoins de cette évolution mais qui la provoquent et l'orientent. Nous avons choisi de nous intéresser plus particulièrement aux permanents syndicaux. Parmi ceux-ci, nous retrouvons deux groupes : ceux qui ont accédé à cette fonction après avoir fait des études supérieures, généralement un cours universitaire ; ceux qui viennent de la base, ceux qui ont travaillé en usine ou dans des chantiers de construction, ont occupé diverses fonctions à l'intérieur de leur syndicat et qui, par la suite, furent libérés pour devenir permanents syndicaux. Il ne sera question ici que de ces derniers. Quelques permanents syndicaux sont au service de certains syndicats locaux dont les effectifs sont assez considérables mais la plupart sont à l'emploi, soit d'une fédération ou d'un conseil central, soit de la Confédération des syndicats nationaux comme telle. Le permanent syndical peut s'occuper de l'organisation de nouveaux syndicats, de la négociation des conventions collectives, de la discussion des griefs, de la préparation et de la direction des grèves ; il peut aussi être affecté à divers services comme le Service d'éducation. Il est habituellement agent d'affaires, organisateur ou conseiller technique. La plupart des permanents sont attachés à une fonction particulière, mais d'autres voient à l'ensemble des problèmes touchant la vie syndicale. Nous avons centré notre recherche sur les seuls permanents syndicaux d'origine ouvrière travaillant à l'intérieur des cadres de la Confédération des syndicats nationaux. Nous avons aussi limité notre échantillon aux permanents syndicaux travaillant à Montréal et à Québec. Ne disposant pas d'une longue période de temps pour effectuer ces entrevues, celles-ci ont été faites auprès des permanents qui pouvaient nous consacrer quelques heures sans trop de délais. Nous devons dire qu'ils étaient plutôt rares ; nous avons pu en rencontrer cinq à Montréal et quatre à Québec. L'âge de ces permanents varie entre trente-deux et soixante-sept ans. Six d'entre eux sont originaires d'un milieu industriel et urbain, les trois autres sont fils de cultivateurs. Leur degré d'instruction est en moyenne plus élevé que celui de l'ensemble des gens de leur génération. Le plus vieux a quitté l'école après la cinquième année, deux après la sixième, mais les autres ont fait une dixième année ou, encore, quelques années du cours classique. Presque tous ont pu parfaire leur instruction, surtout à la suite de leur participation à diverses associations, particulièrement à la Jeunesse ouvrière catholique ou au syndicalisme. Comme permanents syndicaux, ils ont de plus participé, chaque année, à diverses sessions d'étude. Tous nos informateurs ont commencé à travailler assez tôt : l'un à douze ans, les autres avant dix-sept ans. C'est dire que tous connurent pendant au moins quelques années, certains même pendant quinze ou vingt ans, la vie de travail en usine ou dans des chantiers de construction. Tous furent membres actifs d'une ou plusieurs associations avant de devenir permanents syndicaux. Et ils sont unanimes pour dire que ces diverses expériences ne sont pas étrangères à leurs préoccupations actuelles. Trois furent membres de la Jeunesse ouvrière catholique : un fut responsable au plan diocésain et un autre au plan national. La plupart s'occupèrent activement de syndicalisme, huit ayant été membres d'un syndicat, dont sept officiers. Un de nos informateurs fut, pendant quelques années, permanent pour le mouvement créditiste « Vers Demain ». Quelques-uns furent officiers d'une caisse populaire ; un autre participa à la formation d'une coopérative de consommation. Nous aborderons successivement les thèmes suivants : les comportements et les activités des permanents syndicaux, leurs motivations, leur perception de la société canadienne-française, quelques problèmes de la classe ouvrière, la mentalité des travailleurs, la signification du syndicalisme.


Semiotika ◽  
2016 ◽  
Vol 12 ◽  
pp. 70-84
Author(s):  
Heidi Toelle ◽  
Kęstutis Nastopka

Cet article reprend en partie celui que nous avons publié dans Metai 2014. Nous y procédons tout d’abord, après avoir indiqué nos sources, à une analyse sémantique des vingt-deux lexèmes qui, en arabe classique, désignent divers degrés d’amour. Nous montrons ensuite que, selon nos sources, l’amour, quelqu’en soit l’intensité, suppose une interaction permanente entre le somatique, le cognitif et le passionnel, tant et si bien qu’on passe, au fur et à mesure que la passion investit le corps et l’esprit, du règne de la raison à celui de la passion, puis à celui de la folie amoureuse, ce qui nous permet de proposer un premier carré sémiotique. La passion amoureuse étant considérée à l’époque classique, tantôt comme une maladie grave qui conduit progressivement à des comportements immoraux, tantôt comme une vertu suprême qui amène l’amoureux à s’exclure peu à peu de la société, tout en instaurant sa propre morale laquelle consiste à s’en tenir à une stricte chasteté qui finit par le faire mourir d’amour, nous proposons pour ces parcours trois autres carrés sémiotiques : de la morale sociale à l’immoralité ou à la morale individuelle, de la socialisation à la réclusion. Pour finir, nous reviendrons brièvement sur le parcours du mystique dont l’amour vise, lui, l’extase résultant de son anéantissement en Dieu et de sa fusion avec ce dernier.


REMATEC ◽  
2020 ◽  
Vol 15 ◽  
pp. 156-176
Author(s):  
Aboubacar Bamba ◽  
Saddo Ag Almouloud

Le présent article a comme thème « Étude épistémologique de la démonstration par l’absurde ». Elle comporte, entre autres, l’épistémologie de la négation qui constitue la base de la démonstration par l’absurde, l’épistémologie de la démonstration par l’absurde, le lien entre la démonstration par l’absurde et d’autres types de démonstration, les types de problèmes mettant en jeu la démonstration par l’absurde et l’analyse institutionnelle de la démonstration par l’absurde. Nous avons également évoqué les conceptions de certains chercheurs sur la démonstration par l’absurde. Les questions de recherche sont libellées comme suit : Qu’est-ce que la démonstration par l’absurde en mathématique ? Existe-t-il un lien entre la démonstration par l’absurde et d’autres types de démonstration ? Existe-t-il des situations qui nécessitent l’utilisation de la démonstration par l’absurde ? Nous avons fait une classification des problèmes qui nous a permis de faire une catégorisation des types de démonstration par l’absurde à savoir les démonstrations par l’absurde directes associées aux questions fermées et les démonstrations par l’absurde indirectes associées aux questions semi-fermées (ou semi-ouvertes). L’analyse institutionnelle nous a permis de faire une revue des programmes maliens au niveau fondamental 2e cycle et au niveau de l’enseignement secondaire général. Nous terminons par une conclusion comportant nos recommandations. La typologie de la démonstration par l’absurde nous permet d’affirmer que la logique mathématique n'est pas la logique naturelle, car elle n'autorise l'esprit à porter, sur ce qui lui est présenté, que deux jugements : tenir la chose affirmée pour vraie ou pour non vraie, toute autre attitude étant exclue (le tiers exclus).


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